Salut tout le monde !
Je tiens à m'excuser pour la semaine dernière, je n'ai rien posté et pour cause, je suis en plein déménagement ! C'est un peu la folie, je cours partout alors je n'ai pas eu le temps de me poser cinq minutes devant l'ordinateur ! Je suis désolé si il y a plus de fautes que d'habitude ou si mes phrases ont une tournure pas très claires... J'ai moins de temps pour corriger à fond mes écrits alors dîtes moi si vous voyez des choses réellement choquantes !
Merci d'avoir été si patient et bonne lecture à vous !
CHAPITRE XVII - Chaleur
Quelle heure était il ?
Ce bip strident ralluma l'androïde immobile depuis une dizaine de minutes dans cette ruelle sombre. Le son de l'eau martelait frénétiquement le sol donc le temps n'était pas prêt de changer... La machine sentit le liquide rouler le long de sa peau, de sa veste pour finir sa course effrénée sur le bout de ses doigts froids. Son ouïe pouvait discerner le bruit de chaque goutte qui quittait sa main pour s'échouer contre le bitume. C'était apaisant et les caresses de l'eau étaient douces contrairement à ses émotions qui tiraillaient son esprit depuis qu'il avait quitté Jericho.
Connor ouvrit enfin les yeux. Son système s'était mis en pilotage automatique l'emmenant loin de cette source de stress qu'était le lieu de vie des déviants. Ses noisettes humides se posèrent sur la petite maison de l'impasse dans laquelle il se trouvait. Comment était-il arrivé jusqu'ici ? Un faible rire s'échappa de ses lèvres, il était plutôt nerveux que joyeux en découvrant le logement de son partenaire aux lumières éteintes face à lui. Même inconscient, seulement diriger par sa programmation principale, il revenait à cette demeure calme qui lui inspirait confiance...
"Connor ?"
Le sursaut qui prit la machine de surprise ne fut absolument pas discret. Il se retourna sèchement, sa pompe battant à cent à l'heure, pour découvrir le lieutenant dans un gros blouson imperméable bleu, un bonnet jaunâtre sur la tête avec un Sumo trempé jusqu'aux os. Déjà étonné de voir son partenaire ici, Hank s'approcha avec un sourire aux lèvres en découvrant qu'il avait le pouvoir de faire sursauter les androïdes.
"Qu'est ce que tu fais là ? je croyais que tu partait à Je-"
Malgré l'averse et la hâte de rentrer se remettre au chaud, le cinquantenaire perdit la parole en découvrant le châssis blanc sur le visage de Connor. Le thirium à vif laissait apparaître un fin liserer bleu entre sa peau synthétique et sa surface en plastique. N'étant pas né de la dernière pluie, automate ou non, le grisonnant savait reconnaître des marques de phalanges sur une joue.
"Qui t'as frappé ?"
Connor fut soudain prit d'un courant électrique mordant et glacial à cette question. Il parcourut longuement son échine robotique pour venir s'éteindre dans le fond de sa gorge. Déjà instable, le RK baissa le regard en se remémorant péniblement cette scène avec ses congénères.
"Je me suis battu."
"A Jericho !?"
Les noisettes aux reflets ambres se perdirent de nouveau dans les iris du cinquantenaire. Cette angoisse revenait dans un souffle puissant, contractant ses muscles synthétiques au niveau de son abdomen.
"Ce n'est rien, vous devriez rentrer vous m-"
"Tu es devant ma maison à vingt et une heure, le visage estropié par ton peuple et tu me dis de rentrer chez moi ? Mais tu t'es regardé Connor !?" S'énerva Hank.
L'androïde serra ses poings avec une force non contrôlée. La tension était si haute que sa peau synthétique disparut de ses phalanges laissant place à la couleur blanche de son corps. Il n'avait pas vu son reflet dans un miroir mais ses observations sur son état montrait clairement des contusions et des réparations en cours sur son visage. Le vieux flic dépassa la machine en posant une main imposante sur son épaule pour le sortir de ses pensées si sombres.
"Allez viens.."
Le ton redevenu doux et compatissant, l'humain ouvrit la porte. Sumo qui couinait depuis de longues minutes à rester sous cette averse froide se mit à sprinter à l'intérieur sans aucune douceur. Debout dans l'encadrement de l'entrée, une main sur la poignée, Hank fixait la machine toujours immobile, tremblant sous le trop plein d'émotions. Il n'arrivait pas à discerner si l'eau qui roulait sur ses joues appartenait au temps où si elle venait des yeux du RK.
