Bonjour tout le monde !
Déjà désolé pour le chapitre précédent, j'ai fait une bourde au niveau de Markus et de sa led ! Oui il n'en a plus en vérité. A force de relire mon chapitre je n'ai pas fais attention à ce petit détail et j'en suis désolé !
Ce chapitre va être un peu un récapitulatif. J'en avais grandement besoin pour la suite. Pour ce qui est des chapitres à suivre, ils seront plus longs et je vais essayer de les travailler un peu plus car finalement je ne suis pas satisfait de ma manière d'écrire jusqu'ici !
En espérant que ça vous plaise !
Alec : Tu me fais trop rire à pousser Connor chez Hank ! Pour le secret de Markus, ça viendras un peu plus tard ne t'en fais pas ! Je suis sadique et je sais en plus que ce chapitre ne vas pas te satisfaire mais t'en fais pas, je me rattraperais pour la suite !
Lucy : Je n'ai clairement pas l'attention d'abandonner cette fanfic, j'ai plus d'un tour dans mon sac pour la suite ! Merci de m'avoir fait remarqué pour le led de Markus, ça m'est complètement sorti de l'esprit et pourtant je me relis xD Les idées de tes oc sont graves sympa en tout cas, j'ai jamais pensé à faire d'oc mais tu attise ma curiosité !
CHAPITRE XI - Temps
Detroit était la ville du moment. Toutes les premières de magazine parlaient de cette métropole ayant subi la révolte des machines à travers le monde. Hank avait raison. Les frontières fermées faisaient rebrousser chemin aux humains qui repeuplaient lentement les quartiers du Michigan. Certains étaient là par dépit d'autre s'adaptaient du mieux qu'ils pouvaient. Il y avait également des "touristes" comme les appelait Alexis. Ces gens qui voulaient venir voir à quoi ressemblait véritablement un déviant. Comme ci, il n'y en avait pas à l'extérieur de Détroit. Évidemment, les entrées de la ville étaient régit par les employés du gouvernement. Tout était encadré et fait pour qu'aucunes informations ne rentre ou ne sorte. Connor n'aimait pas vraiment cela. Il ressentait au fond de ses biocomposants ce pressentiment désagréable qu'il avait déjà vécu auparavant chez l'ancien PDG de Cyberlife.
Trois jours s'étaient écoulés depuis le violent malaise de l'automate. L'esprit embrumé et perdu, il s'était finalement résigné à rester à Jericho, trop honteux pour se retrouver devant la porte du lieutenant, son cœur mécanique en peine. Il avait prit sur lui une nouvelle fois, se faisant plus discret et distant qu'auparavant auprès de ses semblables tout en sécurisant intensément son palais mental où les roses étaient toujours délicatement déposées sur le meuble sans la moindre trace de la femme à la peau chaude...
Le RK800 n'avait pas réussi à mettre la main sur le GJ500 et sa nouvelle transaction avec Shaun durant ce laps de temps. L'androïde anti-humain commençait à avoir des doutes et si Connor souhaitait garder cette piste, il se devait de prendre du recul. Frustré et toujours ce goût de déception dans la bouche par rapport à Markus, il s'était concentré sur les maigres missions que lui donnait le DPD ainsi que ses rondes habituelles autour et dans Jericho.
La situation n'évoluait pas réellement chez le peuple déviant, seul le leader commençait à faire bouger les choses grâce à un ambassadeur nouvellement élu pour la cause des machines. Heureusement pour eux, celui ci semblait dévoué à les protéger et à leur donner des droits, convaincu d'une entente humaine-androïde. Connor se sentait heureux de cette nouvelle mais finalement cela lui importait peu et il n'avait pas cherché à en savoir plus. Le RK avait toujours été dans une case à part de toute façon. Il n'était pas le bienvenu chez les déviants, comme chez les humains alors...
Pourtant Jericho devenait de plus en plus stable et de mieux en mieux équipé. Les dons ne cessaient de croître chaque jour tout comme les associations en accord avec les déviants. Évidemment, celles contre augmentaient aussi mais ils ne leurs donnaient pas réellement d'importance. Les Hommes commençaient à s'habituer progressivement aux machines et même si sortir dans les rues étaient toujours déconseillées, certains androïdes tentaient leurs chances, se mêlant au peuple fait de chair et de sang.
"Pourtant, Cyberlife à encore une fois refusé de répondre à nos questions. Pourquoi cette entreprise décide t-elle de se mettre à l'écart dans un moment pareil ? Nous allons essayé de répondre à ses interrogations grâce au reportage de..."
Le sifflement métallique du dollar de mille neuf cent quatre vingt quatorze, coupa le son audio de la télévision des capteurs auditifs de la machine qui était appuyé contre le mur de la salle de repos. La pièce ne cessait de rouler entre ses doigts longs et fins tandis que ses iris fixaient ce petit écran accroché au mur. Il y avait quelque chose d'agréable à regarder quelqu'un faire un résumé du monde plutôt que de le chercher par soi même.
L'opinion publique semblait toujours être en faveur des androïdes néanmoins des questions subsistaient et personne ne semblait pouvoir y répondre. Cyberlife se mettait de plus en plus en retrait. Aucune production n'avait reprit et pourtant des camions de transport arrivaient à passer la frontière, cela n'avait pas de sens. Le RK penchait pour les rumeurs des séries militaires qui revenaient au siège mais rien n'était sûr.
