Bon, du coup j'ai craqué et j'écris un second chapitre en débordant du temps imparti... "Oups"... Mais le thème "Diamant" de la 148e nuit du FoF m'inspirait tellement pour cette histoire que je ne voulais pas le laisser m'échapper ! Voici donc ma version de la scène du bal où Elisabeth et Darcy dansent ensemble ! On est assez loin de la même ambiance entre nos deux tourtereaux puisqu'ici Roy est déjà sous le charme de Riza (mais malheureusement pour lui, pas elle ah-ah) et que cette dernière est promise à Yoki alors que Lizzie refusera la demande de Collins ! Néanmoins j'espère que ça vous plait et que ça vous tient en haleine pour découvrir la suite !
Merci à Musing-and-Music et LénaFMA pour les commentaires sur le chapitre précédent.
Bonne lecture.
Sei.
Chapitre 9 : Diamant.
La réception chez les militaires arriva très rapidement. Riza dut s'y rendre en compagnie de Yoki, pour son plus grand malheur... Le seul point positif, c'était que pour l'instant, Rebecca ignorait toujours le véritable lien qui l'unissait à ce roi des voleurs. Elle pensait qu'il s'agissait juste d'un cousin un peu trop envahissant.
De son côté, Roy avait essayé de se renseigner sur le "promis" d'Elisabeth... Il avait été étonné de son appartenance à l'armée et encore plus de se rendre compte qu'il était l'ancien commandant de la mine de Youswell où il avait envoyé le Fullmetal en inspection quelques années auparavant... D'après les informations qu'il avait eues, Yoki avait quitté l'armée et hérité d'une grande fortune... Mais toutes les informations qu'il avait acquises ne lui expliquait pas pourquoi sa jolie blonde était promise à un type pareil...
La fortune !? Riza ne ressemblait pas à ce genre de femmes qui épousaient un homme pour l'héritage qu'il possédait... ! Et si cela était le cas, alors pourquoi ne le choisissait-elle pas ? Après tout, lui aussi avait de l'argent !
Non... Non... Ça devait être pour autre chose ! Ça ne pouvait en être autrement !
- Ce n'est pas le type qui accompagnait les filles l'autre jour ? S'exclama Jean en débarquant dans la chambre de son supérieur.
Les invités n'allaient pas tarder à arriver et il venait voir pourquoi le Colonel n'était toujours pas prêt quand il était tombé sur un dossier concernant Yoki.
- Le cousin de Riza travaillait dans l'armée ? S'étonna-t-il en fronçant les sourcils.
- "Le cousin de Riza" !? Beugua Roy en se tournant vivement vers son subordonné.
C'était quoi ce délire ?
- Bah oui, Yoki, reprit Jean en montrant le dossier. Rebecca m'a dit que c'était le cousin de Riza !
Son cousin !? Riza était promise à son "cousin" !? Roy n'en revenait pas !
- Où vas-tu !? S'écria Jean alors que Roy se précipitait à l'opposé de la salle de réception. Rebecca et Riza ne devraient pas tarder !
- Je dois m'assurer de quelque chose ! Répliqua-t-il sans se retourner.
Si Elisabeth venait ici en compagnie de Yoki, son père serait seul... Il devait aller lui parler ! Il devait le raisonner. Un père ne devrait pas laisser sa fille unique épouser son cousin ! C'était inadmissible selon lui. C'était clair à présent que c'était un mariage arrangé et que ça expliquait le fait que la blonde semblait honteuse d'être surprise avec ce ridicule bonhomme.
Il n'avait pas encore rencontré le père d'Elisabeth. Lors de son séjour chez eux, c'était Jean qui s'était occupé de lui et de le rassurer sur l'état de sa fille avec l'aide de Rebecca. Mais d'après les remarques du fumeur, il ne semblait pas si méchant, il était malade et fatigué... Forçait-il sa fille à épouser Yoki par peur de la laisser seule après sa disparation ? Cela pouvait s'expliquer... Et si tel était sa peur, il était prêt à prendre Elisabeth sous son aile et cela, même si elle refusait de s'engager avec lui ! Parce qu'elle méritait d'être heureuse et si ça n'était pas avec lui, une chose était sûre, ce serait encore moins avec Yoki !