"Reste pas là. Rentre..."
La diode écarlate, l'automate se décida enfin. Il suivit ses promesses faites plus tôt, durant son combat clandestin donc il accepta l'invitation de son partenaire en grimpant les marches.
Le propriétaire des lieux referma la porte avant d'ôter son manteau en râlant d'être si trempé. La machine resta silencieuse, observant l'humain faire des allers-retours entre la salle de bain et le salon. Sécher Sumo semblait être un véritable calvaire... L'essorage du chien dura quelques minutes dans un combat de serviette et d'une bête récalcitrante sous le regard intéressé de l'androïde.
"Connor... Reste pas planté là. Enlève ta veste, va te prendre une serviette et sèche toi merde."
Hank était autoritaire sous l'inactivité du RK dans le hall mais Connor comprenait et décelait une véritable inquiétude dans sa voix. Il suivit ses conseils et prit ce fameux tissu absorbant dans l'armoire de la salle de bain. En se retournant, il fit face à son reflet dans le miroir rond contre le carrelage du mur orné de post-it. Ses jambes le rapprochèrent du verre et ses doigts effleuraient délicatement le haut de sa joue meurtrie. Effectivement, même les réparations enclenchées, Connor reconnaissait cet amas de thirium qui s'agglutinait lors d'une plaie.
"On ne t'as pas raté... J'espère que tu lui as bien botté le cul."
Les bras croisés, avachi contre le mur, la délicatesse du vieux flic fit sourire la machine contre son gré.
"Leurs culs."
"Parce qu'ils étaient plusieurs les salauds ?"
"C'était..." Le RK n'avait pas les mots. Comment exprimer ses ressentis si lui même ne les comprenait pas ?
"Un manque de couille."
"Injuste." Rectifia la machine.
Le silence s'installa dans la pièce mais l'ambiance n'était pas lourde ou oppressante, au contraire. C'était un calme doux et réparateur que Connor appréciait.
"Je vais aller prendre une douche pour ne pas attraper la mort. Je t'ai trouvé de vieux truc à moi pour ce soir."
"Je ne tombe pas malade à cause de la pluie lieutenant.."
"Alors fais comme ci et change toi." Grommela le plus âgé.
Assis dans le canapé, l'androïde fixait les images sans sons qu'émanaient du téléviseur. Toujours dans sa position programmée, les mains sur ses genoux. , il se berçait par le son qui provenait de la salle de bain. L'eau ruisselante contre le mur carrelé et les échos provoqués contre les parois de la baignoire détendit étrangement l'humanoïde.
Il avait suivi les prescriptions de son partenaire donc il s'était changé, troquant son costume pour un sweat gris bien trop grand ainsi qu'un jogging noir beaucoup trop large pour sa taille . Malgré sa dégaine oversize, le RK s'y sentait à l'aise, moins étouffé et ses mouvements semblaient plus amples. Sumo ronflait au pied de la machine, épuisé par cette sortie humide. Les pieds nus de Connor étaient bloqués sous le pelage chaud de l'animal et il s'amusa à remuer ses doigts de pieds. Un léger sourire enfantin étira ses lèvres sous cette sensation de douceur et de chaleur. Les androïdes n'avaient pas froid. Seul ceux équipés de sensibilité stimulé pouvaient ressentir physiquement les conséquences des températures, comme les YK500.
Soudain, la main du cinquantenaire se fraya un chemin entre les mèches brunes du déviant. Il fut agréablement surpris de découvrir des fibres soyeuses et douces, presque naturelles. Connor releva le visage tout aussi surprit mais lui par le contact. Il pencha légèrement la tête se questionnant mais Hank vint s'asseoir près de lui, une serviette sur ses épaules, sa tignasse légèrement humide.
"Je vois que tu as le radiateur."
Comprenant la métaphore, le RK sourit et jeta un regard vers le chien.
"Il est de bonne compagnie."
"Quand il fait pas le fou, ça s'est sûr !"
