Hello !
Aujourd'hui nous allons aborder le thème 3 de cette 153e nuit du FoF qui est "Bricolage".
Comme je sais que vous êtes impatient d'avoir la suite, j'ai décidé de faire une petite pause et de revenir auprès de Jean et de Rebecca !
Moi sadique ? *émoji sourire en coin*.
Bonne lecture !
Sei.
NB : Comme toujours, merci à Musing-and-Music, L'atelier des Chats et LénaFMA pour les commentaires *émoji qui sourit de toutes ses dents*.
Chapitre 19 : Bricolage.
- Rebecca...
La brune sursauta et se figea lorsqu'elle reconnut ce son de voix qu'elle ne pourra jamais oublier même si c'était ce qu'elle souhaitait le plus au monde. Elle n'avait pas besoin de se retourner pour savoir qui s'approchait d'elle.
- Va-t'en ! Grogna-t-elle avant de retourner à son bricolage.
Elle ne voulait plus avoir à faire avec cet homme. Jamais ! Mais elle savait que si elle se laissait distraire, elle pourrait succomber, parce qu'il était si facile de se laisser submerger par la tentation. Alors, pour ne pas craquer, elle se concentra de nouveau sur ce qu'elle faisait à l'instant, l'ignorant royalement.
Derrière elle, elle pouvait l'entendre soupirer et elle l'imaginait tellement en train de se gratter l'arrière du crâne, mal à l'aise, se demandant comment l'aborder. Un léger sourire en coin se dessina sur ses lèvres à cette pensée, mais très vite elle secoua la tête et se concentrer sur le portillon qu'elle était en train de réparer.
- Reb'... Murmura-t-il dans un second essai.
Sa voix lui faisait mal au cœur et elle ferma les yeux, déglutissant, se retenant de se retourner. Si son regard croisait le sien, elle savait qu'elle serait foutue !
- T'es sourd !? Je t'ai dit de dégager ! Le coupa-t-elle en donnant un coup de marteau un peu trop brusque sous le coup de la colère.
Elle se montrait froide et insensible, mais c'était autant pour s'auto-protéger que pour déverser toute cette frustration qu'elle gardait au plus profond d'elle-même depuis plusieurs jours.
Bordel, est-ce que c'était Riza qui l'avait envoyé ici !? Comment savoir... Elle n'avait reçu aucune nouvelle de sa meilleure amie à ce sujet... Allait-elle seulement bien, seule, sur Centrale ?
- S'il te plait, écoute-moi ! La supplia-t-il derrière elle.
Elle le sentit s'approcher, allait-il la toucher ? Allait-il essayer de la prendre dans ses bras ? Comment savoir ? S'il la touchait, elle n'avait aucune idée de comment elle allait réagir... Elle voulait rester maître de son corps, de ses propos, mais surtout, de la situation. Il ne fallait surtout pas qu'il prenne le dessus sur elle.
N'y tenant plus Rebecca finit par faire volte-face.
- Va te faire foutre ! Lança-t-elle accompagné de son regard le plus noir.
Il lui fallait au moins ça pour ne pas défaillir. Son marteau en main, de manière menaçante, pour lui faire comprendre qu'il ne l'intimidait nullement.
Face à elle, Jean grimaça. Elle savait qu'elle n'aurait pas dû se retourner, l'impulsion avait été si rapide qu'elle n'avait pas eu le temps d'y remédier... Son regard la pénétra profondément et tout à coup, tout ce qu'ils avaient vécus ensemble lui revinrent à l'esprit telle une gifle en pleine figure. Les regards en coin... Leurs nombreux baisers... La caresse de ses doigts sur sa peau...
Tout son corps se figea à ces souvenirs, son cœur se mit à cogner très fort dans sa poitrine, ses poils s'hérissèrent sur sa peau, ses lèvres se firent sèchent...
Puis un bruit au loin la fit sursauter et la ramena à la réalité, elle sentit le poids de son marteau dans ses mains, et celui du regard de Jean dans son cœur... Devait-elle retourner à son bricolage ou l'écouter comme il venait de lui demander ?