"Nous avons également essayés de retrouver sa trace mais aucun signe ne prouve qu'il est encore à Detroit."
Kamski. Il avait subtilement disparu de la surface terrestre après la révolution. Accusé d'avoir conçu des machines incontrôlables ou vue comme un dieu ayant créé une nouvelle forme de vie, le créateur originel de Cyberlife restait introuvable. Le RK800 se demandait s'il avait vraiment eu le temps de quitter la ville ou non. Curieux de nature, il mit cette information de côté pour enquêter à son sujet.
Le journal mettait en avant la police et les secours publiques pour leurs interventions et leurs dévouements au travail pour maintenir l'équilibre de la ville. Plusieurs vidéos amateur ou non étaient diffusées pour montrer les conflits et les policiers ramenaient l'ordre dans les rues, amenant du soutien et du réconfort pour ces humains dépassés par les événements.
"N'hésitez pas à les rejoindre, ils recrutent ! Nous passons maintenant au sujet du petit Tom vu pour la dernière fois près de la tour de Jericho déposé par une femme-..."
La mère du YK ne voulait que le bien pour son enfant. Elle était maintenant poursuivie par les projecteurs pour cet acte héroïque ou incompris pour certain. Le journal continuait son cours en déviant sur les questionnements des civils. On pouvait voir des gens se faire arrêter dans la rue pour répondre aux questions des journalistes. Quelques humains disaient que leurs androïdes leurs manquaient pour faire les tâches ménagère quant à d'autre il était plus question d'une présence dans la maison. Les réponses étaient mitigées et plus ou moins sincères.
"Afin d'étudier ces réponses nous avons décidés de faire intervenir Mme Derisson, psychologue et spécialiste de l'attachement androïde. Bonjour Mathilde !"
"Bonjour."
"Que pouvez vous nous dires suite aux images que vous venez de voir ?"
"Eh bien, écoutez. Pour moi, c'est très simple. L'être humain c'est beaucoup trop attaché aux androïdes. On peut revenir sur une étude faite en deux mille dix neuf lorsque l'on démontrait un isolement des jeunes avec leurs smartphones. Aujourd'hui nous somme dans le même cas sauf que nos téléphone ont évolué ! L'Homme est beaucoup trop dépendant de la machine ! Il ne sait plus rien faire sans elle et aujourd'hui nous somme-"
Connor ferma les yeux un instant visualisant mentalement sa pièce rouler sur le dos de ses doigts alors que son programme réalisait ce mouvement à la perfection. Tout était encore instable. Certes, ce n'était pas presque à deux semaines de la révolution que tout allait changer mais c'était beaucoup trop long à se mettre en route. Il se redressa du coin du mur et quitta la pièce pour rejoindre le couloir principal avant de prendre la direction vers la place centrale. La machine se faisait petite depuis sa discussion avec le couple. Il aimait se mettre un peu plus à l'écart et passer le plus clair de son temps au commissariat à reprendre des petites affaires de conflits de voisinage avec Hank. C'était parfois difficile un androïde sur une plainte humaine mais Connor s'y faisait et travailler aux côtés de Hank lui avait manqué. Il avait également libéré les androïdes encore captifs de leurs programmes dans le nord est de la ville. Une fois fait, il se sentit obligé de faire un rapport à Markus comme ci cette mission ne s'achèverait qu'au compte rendu. Il fut bien structuré, net et professionnel. Le leader avait souhaité approfondir la discussion mais Connor était déjà parti, gardant cette distance entre eux. Cette sourde colère dormait encore en lui et s'en défaire était plus difficile qu'il ne le pensait.
Au commissariat tout était différent. Hank et Ben l'accueillait toujours avec des petites remarques sarcastiques mais loin d'être méchantes. Il ne comptait plus les accrochages avec Gavin. Il ne se parlait pas mais un regard, un soupire ou un coup d'épaule suffisait à faire monter la tension entre les deux hommes. Il semblait que Tina était curieuse de lui. Une fois le détective hors des lieux, elle trouvait toujours un prétexte pour se retrouver dans la même pièce que lui et poser des questions parfois idiotes. Elle était drôle, Connor l'appréciait.
Se retrouvant de nouveau dans sa chambre, la machine verrouilla la porte par automatisme d'un geste fluide. Il n'arrivait pas à se défaire de tout ce qui lui pesait et à comprendre tout ce qu'il ressentait grâce à sa déviance. Beaucoup de questions tiraillaient encore son esprit et Hank commençait à sentir que son comportement changeait au fil des jours, se doutant de quelque chose. Ce vieux flic avait toujours eu un bon instinct depuis que l'automate le connaissait.
Il prit la chaise et s'y assit pour fixer de nouveau le ciel se faisant bercer par l'avancé des nuages. En vérité Connor avait l'impression de tourner en rond et de ne pas réussir à avancer...
Le corps lourd, il ferma les yeux et se perdit dans une veille rapide. Sa veille forcée avait été d'une certaine façon, traumatisante. La peur qui s'en était écoulée obligea la machine à se régler un planning de repos, soit une veille de moins d'une heure toutes les huit heures. Ce processus allait sûrement endommager quelques biocomposants mais il n'avait pas le choix pour le moment afin d'éviter ses réveils abrupt ou des sommeils forcés sans contrôle.