Une ambiance douce et silencieuse s'installa entre les deux individus. Hank observait cette diode jaune avec intérêt. Le rouge avait vraisemblablement disparût mais l'ocre n'était pas non plus une couleur réconfortante. Le flic l'avait appris à ses dépens à force de travailler avec le RK800. Dans un froissement de tissu, le cinquantenaire pivota lentement en direction de son interlocuteur. Il posa sa main sur le rebord du canapé et Connor fût happé par cette demande d'attention silencieuse. Ils se fixèrent ainsi quelques instants, partagés à briser cette tranquillité.
"Tu veux en parler ?" S'élança Hank presque en chuchotant.
Le concerné baissa le visage, toujours meurtris par les images de ce qu'il avait vécu.
"Je... Hmph..."
"Prends ton temps, ne te presse pas."
"Je ne sais pas ce que je ressens."
"Dis moi les premiers mots qui te viennent à l'esprit ?"
Après un moment de réflexion, l'androïde releva la tête vers le grisonnant. "La colère..." Inconsciemment, Connor remua son index et son majeur comme ci le dollar américain s'y trouvait tout en recherchant des mots sur ce qu'il ressentait. "La peur..." Il s'immobilisa un moment et chuchota presque son dernier mot. "La... peine."
"Et c'est tout à fait justifié Connor. Ils n'ont pas à mettre des coups avec comme seules excuses que ça ne leurs plaît pas."
"Ils me voient comme une menace.."
"Tu n'es pas une menace."
"Pour eux, je l'ai été..."
"Connor." Hank releva ses jambes sur le canapé afin de s'asseoir presque en tailleur face à l'humanoïde. "Tu n'as pas chassé toute la ville. Tu n'as pas commis des actes si atroces."
"J'ai tué des androïdes."
"Oui, d'accord, tu as peut être dérapé aujourd'hui mais ceux d'avant ne compte pas. Tu étais programmé et obligé de le faire. Eux n'avaient pas les mêmes responsabilités mais ça restait des machines à qui on donnaient des ordres. Ils auraient tous pu être à ta place... Certains auraient pu faire des choses bien pire qui sait ?..."
Le déviant resta silencieux sous les dires de son ami. Il avait probablement raison sur certains points mais Connor devait admettre qu'il avait une part de responsabilité tout de même.
"Écoute gamin... Tu ne peux pas te blâmer d'avoir fait des choses que tes... tes programmeurs ? Bref. Que Cyberlife t'ai ordonné de le faire."
"Mais dans mon comportement j'ai créé la peur et l'angoisse d'être poursuivi. J'étais... Un chasseur..."
"Tu faisais ton travail. Tu sais, un jour, on m'a transmis un dossier avant que j'intègre l'équipe de Red Ice. Un criminel recherché suite à un interrogatoire d'une victime totalement dévastée sur ce qu'il lui était arrivé." Totalement attentif aux paroles du flic, Connor se pencha sur le dossier du canapé pour mieux regarder son interlocuteur. "La traque a durée plus de deux mois. On a fait beaucoup de recherche, on a déployés beaucoup d'équipes avant que je sois contacté par le petit tabac dans le quartier de Warrendale. Le gérant avait reconnu sa tronche dans les avis de recherches. Alors j'ai pris mes clefs et j'ai fait comme tout bon flic, mon travail. J'ai été le chercher, je l'ai ramené au poste, je lui ai passé un savon, on lui a mit la pression, puis les avocats, le stress et tout ce qui s'en suit.. Comme le dossier passait en juridiction, je n'avais plus la main dessus. Crois moi que quatre mois plus tard, pendant le procès, son avocate a trouvée des preuves accusant l'histoire du témoin n'étant pas valide. Alors ils ont fait une enquête plus poussée, moi j'avais déjà intégré l'équipe de Red Ice à ce moment mais bref. La où je veux en venir c'est que la victime était en fait l'agresseur et l'agresseur était en fait la victime. J'ai arrêté ce gars et je l'ai mis en taule pendant toute l'enquête pour apprendre des années plus tard qu'il était innocent. Je me suis trompé et ça arrive. On a des ordres, on les suit et on se trompe. Mais ces erreurs sont là pour nous apprendre à ne plus les faire Connor. Tu ne traqueras plus personne sous la tutelle de Cyberlife. Tu ne tueras plus d'androïde sous une perte de contrôle... Tu vas apprendre à comprendre et à gérer tes émotions. "
Le RK baissa le visage tiraillé entre le doute et la peine de ces mots. Il ne voulait pas l'admettre mais Hank avait définitivement raison.
