Bonjour à tous !
Toujours à l'occasion de la 149e nuit du FoF, me voici aujourd'hui avec un autre thème : Pression.
Une nouvelle fois je fais un mélange de O&P et de l'histoire de FMA, j'espère que vous apprécierez cette fusion pour ceux qui connaissent les deux histoires !
Merci à Musing-and-Music pour son commentaire sur le chapitre d'hier qui m'a beaucoup fait rire en rentrant du boulot !
Bonne lecture.
Sei.
Chapitre 11 : Pression.
La tension que l'on pouvait ressentir dans la pièce à cet instant précis était intense, notamment pour Riza... Elle avait la sensation que la pression de l'air avait disparu... Elle se sentait étouffée ! Yoki avait le don pour la faire sortir d'elle-même, mais jusqu'à présent, jamais ô grand jamais, il n'avait osé pénétrer ainsi dans sa chambre sans y être invité. D'ailleurs elle n'aurait jamais autorisé une telle chose ! C'était son cocon.
Alors que faisait-il ici !?
Pourquoi son cœur battait la chamade !?
Est-ce que la mascarade se poursuivrait où Rebecca allait tout découvrir !?
Cette perspective la tétanisait ! Rebecca était encore totalement chamboulée par le départ précipité de Jean ! Elle avait une grande colère qui sommeillait en elle et qui menaçait de sortir... Est-ce Yoki qui en ferait les frais !?
- Tu m'expliques pourquoi ton cousin entre dans ta chambre sans frapper !?
Rebecca avait dit cela un peu trop froidement. Il fallait dire qu'après s'être faite jetée de la sorte, elle n'avait pas vraiment envie de se coltiner une présence masculine auprès d'elle. Et puis d'où on rentrait dans la chambre des autres sans y être invité !?
- Ton cousin !? S'exclama Yoki, surpris, à l'intention de Riza.
Cette dernière déglutit... Bordel, les choses lui échappaient totalement... Ce n'était pas dans ses habitudes de ne pas savoir contrôler ce qui allait se passer... Elle n'aimait pas perdre le contrôle de la situation... C'était une position très angoissante.
- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? S'informa-t-il en fronçant les sourcils. Depuis quand suis-je ton cousin !?
Ce fut au tour de Rebecca d'être surprise. La colère quitta un instant son regard, elle observait tour à tour Riza puis Yoki, essayant de comprendre ce qu'elle n'avait pas compris. Yoki semblait attendre des explications de la part de Riza tandis que cette dernière se décomposait, comme si elle avait envie de disparaître dans un trou de souris... Une nouvelle colère passa dans ses yeux.
- Je ne saisis pas... Finit par s'exclamer la brune, de l'inquiétude mêlée à une légère irritation dans la voix. Si Yoki n'est pas ton cousin... Qui est-ce !?
C'était quoi ce bordel !? Pourquoi rien ne tournait rond aujourd'hui !? Si yoki n'était pas le cousin de Riza... Qui était-il !? Pourquoi vivait-il chez sa meilleure amie !? Pourquoi lui tournait-il toujours autour !? Elle avait cru que c'était juste un cousin un peu trop pot de colle... Mais... ?
NON !
Rebecca n'admettrait jamais cette éventualité ! Riza n'aurait pas osé faire ça ! Elle lui en aurait parlé !?
Bordel ! Chez la brune aussi la tension était désormais à son comble.
- Je suis son fiancé ! Reprit l'ex militaire en souriant d'un sourire possessif et lourd de reproche envers Riza.
Les poings de la brune se serrèrent sous une pression de colère, ça l'aidait à retenir la soudaine pulsion qui l'animait, celle de coller son poing dans la figure de ce rat.
- Oui... Enfin, rien n'est encore fait ! Bredouilla la blonde, paniquant légèrement.
Il y avait de quoi paniquer ! Déjà que la veille au soir le Colonel lui avait fait une remarque à ce sujet... Enfin, elle savait qu'au moins il aurait la décence de ne point faire de scandale ! Mais Rebecca ? Elle était sa meilleure amie ! Bien évidemment qu'elle allait s'en mêler ! Bien évidemment qu'elle avait son mot à dire ! Mais ce qu'elle pensait ne changerait rien ! Riza ne peut pas faire autrement que d'épouser cet odieux personnage.
- Pardon !? Fulmina ensuite Rebecca, qui était à deux doigts de commettre un meurtre. Riza, mais tu as perdu la tête ou quoi !
Riza sursauta légèrement devant la violence avec laquelle Rebecca avait crié, elle ne put retenir une grimace désolée. Peut-être avait-elle perdu la tête en effet, mais que pouvait-elle faire d'autre !? Abandonner son père ? Il en était hors de question ! Il n'était pas parfait, mais il restait son père. Demander de l'aide aux autres !? Non ! Riza refusait de faire l'aumône ! Elle avait un minimum de fierté ! Elle se battait depuis des années pour survivre et garder ce toit sur leur tête. Elle était fière de son indépendance. Elle ne devait rien à personne ! Absolument rien ! Yoki était son problème et elle le réglerait toute seule !
