Hello !

Me revoici aujourd'hui avec un nouveau chapitre toujours influencé par les thèmes de la 151e nuit du FoF malgré que le temps imparti soit passé !

Je double une fois de plus les thèmes ici, avec les thèmes numéro 3 et 6 : "gant" et "souvenir", car comme vous l'avez sans doute remarqué, les chapitres sont coupés en deux et qu'une partie est égale à un thème *émoji clin d'œil*. J'ai l'intention donc d'écrire un troisième chapitre sur les thèmes restants numéro 5 et 7 "aboyer" et "recueillir", sachant que le thème numéro deux "Ensanglanter" a été abordé dans une songfic Royai dans mon recueil "Le temps d'une litanie". Oui, même en dehors du temps imparti de la 151e nuit du Fof, je fais une complète en abordant tous les thèmes *émoji sourire en coin*.

Bonne lecture.

Sei.

PS : Dans cette histoire Grumman n'a jamais demandé à Roy d'épouser sa petite fille pour info !

PS 2 : Merci à Musing-and-Music, LénaFMA et Luciole pour les commentaires ! et à Une-grosse-fan-de-ROYAI pour l'ajout en favoris !


Chapitre 13 : Souvenir et gant.

- Colonel Mustang ? S'étonna le Général Grumman en apercevant le militaire sur le quai de la gare venir à sa rencontre. Quelle surprise de vous retrouver ici ! Je pensais que vous aviez pris un congé sabbatique ?

- En effet, ma présence ici n'a rien à voir avec l'armée, s'exclama l'alchimiste après un salut militaire à son supérieur.

Le vieillard l'observa à travers ses lunettes rondes, surpris.

- Vous m'intriguez ! Renchérit-il, curieux. De quoi s'agit-il !?

Il semblait impatient de savoir de quoi retournait la situation.

- Et bien, c'est assez délicat comme requête... Stipula le brun, légèrement nerveux tout à coup.

Si jusqu'à aujourd'hui, il n'avait qu'une seule impatience, tout dévoiler au Général, maintenant qu'il se retrouvait sur le fait accompli, il se demandait bien comment aborder le sujet... Il ne connaissait rien de Bethold Hawkeye, le père de Riza... Il ne lui avait parlé que quelques instants...

- Et si nous nous rendions dans un endroit plus privé pour en parler ? Suggéra le vieil homme.

Il sentait que ce qu'avait à lui dire le Colonel relatait d'un cadre plus intime que le quai d'une gare bondé de voyageurs venus de tout le pays.

Roy acquiesça et ils se rendirent dans la demeure qu'occupait le Général sur Central. Une belle demeure qui ne manquait pas d'éclat, tout l'inverse de la demeure dans laquelle vivait Riza et son père se fit la remarque le Colonel.

- Alors, je vous écoute, reprit Grumman lorsqu'ils furent installés autour d'un échiquier.

Bien évidemment, chaque fois qu'ils se voyaient, les deux hommes ne pouvaient s'empêcher de s'affronter ! Roy se sentait toujours plus à l'aise pour discuter autour d'une bonne partie d'échec... Comme si ça ouvrait une certaine familiarité entre lui et le Général Grumman.

- Vous allez peut-être trouver cela étrange, mais c'est un certain Berthold Hawkeye qui m'envoi vers vous... Commença-t-il doucement en se grattant l'arrière du crâne, un peu gêné.

- Berthold Hawkeye !? Répéta le plus haut gradé, se figeant d'un seul coup.

Ses mains s'étaient crispées à ce nom et cela ne passa pas inaperçu aux yeux de l'alchimiste, ce qui l'intrigua fortement.

- Vous le connaissez !? Ne peut-il s'empêcher de demander devant la soudaine attitude du vieil homme.

Grumman sembla hésiter à répondre, mais à quoi bon nier !? Sa réaction l'avait totalement grillé...

- En effet... Finit-il par approuver en toussotant, reportant son attention sur la partie d'échec en cours. Que veut-il ? Ajouta-t-il comme si de rien n'était.

Mais Roy n'était pas dupe et sentait l'agacement et voir même une pointe de colère dans la voix du Général quand il parlait. Visiblement, le souvenir qu'il avait du père de Riza ne devait pas s'être terminé en bonne condition... Le Général Grumman avait sans aucun doute une rancœur envers la personne de Berthold.

Un nouveau toussotement du Général ramena le Colonel à la réalité et il poursuivit.

- Il veut que vous empêchiez le mariage de sa fille ! Sortit-il donc sans aucun ménagement.

