Bonjour à vous, survivant !
Bientôt un et demi depuis la dernière update de cette fiction. Autant dire que si vous venez lire ce chapitre après tout ce temps vous êtes des survivants et êtes cher à mon cœur. Cette dernière n'a cependant jamais quitté mon ordinateur ou mon esprit, comme sa grande sœur qui verra son update arriver d'ici dimanche.
Je ne vous embête pas plus longtemps vous laisse retrouver notre belle équipe et ce petit chapitre de reprise.
Sam bougea un orteil. Un simple orteil. Et de ce simple geste il sut avec certitude que ce petit appendice était bel et bien relié au reste de son corps. La douleur qui remonta le long de sa jambe jusqu'à sa hanche le fit grimacer. Lentement il ouvrit un œil, avant de le refermer immédiatement, ébloui. Vu la douleur que lui avait provoqué le mouvement d'un simple orteil il n'envisagea même pas l'idée de lever le bras pour se protéger les yeux. Alors Sam tenta d'utiliser ses cordes vocales. Bien que le mot lumière ne fut absolument pas le son prononcé cela eu au moins le mérite d'attirer l'attention d'une personne.
- Vous êtes réveillé !
Sam entendit quelqu'un s'agiter pendant quelques secondes et donner des ordres à voix basse avant de sentir une présence près de lui.
- Vous pouvez ouvrir les yeux j'ai baissé la lumière.
Obéissant, mais prudent, le soldat ouvrit doucement un œil. En effet il y avait suffisamment de lumière pour qu'il puisse voir, mais l'intensité avait bien baissé. Il en ouvrit donc un second et tourna la tête vers l'inconnu qui lui tendait un verre d'eau avec une paille. Après quelques gorgées Sam fut de nouveau en mesure de parler.
- Qu'est-ce qui se passe ? Ou je suis ?
- Vous êtes dans un avion médical de l'US Air Force, le Music-Hall monsieur.
- Le Music-hal… Mais… Qui êtes-vous ?
- Je suis le médecin de cet avion, Edward Koll. Vous avez été attaqué vous et votre ami Riley.
- RILEY ! s'exclama Sam en essayant de se redresser.
- Wo wo ! Doucement ! ordonna le médecin en posant une main sur l'épaule de Sam pour l'obliger à rester allonger. Le soldat Riley est dans une autre unité de soin. Son état est stable vous n'avez pas à vous inquiéter.
- Son état est stable ? Qu'est-ce que cela veut dire ?! Et d'abord que fait le Music-Hall ici ? demanda le soldat, l'information qu'il se trouvait dans un avion médical de l'armée, avion qui n'avait rien à faire ici, venant de faire son chemin jusqu'à son cerveau.
- Je suis désolé je ne suis pas autorisé à vous communiquer cette information c'est…
- Enfin réveiller Wilson ! Vous commenciez à m'inquiéter mon garçon ! Merci Edward vous avez fait de l'excellent travail.
- Capitaine, répondit le médecin en pinçant une lèvre. Le colonel n'est pas avec vous ? demanda-t-il en fronçant les sourcils.
- Il arrive j'ai juste croisé votre infirmier alors que je venais, j'ai un peu d'avance. Alors soldat, comment vous sentez vous ?
- Mal, répondit crument Sam. Qu'est-ce qui s'est passé.
- Vous ne vous souvenez de rien ?
- Non… c'est flou.
- Eh bien Wilson vous…
- Monsieur, coupa le médecin, le Colonel a expressément demandé à ce que le soldat Wilson ne soit pas interrogé d'une quelconque manière que ce soit sans sa présence.
Le capitaine perdit son sourire un instant, dévoilant un visage déformé de colère, avant de reprendre son masque et de dire avec bonne humeur.
- Bien sûr Edward bien sûr. Vous avez des amis très haut placés Wilson, petit cachotier, fit le capitaine du campement avec un sourire si forcé que Sam cru que son supérieur allait s'arracher les zygomatiques.
- Je ne vois pas de quoi vous parler capitaine. Quels amis ?
- Enfin Wilson pas la peine de jouer la comédie. Tout le monde est au courant maintenant.
Sam allait répondre qu'il ne comprenait vraiment plus rien à rien et qu'il voulait simplement qu'on le laisse voir Riley quand deux hommes entrèrent dans la pièce. L'infirmier vu la tenue estampiller d'une grosse croix rouge et le
- Colonel James Rupert Rhodes, murmura Sam sans en revenir.
- Exactemeeeeeeeeeeeent, fit le capitaine d'une voix légèrement plus aigüe que la normale avant de regarder Sam l'air de vouloir l'envoyer lui-même sur un nouveau lit d'hôpital.
- Capitaine Sky. Pourriez-vous nous laisser un instant, je vous prie ?