- S'il te plait Rebecca ne t'en mêle pas ! La supplia-t-elle d'un regard implorant.
C'était une situation déjà assez difficile pour se rajouter une pression supplémentaire en ayant sa meilleure amie sur le dos.
- Non mais tu rêves Riza ! Tempêta Rebecca qui s'énervait de seconde en seconde. T'as plutôt intérêt de m'expliquer ce qu'il se passe et vite !
- Pourriez-vous... Commença Yoki avant d'être immédiatement interrompu.
- Et toi sors de cette chambre avant que je t'en colle une ! Fulmina la brune en serrant ses poings d'une pression supplémentaire.
Elle ne rigolait pas le moins du monde. S'il fallait le frapper, elle le ferait sans hésiter ! Justement, elle avait besoin d'un punchingball pour se défouler.
- Rebecca ! La gronda Riza.
Même si elle n'aimait pas du tout Yoki, ce n'était pas une raison pour lui faire payer ce qu'il s'était passé avec le Lieutenant Havoc.
- Tais-toi Riza ! Grogna Rebecca qui n'avait pas quitter Yoki des yeux. Fais sortir cet énergumène de cette chambre.
- Yoki, s'il vous plait ! L'implora Riza, essayant de calmer la tension de la pièce qui ne faisait que s'intensifier.
- Nous n'en resterons pas là ! Finit par dire l'ex militaire après un temps de silence durant lequel il ne quitta pas le regard de Rebecca.
Il prenait la fuite par peur de s'en prendre une.
- C'est ça, bon vent ! Ironisa Rebecca en claquant la porte derrière lui.
Riza en était à deux doigts de tomber dans les pommes et si Yoki changeait d'avis et la mettait à la porte dès ce soir avec son père !? Que deviendrait-elle !?
- Riza, je perds patience ! Renchérit Rebecca une fois la porte close.
La blonde n'eut d'autre choix que de tout avouer, absolument tout ! Rebecca essaya de rester impassible le temps que Riza parle, pour ne pas l'interrompre, mais ce fut extrêmement difficile ! Elle devait inspirer et expirer fortement afin de se contenir et de ne pas sortir de cette chambre pour faire un scandale, surtout que l'état de panique dont essayait de se contenir Riza n'aidait pas.
- Bordel Riza tu es trop bonne ! S'emporta-t-elle alors que Riza venait à bout de son explication. Bordel ! Ne laisse pas ce rapiat gâcher ta vie ! Je suis sûre que ton père doit s'arracher les cheveux ! Tu l'emmènes à la mort si tu épouses ce rat !
Si jusqu'à présent elle s'était montrée polie au sujet de Yoki, à présent elle n'avait plus aucune once de sympathie pour cet homme.
- Mais si je refuse, nous nous retrouverons à la rue ! Protesta Riza.
Pour elle, il n'y avait pas d'autre solution.
- Tu crois vraiment que je vais te laisser dormir dehors ! S'indigna Rebecca en retour.
- Je ne veux pas de ta charité ! S'offusqua la blonde.
Rebecca dut se mordre un instant le poing pour éviter d'hurler sur Riza. Elle se doutait qu'elle devait déjà être au plus mal, mais elle était à deux doigts de voir rouge.
- Ce n'est pas de la charité ! Riposta-t-elle une fois légèrement calmé. Bordel, on s'est toujours serrée les coudes ! Tout le village sait à quel point tu travailles dur ! Tu mérites de vivre convenablement avec ton père et ne pas être abusée par un charlatan !
Rien que d'imaginer comment les choses auraient pu tourner si Rebecca n'avait jamais été mise au courant la rendait malade. Elle savait que Riza aurait été capable de cacher ce mariage par honte... Bordel ! Rebecca en était encore plus hors d'elle.
- De toute façon il est trop tard, il est hors de question que je laisse cet homme ridicule poser la main sur toi ! Vociféra-t-elle en s'emparant de la poignée de porte afin d'aller lui dire sa façon de parler à ce maudit individu.
Mais avant d'ouvrir la porte, une angoisse se propagea en elle. Elle fut tout à coup prise de frayeur.
- Rassure-moi, il n'a rien tenté sur toi !? S'exclama-t-elle en faisant volteface pour examiner la réaction de sa meilleure amie.
Parce que si tel était le cas, elle savait que Riza tenterait de la cacher en mentant, mais Riza ne savait pas mentir, du moins pas à Rebecca et elle le verrait tout de suite.
- Non... J'ai réussi à l'en dissuader jusqu'au mariage.
Riza ne mentait pas, Rebecca en était certaine. Ouf !
- Tant mieux, sinon j'aurais dû le tuer.
Puis sur ces paroles elle sortit de la chambre, Riza sur les talons, inquiète de ce qu'il se passerait ensuite, pour retrouver Yoki. Ce dernier était tranquillement installé dans le salon, les pieds en éventails sur la table basse, ça annonçait clairement le genre de mari qu'il serait s'il épousait Riza et cela termina de rendre folle Rebecca qui s'empara du col de sa chemise l'obligeant à se relever.