La maison était calme et silencieuse à son arrivée. Lorsqu'il toqua, personne ne répondit. Que devait-il faire ? Il refusait de rebrousser chemin. Il tenta d'ouvrir la porte et se rendit compte qu'elle n'était pas verrouillée... Il entra, se présentant, mais toujours aucune réponse... Puis, un bruit se fit entendre à l'étage. Il devait s'agir du père d'Elisabeth. Avec prudence, Roy s'avança en direction du bruit. La maison qui l'entourait été simple, le mobilier n'était plus tout jeune, mais c'était propre et correct, si la blonde s'occupait aussi bien du foyer en plus de tous ses petits boulots, elle ne devait jamais avoir de moments à elle, ou très peu !
- Qui êtes-vous ? Marmonna Berthold quand il aperçut la silhouette debout devant la porte de sa chambre.
Roy n'était pas le genre de visiteur qu'il avait l'habitude de recevoir, pour autant, il ne semblait pas être là pour lui faire de mal, il était très élégamment vêtu. Que faisait quelqu'un d'une classe sociale supérieur à la sienne ici ?
- Je me nomme Roy Mustang, se présenta l'alchimiste.
Les yeux de Berthold s'écarquillèrent. Il avait beau être affaibli et malade, il n'ignorait pas les grandes personnalités de ce pays et avait déjà entendu parler de l'alchimiste de flamme, le héros d'Ishval.
- Mustang ? Bafouilla-t-il confus. Vous êtes l'alchimiste d'état !?
Il n'en croyait pas ses yeux et se demanda un instant si la fièvre ne le faisait pas délirer. Mais le jeune homme qui lui faisait face approuva, confirmant ses dire.
Est-ce que le ciel avait répondu à sa requête et sa prière !? Celle qui disait qu'il voulait un miracle pour sauver sa fille de ce mariage périlleux avec Yoki... Parce que la présence d'un militaire dans sa maison ressemblait à une réponse ! Il avait longtemps été trop fier de lui pour se rabaisser à une telle demande, mais dans son désespoir, il était prêt à tout pour contacter les parents d'Emily... Le seul problème, c'était qu'alité, il ne pouvait pas faire grand-chose.
- Connaissez-vous le Général Grumman ? S'exclama-t-il n'y allant pas par quatre chemins.
Il savait que l'armée était grande, mais en tant que Général, Grumman devait être un minimum connu, et puis ce Mustang était un alchimiste d'état, qui plus est, le héros de la guerre d'Ishval. Il devait lui aussi être connu... Même si les deux hommes ne se connaissaient pas personnellement, Berthold était certain que l'alchimiste devrait pouvoir facilement entrer en contact avec lui.
- Euh...
Roy fut un instant dérouté par cette remarque, il ne s'était pas attendu à ce que sa première remarque concerne l'un des plus haut dirigeant de l'armée.
- Oui, j'ai longtemps travaillé sous ses ordres... Finit-il par répondre, sans trop savoir pourquoi on lui posait cette question.
Berthold souffla, si soulagé de cette révélation.
- J'aurais une requête à lui transmettre...
Sa voix était faible et fatiguée. Roy le sentait. Lui qui était venu ici dans le but de faire retrouver ses esprits à un homme désespéré, il n'aurait pas cru que ce serait lui-même qui le supplierait de l'aider... Bon par contre, il ne comprenait pas trop la présence du Général dans la conversation ni quel rôle il aurait à jouer dedans.
- Une requête ? Demanda-t-il alors.
Si elle concernait sa fille, il répondrait à toutes ses demandes, tant qu'il ne s'agissait pas de mener à son terme ce mariage avec ce clown de Yoki.
- Dites-lui que Riza est la fille d'Emily... Souffla Berthold avec difficulté. Dites-lui qu'il ne doit pas laisser Yoki l'épouser...