Peut-être aurait-il dû en avoir, parce qu'il crut un instant que son supérieur était en train d'avoir une attaque.

- Sa... Fille !? Bredouilla-t-il, se remettant du choc de l'annonce que venait de lui faire l'alchimiste.

Roy approuva, doucement, n'osant pas en dire plus. Il ne voudrait pas que le Général fasse réellement une attaque à l'évocation de prénom qui pourrait lui rappeler d'autres mauvais souvenirs.

- Il a une fille !? Répéta Grumman, ne se remettant visiblement pas de cette information.

- Oui, affirma Roy. Elle s'appelle Elisabeth.

Il n'osa pas en ajouter plus, laissant le temps au vieil homme de digérer les nouvelles informations... Pourtant, tout un tas de questions fusaient dans son esprit... Il était très curieux de savoir quel lien il pouvait bien avoir avec Berthold... Son fils !? Non... Ils ne portaient pas le même nom de famille ! À moins que...

- Il m'a également demandé de vous préciser qu'elle est la fille d'Emily ! Se permit-il de renchérir pour voir si l'évocation de ce prénom ferait également réagir le Général.

Ce qui ne loupa pas, cette fois-ci son regard devint complètement livide et se voila d'une immense tristesse. Visiblement, Emily avait une énorme importance aux yeux du Général pour qu'il réagisse ainsi...

- Je suppose que vous connaissez Emily ? Osa-t-il demandé, légèrement mal à l'aise devant le silence pesant qui régnait autour d'eux.

- E... Mi... Ly... Marmonna simplement Grumman, totalement perdu dans ses souvenirs.

Roy n'eut plus aucun doute, Emily devait très certainement être la fille du Général ! L'âge qu'il avait et l'âge qu'aurait dû avoir la mère de Riza correspondait assez bien... Mais du coup, cela signifiait aussi que le Général serait le grand-père de Riza !? Ça ne pouvait être que ça ! Sinon pourquoi Berthold l'aurait envoyé ici !? Si Grumman pouvait empêcher ce mariage c'est parce qu'il n'était autre qu'un membre de sa famille, son grand-père de surcroit, et qu'il pouvait donc avoir son mot à dire !

Tout semblait en effet coïncider... Mais pourtant, une grande part de mystère entourait tout cela aux yeux de l'alchimiste. Pourquoi Riza ne connaissait pas son grand-père !? Pourquoi le Général semblait ignorer qu'il était grand-père ? Pourquoi le père et la fille vivait dans la misère et Riza devait-elle se tuer à la tâche pour subvenir aux besoins de son père alors que son grand-père vivait à l'abri du besoin et qu'il aurait pu leur venir en aide !?

Il avait envie de poser tellement de questions à son supérieur, mais il sentait surtout qu'il devait s'agir là d'une triste histoire de famille déchirante... À coup sûr que le Général n'avait pas dû apprécier l'union de sa fille avec Berthold et qu'ils s'étaient donc enfuis loin de tout. Ça expliquerait qu'ils vivent dans un trou perdu et le fait que le grand-père et la petite fille ignoraient l'existence de l'autre... Mais Roy était-il certain de vouloir faire remonter d'aussi douloureux souvenir au Général ?

oOo

Riza arriva rapidement sur Central, il fallait dire qu'elle n'avait plus rien à quoi s'accrocher dans son village natal.

Malgré la vue impressionnante de cette gigantesque ville, la jeune femme ne se laissa pas impressionner et se perdit très vite dans les rues de la ville. Elle ne savait même pas ce qu'elle recherchait... Tout ce qu'elle possédait sur elle, c'était quelques vêtements et bijoux sentimentaux qui avaient appartenus à ses parents. Et les économies qu'il lui restaient étaient ses dernières payes, autrement dit, pas grand-chose. Elle savait qu'elle allait devoir trouver du travail si elle voulait avoir un toit sur la tête et de la nourriture dans son assiette, mais ce n'était pas ce qu'il manquait à Central, elle en était certaine.

Mais elle déchanta assez vite quand elle se rendit compte du prix exorbitant d'une nuit à l'hôtel ... Il allait falloir qu'elle trouve quelque chose d'assez correct avant de partir à la recherche de ce Grumman où du Colonel car la journée touchait déjà à sa fin. Elle le trouva finalement dans un endroit reculé, dans un quartier de la ville qui n'inspirait pas confiance, mais bon, Riza n'avait d'autre choix, c'était toujours mieux de dormir dans un endroit miteux que dehors ! Et puis, elle avait trop de fierté pour faire l'aumône. Elle trouverait un boulot et un endroit plus décent pour dormir.