- Dégage ! S'exclama-t-elle ensuite en le repoussant vers la porte.
Ce dernier s'effondra comme une loque sur le plancher usé. Il se releva outré par un tel comportement.
- Aux dernières nouvelles je suis chez moi ! S'indigna-t-il en époussetant ses vêtements.
- Et moi je te dis de te casser de cette maison ! Renchérit la brune qui n'en avait que faire de ses paroles.
Elle poussa une fois de plus l'énergumène vers la porte d'entrée. Yoki se retrouva vite plaqué contre celle-ci.
- Je ne vous permets pas ! Scanda-t-il avec outrance.
- Je vais me gêner ! Répliqua Rebecca en ouvrant la porte et en le jetant littéralement dehors. Jamais vous n'épouserez Riza, vous m'entendez !? Jamais ! Vous profitez de la faiblesse de son père pour faire vos manigances ! S'il pouvait encore se lever, il y a bien longtemps qu'il aurait effectué ce geste !
C'était d'ailleurs pour cela que Rebecca mettait autant de ferveur à le faire, parce qu'elle était certaine que Berthold n'aurait jamais laissé faire cela s'il avait pu s'interposer.
En tout cas, Yoki se sentit pousser des ailes. Était-ce par fierté ? Par le fait qu'il n'admettait pas qu'une femme lui tienne tête ?
- Faites vos bagages car j'ai l'intention de récupérer ce bien qui me revient de droit ! S'exclama-t-il en se relevant tant bien que mal et en s'éloignant de la maison.
- T'inquiète pas on va te la rendre ta maison ! S'écria Rebecca en retour. Mais la loi stipule qu'il faut laisser un délai au locataire pour partir donc en attendant dégage !
Puis elle claqua la porte avec force.
- Bordel ! Ça fait du bien !
Qu'est-ce qu'elle aurait aimé pouvoir hurler comme ça sur Jean, mais bon, se débarrasser de yoki était tout aussi soulageant.
- Et toi je t'interdis de me cacher des choses aussi graves à l'avenir ! Pointa-t-elle un doigt accusateur sur l'épaule de sa meilleure amie.
Riza acquiesça, gênée. Elle était tout autant mal de ce qu'il venait de se passer qu'elle redoutait de la suite des évènements. Son quotidien se retrouvait totalement bouleversé ! Pourtant, elle se sentait si légère ! Elle était si soulagée de ne plus être la promesse de Yoki ! Peut-être qu'elle finirait vieille fille et ne se marierait jamais, mais elle préférait cette vie-là que d'être l'épouse de ce rapiat ridicule.
Un bruit sourd à l'étage les fit sursauter et Riza monta les marches de l'escalier quatre par quatre, inquiète.
- Papa ! Hurla-t-elle en entrant dans sa chambre.
Berthold était tombé de son lit et semblait atrocement souffrir, du sang s'échappait de ses lèvres, une mare rouge s'élargissait sur le vieux parquet.
- Papa ! Répéta-t-elle encore plus angoissée en s'approchant d'elle pour le prendre dans ses bras.
Avec toutes les émotions qu'elle venait de vivre, cette scène était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase et ses joues se retrouvèrent vite inondées de larmes.
- Reste avec moi ! Ne parle pas ! Le supplia-t-elle tandis qu'il essayait de parler.
- Ri... Za...
Sa voix était faible, presqu'éteinte. Il parvint néanmoins à poser sa main sur la joue de sa vie.
- N'é... N'épouse... Pas... Tenta-t-il de parler avec difficulté.
- Elle n'épousera pas Yoki ! Intervint Rebecca en se plaçant de l'autre côté de Riza. Je vous le promets ! Je l'ai mis à la porte !
Le visage de Berthold s'adoucit aussitôt. Il semblait plus que soulager de cette annonce de la part de Rebecca. Il pouvait partir en paix.
- Papa... Ne me laisse pas ! Se brisa Riza en plongeant son visage dans le cou de son père, ne supportant pas l'idée de le perdre.
Elle n'était pas encore prête à lui dire au revoir et à se retrouver seule. Elle prit ensuite la main de son père qui se trouvait sur sa joue dans les siennes et la pressa de toute ses forces, l'embrassant, priant un Dieu auquel elle n'avait jamais cru.
- Le... Le Co... Lo.. Nel... Reprit Berthold avec encore plus de difficulté à s'exprimer.
C'était comme s'il se forçait à rester en vie le temps d'exprimer ces dernières paroles.
- Colonel !? Traduit Rebecca, tandis que Riza était trop chamboulée pour comprendre quoique ce soit. Le Colonel Mustang ?
Berthold approuva et Riza et Rebecca se regardèrent sans comprendre. Pourquoi parlait-il de l'alchimiste !? Riza ne l'avait jamais informé de la présence des militaires dans le village...
- Gr...U...Man... Reprit-il avant de tousser et de perdre un peu plus de sang.
Il rendit son dernier souffle dans sa quinte de toux, ne parvenant pas à terminer sa phrase... Berthold Hawkeye s'en était allé et faisait de sa fille une orpheline...
To be continued...