"Mon grand.. Je sais que c'est pas facile pour toi avec tout ce qui t'arrive, ces émotions, ce monde nouveau et puis, surtout, tous ces cons !"
Un nouveau rire léger et tendre s'échappa des lèvres de la machine. Il se détendit, fixant le cinquantenaire d'un regard reconnaissant qui, lui, appréciait revoir la couleur azur sur sa tempe.
"T'es pas seul Connor et si t'as des cons à Jericho aussi alors n'y va plus. Reste ici."
Ces paroles dîtes avec le cœur et une sincérité pure pinça la pompe à thirium de l'androïde. Cette sensation d'importance et d'être apprécié l'envahissait entièrement de nouveau comme un nuage de chaleur moelleux. Il ferma les yeux et succomba une seconde fois à ses envies en enlaçant le plus âgé avec fermeté. Surpris de cette accolade brusque et timide, le vieux flic rit de sa voix rauque en refermant ses bras autour du corps de métal.
"Merci Hank..."
"Ne me remercie pas pour ça..."
"J'y tiens."
"D'accord..."
Totalement détendu et apaisé, Hank avait proposé de regarder un film avant qu'il n'aille se coucher. Enveloppé dans un plaid chacun, les deux individus suivaient le film d'animation avec un certain intérêt. Connor n'avait jamais réellement regarder de film à proprement parler. Il avait toujours suivit des bribes sur son hud pour découvrir l'histoire d'un titre. Il se surprit à aimer rester sous un plaid qui gardait sa chaleur corporelle tout en fixant l'écran.
Au bout d'un moment, le cinquantenaire s'étira de tout son long dans un râle non dissimulé. Jusqu'alors endormit, Sumo ouvrit un oeil en entendant la voix de l'humain. Telle une alarme, le chien savait qu'il était temps de regagner la chambre. Il bailla longuement mais ne quitta pas l'humanoïde dans l'instant.
"Je vais aller me coucher Connor, je suis crevé."
"Pas de soucis lieutenant."
"Ça va aller ?"
Une nouvelle fois surprit, l'androïde releva la tête vers le vieux flic inquiet. Il lui offrit un sourire tendre tout en hochant la tête.
"Ne vous inquiétez pas, j'ai de quoi m'occuper jusqu'à votre réveil."
"Essaye de dormir un peu ou de t'éteindre ? Enfin de te reposer si tu peux."
"J'y penserais."
Hank le quitta alors pour se glisser sous ses couettes. Le sommeil prit vite l'homme qui se mit à ronfler seulement quatre minutes plus tard.
Pendant ce temps, l'esprit de la machine vagabondait d'un sujet à l'autre. Malgré la chute de son stress il se sentait encore instable et les images de son agression ne l'aidaient pas à se détendre complètement. Ses noisettes se posèrent sur l'animal qui décida de se lever pour rejoindre son maître dans sa chambre. La chaleur réconfortante et cette sensation de protection que provoquait Sumo disparût lentement. Même s'il n'avait pas froid, Connor releva ses jambes sur le canapé, blottissant ses cuisses contre son torse tout en s'enroulant dans la couverture aux couleurs cuivrés. Il fut étonné de se sentir mieux ainsi.
Son attention se reporta sur la droite et il prit la couverture molletonnée que Hank portait au préalable. Il y découvrit en dessous un coussin enveloppé d'une housse pour que le repos de la machine soit plus confortable. L'humain connaissait les androïdes mais il traitait Connor comme n'importe quelle personne humaine. Cette pensée fit sourire le RK et il se coucha lentement sur le dos, recouvrant son corps de ce deuxième tissu doux et chaud. Il plongea ensuite son visage dans ce coussin confortable en émettant à son tour un soupir de satisfaction.
Le RK éteignit le téléviseur grâce à son système avant de fixer le plafond teinté d'une lueur bleuté. Ses doigts se posèrent sur sa led azur et il s'amusa un instant avec la réflexion de sa diode sur le papier peint. L'idée d'entrer en veille le dérangeait. Il redoutait de se faire happer par son palais mental et qu'une connexion finisse par s'établir entre lui et Cyberlife. Les signes ne trompaient pas et Connor en était certain, si Amanda regagnait du terrain, ce n'était pas pour rien. Il prit une profonde bouffée d'air tout en se tournant sur le côté mais la machine prit conscience de son geste pour la première fois. Il n'avait pas de raison particulière à refroidir ses biocomposants calmes alors pourquoi faisait-il ça régulièrement ? Confus, son esprit se mit en marche à la recherche de réponses, virevoltant d'un sujet à l'autre faisant perdre la notion du temps à l'androïde.
