Hello !
Toujours à l'occasion de la 154e nuit du FoF, me voici présente avec le thème numéro six : "Sable". Alors oui, j'ai déjà abordé ce thème hier avec une SongFic, mais en fait, c'est en écrivant le début de ce chapitre que l'idée m'est venu donc vous aurez deux fois le thème sable *émoji clin d'œil*.
Merci à Musing-and-Music et Pixiel pour les commentaires sur les deux chapitres précédents !
Bonne lecture.
Sei.
Chapitre 23 : Sable.
Roy haleta... Devant lui il n'y avait qu'un désert à perte de vue... Il était seul entouré d'un millier de grain de sable... Un sable si agressif sous la tempête qui s'approchait de lui... Il savait ce qui allait arriver et il déglutit, amer... Il nageait en plein cauchemar mais il lui était impossible de se réveiller... Non ! Il ne se réveillerait qu'à la fin de ce cauchemar... Parce que son esprit ne voulait pas qu'il oubli. Il ne devait pas oublier le visage des êtres chers qu'il avait perdu sur le champ de bataille, des camarades qu'il avait connu sur les bancs de l'académie militaire... Mais surtout, il ne pourrait jamais oublier les cris des victimes qu'il avait fait au cours de ses assauts... Elles étaient si nombreuses... Leurs cris hantaient à tout jamais son esprit...
Alors il continua de marchait, la bile lui remontant au fond de la gorge au fur et à mesure qu'il avançait... La nausée et des vertiges le gagnait à chaque cadavre qu'il rencontrait sur son chemin dans cet étendu de sable désertique immaculé de sang... Des militaires, des Ishvals, des enfants, des familles toutes entières totalement carbonisées... Ce cauchemar, il le connaissait par cœur mais pourtant, il ne s'y habituait jamais... La souffrance qu'il ressentait été toujours la même...
Mais aujourd'hui, ce cauchemar prit une nouvelle tournure... Encore pire qu'il ne l'avait connu... Était-ce seulement possible ? Plus loin, un nouveau cadavre lui faisait face, il était nouveau dans ce cauchemar, mais pas dans sa vie car cette silhouette il la reconnaîtrait entre mille.
- Elisabeth ! S'écria-t-il en accourant vers le corps inerte qui gisait sur le sable. Non ! Hurla-t-il tandis qu'il tombait à genou et qu'il prenait son corps froid dans ses bras.
Les larmes lui échappèrent sans qu'il ne puisse les retenir, il ne pouvait pas admettre qu'elle soit morte. Non ! Jamais.
- S'il te plait, réveilles-toi ! Continuait-il d'hurler, niant le fait que la vie avait quitté son corps.
Il ne pouvait tolérer une telle chose.
- Elisabeth ! Reste avec moi ! Riza !
Pourquoi ne se réveillait-il pas !? Pourquoi restait-il plongé dans ce cauchemar avec le cadavre d'Elisabeth dans les bras ? Il ne pouvait le tolérer... Il fallait qu'il sorte de ça... Tout à coup, il se sentait étouffer, suffoquer, secouer...
- Roy ! L'interpella une voix au loin.
L'alchimiste se réveilla brusquement en sursaut. Il lui fallut quelques secondes pour reprendre ses esprits. Il transpirait de sueur froide. Il était assis à son bureau, chez lui, un tas de dossiers éparpillés autour de lui, certains chiffonnées sûrement dû à son sommeil très agité.
- Tu m'as fait une de ses frayeurs, reprit une voix à ses côtés tout en posant une main sur son épaule.
Le militaire fit volte-face, surpris, pour se retrouver face à Clary. Bordel, mais qu'est-ce que la sœur de son subordonné faisait chez lui !? Comment était-elle rentrée !?
- N'ai pas peur, ce n'est que moi, ajouta-t-elle sur un ton mielleux avec un sourire qui se voulait attendrissant, voir intime.
- Comment es-tu rentrée !? Renchérit-il, froidement tout en la repoussant.
Son cauchemar ne l'aidait nullement à se montrer agréable, il avait encore l'image du corps inerte d'Elisabeth devant les yeux et avoir Clary en face de lui ne risquait pas d'apaiser sa colère, il n'oubliait pas ce qu'elle avait fait avec la lettre de son frère, même si cette dernière niait tout. Il avait beau ne connaître Elisabeth que depuis peu, il avait plus confiance en elle qu'en Clary qui ne faisait que des choses qui lui déplaisait.
- Le majordome, s'exclama Clary, comme s'il avait perdu la tête.
