Hello

Nous voici aujourd'hui pour aborder les thèmes 2 et 5 : "Maigre" et "Désolé", de la 152e nuit du FoF.

Je peux vous assurer que le passage du chapitre précédent, je me suis longtemps demandée comment j'allais l'amener... Pour ceux qui n'ont jamais lu OP, Darcy demande à Elisabeth de l'épouser, parce que c'est entre autres la société de cette époque qui veut ça, mais dans FMA, je ne me voyais pas aller à la demande en mariage qui ne correspond pas trop au manga... Et puis "sortir" ensemble, ça ne me convenait pas non plus... Donc bah... Voilà, ça a donné ça, j'espère que ça vous plait et que la suite continuera de vous plaire *émoji sourire en coin*.

D'ailleurs pour le premier thème j'avais eu l'idée d'aller sur quelque chose de beaucoup plus intime et vulgaire en l'employant, mais ça m'aurait obligé à changer le rating de l'histoire donc bah... J'ai abandonné l'idée et suis restée sur un rapport au chien qui n'est pas sans rappeler les "chien-chien de l'armée". (Mais quand vous lisez la fin du chapitre précédent vous pouvez imaginer quel mot a hanté mon esprit *emoji qui pouffe avec la main devant la bouche*).

Merci à Musing-and-Music, LénaFMA et Luciole pour les commentaires !

Bonne Lecture.

Sei.


Chapitre 16 : Maigre et Désolé.

- Lâchez moi ! S'écria Riza en s'éloignant du Colonel.

Son souffle était saccadé autant par cette proximité que par la colère qui bouillonnait en elle. Comment osait-il ? Si ses yeux avaient été des revolver, elle l'aurait assassiné d'un regard.

- Pour qui vous prenez vous ! Renchérit-elle, furibonde. Après tout ce que vous avez fait avec votre subalterne et son abominable sœur !

Elle n'oubliait pas la raison pour laquelle ils avaient quitté Netherfield, ni la douleur qu'ils avaient provoqué dans le cœur de Rebecca qu'il était pourtant difficile de blesser !

Était-ce un défi qu'il s'était lancé avec Clary pour l'humilier à son tour ? La mettre dans son lit pour la quitter comme une vieille chaussette une fois qu'il aurait eu ce qu'il voulait !? Tout comme le Lieutenant Havoc avait lâchement fait avec Rebecca ! C'était ça la mentalité d'un militaire ? Se jouer des autres ?

- Tout ce que nous avons fait !? S'exclama Roy, ahuri. Qu'avons-nous fait !?

Que Clary ait fait quelque chose autant cela ne l'étonnait point, mais lui ? Et surtout Jean ! Que leur reprochait elle !? L'alchimiste ne comprenait pas...

- Oh, ne faites pas l'innocent ! S'enflamma Riza dont la colère ne faisait que s'amplifier devant le comportement innocent du Colonel. Vous savez très bien ce que vous avez fait !

Et qu'il osait prétendre ne pas s'en souvenir était des plus grossier !

- En effet, je sais ce que j'ai fait, répondit doucement l'alchimiste le regard désolé. Mais je suis navré, j'ai l'impression que vous êtes en train de m'accuser de chose que je n'ai pas commise !

Parce qu'il ne pouvait pas nier la colère qui animait Riza à cet instant. Tout à coup, une douleur s'empara de son cœur. Il voyait bien que Riza était profondément blessée. Mais pourquoi ? Par quoi ? Quel était la raison de son état ? Qu'est-ce qui avait provoqué cette douleur ? Riza avait été si froide avec lui lors de leur dernière rencontre... Elle lui avait dit de se mêler de ses affaires et lui avait clairement fait comprendre que sa compagnie la dérangeait... C'était d'ailleurs la raison qui l'avait laissé si facilement retourner sur Central malgré la présence de Yoki, pour laisser à Riza l'espace qu'elle demandait.

Est-ce qu'elle lui en voulait parce qu'il lui aurait laissé trop d'espace !? Ou parce que son père s'en était allé et qu'il n'avait pas été présent ? Car s'il avait su que Berthold Hawkeye s'éteindrait après son départ, il ne serait jamais parti ! Il aurait attendu et après l'enterrement, il aurait emmené Riza avec lui. Ce n'était pas Rebecca qui aurait jeté Yoki à la rue, mais lui.

- Vous êtes navré ? Le sorti Riza de ses pensées, explosant. Sérieusement ! S'outra-t-elle. Vous osez dire que je mens !?