Au bout d'un moment, l'enquête et la puce refit surface dans ses réflexions sans but. Cet objet métallique était difficile à décoder et une aide aurait été plus qu'apprécié. Connor tira la couette pour couvrir ses épaules et fronça les sourcils en énumérant des profils adéquats au déchiffrage de cryptage pour faire avancer l'enquête. Il trouva beaucoup de personnes qui travaillaient dans l'illégalité et il ne se voyait pas faire appel à ce genre d'individu. La majorité des autres candidats étaient des employés de Cyberlife et ce n'était clairement pas la bonne option non plus. Soudain, son hud s'arrêta sur un visage aux traits familier. En l'étudiant, la curiosité du RK refit surface. Elijah Kamski. Malgré sa visite et ce petit défis étrange, Kamski était un personnage intéressant aux yeux de la machine. Beaucoup de mythes, de doutes et de questions entouraient cette personne. Un homme qui avait créé une nouvelle forme de vie et qui avait tout quitté du jour au lendemain sans aucunes justifications.
Il se tourna de l'autre côté, faisant maintenant face au dossier du canapé et il se lança dans une enquête pour retrouver la trace de ce milliardaire disparu. D'après les médias, l'ancien PDG de Cyberlife avait quitté Detroit mais ou aurait-il pu se cacher ? Comment aurait"il pu quitter la ville sans qu'aucunes personnes ne le remarque ? Connor mit toutes ses recherches de profils en pause pour se concentrer uniquement sur la trace d'Elijah.
Il se fraya un chemin dans le système de sécurité du gouvernement pour retrouver plusieurs enregistrements fait par des caméras de surveillance aux alentours de la villa pour intercepter le potentiel départ du brun. Il coda son identité et protégea ses données pour qu'on ne puisse pas remonter jusqu'à lui, après tout, ce soir il faisait dans l'illégalité. Après de longues minutes sans preuves, l'androïde trouva un contrat de souscription de sécurité à distance réalisé en Mars deux miles trente six sur une base de données mal protégé. Ça ne remontait pas à très loin et le système devait encore être fonctionnel. Connaissant l'ingénieur, il avait dû modifier la trame de son système de sécurité mais Connor était le prototype le plus avancé de Cyberlife alors qu'était-ce quelques lignes de codes en plus pour lui ? Avec malice et néanmoins, quelques difficultés, le déviant eu accès a une nouvelle base de données que procurait les relevés de ses caméras de surveillance. Elle n'était faite que de lignes, de chiffres et de caractère spéciaux mais tout cela avait un sens pour l'humanoïde. Chaque lettre ou nombre avait son interprétation et démontrait une activité au sein des murs de la villa. Tout était crypté. Kamski savait être redoutable pour protéger sa vie privé et cela donnait du fil à retordre aux processeurs du prototype. Cependant Connor était têtu... Les données relevées sur son compteur étaient habituelles. Consommation électrique, d'eau... et les murs possédaient une température ambiante idéale pour la vie d'un être humain. Analysant les enregistrements des caméras de surveillance de son parking personnel, Kamski avait eu la visite de nombreux journalistes mais aucun d'entre eux n'avaient réussi à l'entrevoir. Il n'y avait pas eu de départ non plus, à moins que le milliardaire gardait un garage spécifique et une deuxième entrée cachée.
Il ouvrit soudain les yeux dans un hoquet étouffé. Il fut surprit de se faire propulsé en quelques secondes du système de la villa. Immobile dans le noir, seul sa diode vacillante d'une couleur ocre, reflétait contre les meubles de la pièce. Elijah avait détecté sa présence et avait réussi à expulsé le processeur de dernier cri de la machine. Comment avait il fait ? Son égo touché, le RK rechercha avec détermination une potentielle faille de son système ou bien la moindre trace qu'il aurait pu laisser derrière lui pour que Kamski puisse remonter jusqu'à lui. Totalement concentré dans cette démarche, l'aiguille accrochée contre le mur fit lentement le tour du cadran, emportant avec elle, Connor dans une veille profonde sans qu'il en prenne réellement conscience...
