Bonjour tout le monde !

Comme vous avez pu le constater je n'ai pas pu publier ne serais ce qu'une phrase la semaine dernière ! Mon travail était très éprouvant et vive les heures sup' ! Du coup, je me fais pardonner cette semaine !
On est parti avec un peu de baume au cœur !


Lucy : Oui j'ai peut être fait une mort un peu trop violente mais faut que ça se corse pour la suite ! Tu soulève de très bonne question quant à cette représentante de Cyberlife !

Alec : Niveau timing on est un peu overbooké en ce moment toi et moi xD
T'en fais pas, il n'y a pas de date pour lire les chapitres, tant que tu aimes toujours, ça me convient ! J'aime beaucoup comparer Connor à un enfant. Après tout il découvre la vie et tente de s'adapter comme il le peut ! Ah Gavin... J'ai hâte de voir ta réaction quant à la suite de cette fic ! Cette blondasse, je suis mort, tu vas pas l'aimer et puis je ne l'aime pas non plus de toute façon XD

Ce chapitre va te faire du bien je pense ! Mais prépare toi pour la suite quand même !
Toujours un plaisir tes reviews aussi longues ! Bonne lecture !


CHAP XIV - Promenade

Le moteur se coupa et l'automobile cessa les vibrassions qui faisaient remuer la petite hawaïenne sur le tableau de bord, qui hypnotisait une nouvelle fois la machine coincée dans ses réflexions. Connor revint à lui sous les prunelles inquiètes du cinquantenaire qui ne l'avait pas quitté du regard tout le long du chemin. Le RK se redressa dans le fauteuil en cuir et découvrit cette petite bâtisse, plein pied, appartenant à son partenaire. Il se retourna vers lui, désorienté tellement ses pensées l'avaient coupé du monde.

"J'ai pas eu le temps de sortir Sumo ce matin avec toute cette merde et je commence à avoir faim.. Comme tu répondais pas, j'ai pris l'initiative."

"Pardon, j'étais... J'étais ailleurs."

"Comme d'habitude en ce moment Connor."

Sans rien ajouter de plus, le lieutenant quitta la Cutlass noire et sortit son trousseau de ses poches, recherchant la bonne clef pour déverrouiller la bâtisse. À l'heure actuelle, il était possible de verrouiller sa maison informatiquement mais Hank n'avait pas opté pour cette tendance qui s'avérait être dangereuse avec des androïdes hackés. Beaucoup de cambriolage avaient été signalement au lancement de la compagnie de « clefs cybernétiques » et heureusement, ils avaient rectifié leur tirs sinon plus de la moitié de la population de Detroit aurait subi des vols.
Encore bouleversé par ce qui était arrivé ce matin, l'androïde sortit prudemment du véhicule pour suivre Hank, silencieux, qui était toujours à la recherche de sa clef. N'ayant jamais vu cet objet, la machine l'analysa un peu plus avec curiosité. Le trousseau possédait cinq clefs. Il reconnut aisément celle de la maison et la seconde, celle du garage qui était légèrement rouillé. Une autre correspondait parfaitement aux normes des casiers de stockages, il en déduisit qu'elle était la clef du compartiment du lieutenant dans le commissariat. Celle à l'embout noire en plastique avait un code à quatre chiffres sur son dos. Comme toute bonne machine, le RK résolut rapidement cette énigme qui concordait avec le code d'alarme du commissariat, c'était donc pour ouvrir la porte du département de police de Detroit. Par contre, la dernière paraissait plus petite que ses jumelles. Ses traces d'usures montraient qu'elle avait été énormément utilisée mais Connor ne trouva pas à quel bâtiment elle pouvait appartenir. Un coffre ? Une boîte secrète ? Un coffre en banque ?

"Et merde !"