- Je n'ai rien dit de tel, j'essaye de comprendre de quoi vous nous accusez le lieutenant et moi, et j'aimerais savoir ce que Clary vous a fait ! Grimaça-t-il, à présent mal à l'aise. Vos accusations à mon encontre me semble bien trop maigre pour tenir la route.

Parce qu'il était évident que Clary avait dû faire quelque chose sans qu'il ne le remarque... Déjà cette peste avait dû dire quelque chose à Rebecca car ce n'était pas normal qu'elle n'avait toujours pas donné de nouvelles à Jean. En plus, Riza était à Central, pourquoi la brune ne l'y aurait pas suivis sachant que Jean s'y trouvait !? Ce n'était pas normal...

- Vous n'avez pas quitter Nerthefield sans un au revoir !? Se plaignit elle, le regard dur, interrompant une fois de plus le flot d'interrogations qui ne ménageaient pas sa curiosité.

Certes, Riza exagérait, car pour elle, leur départ ne signifiait rien, mais c'était dur d'admettre que le Colonel avait quitté son village sans la prévenir alors qu'il semblait s'intéresser à elle... L'avait-il fait exprès parce qu'elle avait rejeté sa tentative d'avance ? Mais dans ce cas, pourquoi aurait-il fait cela juste à l'instant !? C'était très troublant, mais elle ne voulait pas retomber dans un scénario similaire à celui que lui avait fait vivre Yoki, certes le Colonel Mustang serrait plus agréable comme mari que ce vieux rat, mais elle ne voulait pas dépendre d'un homme, elle voulait être une femme indépendante qui n'avait besoin de personne pour l'aider à avancer dans la vie. Elle avait pris l'habitude d'être seule et de se débrouiller par elle-même, il n'y avait aucune raison que cela change un jour.

- Vous auriez aimé que je vous dise au revoir ? Demanda l'alchimiste, songeur, sortant la blonde de cette pensée.

Cette remarque suffit à troubler Riza, dont la colère s'atténua légèrement...

- Si je me souviens bien, ma compagnie ne vous intéressait pas... Souffla-t-il avec un petit sourire en coin.

Mais cette même colère remonta vite en flèche après cette autre remarque. Ses poings se serrèrent d'eux-mêmes lorsqu'elle réalisa que le Colonel était fier de voir qu'il parvenait à la déstabiliser aussi bien.

Bien évidement dans la tête de Roy, tout était à l'opposé de ce que pouvait penser Riza sur ses intentions. Il était parti pour s'occuper de la requête de Berthold Hawkeye. Il était parti pour Riza entre autres. Mais ça, elle l'ignorait. Serait-elle toujours en colère s'il lui expliquait pourquoi il avait agi ainsi ? Après tout, était-ce toujours nécessaire ? Yoki n'était plus là... Il faudrait d'ailleurs qu'il songe à prévenir le Général Grumman. Riza savait-elle qu'elle avait un grand-père ? Si le Général l'ignorait, il était fort probable qu'elle l'ignorait également...

- En effet ! C'est toujours le cas ! Donc pourquoi ce comportement si soudain !? Fulmina Riza qui n'avait absolument pas l'intention d'accorder le moindre crédit à l'alchimiste.

Après tout, elle se souvenait avoir dit qu'elle n'avait plus confiance en lui et ce n'était pas avec ce qu'il avait fait qu'elle allait changer d'avis de sitôt.

- Je...

Roy ne savait pas quoi répondre... Il ne pouvait pas lui répondre que c'était parce qu'il avait été trop surpris par sa présence pour se contenir ? Il n'était même pas certain que l'honnêteté y changerait quelque chose... Riza semblait ne rien vouloir croire qui sortait de sa bouche...

- C'est bien ce que je pensais... S'agaça Riza. Je pense que cette discussion n'a que trop durée, renchérit-elle en se dirigeant vers la porte. Je vous prierais de ne plus m'importuner à l'avenir ! Ajouta-t-elle en posant sa main sur la poignée de la porte.

Roy serra les poings, anéantie par tant de paroles qu'il ne comprenait pas, pour autant, il n'était pas encore prêt à la laisser s'en aller aussi facilement... Il avait ce besoin d'avoir des réponses ! Il ne pouvait se contentait d'aussi maigres explications.

- Attendez ! S'exclama-t-il en devançant Riza et en s'interposant entre elle et la porte pour l'empêcher de s'en aller.

- Quoi encore !? S'impatienta la jeune femme, croisant les bras et le fusillant du regard.

Mais cela ne suffit pas à déstabiliser Roy, il tenta de prendre une expression similaire à la sienne avant de renchérir.