- Bien sûr Colonel. À plus tard Wilson.
Après un salut militaire à son supérieur le capitaine sortit de la pièce qui s'emplit d'un silence presque pesant pour Sam. James s'assit sur la chaise près du lit.
- Bonjour Sam, dit-il en souriant. Comment vous sentez-vous ?
- Euh… Mal ?
- L'inverse serait étonnant en effet. Vous avez subi de sacrés traumatismes. Vous avez plusieurs côtes cassées et…
- Excusez-moi Monsieur, mais, qu'est-ce que vous faites ici ? Je veux dire… on ne se connait pas. Si ? Hésita Sam
- Eh bien vous avez débarqué dans ma chambre pendant mes vacances, mais sinon non en effet, nous ne nous connaissons pas.
- Votre… Mais…. Ce n'était pas une hallucination ? Ou un rêve éveillé ? Ou un délire du même genre ?
Rhodes lui sourit gentiment.
- Non Sam. C'était bien réel. Tout comme j'ai assisté ici, en Afghanistan à votre agression par vos camardes, vous êtes bien venu me rendre visite à Washington il y a quelque temps.
- Mon…
Sam devint silencieux. Son agression. Oui. Il se souvenait. Il marchait avec Riley quand ils avaient été agressés. C'était flou, mais le cri de Riley lui revint en mémoire comme un coup en plein torse.
- Riley… demanda-t-il la gorge plus nouée qu'il n'aurait voulu laisser paraitre.
- Il est vivant, le rassura Rhodes. Mais il a eu moins de chance que vous. Il a été transpercé par un morceau de bois en plus de tous les coups qu'il a reçus. Le Music-Hall est arrivé à temps pour le sauver, mais son état était tel que nous avons dû le plonger dans un coma artificiel. Nous venons de désengager son pronostic vital il y a quelques heures. C'est d'ailleurs pour ça que nous nous apprêtions à partir.
- Combien de temps…
- Une semaine.
Sam écarquilla les yeux.
- Vous êtes inconscient depuis près d'une semaine.
- Flinn… gronda le soldat blessé.
- Et une dizaine de camarade à vous en effet. Quatorze pour être exacte. Mais ne vous inquiétez pas nous les avons retrouvés et ils sont en route pour leur procès.
- Nous ? fit Sam étonné que quiconque ait pu accepter d'aider le Colonel et dénoncer un membre du campement.
Le Colonel James Rhode eut un sourire et regarda légèrement derrière lui.
- Nous, répéta-t-il simplement.
Devant les yeux effarés de Sam 6 autres personnes apparurent. Une femme brune se tenait près d'un homme blond en costume lui-même près d'un grand black habillé d'une tenue africaine traditionnelle et qui accentuait la petite taille du blond près de lui. Un brun avec un petit bouc taillé soigneusement et en tenue de chirurgien se tenait près d'eux suivi d'un homme qui ressemblait au cliché du tueur à gages mal rasé des bas quartiers. Image mise à mal par la jeune femme d'une vingtaine d'années qui s'appuyait contre lui avec un grand sourire.
Sam cligna des yeux une fois.
Puis il s'évanouit.
- Vous croyez qu'on lui a fait peur ? demanda Darcy après un silence surpris général.
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Une semaine plus tôt, heure d'agression du soldat Sam Wilson : 21h heure afghane
Bristol : 18h
Darcy regardait le plafond de l'infirmerie du campus. D'après l'infirmière elle s'était évanouie brutalement après avoir hurlé de douleur. Pourtant son corps ne portait aucune marque de blessure. La jeune femme avait dû batailler à en manquer de souffle pour ne pas être envoyé à l'hôpital. Mais l'infirmière refusait de la laisser sortir sans une explication. Et Darcy ne pouvait décemment pas expliquer qu'avant de s'évanouir elle avait vu un soldat américain se faire frapper par d'autres membres de sa garnison. Et encore moins dire à voix haute qu'elle était sûre d'avoir pris à peu près autant de coups. Elle profita de l'arrivée d'un autre étudiant avec le front en sang pour s'éclipser discrètement. Elle rentra chez elle le plus vite possible, bénissant la fréquence des bus aux heures de pointe. À peine entrée elle jeta son sac et se transporta chez Maria. La jeune femme leva les yeux de son téléphone et regarda Darcy en souriant. Depuis que cette dernière s'était fait agresser en revenant de soirée ils avaient travaillé la question des visites et il n'était pas rare que Darcy lui rende visite. Cependant devant le visage inquiet de la plus jeune Maria perdit son sourire.
- Il y a un souci ? demanda-t-elle en se redressant sur son canapé.
- Super tu es chez toi. Ne bouges pas je reviens, fit l'anglaise avant de disparaitre.
