LAVIE
Carla et moi allions dormir dans une chambre du Q.G. J'espérais pouvoir visiter Koblynau, demain. Shouka nous avait rejoint ("rejointes"?). C'était la première fois de ma vie que je dormais avec un loup. Il était si mignon. Je ne voulais pas d'animal de compagnie parce que ma famille avait l'habitude d'en perdre.
Les Cigaus, ces loups ailés, disposaient d'une espérance de vie plus longue que celle des humains. Certains avaient vécu plus de dix-mille ans.
Ce canidé gris était assis sur le lit dans lequel mon amie et moi allions dormir, nous nous serions crues ("cru"?) à l'hôtel.
Il y avait le lit et un placard.
Carla était si belle avec ses cheveux détachés :
Carla : Juno dort chez une amie ce soir, elle était jalouse à l'idée que je fasse une 《soirée pyjama》.
Lavie : Carla... Tu sais que je ne t'en veux pas? Tu es une aniukha, une humaine dotée de facultés aussi puissantes que celles des monstres. Je comprends. J'aimerais que nous n'en parlions pas?
Carla : Si tu veux. Alors trouvons un prétexte pour papoter avant de nous endormir. Les vêtements ?
Lavie : Tu veux parler de ceux que vous m'aviez commandés ?
Carla : Tu préfères lequel?
Lavie : Ben... Je dirais... La veste sans manches avec une ourse dans le dos.
Carla : Celle-là, j'aurais jamais dû en parler à ton papa...
Elle caressait le toutou qui remuait la queue, ça lui faisait plaisir d'être câliné. On voyait qu'il avait éteint domestiqué. Il mordillant ma main sans planter ses crocs, c'était rigolo.
Lavie : Pourquoi ?
Carla : Quand la conversation a avancé, il m'a sorti que d'après lui, le motif idéal pour offrir un cadeau à une enfant, c'est une maman ourse badauds avec ses bébés mignons, comme ça, la fille gardera le cadeau peu importe son âge.
Lavie : Ça te gênerait tant que ça qu'il offre un truc pareil à Juno?
Carla : Non, c'était juste que la conversation me laisse un mauvais souvenir, je sais même plus pourquoi on s'est battu!
Lavie : Tu t'en veux pour l'engueulade?
Carla : Je sais pas.
Lavie : Tso n'a rien à voir avec ton ex, alors je vois mal pourquoi tu ne le supportes pas, lors de la réunion avec "Papa-chacal", vous vous regardiez tellement mal que j'osais pas lire dans vos pensées.
Carla : Écoute, la première fois que je l'ai rencontré, il m'a sorti que je puais, puis le ton a monté, il ne savait rien de toi, bref... Je le déteste pas, mais nous nous entendons mal, c'est tout.
Lavie : Si tu veux mon avis, il te fait penser à Kave.
Carla : Oui, secrètement, je rêve de tuer mon frère et Tsobek est mon exutoire. Tu es un génie, Lavie, tout ce que j'ai à faire, c'est un fratricide !
Lavie : Sinon, sa vie amoureuse?
Carla : Si tu veux tout savoir, il osait pas draguer en ton absence. Tu penses qu'il en pince pour toi?
Lavie : Anubis a de plus beaux abdos!
Carla : Cette semaine, j'ai aussi vu Luka, le petit ami de Gog, Tso, Rshou et même Saturnus torse nu. Buer aussi quand il méditait. Tu veux lire dans mes pensées ?
Lavie *m'exécute* : Voyons... Voyons... Alors, Luka n'est pas costaud, Tso est clairement le plus sexy... Il gagne. Par contre, je suis rassurée de voir que Luka, August (le petit ami de Gog) et Saturnus n'ont pas un physique de héros de nekketsu, j'ai failli penser que ça allait devenir la norme.
Carla : Pour la dernière fois, ton poids, c'est rien. Regarde, maintenant que tu es devenue monstresse, tu as maigri. C'est pas comme si tu avais un jour eu à avoir honte de tes formes.
Lavie : Pourrions-nous, ne pas en parler?
Carla : Tu préfères causer psychologie?
Lavie : Anubis m'en a fait bouffer. J'ai autant changé ?
Carla : Lavie... Tu as tué des vampires. Avant, tu en aurais été incapable.
Lavie : L'adrénaline m'a poussée à sauter dans un portail magique quand je l'ai découvert.
Carla : Ca,j'avoue que je me demandais CE QU'IL TÉTAIT PASSÉ PAR LA TÊTE. Je ne connais pas Elatha, mais je suis certaine qu'elle t'a engueuler pour ça.
Lavie : Toute la semaine...
Carla : Et sinon, ton auto-hypnose...? Lavie, tu es ma meilleur amie, je te confierai ma vie sans hésiter. Je t'aime. Quand j'ai entendu ce que tu t'es fait, j'ai pris peur. Je sais que ton esprit t'a toujours terrorisée, mais par pitié, retiens que nous t'aimons tel que tu es.
Lavie : La "Lavie" que tu aimes n'est pas le genre de fille prête à s'envoûter elle-même pour empêcher que sa soif de pouvoir ne menace ses amis?