Sa recherche de travail la conduisit un peu partout, mais partout comme pour le prix des hôtels, trouver un travail convenable était très compliqué quand on n'avait aucun pistonnage ni aucune expérience... enfin, de l'expérience elle en avait, mais en partant, elle n'avait jamais pensé à demander des lettres de recommandations... Elle était une fille de la campagne et ignorait tout de la vie en ville. Les seuls choix qui s'offraient à elle était de s'engager dans l'armée, ce qui peut être lui permettrait de rentrer en contact avec le Colonel Mustang plus facilement ? Ou de trouver travailler dans des endroits aussi médiocres que là où elle avait trouvé un endroit pour dormir.

Riza hésita tout de même. Entrer dans l'armée n'était pas un choix à faire sur un coup de tête, elle s'engageait minimum pour trois ans d'académie militaire et elle était certaine que si elle faisait ça, elle n'aurait que très peu de permission et le Colonel Mustang avait beau être militaire, elle n'était même pas certaine de pouvoir le contacter... Non... Non... L'armée n'était sans doute pas la meilleure option ! Riza ne désespérait pas de trouver un boulot un minimum correct.

C'est sur cette décision qu'elle entra dans un bar entièrement géré par des femmes. Elle se disait qu'elle y aurait sa chance. Du moins, l'un des endroits qu'elle avait quitté en recherche d'endroit lui avait conseillé de se rendre là-bas, qu'elle avait la tête de l'emploi. Riza ne savait pas trop à quoi s'attendre, mais elle n'avait plus le choix, il lui fallait un travail !

- Bonjour, en quoi puis-je vous être utile ? S'exclama une jeune femme aux cheveux châtain à son intention.

Elle se tenait derrière le comptoir, ce qui voulait dire qu'elle travaillait ici, mais Riza nota qu'elle était beaucoup trop jeune pour être la gérante, certainement une employée. Elle était mignonne et l'endroit était très propre et bien rangé. Riza sentait qu'elle pourrait travailler là, même si elle ne s'était jamais imaginée devenir serveuse un jour, elle se disait que ce ne serait que temporaire et le temps d'économiser un peu.

- Bonjour, je viens d'arriver en ville et je cherche un travail, répondit-elle en utilisant toute son assurance, s'approchant du comptoir pour s'approcher de celle qui deviendrait peut-être sa future collègue.

En face d'elle, la serveuse l'observa de la tête au pied et Riza se sentit mise à nue, il est vrai qu'elle n'avait jamais été du genre très féminine... Elle espérait que sa tenue ne lui porterait pas défaut pour avoir ce boulot parce qu'elle n'avait même pas les moyens de s'acheter une tenue à l'heure actuelle.

- Hum... Fit-elle mine de réfléchir. Il faudrait qu'on rectifie ta garde-robe tu fais trop campagnarde, mais physiquement tes proportions sont correctes, ça pourrait le faire ! Ajouta-t-elle en secouant la tête en signe d'approbation. Mais bon, c'est Chris qui décide des embauches ! Enchaîna-t-elle en haussant les épaules, faisant comprendre qu'elle ne pourrait pas lui en dire plus.

Physiquement ? Chris ? Riza ne comprenait pas tout ce que sous entendait la jeune femme dans son discours.

- Pourrais-je rencontrer cette Madame Chris ? Renchérit Riza.

Elle avait vraiment besoin d'un travail et si c'était elle qui prenait les décisions, c'était à elle qu'elle devait s'adresser.

- Ahhh, je vois que tu as du tempérament, sourit la serveuse devant l'attitude de Riza qui n'en démordait pas. Ça va plaire à Chris, sans aucun doute ! Viens, je vais te conduire à son bureau ! Poursuivit-elle en l'invitant à la suivre.

Riza la suivit jusqu'à une porte près du comptoir. Derrière se trouvait un couloir avec d'autre porte. La jeune femme s'arrêta devant l'une d'elle avant de se retourner vers Riza, un sourire un peu faux cul sur le visage.

- En fait, moi c'est Madeline et si Chris décide de t'embaucher, saches que nous ne prendrons pas de gants avec toi, il va falloir que tu te débrouilles par toi-même et que tu fasses tes preuves.

Et sur ces paroles, elle toqua à la porte et l'invita à entrer dans le bureau de la gérante de ce bar.

To be continued...