Hello.

Dernier chapitre de prévu avec cette 154e nuit du FoF, me voici avec le thème numéro huit "Erosion". Bon d'accord, je l'ai planté dans le truc juste pour caser ce chapitre, mais franchement, je ne pense pas qu'il va vous décevoir *émoji clin d'œil*.

Merci à Musing-and-Music pour le commentaire !

Bonne lecture.

Sei.


Chapitre 24 : Erosion.

Riza était à bout... Psychiquement, psychologiquement... Elle en était à se demander si elle ne devait pas hurler pour mettre fin à ce supplice... Mais peut-être était-ce là le but recherché par son assaillant !? Elle ne voulait pas lui donner ce plaisir. Il n'attendait que ça, qu'elle montre sa peur... C'était un véritable psychopathe. Mais elle tiendrait bon. Non seulement parce qu'elle avait encore des choses à dire au Colonel Mustang, et parce qu'elle aimerait apprendre à connaître ce grand-père qu'elle venait à peine de rencontrer, mais surtout, elle voulait que les choses se terminent bien pour Rebecca et Jean, elle ne tolérait pas que ce jeune couple en devenir puisse avoir été détruit par une garce comme Clary. Elle avait trop de choses à accomplir pour mourir ici auprès de ce cinglé.

Pourtant, ça devenait de plus en plus compliqué... Tous ses membres étaient engourdis à force de rester dans la même position... Au moins dans cette cave, elle pouvait faire un minimum de toilettes et bouger pour faire de l'exercice... Ici, elle n'avait pas pris de douche depuis trop longtemps et elle ne pouvait se rendre aux toilettes que très rarement, quand son psychopathe de Kidnappeur où son acolyte féminine le lui permettait... D'ailleurs cette garce souhaitait visiblement rester anonyme parce qu'elle ne lui adressait jamais la parole et quand c'était elle qui s'occupait d'elle, elle ne retirait jamais le foulard que son assaillant avait fini par lui mettre pour la garder dans l'obscurité. Riza était certaine qu'elle la connaissait, sinon pourquoi se cacherait-elle quand l'autre psychopathe n'avait même pas eu peur de lui montrer son visage et de lui dire qu'il était alchimiste ?

Aujourd'hui, ignorant totalement depuis combien de temps elle était enfermée ici, Riza eu droit à cette inconnue pour l'emmener aux toilettes. Elle marchait dans les couloirs de cette maison, enfin, c'est ce qu'elle supposait, elle n'avait aucune idée d'où elle était... En tout cas, elle se trouvait dans un couloir et y marchait d'un pas lent à cause de ses membres engourdis mais également de l'épuisement physique... Elle ne mangeait pas grand-chose et ses kidnappeurs la droguaient plus qu'ils ne la nourrissaient, certainement pour ne pas la laisser maître de ses mouvements et éviter qu'elle ne s'échappe. Mais pourquoi s'échapperaient-elle alors qu'elle possédait cette bombe à retardement dans la gorge ?

- Pourquoi...

Le murmure lui avait échappé sans qu'elle ne puisse le retenir. Sa voix était devenue rauque et pâteuse à force de garder le silence où alors était-ce à cause de la déshydratation ? Ses lèvres étaient si sèches...

- Tais-toi ! S'écria la femme qui la maintenait prisonnière, prise de panique. Tu veux nous faire sauter !?

Visiblement, l'audace de Riza l'avait effrayé... Etrange quand on savait qu'elle travaillait pour ce psychopathe... En tout cas, une chose était sûre, elle connaissait cette voix. Mais d'où ? Elle avait tellement l'esprit en compote qu'il lui était impossible de réfléchir et de retrouver dans ces souvenirs où est-ce qu'elle avait entendu cette voix.

- Qu'est-ce que je t'ai...

Mais Riza ne put terminer sa phrase qu'elle se prit un coup dans la tête.

- Je te préviens, si tu parles encore je m'en vais ! S'écria de nouveau la voix de la femme. Je n'ai pas l'intention de mourir ici avec toi !

Riza sentait la peur dans sa voix. Cette peur qui exaltait le psychopathe qui l'avait attrapé. Cette femme, elle aussi avait peur de lui... Alors pourquoi faire équipe avec lui !? Elle devait vraiment avoir quelque chose à lui reprocher !

- Toi tu n'es rien ! Fulmina-t-elle toujours. Moi, j'ai de grande chose à vivre et à accomplir.

