Hello !
Me voici à l'occasion de la 154e nuit du FoF avec le thème numéro trois "Parallèle". J'espère que l'histoire vous passionne toujours autant ! Merci à Musing-and-Music, eirame, LénaFMA, Pixiel, Luciol et Wizette pour les commentaires de la précédente nuit du FoF !
Pixiel : Merci pour ton commentaire ! Comme tu le vois, oui je vous ai laissé sur cette fin jusqu'à début octobre (oups *émoji qui pouffe avec la main devant la bouche*). C'est vrai que j'ai un peu passé le moment de la rencontre Grumman/Riza, mais je voulais vraiment finir la 153e nuit du FoF sur cette fin et j'avais peur de trop m'étaler sur le sujet de leur rencontre (et en plus j'étais en retard sur le temps...). Donc je l'ai laissé de côté, mais bien évidemment je reviendrais sur le lien entre Riza et Grumman !
Bonne lecture.
Sei.
Chapitre 21 : Parallèle.
- Pardon !? Tempêta Roy en hurlant à travers le bureau de sa tante.
Il était passé pour une visite de routine afin de prendre des nouvelles de Chris et des filles quand la gérante l'avait emmené dans son bureau pour lui faire part de la terrible nouvelle. Elisabeth avait disparu.
- Elle n'est jamais revenue depuis sa rencontre avec le Général... Souffla sa tante, désolée. Le premier jour, je me suis dit qu'elle avait besoin de temps pour accepter la nouvelle, mais cela va faire trois jours à présent !
Le temps se faisait long et la tante de Roy s'inquiétait sérieusement pour la jeune femme.
- Impossible ! Maugréa l'alchimiste en faisant les cents pas. Quelqu'un s'est-il rendu chez elle ?
Il semblait scandalisé de n'apprendre que maintenant qu'Elisabeth était introuvable.
- Elle ne nous a jamais communiqué son adresse... Répondit doucement Chris, lâchant l'information telle une bombe.
Une bombe qui explosa brusquement.
- Bordel ! S'emporta le brun. As-tu prévenu le Général ?
Elle sentait que son neveu était en colère, du coup c'est avec un regard navré qu'elle secoua négativement la tête.
- Il est en réunion diplomatique dans le Sud du pays...
Sous le choc, Roy tapa du poing sur le bureau de sa tante, celle-ci ne trésailla même pas, elle avait compris les sentiments de son neveu pour la blonde, c'était d'ailleurs la raison pour laquelle elle s'était tournée vers lui.
- Penses-tu que quelqu'un aurait pu apprendre l'identité d'Elisabeth ?
Elle sous-entendait là, le fait qu'elle soit la petite-fille du Général Grumman. Avec l'état du pays et l'importance du vieil homme au sein du gouvernement, il serait si facile de prendre en otage un membre de sa famille pour faire pression sur lui.
Roy secoua la tête, n'ayant aucune réponse à apporter. De son côté, il avait fait en sorte de ne pas ébruiter la nouvelle, mais il savait également que dans l'armée, il y avait des oreilles partout... Et si le Général n'avait pas pu retenir l'information ? Après tout, il avait été si heureux d'apprendre que sa descendance ne s'arrêterait pas avec lui et qu'elle se transmettrait grâce à Elisabeth. Et s'il avait confié l'information à quelqu'un qu'il pensait de confiance et que cette personne l'avait trahi ? Comment savoir...
- Si c'était le cas... Il aurait dû recevoir une demande de rançon non ? Finit par répondre Roy après avoir pris un instant pour réfléchir à la question.
Bordel, pourquoi fallait-il que Jean soit retourné à Netherfield... Et pourquoi le Général Grumman se trouvait-il en déplacement ? Il avait besoin de leurs conseils pour ne pas se laisser emporter par ses propres sentiments personnels... Surtout qu'il avait promis à la blonde de ne pas l'envahir...
- Tu es le seul à pouvoir contacter ce vieux Grumman, souligna Chris, lui faisant comprendre que de son côté, elle était temporairement sur la touche.
La seule chose qu'elle pouvait faire, c'était de récolter des informations pour savoir si quelqu'un en avait après le vieux Général... Ce qu'elle avait déjà fait et ce qui en était ressorti, c'était que ce n'était pas vraiment envers Grumman qu'on en avait, mais vers le nouveau fonctionnement du pays depuis la chute du Généralissime Bradley. Certains étaient contre l'arrivée du gouvernement au pouvoir et puisque le Général Grumman était en quelque sorte le porte-parole de l'armée avec le gouvernement, s'en prendre à lui était une façon de faire comprendre son mécontentement.
- J'y vais de ce pas, s'exclama Roy en se dirigeant vers la porte.
Il n'avait pas une minute à perdre, il était prêt à remuer ciel et terre pour retrouver la trace de la blonde. Il avait promis à son père qu'il veillerait sur elle juste avant sa mort et même s'il parlait principalement de ce mariage avec Yoki, en parallèle, il lui promettait surtout de veiller au bonheur d'Elisabeth tout au long de sa vie et non pas seulement à empêcher ce maudit mariage. Du coup, avec une Elisabeth portée disparu, il faillirait à sa tâche et il était hors de question que cela ne se produise.
En sortant du bureau, il bouscula Madeline qui se trouvait là. Cette dernière s'excusa de s'être trouvée dans son chemin mais Roy l'ignora totalement, il n'avait que le visage d'Elisabeth en tête et ce besoin de la retrouver au plus vite.
Ce fut bien la première fois qu'il mit aussi peu de temps pour arriver au quartier général de Central City, les secrétaires du bureau d'accueil furent étonnées de le voir débarquer à l'improviste et en civil, personne n'ignorait "l'année sabbatique" que le Colonel avait prise.