Ah oui, c'est vrai, il était dans la demeure qu'il avait hérité de ses parents après leur mort. Il n'y venait pas souvent, préférant un petit appartement à deux pas du quartier général plutôt que de devoir traverser toute la ville pour venir dans cette demeure qui se trouvait dans la bordure extérieure de la Capitale. Il était venu se réfugier ici parce qu'il y avait plus de places et de documents pour ses recherches.
- Va-t-en, grogna-t-il en se prenant la tête dans les mains.
Il fallait à tout prix qu'il retrouve Elisabeth, en vie ! Il ne tolérait pas que ce cauchemar puisse être un rêve prémonitoire. Il ne l'accepterait jamais. Il se l'était promis. Même si elle refusait une quelconque relation avec lui, il veillerait à son bonheur, dans l'ombre. Mais bordel, qui l'avait enlevé !? Dans quel but !? Quand Roy avait eu le Général au téléphone, ce dernier ignorait tout, il n'avait reçu aucune lettre de menace, et encore moins une demande de rançon... Bordel, Riza avait disparu depuis presqu'une semaine ! Et c'était bien une disparition... Avec l'aide du Général, il avait retrouvé l'adresse du studio dans lequel vivait Riza, ses voisins étaient formels, cela faisait plusieurs jours qu'ils ne l'avaient pas vu et que le logement semblait inoccupé.
- Roy... Tenta une approche la blonde.
- Clary dégage ! S'emporta Roy en se redressant brusquement, la bousculant d'un regard menaçant.
Sous le choc, la jeune femme fit un pas en arrière, apeurée. Roy était épuisé et à bout de nerf, il n'avait quasiment pas dormi depuis le jour où Chris lui avait annoncé la disparition de Riza. Il refusait de dormir tant qu'elle ne serait pas retrouvée. Il n'y avait que pour cette raison qu'il s'était assoupi, parce que son corps était épuisé.
- Tu devrais lâcher prise, continua la blonde en posant ses mains sur ses épaules pour lui faire un massage relaxant.
Mais plutôt que de soulager la conscience du Colonel, cela ne fit qu'accroitre sa colère.
- Tes conseils je m'en passerais ! S'énerva-t-il en dégageant ses mains de ses épaules. Bordel mais qu'est-ce que tu fous encore là !
Il commençait sérieusement à en avoir marre d'avoir toujours Clary sur le dos... D'ordinaire il se tenait à carreaux parce qu'il s'agissait de la petite sœur de son subalterne, mais aujourd'hui Jean n'était pas là pour l'empêcher de dire sa façon de penser à Clary, et vu son état psychologique, il ne faudrait pas trop le pousser pour qu'il sorte ce qu'il avait sur le cœur.
- Je veux être présente pour toi, balbutia la blonde, penaude. T'apporter mon soutien dans cette terrible épreuve... Minauda-t-elle en faisant des ronds avec son index sur le bureau de Roy, le regard baisé vers son doigt, d'un air qui se voulait désolé.
- Terrible épreuve ? Répéta Roy, ne comprenant pas. Tu parles comme si Elisabeth était déjà morte !
Cette idée lui fit serrer les poings parce qu'il se revoyait déjà dans ce désert cauchemardesque où Riza gisait dans ses bras et où seul son sang et le sable les entouraient...
- Roy... Souffla la voix de Clary près de lui, tandis qu'elle posa une main qui se devait consolante sur son bras. Elle a disparu depuis une semaine maintenant...
Le regard noir et foudroyant que lui lança Roy l'empêcha d'en dire plus. Il ne voulait pas entendre ce qu'elle avait à dire parce qu'il refusait de penser à la possibilité que Riza était belle et bien morte... Après tout, puisqu'aucune demande de rançon n'avait encore été demandée... Peut-être qu'il s'agissait bien d'un meurtre... Et qu'il fallait juste retrouver le corps de Riza, gisant on ne sait où...
STOP !
Roy secoua la tête, la bile lui remontait à la gorge, comme dans son cauchemar. Un goût de fer imprégnait sa bouche... C'était comme si son cauchemar devenait réalité.
- Il est temps d'aller de l'avant... Murmura la voix de Clary près de lui, mais il secouait la tête, refusant de tourner la page. Je suis là... Moi.
Ces derniers mots firent rouvrir en grand les yeux de Roy qu'il ne se souvenait pas d'avoir fermé.
- Putain ! S'emporta-t-il soudainement. Mais quand est-ce que tu te rentreras dans ta petite tête blonde que tu ne m'intéresses pas !? Jamais !