Le trousseau tomba dans le sol encore neigeux et son propriétaire le récupéra en vitesse, le dépoussiérant de la poudreuse incrustée dans ses portes clefs. Il y en avait un pour le groupe de basketball, Detroit Gears, en plastique un peu abîmé par le temps. Les deux autres retinrent un peu plus l'attention de Connor. L'un était un cordon empli de perles de toutes les couleurs qui avaient vraisemblablement souffert du temps également. Le pompon au bout ne possédait plus toutes ses fibres et la pâte à sel en forme d'étoile s'était craquelée à force d'utilisation. Ce n'était pas un porte clef très joli et véritablement bien fait mais Hank devait y tenir pour garder une telle œuvre. Le deuxième était une minuscule peluche en forme de grizzly légèrement délavé. Il tenait une pancarte entre ses pattes décousues et l'inscription qui commençait à s'effacer, resserra la pompe à thirium de la machine. Ses iris noisettes se posèrent sur le sol pour ne pas croiser ceux du cinquantenaire qui ouvrait la maison.

"Allez, rentre gamin."

Sumo qui patientait jusque là derrière la porte, sortit brusquement dès que celle ci fut ouverte, se glissant sans douceur entre les jambes de son propriétaire, tout en aboyant contre lui. Mécontent de ne pas avoir eu d'attention ce matin, il ne remarqua la présence du jeune déviant qu'après de longues minutes de jappements. Il fonça sur lui , remuant la queue, heureux de voir un visage familier.

"Doucement Sumo !"

"Bonjour toi."

La main de la machine se fraya un chemin sur le crâne de l'animal, redécouvrant une nouvelle fois son poil duveteux avant que la bête excité ne retourne dans la maison dans un sprint incontrôlé. Connor aimait les chiens mais il aimait encore plus Sumo.

"Sumo !" Hurla Hank. "Je crois que lui aussi a faim !"

Ils échangèrent un sourire tendre mais discret avant de pénétrer entre ces murs chaleureux. Le saint Bernard trottinait encore autour d'eux patientant que son maître ôte son manteau pour enfin lui accorder quelques caresses et une gamelle pleine. Ses griffes claquaient contre parquet, prouvant son impatience tandis que le propriétaire des lieux râlait.

"C'est bon ça va ! Je suis parti quelques heures ! Mais qu'est ce qui t'arrive aujourd'hui ?"

Hank jeta les clefs sur le meuble d'entrée et s'avança jusque dans la cuisine, Sumo contre sa hanche, sa main posée sur son dos. Le RK les observaient depuis la porte d'entrée et comprit cette expression si vieille. Les chiens sont les meilleurs amis de l'Homme. Ils leurs apportaient de la joie, des imprévus, de la tendresse et de l'affection. Beaucoup d'affection. Les iris noisettes se tournèrent de nouveau vers ce trousseau qui reposait maintenant sur le bois du meuble. Le nounours sur le dos, penché vers la machine et sa pancarte toujours fermement maintenue "best dad ever".

"Sumo merde !"

Les croquettes se renversèrent sur le sol dans un bruit de cascade alors que le canidé se mit à aboyer en sautillant sur place. Connor n'arriva pas à retenir son rictus avant de s'approcher du duo infernal.

"Besoin d'aide lieutenant ?"

"Mais je sais pas ce qu'il a aujourd'hui il est intenable ! Mange pas tout glouton !"

Maugréant dans sa barbe, le cinquantenaire partit chercher de quoi ramasser tandis que Sumo se faisait un repas copieux, aspirant tout ce qui jonchait le sol. La machine enroula ses bras autour de son poitrail pour le retenir mais fut surpris par la force de la bête affamé.

"Sumo non !"

Cette fois ce fut Connor qui sermonna le saint Bernard, le maintenant comme il le pouvait pour que le chien ne finisse pas le paquet de croquette sur le sol. Hank arriva à son secours, un rire aux lèvres sous cette vue puis il ramassa ce qui pouvait être sauvé avant de cacher de nouveau le paquet sous l'évier. Une manie qu'il avait prit depuis la révolution.

"Eh bien même l'androïde le plus puissant du monde ne peux pas retenir ma bête ?"

Un rire fin, spontané et très timide s'échappa des lèvres de Connor. Peut-être le premier ? En tout cas pour Hank c'était le premier qu'il pouvait entendre et voir sur son visage. Une douce vague attendrit son cœur à la vue de ses petites pommettes.

"Lieutenant, je ne suis pas l'androïde le plus puissant mais le plus performant. Si vous voulez une machine plus puissante pour contrôler ce chien fougueux, il vous faudra investir dans un modèle TR400 et encore, je ne suis pas sûr qu'il fasse l'affaire !"