Carla : Lavie, je me doutais que ça arriverait. Tu peux récolter tout ce que tu veux, mais retiens bien ça, quand tu étais mortelle, nous avons souvent discuté de superpouvoirs, je sais que tu n'es pas le genre de fil... De "fée" qui amusera de sa liberté pour jouer les dictatrices. Tu comptes dominer le monde?
Lavie : Probablement.
Carla : Er tu comptes faire quoi?
Lavie : Ben, euh, persuader les mortels de me suivre pour créer une meilleure société où nous pourrions débattre de ce qui doit changer.
Carla : Tu parles, tu vas juste essayer de devenir une sorte de déesse super-héroïque qui aime que les gens la remercient.
Lavie : J'exigerai qu'on m'offre en offrandes des pornos bien faits. Avec la caméra centrée sur les hommes.
Carla : Tu tiens vraiment à parler de mecs?
Lavie : Je sais que tu préfères les filles.
Carla : J'ai jamais essayé, donc pourquoi tu dis ça.
Lavie : Parce que tous les mecs que tu croises vont te dégoûter du genre mâle...
Nous éclatâmes de rire alors qu'elle faisait semblant de me draguer:
Carla : T'es conne!
Lavie : J'arrive toujours pas à dormir. On peut parler de quoi?
Carla : De Shouka qui est mignon ? De projets politiques sophistiqués qui pourraient apporter le salut de l'humanité ? De stratégies pour éradiquer le racisme? De cette fois où tu m'as vue aux infos parce que j'avais cogné un flic qui m'avait choppée alors que Nuada m'aidait à m'enfuir ? De la peur que nous inspire notre mission?
Lavie : Je te retrouve.
Carla : Comment ça ?
Lavie : En ce moment, j'avais peur que tu ne sois plus aussi enthousiaste et joyeuse qu'avant.
Carla : Je te promets de ricaner quand nous transformerons les Nelapši en cendres.
Lavie : Tu vois que je ne suis pas la seule à ne pas remarquer ce qui change chez moi et à vouloir quand même ameliorer les choses?
Carla : C'est pour ça que tu le faisais du gringue, nous sommes des âmes-sœurs!
Lavie : On fera l'amour plus tard, je suis trop crevée.
Carla : T'es qu'une allumeuse... Jeu de mots involontaire !
Lavie : Parlons donc de ce que tu aimes... Gog?
Carla : Non, tu restes mon seul et unique amour.
Lavie : Tu as toujours été à Gog ce que Deku est à Katchan... En moins sexy.
Carla : Désolée, mais tu reconnaîtras qu'elle pète la classe.
Lavie : C'est marrant, tu as toujours été fascinée par elle alors qu'elle est devenue amie avec tes parents parce qu'elle est fascinée par ton héritage.
Carla : Au passage, tu sais que les cœurs sont presque indestructibles. Je te laisse imaginer comment Gog l'a découvert pour confirmer ton avis sur elle.
Lavie : C'est quoi, le plus beau souvenir que tu as de Gog.
Carla sourit, elle leva les yeux vers le plafond, elle était si gracieuse, si belle, je sentais son bonheur :
Carla : J'avais sept ans, c'était l'anniversaire de Kave. Il s'était engueulé avec papa. La conversation basique sur la responsabilité et tout ce qui incombent au fait d'être un mâle cisgente. Kave était triste parce qu'il avait de mauvais résultats à l'école, Gog lui a offert des gants de boxe.
Carla n'avait même pas à entrer dans les détails, elle savait... Je savais.
Henry et Lea aimaient leurs enfants. C'était un fait. S'aimaient-ils?
Carla avait toujours eu cette horrible pensée, elle m'avait confié qu'elle avait peur que Kave ne soit leur exutoire, que leur père fasse autant pression sur lui au lieu de s'avouer qu'il avait échoué en tant que mari.
C'était compliqué à dire. Les trois membres de la fratrie avaient reçu l'amour de leur grand-mère. Leurs parents, eux... Ils aimaient tellement leurs enfants qu'ils voulaient éviter de les voir finir comme eux.
Malheureusement, les Per étaient Mockingcrow.
Maintenant je comprenais pourquoi les Per m'aimaient alors que je renonçais à tout ce qui faisait de moi une humaine.
Carla : Lavie... Tu es encore perdue dans tes pensées...
Lavie : Merde. D'après Elatha, quand je fais ça, je raconte tout ce qui me passe par la tête et dis n'importe quoi.
Carla : Heureusement que personne n'a lu dans tes pensées, du coup.
Lavie : Si ça avait été toi, ça n'aurait pas été grave, vu que je peux tout te dire.
Carla : Sauf si c'est une blague scatologique !
Lavie : En effet, c'est comme les blagues qui comparent les pouvoirs de manipulation de sang aux menstrues, ça me donne envie d'être pro-peine de mort.
Carla : Les Nelapši qui sont tombés sous tes coups seront ravis d'apprendre que tu es contre.
Lavie : Eh, c'était de l'extermination, j'éliminais des nuisibles dont certains avaient fait des victimes.
