Hello

On finit cette 153e nuit du FoF sur le dernier thème proposé, le 6e : "Abasourdi".

C'est très court, mais au moins j'ai réussi à le publier avant la fin du temps imparti de la fin de la nuit du FoF ! *émoji fier*, *émoji lunette de soleil*.

Bonne lecture !

Sei.


Chapitre 20 : Abasourdi.

Riza n'en croyait pas ses oreilles... Ses yeux ne faisaient que s'écarquiller à chaque fois qu'elle y repensait. C'était tellement incroyable... Tellement inimaginable ! Même dans ses rêves les plus fou, elle n'aurait osé croire une telle chose. Elle n'était pas seule. Elle qui pensait que sa famille s'arrêtait à sa mère et son père, tous deux décédés, voilà qu'elle apprenait qu'elle avait un grand-père ! Elle avait d'abord cru à une plaisanterie de mauvais goût orchestré par le Colonel Mustang, mais l'émotion du vieil homme était légitime et toutes les informations qu'il avait sur sa mère n'étaient pas un mensonge. Et elle savait que le Colonel ignorait ces détails, alors c'est qu'il les savait parce qu'il était le père d'Emily, sa défunte mère...

- Bonjour.

La blonde sursauta, surprise d'être abordée dans la rue. Elle avait quitté le Général Grumman depuis peu et toujours abasourdi par le choc de leur rencontre, elle ne faisait pas vraiment attention à ce qui l'entourait.

C'était un homme qui venait de l'aborder. Un homme très bien habillé, dans un smoking totalement blanc. Il portait un chapeau tout aussi blanc et avait de long cheveux noir attaché en queue de cheval. Son expression était indéchiffrable mais le sourire qu'il affichait donna un frisson à Riza.

- Bon... Bonjour, répondit-elle en souriant poliment avant de poursuivre son chemin.

Elle n'avait pas envie de s'attarder dans le coin, Le Général, enfin, son grand-père, avait bien proposé de la raccompagner chez elle, mais elle avait refusé. Elle avait besoin de marcher pour réfléchir et pour repenser à tout cela. Ce n'était pas quelque chose d'anodin à assimiler ! Même si elle était heureuse de savoir qu'elle n'était pas seule, il fallait qu'elle prenne le temps d'accepter ce grand-père sortit de nulle part dans sa vie.

Et puis, il y avait également cette petite colère intérieure... Celle qui disait : Où était ce grand-père durant toutes ces années de misère qu'elle avait vécu avec son père après la mort de sa mère ? Où avait été le père de sa mère quand elle était décédée ? Il y avait tellement de questions qu'elle se posait... Elle ne pouvait pas laisser entrer un inconnu dans sa vie sous prétexte qu'il était son grand-père quand ce dernier n'avait jamais fait partie de sa vie jusqu'à présent.

- Excusez-moi, l'interpella de nouveau l'homme vêtu de blanc.

Riza se retint de lever les yeux au ciel. Elle n'avait pas envie de discuter avec lui, il ne lui inspirait pas confiance... ne pouvait-il pas simplement la laisser tranquille ? Ne comprenait-il pas qu'elle n'était pas intéressée ?

Elle fit volteface, affichant un regard dur en direction de cet homme.

- Que me voulez-vous ! Aboya-t-elle presque, tel un chien prêt à mordre.

L'expression de l'homme se fit abasourdi, visiblement, il ne s'attendait pas à une telle réaction de sa part. Tant mieux, ainsi comprendra-t-il qu'elle n'était vraiment pas d'humeur et encore moins intéressée.

- Pourquoi tant de colère ? S'exclama-t-il en plaçant ses mains devant lui en signe de paix. Je voulais juste discuter un peu avec vous, si cela ne vous dérange pas, ajouta-t-il avec un léger sourire.

Une fois de plus son sourire fit hérisser tous ses poils. Cet homme avait un côté sombre et mystérieux, Riza pouvait le sentir. Que lui voulait-il !? Elle n'était rien ni personne... Elle n'avait aucune importance... Elle vivait dans une chambre sordide et travaillait dans un bar qui n'était vraiment pas renommé. Comment un homme aussi élégant pouvait s'intéresser à quelqu'un d'aussi banal qu'elle... ? C'était si étrange.

- Pourquoi tant d'insistance ? Répondit-elle du tac-o-tac. Ne comprenez-vous pas que je ne suis point intéressée !?

- Comment pouvez-vous dire que vous n'êtes point intéressée alors que je ne vous ai encore rien dit ? Renchérit-il à son tour, montrant bien qu'il avait bien l'intention d'être celui qui aurait le dernier mot.

Son sourire se fit de plus en plus glauque et Riza sentait à présent très clairement que les intentions de cet homme n'étaient pas honorables. Il fallait qu'elle s'éloigne de lui et vite ! Elle n'avait pas remarqué que le ruelle dans laquelle elle se trouvait était isolée et surtout très mal éclairée en cette fin de soirée qui s'assombrissait de minute en minute.

- Votre allure et votre insistance ne m'inspire pas confiance, ajouta-t-elle alors, ne cachant rien du fait qu'elle n'avait aucune confiance en lui. Je préfère rentrer chez moi que de rester ici à vous écouter ! Poursuivit-elle en montrant à quel point la ruelle n'inspirait elle aussi peu confiance.

Elle fit ensuite demi-tour pour reprendre sa route sans plus accorder le moindre regard à l'homme qui se trouvait derrière elle. Elle pouvait entendre à ses pas qu'il la suivait. Bordel. Que devait-elle faire ? Courir ? Crier ? Se retourner et lui faire face ? Elle n'avait pas spécialement peur... Elle avait appris à se défendre un minimum. Elle aurait pu dégager Yoki de sa vie toute seule s'il n'avait pas menacé la vie de son père. Aujourd'hui elle n'avait plus aucun point de pression dans sa vie. Son père reposait en paix. Cet homme ne pourrait nullement la menacer pour tenter de l'avoir sous son contrôle.

- Vous êtes sourd !? Fit-elle volteface, plus qu'agacée.

Mais elle déglutit quand son visage rencontra une fois de plus celui de l'homme. Il n'avait plus ce sourire qui se voulait joviale et qui lui donnait des frissons. Cette fois-ci son sourire était machiavélique, limite démoniaque. Il était évident qu'il n'avait pas apprécié son refus de l'écouter et qu'il allait lui arriver quelque chose de grave.

- Vous auriez mieux fait de m'écouter gentiment, s'exclama-t-il d'une voix très base et si froide que le sang de Riza se glaça.

Elle voulut riposter, mais l'homme fut plus rapide qu'elle et sans qu'elle ne puisse rien dire ni rien faire, elle se sentit emporter dans les ténèbres... Que lui arrivait-il ?

- Parfait, entendit-elle auprès d'elle tandis qu'elle perdait peu à peu connaissance, incapable de bouger le moindre petit doigt. Il est temps de passer à la phase deux.

To be continued...


On se retrouve début octobre pour la prochaine nuit du FoF ! *émoji sourire en coin*. Des bisous !