- Pouvez-vous au moins m'expliquer pourquoi vous me traitez ainsi ? Insista-t-il, déterminé.

- Pourquoi ? Répéta Riza, incrédule qu'il ose demander une telle chose.

- Dites-moi ce que vous me reprochez ! Ajouta l'alchimiste, n'en démordant pas.

- Vous êtes sérieux !?

Riza était sidérée par un tel comportement. Ne pouvait-il simplement pas la laisser tranquille !? Il fallait qu'il remue le couteau dans la plaie ! Est-ce que ça faisait partie de son plan !?

- Je ne vous laisserez pas tranquille tant que je n'aurais pas eu une explication que je trouverais acceptable ! Poursuivit-il en s'appuyant contre la porte et en croisant à son tour les bras.

- Vous ne manquez pas d'air ! Grogna Riza, furieuse.

Ils se défièrent du regard, l'un comme l'autre, ils étaient tous deux bornés et aucuns d'eux n'étaient prêt à baisser le regard.

- Vous voulez savoir pourquoi j'ai rejeté vos avances ? Finit par sortir Riza, libérant ce qu'elle avait sur le cœur.

Elle attisa la curiosité de Roy qui se redressa soudainement, prêt à tout écouter.

- Parce qu'il est hors de questions que je vous laisse faire la même chose avec moi que ce que le Lieutenant Havoc a osé faire à Rebecca !

Les yeux de Roy s'écarquillèrent, il avait envie d'interrompre Riza pour lui demander ce qu'elle entendait par là, mais d'un autre côté, il savait que s'il faisait ça, elle n'en dirait pas plus.

- Jamais je ne m'offrirais à vous ! Renchérit-elle avec force. Ne pensez pas que parce que Yoki est sorti de ma vie que je suis prête à me donner au premier venu !

Bon certes, c'était déplacé de dire cela vu le lieu dans lequel elle travaillait, mais Riza le pensait vraiment. Elle ne laisserait jamais un homme abuser d'elle simplement pour assouvir une pulsion sexuelle. Jamais !

- Et si vous pensez que je suis comme toutes ses autres femmes qui attendent quelque chose de vous, je suis bien désolée de vous décevoir, mais ce n'est nullement le cas ! Continua-t-elle de sortir son venin, figeant Roy de stupeur à chaque nouvelle parole. Mais ne vous inquiétez pas, je suis sûre que Clary ou Madeline se feront un plaisir de vous réconforter ! Clama-t-elle avec un sourire sardonique.

Roy était bouche bée, Riza ressentait une telle haine envers lui... Il se rendait compte qu'il y avait un vrai malentendu entre eux... Est-ce que tout cela était dû au fait que lors de leur rencontre, il l'avait mal jugée ? Est-ce que Riza refusait de voir quel homme il était parce qu'il l'avait insulté ?

- D'ailleurs, vous pourrez dire à votre subalterne qu'il n'a pas intérêt à recontacter ma meilleure amie sinon il aura à faire à moi ! Conclut-elle le regard lourd de reproche. Sachez qu'elle n'en a que faire de sa richesse, tout comme j'en ai que faire de la vôtre ! L'averti-t-elle en s'emparant de nouveau de la poignée de la porte. Et si Clary croit nous faire peur avec ses menaces ! Elle peut se le garder son frère de pacotille !

Toujours aussi choqué par les paroles de Riza, Roy ne tenta même pas de la retenir lorsqu'elle ouvrit la porte pour s'en aller. à quoi bon ? Elle était tellement en colère qu'il savait que rien ne lui donnerait raison... Il aurait beau être totalement honnête avec elle, elle ne le croirait jamais... Pourquoi ? Il n'en avait aucune idée, en tout cas, s'il avait bien saisi une chose dans tout cela, c'était que Clary n'était pas innocente dans cette histoire. Elle avait dû agir dans son dos et celui de son frère pour faire en sorte que Riza et Rebecca sortent à tout jamais de leur vie... Mais Roy n'avait pas dit son dernier mot, ni à Riza, ni à Clary !

Te be continued...


Pour ceux qui n'ont jamais lu OP, vous allez m'insulter avec cette fin *émoji mort de rire*, pour les autres vous devez être en train de vous demander comment je vais amener la suite *emoji sourire en coin*. Ne vous inquiétez pas, un troisième chapitre arrive très vite ! *émoji clin d'œil*.

En tout cas, ce chapitre définit très bien le titre de cette histoire ! Remplie d'arrogance et de présomptions *émoji qui pouffe avec la main devant la bouche*.