D'accord, donc visiblement, Riza lui faisait de l'ombre... En tout cas, c'est ce qu'elle traduisait dans ses paroles. Mais quand est-ce qu'elle aurait fait de l'ombre à quelqu'un !? On ne pouvait pas vraiment dire que sa vie était exceptionnelle... Elle travaillait dans un bar d'hôtesse et vivait dans un studio si miteux et humide que le métal des gonds de sa porte et de ses fenêtres était rongé par l'érosion et l'oxydation.

Riza n'ajouta rien et se contenta de se laisser emmener jusqu'aux toilettes. Une fois enfermée à l'intérieur, elle tenta de retrouver ses esprits et de réfléchir. C'était le seul moment où elle retrouvait un minimum d'esprit puisqu'elle pouvait se rafraichir le visage et boire au robinet, même si ce n'était pas très pratique les mains attachées.

- Pourquoi tu me retiens prisonnière si je ne suis rien !? Finit-elle par demander en s'appuyant contre la porte, assise par terre.

Elle tentait de gagner du temps, assise sur ce carrelage froid et miteux, plongée dans les ténèbres puisque le bandeau qu'elle avait devant les yeux était scellé par l'alchimie et impossible à retirer.

- Arrête de parler ! Hurla la voix féminine derrière la porte en donnant un coup brusque contre le bois qui les séparait.

- Si tu ne réponds pas à mes questions, j'hausserais le ton ! La menaça alors Riza, qui se sentait pousser un peu plus d'audace à l'abri de ce minuscule toilette.

Dans la situation où elle se trouvait, prendre le risque de faire exploser la bombe qui sommeillait en elle ne lui faisait pas peur. L'alchimiste psychopathe qui l'avait enlevé essayait de lui faire peur et elle ne le laisserait pas l'atteindre. Par contre, son acolyte, elle, semblait terrifiée par son pouvoir.

- Fais ça et je te laisse moisir ici, S'exclama-t-elle, de l'effroi dans la voix, confirmant les doutes de Riza à ce sujet.

- Fais donc, j'aurais tout l'occasion de m'échapper comme ça ! Souffla-t-elle avec ironie.

Après tout... Pourquoi moisir seule ici si elle pouvait s'échapper et tentait de sauver sa vie ?

- Tu es condamnée si tu t'enfuis, l'avertit l'acolyte du psychopathe, essayant de se montrer menaçante malgré la terreur qui animait sa voix.

Riza sourit, si elle avait la voix aussi tremblante, elle savait que l'autre psychopathe s'en prendrait à elle si sa proie s'échappait. Elle ne serait pas étonnée qu'il la remplace par elle. Ce type fou n'avait peur de rien et à coup sûr que la jeune femme qui se trouvait derrière la porte le savait elle aussi.

- Et je le suis tout autant ici... Poursuivit-elle alors, continuant de jouer avec le feu. Au moins, à l'extérieur je peux toujours trouver de l'aider pour retirer la bombe à retardement reliée à ma voix.

Un grognement lui répondit, la jeune femme ne semblait pas savoir quoi lui répondre.

- S'il n'en tenait qu'à moi, tu serais déjà morte et perdue au fin fond du canal qui traverse la ville, finit-elle pourtant par renchérir toujours en grognant de frustration. Mais ce cinglé de Kimblee aime jouer avec ses victimes avant de les tuer... Et s'il perd sa proie, il s'en prendra à une autre...

Ainsi son assaillant se nommait Kimblee... En tout cas, elle était heureuse de se rendre compte que malgré la situation, elle avait très vite cerné le jeu de ce psychopathe. Par contre, le début des explications restait assez flou.

- Pourquoi vouloir me tuer ? Demanda-t-elle, intriguée.

Car cette femme ne venait-elle pas d'avouer que c'était là son but depuis le début !? Mais pour quelle raison ? Que lui avait-elle fait ?

- Parce que tu me fais de l'ombre, répondit la voix.

De l'ombre ? Était-ce une raison suffisante pour l'éliminer !? Riza ne savait pas quoi répondre à cela... Elle restait sans voix... Surtout qu'elle ne voyait pas en quoi elle pouvait faire de l'ombre à quelqu'un avec la vie qu'elle menait...

- Pourquoi il s'intéresse à une femme aussi insignifiante quoi toi ! Renchérit la voix en frappant du poing contre la porte.

Riza sursauta. Mais de qui est-ce qu'elle parlait !? Qui est-ce qui s'intéressait à elle !? Elle était tellement discrète... Et puis surtout, elle ne connaissait personne à Central City...

Personne !?

Peut-être pas en fait...

Mais c'était absurde non !?