"Oh la ferme !"

Ce n'était pas une menace et il n'y avait rien de blessant. Connor avait appris comment fonctionnait le cinquantenaire. Qui aime bien, châtie bien n'est ce pas ? Le propriétaire des lieux dépassa la machine en posant une main sur son épaule, furtive mais bien présente avant de fouiller dans son réfrigérateur. Au bout de plusieurs minutes de réflexion et de doutes, Hank se prépara rapidement un sandwich jambon, beurre sous le regard désespéré du RK800.

"Lieutenant, dîtes moi que vous mangez au moins des légumes ne serais ce qu'une fois par semaine..."

"C'est quoi des légumes ?"

Avec un sourire moqueur, Hank croqua dans son sandwich avant de s'affaler dans le canapé. Un soupir bruyant fit écho dans la pièce et il posa ses pieds sur la table basse pour se mettre à l'aise. Il alluma la télé par une commande vocale et suivit les informations du midi sans grande motivation. La machine en profita pour refaire le tour de cette petite maison, redécouvrant des indices qu'il avait déjà repérés et en trouva de nouveau. Cette bâtisse possédait quelque chose de doux et de cosy que Connor ne trouvait nulle part ailleurs. Son attention s'arrêta sur quelques vinyle étrangement encore emballés mais il se rappela que les êtres humains aimaient bien posséder des matériaux et en faire collection pour certains. Ses doigts fins prirent la pochette avec une certaine délicatesse et il se laissa happer par son analyse pour découvrir le groupe de musique.

Toujours dans le canapé, finissant sa demi baguette dans une énième bouché, le lieutenant fixait le brun avec une attention toute particulière. Connor était curieux, il n'avait jamais réussi à restreindre cette envie même lorsqu'il était encore qu'une machine suivant ses codes et sa foutu mission. Alors le propriétaire des lieux ne fit rien quand à la fouille de sa vie privée, de toute façon il n'avait rien à cacher et dans le pire des cas, cet androïde le découvrirait en quelques instants. Un sourire s'étira dans sa barbe, soulagé de revoir ce bleu azur sur la tempe de son partenaire, calme. Finalement, il avait réussi à le couper de ce monde et il était peut être temps de faire cracher la machine sur ce qu'elle ressentait.

"On va balader Sumo avant de retourner au poste ?"

Le brun redressa la tête tout en reposant ce qu'il avait dans les mains. La musique s'arrêta dans son hud et ses recherches disparurent de son champs de vision.

"Bien sûr lieutenant."


Le Krainz park n'était pas très grand mais il suffisait pour affaiblir le saint Bernard et lui faire prendre l'air. Marchant depuis maintenant six bonnes minutes, aucun des deux hommes n'avaient entamés la discussion. Hank ne savait pas comment commencer cette interaction tandis que le RK observait les feuilles, le mouvement des branches sous le vent ainsi que le poil de Sumo rebondissant sous ses pas pressés. Ça lui rappelait ses rondes autour de Jericho, seul, loin de tous ces regards. Il lui revint en mémoire que c'est dans ces moments là qu'il restait coincé dans son palais mental. Sa diode vira or quelques secondes, vigilant, avant de se rétablir sur ce bleu apaisant. Tout en ayant remarqué ce changement de couleur, Hank en profita pour se lancer dans une quête bien difficile.

"Alors Jericho, ça se passe comment ?"

Connor était loin d'être bête et ça le vieux flic le savait, il savait aussi qu'il posait un ultimatum. Soit le RK décidait de parler soit une tension allait naître entre eux pour les éloigner.

"C'est... Jericho. Toujours instable mais sur la bonne voix avec ce nouvel ambassadeur."

Réponse évasive mais réponse quand même. Peut être que la machine ne savait pas comment s'y prendre non plus ?

"Ouais j'ai cru comprendre aussi, tant mieux c'est un grand pas pour vous qui sait, demain vous allez peut-être enfin pouvoir sortir de votre tour !"

La machine observait Hank, d'une manière neutre, il était sincère dans ses paroles même si Connor discernait où il voulait en venir. Appâter, mettre en confiance et obtenir des aveux. Il restait un policier après tout.