Elle en était encore à se poser le pour et le contre, lorsque Jean prit l'initiative de rompre le silence, s'expliquant sans lui laisser le choix.
- J'ai merdé ! Grimaça-t-il à nouveau en s'approchant d'un pas.
Par réflexe, Rebecca leva le marteau qu'elle tenait en main, mais cela n'intimida pas Jean.
- Je n'aurais pas dû laisser Clary te transmettre ma lettre, poursuivit-il en s'approchant d'un autre pas. J'aurais dû te l'apporter en main propre !
Chaque pas qu'il faisait les rapprochait doucement, Rebecca se braqua légèrement, mais ne recula pas pour autant. Il était hors de question qu'elle lui laisse croire qu'il pouvait avoir le dessus sur elle.
- Mais j'avais peur de ne plus avoir le courage de partir si je te voyais...
Les dernières paroles qu'il prononça l'atteignirent en plein cœur... Comment résister à un tel regard ? Il était sincère, il n'y avait aucun doute. Riza lui avait dit que les paroles de Clary n'étaient que du venin ! Elle le savait aussi... Mais il était quand même parti sans la moindre explication, du moins à ses yeux, et cela faisait des jours qu'elle se sentait abandonnée, trahie et seule ! Qu'avait-il fait durant tout ce temps ?
- Je ne sais pas ce que contenait la lettre que Clary t'a transmise... Avoua-t-il penaud. Elle essayait sûrement de me protéger...
L'entendre prendre la défense de sa sœur suffit à la faire sortir de ses gonds.
- Tu oses prendre sa défense ! S'offusqua-t-elle, ne cachant pas sa surprise.
- C'est ma sœur ! S'exclama Jean, ne comprenant pas la réaction de la brune.
Pour lui il semblait évident que les intentions de la blonde n'était pas mauvaise... Était-il aussi naïf ou bien complètement stupide ?
Rebecca ne le tolérait pas... Si pendant un instant elle avait été prête à tout pardonner, savoir qu'il restait sous l'influence de cette garce... Non ! Elle ne pourrait plus jamais la croiser sans l'étrangler ! Pour elle, il semblait évident que Jean avait choisi son camp.
- Parfait ! Tonna-t-elle. Si ta sœur est si importante à tes yeux, nos chemins se séparent ici-même !
Elle montra d'un signe de la main la terre battue qui se situait entre eux deux.
- Q... Quoi ? Bégaya Jean en écarquillant les yeux. Tu me demandes de choisir entre ma sœur et toi !?
Il semblait sidéré par cet ultimatum auquel il ne s'attendait visiblement pas.
Rebecca n'aurait pas cru en arriver jusque-là, mais il semblait évident que Clary était la cause de ce qu'ils traversaient actuellement et il était hors de question qu'elle pardonne quoi que ce soit à Jean si cette garce rodait encore entre eux.
- Si j'en crois la lettre que j'ai reçu, c'est ta sœur qui nous a séparé puisque soi-disant je ne m'intéresse à toi que pour ta fortune ! Expliqua-t-elle froidement en mimant la fin de sa phrase avec des guillemets.
- Elle voulait me protéger ! La défendit-il une fois de plus.
Une fois de trop aux yeux de Rebecca dont la colère ne faisait qu'accroître. Elle avait envie qu'il disparaisse de sa vue et de sa vie pour toujours. Elle ne voulait plus jamais entendre parler de la famille Havoc.
- Elle m'a dit qu'elle t'avait entendu dire ces mots, renchérit-il, cherchant la vérité dans son regard.
Peut-être qu'une fois, légèrement ivre, elle avait pu dire qu'elle rêvait d'épouser un homme riche pour ne plus avoir à travailler, mais elle se connaissait et elle avait dû dire cela avec ironie en se moquant de ces femmes comme Clary qui elles, ne pensaient qu'à ça !
Elle n'était pas du genre à dépendre de quelqu'un, elle était indépendante !
Mais devait-elle se justifier devant lui ? Après tout, il préférait croire les paroles de cette sœur dont il lui avait avoué n'être pas si proche que ça plutôt qu'elle, à qui il avait confié qu'il n'avait jamais ressenti une telle complicité.