- Vous voulez me tuer parce que le Colonel s'intéresse à moi ? Bredouilla-t-elle, confuse.

Le dire à voix haute était encore plus absurde que de le penser.

Aucune réponse ne lui parvint. Ce serait elle trompée de personne !? Pourtant, elle ne voyait que lui... Elle repensait à cette lettre qu'elle cachait sur elle et qu'elle ne pouvait plus lire mais dont elle avait mémorisé chaque mot par cœur.

- C'est absurde... Marmonna-t-elle pour elle-même.

- La fin justifie les moyens, lui répondit la voix qui pensait sans doute que Riza s'adressait à elle.

La blonde en aurait ri si la situation n'avait pas été aussi critique.

- Ma mort ne changera pas le fait que visiblement vous ne l'intéressez pas ! Ne peut-elle s'empêcher de rétorquer.

Parce que visiblement, son désir était de se débarrasser d'elle pour avoir le champ libre devant le Colonel... Mais si elle faisait ça, c'était certainement qu'elle avait déjà tentée de s'approcher de lui et qu'il avait refusé ses avances... Donc même si elle disparaissait de la surface de cette terre, en quoi ça changerait l'avis du Colonel à son égard ?

- Je pourrais lui remonter le moral... Répondit la voix, comme si elle avait lu en elle.

Riza ne put retenir un rire jaune.

- Vous êtes encore plus machiavélique que l'autre psychopathe d'alchimiste... Nota-t-elle, blasée.

Décidemment, depuis que le Colonel Mustang avait fait irruption dans sa vie, il ne lui arrivait que des malheurs... Était-il comme un chat noir pour elle !? D'abord ce mariage forcé avec Yoki... Ensuite la mort de son père... Et maintenant cette cinglée qui souhaitait la tuer pour tenter de le séduire...

- Moi, plus folle que Kimblee ? S'étonna la voix depuis derrière la porte. Au départ je l'ai approché pour avoir toutes les informations dont j'avais besoin à ton sujet, mais quand il a découvert que tu étais la petite fille illégitime d'un Général, il a décidé que tu avais plus de valeur que prévu et c'est là qu'il t'a enlevé. Si tu es encore en vie, c'est uniquement pour que tu lui serves d'otage pour faire pression sur le gouvernent.

Quoi !? Elle n'était pas uniquement là à cause du Colonel alors ?

- Tu ne le sais peut-être pas, mais il y a une réunion très importante prévue dans les jours à venir entre l'armée et le gouvernement...

Une réunion importante ? Mais c'était quoi le lien avec elle !?

- Ton grand-père prévoit de faire dissocier le titre d'alchimiste d'état à cause de l'implication qu'ils ont eu durant la guerre d'Ishval. Il ne veut pas que les alchimistes puissent redevenir des armes en cas de conflit...

Les alchimistes d'état !? Bon Dieu, ce psychopathe machiavélique serait un alchimiste d'état ?

- Et bien évidemment, Kimblee est contre... Tu l'auras remarqué, ou pas, mais éliminer des gens ne lui pose aucun problème...

En effet... Si comme cette femme venait de lui expliquer, les alchimistes d'état perdaient leur statut, ils perdraient tous leurs droits... Riza était certain que le Colonel Mustang n'y verrait aucun inconvénient, mais ce Kimblee... Il perdrait énormément...

En réfléchissant à tout cela, une question tarauda la blonde...

- Tu m'as l'air très bien informée... fronça-t-elle les sourcils.

Certes, Riza ne lisait pas beaucoup les journaux et peut-être que cette rencontre entre l'armée et le gouvernement n'était peut-être pas un secret, comment savoir ? Mais cette femme dévoilait tout de même beaucoup trop de détails au goût de Riza... Il semblait absurde que son grand-père n'expose ses idées à la presse avant même qu'il n'ait pu aborder la question avec le gouvernement... Surtout qu'il lui avait un peu parlé de son travail, lui expliquant ce qu'il faisait, et il n'avait jamais mentionné cette réunion et ce qu'il comptait y dire lors de leur rencontre. Donc ce qu'était en train de lui dire cette femme relevait de l'information confidentiel. Alors, comment pouvait-elle être au courant de cela ?

Le ricanement qu'elle entendit depuis l'autre côté de la porte lui confirma sa pensée.

- J'ai un bon réseau d'information, souffla-t-elle alors.

To be continued...


On se donne rendez-vous début novembre pour la suite de cette histoire ! *émoji clin d'œil qui tire la langue*.

À bientôt.

Sei.