Parler semblait lui coûter, mais il fallait absolument qu'il trouve le moyen de préserver sa fille des mains ignobles de ce voleur de Yoki. Roy avait envie de poser tellement de questions au père de la blonde, mais il voyait bien que cela l'épuisait... Tout ce qu'il comprenait, c'était que cette histoire de mariage n'était pas nette... Qu'Elisabeth ne semblait pas approuver son choix d'époux, et que son propre père n'y adhérait pas non plus... Ce qui voulait dire que Yoki lui-même était à l'origine de cela ! Mais qu'elle était son but en épousant Riza ? Ce n'était pas comme si elle avait une fortune à lui léguer dans ce mariage...
- S'il vous plait... Le supplia Berthold devant le silence de Roy. Ma fille...
- Ne parlez pas, reposez-vous ! L'interrompit l'alchimiste avec un regard confiant. Je préviendrais le Général Grumman, et je veillerais personnellement à ce que ce misérable ne s'approche pas de votre fille ! Ajouta-t-il d'une voix plus ferme et froide mais pleine de détermination.
Cela sembla convenir à Berthold, car il s'assoupit presqu'aussitôt. Roy décida qu'il était temps de s'en aller, Jean allait se demander ce qu'il faisait. Il rentra la tête toujours pleine de questions, mais il se sentait plus serein au sujet d'Elisabeth et de Yoki. Il n'avait pas dit son dernier mot au sujet de ce dernier d'ailleurs !
Lorsqu'il arriva chez lui, la première personne qu'il aperçut fut Elisabeth, seule, assise sur l'un des bancs du jardin.
- Pourquoi êtes-vous promise à Yoki ? S'exclama-t-il en s'approchant, sans même prendre de la saluer avec politesse.
La blonde sursauta, ne s'attendant pas à voir quelqu'un l'approcher de la sorte. Elle observa l'alchimiste en fronçant les sourcils, elle avait réussi à semer Yoki tandis qu'il était parti aux toilettes et en avait profité pour sortir prendre l'air.
Le regard de Roy se fit insistant et son regard se porta sur les mains de Riza, nues de tout anneau.
- Je ne vois pas de diamant à votre doigt... Souligna-t-il.
Par réflexe, Riza cacha ses mains, mais elle savait qu'il était trop tard. De toute façon, Roy en savait assez sur le sujet, mais comme il n'avait pas pu avoir toutes les informations qu'il voulait auprès de Berthold, il espérait en avoir auprès de sa fille.
- C'est un arrangement... marmonna cette dernière, morte de honte.
Elle n'aimait absolument pas la manière dont se mêlait de cette histoire l'alchimiste.
- Vous ne me semblez pas le genre de femme à vous marier par arrangement, fit remarquer le brun en ajoutant une couche.
- Vous ne connaissez rien de moi ! Aboya Riza.
Elle n'en pouvait plus de cet homme qui essayait de l'approcher juste pour se rattraper des paroles qu'il avait prononcé.
- Je ne demande qu'à vous connaître...
Et pour Roy, ses paroles étaient totalement sincères, mais il voyait au regard de la blonde qu'elle n'en croyait pas un mot.
- Vous ne faites ça que pour redorer votre image de "Don Juan", parce que je vous ai surpris à rabaisser une femme ! Renchérit-elle confirmant sa pensée.
Roy retint un soupire. Il ne savait plus quoi dire, ni quoi faire pour faire changer le regard de la blonde sur lui... Elle était bornée... Et encore, le mot était faible !
- Prenez moi pour quelqu'un d'arrogant, mais n'est-ce pas présomptueux de votre part de ne vous fier qu'à votre première impression sur moi ? N'aurais-je jamais le droit à une seconde chance ?
Il avait fini par sortir ce qu'il avait sur le cœur, parce que c'était ce qu'il ressentait et il trouvait presque injuste que la jeune femme continue de lui en vouloir pour ses malheureuses paroles qu'il avait expliqué regretter avoir dites !
- J'ai encore le droit d'accorder ma confiance à qui je le souhaite il me semble ! S'emporta la blonde, se relevant. Je suis désolée si vous n'en faites pas parti ! Votre orgueil finira sûrement par s'en remettre !