- Alors pourquoi es-tu là !? Cracha-t-elle, ne cachant rien du fait qu'elle était blessée de sa réaction.
- Je... J'attendais de tes nouvelles sans comprendre pourquoi je n'en avais pas ! Je ne savais pas que Clary ne t'avais pas transmis ma lettre... Je sentais qu'il fallait que je revienne.
- Seulement maintenant !? Renchérit-elle aussitôt, partant au quart de tour, sans raison particulière.
Jean ne répondit pas. Il voyait bien à quel point elle était au bord de l'explosion. Que pouvait-il répondre de toute façon ? Cela faisait plusieurs jours qu'ils étaient éloignés l'un de l'autre et c'était seulement maintenant qu'il s'inquiétait de ne pas avoir de ses nouvelles !
- Pourquoi es-tu parti ? Tu n'avais qu'à rester !
Elle n'arrivait pas à s'arrêter de parler, elle avait ce besoin de sortir tout ce qu'elle avait sur le cœur. Sa frustration, sa colère, sa tristesse, tout. Elle se retenait de se ruer vers lui pour ruer sa poitrine de coup de poing, elle savait que si le moindre contact physique se faisait entre eux, elle ne répondrait plus de rien.
- Je ne pouvais pas abandonner le Colonel ! Se justifia-t-il simplement.
- Les militaires et leur loyauté... Marmonna-t-elle, se retenant de lever les yeux au ciel.
Elle ne pouvait pas lui en vouloir pour ça... Mais elle lui en voulait quand même... peut-être à cause de la manière dont le Colonel avait traité sa meilleure amie ? Jusqu'à présent cela n'avait jamais atteint son couple avec Jean, mais aujourd'hui elle était en colère et elle ne voulait pas le laisser gagner facilement. Elle ne voulait pas le laisser gagner tout cours ! Comme il l'avait si bien dit, c'était lui qui avait merdé, pas elle.
- Il est remonté sur Central pour aider ta meilleure amie !
Bien évidemment, Jean aussi faisait tout pour défendre sa cause et justifier son comportement...
- Elle n'a pas besoin de son aide, elle m'a moi ! Rugit-elle furieuse.
Pourquoi le Colonel faisait-il cela ? Simplement pour racheter son comportement odieux avec elle ? Riza n'avait pas besoin de lui ! C'était elle qui avait dégagé Yoki ! Pas lui !
- Tout comme je n'ai pas besoin de toi ! Renchérit-elle en fusillant Jean du regard.
Il était hors de question qu'elle le laisse penser qu'elle s'intéressait à lui par besoin. Jean du le comprendre car il reprit.
- Je n'ai jamais douté de toi ! J'ai...
- Tu n'as jamais douté de moi ! Scanda-t-elle en l'interrompant, prête à lui balancer son marteau au visage. Tu crois aux paroles de cette garce ! Hurla-t-elle avec toute la rage qui entourait son cœur.
- Ne parles pas en mal de ma sœur ! Fronça les sourcils Jean.
Rebecca injuria, folle de rage. Elle serra les poings tellement forts que ses jointures blanchirent. Qui allait-elle tuer ? Le frère ou la sœur ?
- Tu devrais ouvrir les yeux à son sujet ! Poursuivit-elle finalement. Elle sème le chaos partout où elle passe ! Tout comme elle l'a fait entre nous !
Puis, sentant qu'elle perdait patience, elle fit mine de s'en aller, indiquant au passage que la conversation était clause.
- Tu fuis ? Entendit-elle dans son dos.
- Non, je ne fuis pas ! Fit-elle volteface. Il n'y a tout simplement rien à dire ! Tu fais partie du passé et je préfère avancer vers l'avenir que de rester tourner vers ce qui n'existe plus !
Et sur ces bonnes paroles, elle lui tourna le dos, tentant d'apporter du crédit à ses paroles, mais la voix de Jean la fit tressaillir.
- Je t'aime Rebecca !
To be continued...