"Lieutenant, vous ne voulez pas allez droit au but plutôt que de continuer votre mascarade ?"

Celui à la chevelure grisonnante s'arrêta, forçant le canidé à en faire de même. Évidemment que Connor avait déjà calculé ce qu'il avait prévu de faire. Comment tromper une machine pareille ? La mener sur une fausse piste alors que ses processeurs n'avaient pas besoin de manger, de dormir, de souffler ?

"Je veux juste que tu me parle. Que tu me dise ce que tu as sur le cœur. Qu'est ce qui se passe là dedans pour que tu puisse perdre le contrôle ?" Il tapota sa tempe du bout de son doigt. "Je m'inquiète pour toi, ça fait plusieurs jours que tu es distant."

"Peut être est-ce ma véritable personnalité qui s'affirme ?"

"Me prends pas pour un con, gamin." Cette fois, il était en colère et autoritaire.

La machine baissa les yeux sur Sumo qui était sagement assis dans la neige fondue, remuant doucement la queue en remarquant l'attention qu'on lui donnait enfin. Inspirant l'air, l'automate soupira bruyamment sous la surprise de l'homme par ce réflexe si humain.

"Et que voulez vous savoir lieutenant ? Je suis perdu par toutes ces émotions qui m'assaillent chaque jour, je n'arrive pas à toutes les nommer, à toutes les reconnaître."

"A les maîtriser ?"

Ils se regardèrent enfin et Connor discerna cette profonde inquiétude et cette importance qu'il avait aux yeux de cet homme. Ce vieux flic aigris était la première personne à l'avoir considéré comme une personne véritable, comme quelqu'un et non pas comme quelque chose. Pourquoi avait-il si peur de prévenir Hank, de simplement lui parler de ses peines ?

"Puis je vous poser une question personnelle lieutenant ?"

"Non."

Surprit par ce refus sec, l'humanoïde haussa les sourcils, ses programmes s'emmêlant sous l'incompréhension d'un ton si agressif.

"C'est plutôt moi qui vais te poser une question personnelle Connor. Depuis quand mens tu ?"

"J'ai toujours su mentir lieutenant. Je n'ai jamais eu l'interdiction de le faire depuis mon éveil à Cyberlife."

Hank eu un moment d'incertitude sur cette information. Depuis quand Cyberlife mettait au point des robots capables de mentir et de désobéir aux ordres ?

"Alors je vais reformuler. Depuis quand me mens tu ?"

"Sur quel sujet ?"

"Parce qu'il y en a plusieurs ?"

La discussion prenait une toute autre tournure de ce qu'avait prévu Hank. Sentant cette déception l'envahir, il passa une main dans sa nuque en souriant, amère, tandis que Sumo couinait doucement sous cette atmosphère pesante. Connor, lui, senti que la situation lui échappait.

"Lieutenant..."

"Non j'ai compris. Tu as tes secrets. Tout le monde à des secrets et j-"

"Non !"

La diode rouge clignotait à nouveau sur sa tempe par cette montée soudaine d'adrénaline. Il ne voulait pas blesser Hank, il ne voulait pas le décevoir mais il ne comprenait pas pourquoi il était autant sur la défensive. Le peu de personnes présentes dans le parc se retournèrent vers le déviant, inquiets ou apeurés pour certains par le ton élevé d'une machine libre. Un soupire franchit de nouveau ses lèvres synthétiques et il fit volte face pour s'échouer sur un banc non loin de là. Anderson ne disait rien, observant les réactions vives et incontrôlées du plus jeune. Il vint finalement s'asseoir à ses côtés, puis osa poser une main compatissante sur son épaule. La chaleur de sa paume traversa cette maudite veste aux lueurs bleutées et réchauffa la pompe de la machine, calmant son stress qui ne cessait d'augmenter au fil de la discussion. La main du cinquantenaire glissa sur l'écriture « RK800 » pour venir se poser sur sa deuxième épaule et l'attirer contre lui. Connor ferma les yeux et décida de cesser de lutter quelques instants, s'échouant contre le torse du lieutenant, écoutant ses rythmes cardiaques irréguliers et cette légère odeur d'alcool toujours présente.

"Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire..." Souffla la machine, exténuée.

"Alors explique moi Connor, je ne peux pas t'aider si tu ne te confie pas."Répondit le lieutenant d'un ton beaucoup plus doux.

Inquiet, Sumo posa sa tête sur les genoux du déviant comme ci il pouvait ressentir le taux de stress et la peur de la machine tandis que le flic resserra son étreinte avec douceur et attention sans faire attention aux regards extérieurs.

"Il se passe des choses bizarres à Jericho et... " Ses cordes vocales factices se turent sous l'anxiété. Comment aborder ce sujet ? Comment faire taire cette angoisse et cette gêne ?

"Prends ton temps Connor..."

"Je..." Il inspira de nouveau comme ci cet air débloquait miraculeusement ses biocomposants. "Je suis mis de côté à Jericho. Il se passe des choses que je ne comprends pas et que je ne conçoit pas." Une fois lancé, Connor se surprit à ne plus pouvoir s'arrêter de parler. "On me cache des faits et je suis mal vu. Madame Ridden a raison, je suis et je serais toujours vu comme le chasseur de déviants, je n'ai pas ma place à Jericho..."

"Dis pas de bêtise."

"Mais c'est vrai lieutenant..."

"C'est pour ça le traqueur ? A cause de ton titre de chasseur ?"

"Oui.." Confia la machine, le coeur lourd, plus peiné qu'il ne l'aurait cru.

"Tu étais censé être un androïde assistant pour les flics, comment tu es passé à être le chasseur de déviants ?"

"Parce qu'infiltrer la police était une tâche secondaire pour Cyberlife. Ma mission principale était de localiser, comprendre la déviance et tuer le chef de Jericho. Être à vos côtés était simplement un alibi légal pour me permettre de récupérer les données..."

Hank était plus qu'abasourdit. Ces connards d'ingénieurs se permettaient de créer des robots pour soutirer des informations, agir de leurs propres volontés sans passer par les lois, en les contournant ?

"Je n'avais pas compris qu'ils m'utilisaient... C'est Markus qui m'a ouvert les yeux à ce sujet..."

"Attends une seconde. Donc tu as été fabriqué pour tuer des machines défectueuses et personnes n'était au courant ?"

"C'est à peu près ça oui..." Avoua Connor, plus que mal à l'aise. Cela sonnait tellement plus grave sous les mots du plus âgé.

"Et si tu n'avais pas dévié, il se serai passé quoi ?"

"J'aurai continué à avancer pour accomplir ma mission. J'aurai tué Markus."

"Et si je t'avais empêcher de le faire ?"

Connor fixa les yeux bleus ciel en face de lui. Il avait peur de lui avouer la réponse, peur de sa réaction, peur de ce qu'il aurait pu devenir si toutes ces petites choses n'était pas arrivé tout au long de son chemin.

"Lieutenant... Vous n'auriez pas pu."

"Et si je t'avais enfermé ?"

"Je serai sorti."

"T'en donner l'ordre ?"

"J'aurai désobéis une nouvelle fois."

"Il aurai fallu que je te tue ?"

"C'est l'idée oui. Mais je ne me serai pas laisser faire..."

Comprenant le sous entendu, Hank demanda sa prochaine question avec un frisson désagréable parcourir ses entrailles.

"Tu m'aurai tué pour ta mission Connor ?"

Le concerné baissa le regard en sentant le frisson du cinquantenaire traverser sa main puis sa veste pour se répandre sur sa peau synthétique. Oui il l'aurait probablement fait pour achever cette mission ridicule. Ses poings se serrèrent sur ses genoux fait de titane, l'amertume présente dans sa bouche. Il se dégouttait et plus les statistiques analysaient les probabilités de cette situation et plus la colère l'envahissait, colorant sa diode d'un rouge puissant, linéaire.

"Je n'aurais pas du te poser ces questions."

"Je n'aurai été qu'une machine obéissante faisant ce pour quoi elle avait été conçue, j'aurais ravit mes créateurs."

"Ouais bah tes créateurs ils peuvent aller se faire foutre. Tu as dévié."