Carla savait que l'idée que des gens puissent avoir perdu la vie sans que je ne puisse les sauver me peser, j'avais clairement senti l'odeur du sang frais à Rongo...
Carla : Et sinon, pourquoi tu ne te projettes pas astralement pour t'endormir maintenant que tu es télépathe ?
Lavie : Bonne idée! J'ai cru entendre Tso penser à du cul, je veux donc vérifier si les mecs ne pensent réellement qu'à ça, bonne nuit, mon amour.
Carla : La réponse est "oui". Bonne nuit.
TSOBEK
Comme nous étions dans un dortoir, Rshou refusait que je me serve du plus précieux de mes dons après mon talent pour la chair. Jouer du Bach aurait pourtant été le meilleur moyen pour fêter ça.
Tsobek : "FAYOT"! Tu t'es transformé en humain. Tu le fais exprès ? Il faut fêter ça.
Rshou : Tsobek. Tu tiens à ce que Luka ne dorme pas de la nuit?
Tsobek : Justement pour fêter ça, on met un porno et on se branle tous entre potes.
Rshou : C'est tout ce que tu m'imagines faire avec ce nouveau don?
Tsobek : Va te faire foutre. Au passage, je me demandais comment ton sang artificiel avait pu être accepté en sacrifice par ton émeraude, mais cette dernière a réglé le problème !
Rshou : En parlant de "régler le problème", j'ai quelques mots à te dire sur ta manière de démissionner.
Tsobek : On s'en fout. Tu es un Natas!
Rshou : Pourquoi tu sors toujours cet argument aux gens qu'on rencontre ?
Tsobek : J'ai fait un pari avec une ogresse de la forêt, je l'ai perdu, du coup, je dois faire croire à tout le monde que je suis ton mari pendant une semaine.
Rshou : Oh, il fallait le dire plutôt.
Tsobek : Lulu, on est les maris, mais rêve pas, toi, tu seras notre épouse.
"Boucles d'or" n'aimait pas ça, il savait que je le taquinais en faisant exprès de remettre en cause sa virilité :
Tsobek : Vous voulez pas savoir quel pari j'ai perdu?
Luka : Si.
Tsobek : J'ai échoué à expérimenter la nouvelle technique de combat que j'ai mise au point : Les "Icebergs Geysers"!
Luka : Donc, ça t'a motivé pour la maîtriser ?
Tsobek : Eh ouais! "Robotman", tu devais pas appeler ton clone?
Rshou : Tso, tu es en boxer et Luka a sommeil.
Tsobek : O.K, Lulu, tu viens sur mes genoux, je vais te caresser les cheveux jusqu'à ce que tu t'endormes.
Luka : C'est pas la pire ruse trouvable pour me chatouiller les antennes?
Lavie en mode "voyeurisme"
Tsobek ne portait que son boxer un peu trop moulant, ses amis dormaient en T-shirt.
Rshou était en train d'appeler son grand frère, Peter.
Péter s'exprimait calmement, mais il semblait ravi de revoir son petit frère, la magie de Luka leur permettait de faire apparaître la fumée jaunâtre à travers apparaissait limage du jeune homme. Il ressemblait beaucoup à son petit frère.
Rshou avait beau avoir vingt ans, on voyait bien que l'aîné le maternait. Le jeune homme au sourire angélique montra donc sa forme magique à la personne qui l'observait.
Deux yeux complètement verts, avec l'iris plus vif que la sclère, deux oerilles pointues, une peau blanche couvrant une musculature devenue bien plus seyante, deux ailes vertes couvertes de plumes, tout comme sa queue et ses mollets, deux serres munies de trois ergots en guise d'orteils.
Cet homme-faucon n'avait qu'un vêtement, un pagne couvrant son fundoshi, cette bande de tissu cachant le sexe, arborant le symbole alchimique de l'air, en noir.
Il fallut donc expliquer à Peter le pacte qu'avait conclu son frère. Les Natas venaient se Jotunheim, mais ce type de magie ne faisait pas partie du quotidien.
Tso attendait en grognant que son ami eusse terminé de négocier avec son frère.
Je déconne: Peter a juste eu le temps de s'inquiéter que Tso s'est mis à chatouiller Luka pour rompre le sortilège de communication.
Luka rigolait alors que le fourbe retirait son T-shirt.
Luka *rougit* : Eh!
Tsobek : J'en ai marre, on parle, on parle, on parle et on fait rien. Le mâle alpha veut baiser.
Luka : Quoi?
Rshou : Ton langage...
Tsobek : Deux choses! Un) "Robotman" a une forme humaine et on n'en profite pas. Deux) Notre martwink commence à draguer, alors autant en profiter avant qu'il tombe sur une madame Martwink jalouse. Elle gardera le cœur, on garde le reste. Quoi que...
Le colosse aux yeux bleus approcha sa bouche du petit torse vert, si faible comparé au sien, du démon, il le caressa en faisant ce que j'aurais fait à mon neveu en lui disant que je grignotais son cœur.
À suivre...
Précisons que les deux chapitres suivants sur Wattpad et MeWe présenteront chacun une scène érotique.