Et sur ses mots, elle tenta de s'éloigner, mais l'alchimiste l'en empêcha, attrapant son poignet.
- Vous allez me faire croire que Yoki a le droit à votre confiance !? S'offusqua-t-il.
Il ne pourrait tolérer d'entendre qu'elle lui dise qu'elle avait confiance en Yoki et pas en lui...
- Ce que je pense de Yoki ne regarde que moi !
Bien évidemment, Riza n'avait pas l'intention d'avouer quoique ce soit.
- Vous ne pouvez pas épouser un homme pour lequel vous n'avez aucune confiance ! Renchérit-il, ce besoin d'avoir une confirmation de la blonde.
- Vous avez totalement raison, rétorqua cette dernière en retirant son poignet de la main de l'alchimiste d'un coup sec. Et il me semble que je viens de vous dire que je n'avais pas non plus confiance en vous ! Donc je ne sais pas ce que vous recherchez en ma compagnie, mais la vôtre ne m'intéresse nullement ! Bonne soirée !
Puis Riza s'éloigna sans un mot. Roy trop abasourdi par sa remarque ne tenta pas de la retenir. Il se contenta de rester debout devant le banc, ahuri.
- Que vouliez-vous au Colonel Mustang ?
Riza failli sursauter lorsque Clary débarqua devant elle alors qu'elle rentrait à peine à l'intérieur de la demeure.
- Qu'est-ce qui vous fait croire que je lui voulais quelque chose !?
Cette fille l'énervait, elle avait l'impression d'être en faute au regard de la sœur du lieutenant... Pourtant c'était lui qui l'avait abordé et non l'inverse.
- Toutes les femmes attendent quelque chose de lui ! Rétorqua la blonde avec un sourire arrogant.
- Toutes ? Répéta Riza, surprise. Vous vous incluez donc dans le lot ? Osa-t-elle demander en recopiant le sourire de la jeune femme.
Celle-ci lui répondit en la fusillant du regard.
- C'est différent, j'ai des relations privilégiées avec lui ! Notifia-t-elle.
Elle avait dit cela de façon si vulgaire, faisant comprendre à Riza qu'elle ne lui arrivait pas à la cheville.
- Vous m'en voyez ravi de l'apprendre !
Comme si elle avait envie de ressembler à cette fausse blonde...
Clary ne sembla pas du tout ravie de la façon désinvolte avec laquelle s'adressait Riza à elle. Du coup, elle se sentit obligée d'ajouter.
- Vous savez, quand il aura obtenu de vous ce que vous autoriserez à lui donner, il vous jettera ! Pesta-t-elle. Il aime s'amuser avec les femmes, mais les femmes savent qu'elles ne font pas le poids et qu'il n'y en aura qu'une seule qui comptera pour lui à la fin.
Elle semblait très fière de sa remarque, mais malheureusement pour elle, Riza ne s'en sentit pas le moins du monde offusqué.
- Laissez-moi deviner, et cette femme, c'est vous ! Répondit-elle en prenant son plus beau sourire de faux-cul.
Clary grogna, supportant de moins en moins l'attitude de Riza.
- Je ne prétends rien, mais j'ai beaucoup plus de chance de le devenir que vous... Après tout, vous n'êtes personne !
La conversation aurait pu continuer si les deux blondes n'avaient pas été interrompu par l'arrivée de Yoki auprès d'eux. Heureusement pour Riza, elle parvint à s'éloigner de Clary au bras de ce clown sans qu'il n'y ait aucune bavure sur son statut de "fiancé".
La fin de soirée risquait d'être très longue pour la jeune femme.
To be continued...
Oui, on s'éloigne un peu de O&P, mais j'avais cette envie de faire une conversation entre Roy et Berthold en petit rappel au moment où Roy apprend à son maître qu'il s'est engagé dans l'armée !
Je me suis également beaucoup amusée à écrire la fin de ce chapitre. J'aime faire de Clary la pire des garces *émoji qui pouffe avec la main devant la bouche*.
À dans un mois !
Des bisous.
Sei.