Darcy réapparut dans un hôtel. Une chambre d'hôtel précisément. Chambre qui, au vu des décorations dorées et de la décoration, devait couter une petite fortune. Au centre de la pièce se tenait Bucky, la crosse d'une arme de snipper posé sur l'épaule. D'un rapide coup d'œil, il regarda Darcy avant de positionner son arme pour tirer.
- Rendez-vous chez Maria ! ordonna la brune avant de disparaitre à moment où la détonation étouffée raisonnait.
Elle se transporta aussi tôt chez Evrett qui…. se trouvait encore au bureau. Le blond sursauta en voyant Darcy s'approcher.
- Nom de ! Darcy… Qu'est-ce qui t'arrive ?
En temps normal la jeune femme aurait répondu qu'elle pouvait très passer pour dire bonjour. Mais pas aujourd'hui.
- J'ai besoin de toi. On se retrouve chez Maria, dit-elle avant de disparaitre, réapparaissant instantanément chez la française.
Evrett marmonna que certains avaient encore du travail, mais rendit visite à la femme d'affaires moins d'une respiration plus tard. Il la retrouva dans la cuisine en compagnie d'une Darcy qui faisait les cent pas.
- Quel est le souci ? demanda l'anglais en s'approchant des deux femmes.
- Je vous explique dès que Bucky nous rejoint.
Maria indiqua d'un haussement d'épaules à Evrett qu'elle n'avait pas d'information que lui. Environ une dizaine de minutes plus tard Bucky les rejoignit.
- Tu en as mis du temps, fit remarquer la plus jeune.
- Je devais être sûr d'être suffisamment loin avant de m'éclipser. Je vois que tout le monde est là. Qu'est-ce qu'il se passe Darcy ?
- Justement ! On n'est pas tous là. Et c'est bien le problème. Je viens de, littéralement, m'enfuir de l'infirmerie de l'université après m'être évanouie de douleur. Sauf que je n'ai aucune blessure et qu'avant de tomber raide de douleur j'ai vu un parfait inconnu se faire tabasser au milieu de nulle part.
- Un soldat, de l'US air force au vu de son uniforme.
Toutes les têtes se tournèrent vers Bucky qui venait de parler.
- Alors tu l'as vu toi aussi ?! s'exclama Darcy.
- Oui. Mais je n'ai rien ressenti de particulier. Étrange.
- Vous êtes sûr de ce que vous avez vu ? demanda Evrett les sourcils froncés.
- Certaine.
- Aucun doute.
- Il est vivant ? s'inquiéta Maria.
- Honnêtement je pense que s'il était mort je ne serais pas là en train de discuter avec vous. Même si vous n'avez rien senti je peux vous assurer qu'il fait partie des nôtres. On ne peut pas le laisser seul dans cette situation !
Un silence pensif répondit au cri du cœur de Darcy. Ce fut finalement le pragmatisme d'Evrett qui le rompit.
- Qu'est-ce que tu proposes ? demanda l'agent du MI-6, se doutant bien que la plus jeune avait déjà une idée en tête.
- De se réunir, répondit Bucky qui reçut juste après un regard agacé de Darcy.
- Exactement ! répondit la jeune anglaise. On ne peut pas rester dans notre coin. Il temps d'aller chercher les autres. USA, Wakanda et miroir.
- J'ai déjà essayé de contacter T'Challa, avoua Evrett en essayant de paraitre le plus neutre et naturel possible. Je n'ai pas réussi.
- Et bien il va falloir recommencer. Énonça platement Darcy, faisant sourire Bucky.
Toi tu retrouves Washington et moi j'essaye de retrouver mon reflet masculin.
- Pourquoi ça marcherait magiquement aujourd'hui ? fit Evrett.
- Parce qu'il le faut ? répondit Maria. Darcy a raison. On ne peut pas rester sans connaitre les autres plus longtemps. Surtout s'il s'avère que leur douleur peut devenir la nôtre. Nous savons que nous pouvons veiller les uns sur les autres, il serait imprudent et égoïste de ne pas chercher nos autres liés.
- J'ai déjà mentionné que je n'avais pas pu rendre visite à T'Challa ?
- Vous n'avez tenté qu'une seule fois Ross. Peut-être qu'il dormait ? répondit Bucky qui commençait à être agacé par la négativité de l'ancien espion.
Espion qui allait ouvrir la bouche pour répliquer, mais qui s'arrêta. L'idée n'était pas idiote. Pouvait-on rendre visite à quelqu'un s'il dormait ?
- Je vérifierai l'heure la prochaine fois.
- Parfait. Donc vous vous chargez de les retrouver et une fois que vous les avez vous nous prévenez et on se retrouve chez vous.