Il en avait marre d'avoir Clary collait à lui. Ce n'était pas elle la blonde qu'il voulait dans sa vie, c'était Elisabeth. Pourquoi personne ne voulait comprendre cela !? Pourquoi passait-il pour un capricieux ou un goujat quand il affirmait une telle chose !? Les sentiments qu'il éprouvait pour la jeune femme, il ne les comprenait pas lui-même, mais une chose était sûr, au plus profond de son cœur, il savait que c'était elle et pas une autre, comme si la foudre c'était abattue sur lui pour le lui faire comprendre. Il s'en fichait que personne ne le comprenne, il s'en fichait qu'Elisabeth elle-même ne le comprenne pas. Il l'attendrait toute sa vie s'il le fallait, parce qu'importe le temps que cela prendra, si deux personnes étaient faites pour être ensemble, alors elles finiront forcement par ses retrouver et c'était pour cela qu'il ne perdait pas espoir de retrouver Elisabeth vivante.
Bien évident, en face de lui, Clary était elle aussi sous le choc des mots de Roy. Elle n'avait pas l'habitude qu'il se montre aussi froid avec elle. Peut-être parce que d'ordinaire il y avait toujours son frère dans les parages pour l'empêcher de s'emporter ?
- Tu dis ça parce que tu es encore sous le choc... Tenta-t-elle de justifier sa conduite. Tu es complètement épui...
- Putain, casses-toi... La coupa Roy avant même qu'elle ne puisse terminer sa phrase.
Il ne voulait plus entendre le moindre putain de mot sortir de sa bouche.
- Roy...
- TU TE CASSES ! Fulmina-t-il avec un regard incendiaire.
Clary voulu rouvrir la bouche mais Roy fut plus rapide.
- Je ne le répéterais pas !
- Qu'est-ce qu'il se passe ici !? Intervint une voix, entrant dans le bureau.
Surpris, Roy fit volteface pour tomber nez à nez avec son bras droit.
- Havoc !? Tu n'étais pas à Netherfield ? S'adoucit-il en s'approchant de son ami pour l'étreindre.
Il n'était habituellement pas très "câlin", mais dans l'urgence de la situation, il avait besoin de se sentir soutenir par des personnes en qui il avait absolument confiance.
- Quand Rebecca a appris que Riza avait disparu, elle a voulu venir sur Central le plus vite possible, Répondit-il en répondant à son étreinte, lui offrant tout son soutien. On va la retrouver, murmura-t-il en posant ses mains sur ses épaules.
Roy approuva d'un signe de tête, c'était ce genre de paroles qu'il avait besoin d'entendre. Il avait besoin de pouvoir garder espoir.
- Riza est l'une des personnes les plus chers de ma vie, je ne vais pas rester sagement dans mon coin sans savoir où elle est, ni comment elle va ! Intervint Rebecca en saluant d'un signe de tête le Colonel.
Même si pour les deux bruns Riza étaient quelqu'un qui comptait énormément pour eux, ils n'en étaient pas au point de se prendre dans les bras l'un de l'autre pour trouver du réconfort.
- Vous avez réglé vos différents ? S'étonna Clary, qui bien évidemment, n'était toujours pas partie.
D'un même mouvement de tête, les deux bruns balancèrent un regard noir vers la blonde. Roy n'eut même pas le temps de l'ouvrir, cette fois-ci, Rebecca fut plus rapide.
- Toi, mêle-toi de tes fesses ! S'avança-t-elle vers Clary en la pointant du doigt. Ce qu'il se passe entre ton frère et moi ne regarde que nous et si tu oses encore t'y interposer, tu vas voir de quel bois je me chauffe !
La blonde écarquilla les yeux, outrée.
- Jean, tu vas la laisser me parler sur ce ton ! Impliqua-t-elle son frère dans l'histoire, afin qu'il prenne sa défense.
Le Lieutenant toussota et s'approcha des deux femmes, mais au lieu de se positionner auprès de sa sœur, il épaula Rebecca car même s'il en avait voulu à la brune de lui avoir demandé de choisir entre sa sœur et elle, aujourd'hui il devait bien se rendre à l'évidence que Clary avait énormément changé et baissé dans son estime. Il n'y avait qu'à voir à quel point les deux bruns présents dans la pièce l'observaient avec mépris.
- Clary, cette histoire n'est pas très claire et j'ai encore beaucoup de chose à voir avec toi, avoua-t-il, confus. Mais pour l'instant, nous avons d'autres priorités, renchérit-il en faisant référence à la disparition de Riza. Il me semble que le Colonel t'a demandé de partir, et Rebecca et moi souhaitons également que tu nous laisses... Concéda-t-il en s'incluant lui-même dans le lot.
La blonde ne sembla pas apprécier la manière dont on la traitait, elle lança un regard dur à son frère, mais au lieu de se sentir touché, il le lui renvoya. Clary resta un moment-là, ne bougeant pas, mais voyant que personne ne reviendrait sur sa parole, elle pesta et sorti de la pièce non sans claquer la porte au passage. Elle n'avait pas l'intention d'en rester là.
To be continued...