- Mettez-moi immédiatement en contact avec le Général Grumman ! Annonça-t-il en guise de bonjour.
oOo
Parallèlement à cette scène, quelque part perdu dans les environs extérieurs de Central City, Elisabeth Hawkeye fulminait en tambourinant avec fracas sur la porte close derrière laquelle elle était enfermée. Elle avait beau hurler à s'en casser la voix, personne ne venait et personne ne lui répondait... Elle était seule, enfermée dans cet endroit sombre qui ne possédait même pas de fenêtre. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre qu'elle était enfermée dans un sous-sol. En trois jours elle n'avait vu personne, pourtant à chaque fois qu'elle se réveillait, elle trouvait une carafe d'eau fraîche et un bol de soupe avec un morceau de pain près de la porte. Son assaillant veillant à inonder sa cellule de chloroforme pour être sûr qu'elle ne serait pas éveillée à chaque fois qu'il passait...
Depuis combien de jours était-elle ici ? Elle n'en avait aucune idée... Elle ne savait pas combien de temps elle restait assoupie et il faisait trop noir pour avoir la moindre idée s'il faisait jour ou nuit dehors, elle n'avait qu'une lampe à huile pour l'éclairer... Les moments se faisaient long et elle repensait a tellement de choses. Elle était étonnée de se rendre compte que le Général Grumman occupait majoritairement ses pensées, encore plus que le Colonel Mustang ! Mais c'était normal, elle venait à peine de rencontrer le vieil homme et d'apprendre qu'il était son grand-père... Quel choc elle avait eu ce jour-là !
Riza se souvient s'être rendue à ce rendez-vous la tête pleine de questions. Le vieil homme l'avait accueilli avec un sourire sincère et rempli de mélancolie, le coin de ses yeux brillés, comme s'il était prêt à fondre en larmes. Elle avait senti qu'il s'était retenu de la prendre dans ses bras, comme s'il rencontrait une vieille connaissance qu'il n'avait pas vu depuis des années. Elle comprenait à présent que ça avait dû être le cas, lorsqu'il l'avait aperçu, il avait dû avoir l'image de sa fille en tête, une fille qu'il n'avait plus vu depuis trop longtemps et qu'il ne pourrait malheureusement plus jamais revoir.
Elle se souvient également avoir été impressionnée par la demeure dans laquelle il vivait. Maintenant qu'elle connaissait l'identité de son grand-père, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir un peu de remord, ce disant qu'en vivant avec son grand-père, cela aurait pu éviter tant de misère à son père... Il aurait pu être soigné correctement et elle n'aurait pas eu à se tuer à la tâche chaque jour, se privant parfois de la liberté que pouvait avoir les filles de son âge pour subvenir aux besoins de son père... Et puis elle repensait à cette complicité qu'elle avait avec lui et à cette vie qui ne lui avait pas semblait si terrible que cela. Elle avait été heureuse. Elle était simplement encore trop touchée par la disparition de son père et d'avoir appris juste derrière qu'elle n'était pas seule comme elle le pensait. Sa vie était tellement chamboulée depuis peu... Et encore plus à présent qu'elle était prisonnière de ce fou qu'elle avait croisé dans la rue l'autre jour... Qu'allait-elle devenir ?
Ne voulant pas se morfondre sur ce genre de pensées, Riza se força à reporter son attention sur ce grand-père auquel elle avait encore tellement de chose à dire. Elle avait été tellement surprise quand il lui avait avoué être le père de sa mère... Tellement surprise qu'elle n'en avait même pas crié sa colère. Car oui, elle était en colère. Pourquoi avait-il abandonné sa fille et son beau-fils dans la misère alors qu'il semblait vivre à l'abri du besoin ? Elle lui en voulait beaucoup, mais elle en voulait également énormément à ses parents qui ne lui avaient rien dit non plus. Pourquoi ? Ne méritait-elle pas de connaître ses aînés ? Ne méritaient-ils pas de vivre tous heureux ? Ensemble et réunis ? Pourquoi était-ce elle qui devait en subir les conséquences à ce jour ?
Lorsque la colère s'amenuisait, elle se disait qu'elle voulait apprendre à connaître son grand-père et l'histoire de sa famille. Elle voulait tout savoir, elle se rendait compte qu'il avait esquivé toutes ses questions en changeant de sujet lorsqu'elle l'avait assommée de toutes les questions qui lui étaient passées par la tête. Elle réalisait à quel point il était malin et savait toujours tirer la discussion vers ce qui l'arrangeait. Riza s'était faite avoir comme une débutante, mais bon, après tout il n'avait pas atteint le rang de Général pour rien et sa position dans l'armée expliquait son expérience. Mais ce n'était pas une raison pour abandonner si facilement.
C'était décidé ! Riza ne laisserait pas cet individu avoir raison d'elle et elle allait se sortir de ce trou à rat, elle avait encore tellement de chose à apprendre du Général Grumman, et elle n'oubliait pas qu'en parallèle, elle avait encore beaucoup de chose à confier au Colonel Mustang, car après avoir passé des heures enfermées dans le noir, seule avec sa conscience, elle réalisait à quel point la présence du Colonel lui manquait... Elle ne savait pas vraiment ce que son cœur désirait... Il était peut-être encore trop tôt pour le savoir, mais elle possédait toujours la lettre qu'il lui avait écrite et pouvoir lire ses mots encore et encore, à la faible lumière de cette lampe à huile, lui permettait de ne pas dérailler, de se sentir moins seule et lui donnait envie de lui faire face pour lui répondre de vive voix.
La lampe à huile... Mais oui !
Prise d'une idée un peu folle, le regard de Riza allait de la lampe à la porte en bois. C'était risqué, mais d'y mettre le feu, n'était-ce pas son unique moyen de s'en sortir ?
To be continued...