L'humanoïde ne répondit pas à l'homme bouleversé. Sa déviance avait également été prévue pour permettre à Cyberlife de mettre au point un code anti-déviance. Connor ne savait pas ce qu'il s'était passé depuis son éveil par Markus, coupant toute communication avec la tour mais, il été certain que leur silence médiatique ne cachait rien de bon.

"Je reviens sur ton titre de chasseur... mais euh. Les androïdes, eux, étaient au courant de ce que tu faisais ?"

"Lorsque j'ai eu mon face à face avec mon premier déviant, ma rencontre a été médiatisé à la télévision. Ça a dû donner la puce à l'oreille aux déviants. Lorsque j'ai fait mon premier contact avec l'androïde de Carlos Orthiz, rien ne l'empêchait de communiquer avec les autres ou avoir accès aux réseaux, c'est parti peut être de là, une vengeance qui a pris une bonne ampleur. Les nouvelles et les rumeurs vont vites, vous le savez mieux que moi."

Hank resta silencieux un instant comprenant l'état dans lequel vivait Connor ces derniers temps. Conçu pour tuer, jugé par les siens et rejeté par les Hommes. Sa main se serra un peu plus et la machine discerna une augmentation du rythme cardiaque du cinquantenaire. Était il énervé ou alors angoissé ? Les iris noisettes se posèrent sur l'Homme analysant son état physique et son taux de stress approximatif puis il décida de continuer sur sa lancé.

"J"ai.. du mal à me reposer. Mes veilles sont coupées par je ne sais pas quoi et ça coupe mon système, créant des bugs sur le long terme."

"Je croyais que les androïdes ne dormaient pas ?'

"C'est faux et vrai en même temps. Nous ne dormons pas réellement, nous nous mettons en état de veille pour reposer nos biocomposants et réaliser des mises à jour mais de votre point de vue c'est équivalent à dormir oui."

"Hm.. Et ça à commencé quand tes problèmes de veilles ?"

"Au début je ne m'en inquiétais pas réellement mais cela devient de plus en plus récurant... Je dirais que mes premiers symptômes sont apparus lorsque la mère de Tom l'a déposé à Jericho."

"Ça va faire une semaine Connor..."

"Oui.. J'ai déjà demandé à Drake, le technicien de Jericho mais il ne sait pas d'où ça peut provenir et je n'arrive pas à en trouver la source non plus malgré mes analyses. J'ai pensé que c'était peut être A-"

Sa voix fut brusquement coupé et son taux de stress explosa en une fraction de seconde. Le bip assourdissant et aigu accompagnait cette banderole rouge aux courbes de conception esthétique en mouvement ancré sur son interface. La panique prit possession de son corps fait de métaux et il se recroquevilla instinctivement sur lui même en lisant ce message de signalement sur son hud.

"Connor ?"

Hank senti cette tension presque immédiate sur la machine. Il avait resserré sa prise contre son épaule et baissa le visage vers le brun pour observer ses traits tiraillé par l'incompréhension, sa diode toujours aussi rouge et ses phalanges blanches, abandonnant toute trace factice pour mettre à nu le titane aux jointures bleutés.

"Connor qu'est ce qu'il se passe ?"

L'androïde tourna la tête vers le cinquantenaire qui était prit d'angoisse sous un tel comportement mais le message qui défilait cachait sa vue, dissimulant la face et les yeux bleus réconfortant de l'homme.


║ Instabilité logiciel ║

║ Projet confidentiel 0267.5║

║RK800 313 248 317 n'êtes pas autorisé à divulguer des informations - veuillez prendre contact avec Cyberlife║


Amanda. Il avait simplement voulu dire ce nom avant que ses pares feux n'agissent contre son grès, bloquant toutes paroles au RK.

"Ce n'est rien... Tout va bien lieutenant.."

Un mensonge ni plus ni moins et très mal caché mais le cinquantenaire n'avait pas eu le temps de rétorquer car son téléphone de service se mit à sonner bruyamment dans ce parc si calme. Le déviant au commissariat avait fini par s'autodétruire plutôt que de se laisser mourir par ses composants faibles. Jeffrey demandait la présence des deux officiers immédiatement coupant court à leurs échanges...