24 octobre de l'An - 10

**DAMBALLAH WEDO** Jean était en train de préparer le café pour ses parents, le temps que la machine eusse terminé de chauffer l'eau, il alluma la télé du salon pour mettre un dessin animé. Il prit ensuite une chaise et la posa devant l'évier pour aller chercher le lait dans le placard situé au-dessus. Un vieil homme entra dans la pièce, il sourit en sentant la douce odeur du bacon grillé caresser ses narines:

Teatuamoue : Bonjour, mon chéri!

Jean : Bonjour, tonton, j'ai préparé ton thé préféré.

Le vieil homme s'appuya sur sa canne pour rejoindre sa chaise et vit son petit-fils lui apporter son assiette. Jean s'assit à côté de lui, ils se souhaitèrent donc "bon appétit", Jean regardait l'épisode de sa série qui laissa place à une coupure publicitaire, elle présentait une nouvelle série télé:

Teatuamoue : Il va falloir m'expliquer pourquoi on continue de faire ce genre de séries où on fait croire que les vampires ne peuvent pas se transformer en animaux, je peux te dire par expérience que ceux qui ne le font pas ne sont que des mauviettes!

Lavigna se mordait la lèvre en observant ce souvenir, elle manquait de se griffer l'avant-bras en le serrant. La jeune fée regarda le vieil homme enfiler un bandeau qu'elle reconnut. Elle essayait de passer ce souvenir. Quelques minutes plus tard, Jean était en train de pleurer dans les bras de son grand-père, ce dernier venait de recevoir un message du docteur Ruercod. Quelques jours plus tard, Jean montra à Lavie une journée banale, le matin, un voisin l'emmenait, en même temps que son fils, à l'école Abchanchuique, pendant la journée, Jean travaillait. Vers 14h, il y avait eu un débat en cours de philosophie sur la question de la nature de l'âme, Jean nota dans son agenda qu'il allait devoir préparer un exposé sur la question de l'âme chez l'intelligence artificielle. Vers 17h, Jean rentra chez lui pour jouer avec son grand-père, cloué dans son lit médicalisé. Quelques minutes plus tard, il partit s'entraîner à la conversion du qi en éclairs d'énergie. Jean avait beau ne pas réussir à reproduire les estocs explosifs de l' "Atavaka", il était très doué pour manier son fleuret. Jean était un peu triste, contrairement à ses parents et à son grand-père, il n'était pas capable de faire vibrer l'air et de faire éclater les coups de son épée comme s'ils étaient le bec d'un oiseau qui hurlerait.

Sa mère le félicitait cependant, son fils était destiné à devenir un maître de "Catura". Rares étaient les enfants de son âge capables d'utiliser cette technique par l'épée, Catura était quand même réputée pour être utilisée par les bras et les jambes. Jean souriait, ses parents savaient comment l'aider à affronter ce qui allait arriver. Et ça arriva. Lavie pleurait. Comment retenir ses larmes en voyant le petit Jean serrer fort sa mère, toute de noire vêtue. Il devait dire adieu à son grand-père, il avait rejoint sa femme et reposait à ses côtés, sur la même colline. Depuis ce jour, la colline du jardin était devenu l'endroit de prédilection des méditations de Jean, quand le Soleil brillait, il venait ici pour prier, se mettant en position du lotus, la fée violette se demandait comment il arriver à poser ses pieds sur ses genoux. Jean restait discret, il ne fallait pas qu'on devine qu'il était capable de maîtriser son qi et de l'augmenter, le dissimuler était une plaie. Souvent, il se demandait si Rongo et Papa avaient bien fait de l'initier à cette technique. Certes, il perpétuait l'héritage de ses grands-parents, mais le risque était réel. Même le docteur Reutcod ignorait que son patient préféré lui cachait une telle puissance. C'était malheureusement la loi, seuls ceux qui naissent avec un Agaliarept ont le droit d'apprendre à maîtriser le qi. Les Alucard étaient réputés pour avoir compté dans leur arbre généalogique les plus puissants maîtres et les plus puissantes maîtresses d'Atavaka, d'Enenra et de Catura! Le fait que Rongo et Papa refusent d'avoir un autre enfant finit par attirer l'attention. Lavigna savait qui allait faire son apparition. Elle observait le garçon qui priait aux côtés de ses parents. Ils remerciaient Avatéa pour ce repas.

**Entrée du grimoire**

Avatéa : Dans la mythologie des Îles Cook, Avatéa (ou Vatea) est le dieu de la lumière, dont les yeux sont la lune et le Soleil. Sa mère, Vari-Ma-Te-Takere est issue de la coquille d'une noix de coco, dans les abysses les plus profondes d'Avaiki. Son corps a créé trois enfants à sa droite et trois enfants à sa gauche. L'aîné, Avatéa, aurait en grandissant développé des caractéristiques de poisson, à droite, il est humain, à gauche, il est poisson! Sa lumière divine est si puissante qu'elle s'oppose aux froides ténèbres d'Avaiki! Il est le père des autres dieux et aurait une femme appelée Te-po-tatango.

**Retour à la narration****LAVIGNA STHOT**

Lavigna : Je vais enfin découvrir les souvenirs de Buer... Alors, je veux bien en savoir plus, mais le problème, c'est que j'ai du mal à interpréter ses pensées et ses émotions.

Lavie : Gus a essayé de me tuer. Espérons que ça vaille le coup.

**JEAN ALUCARD**

Je m'appelle Jean Alucard, j'ai 21 ans. Vous le remarquerez, mais je ne suis pas forcément le meilleur des narrateurs. J'avoue être mal placé pour critiquer Elvira quand elle fait une faute de grammaire ou de conjugaison.

Le monde où Elvira et moi sommes nés est un univers parallèle à Yggdrasil, sur terre, l'Histoire s'est déroulée comme à Alfheim, à quelques différences près!

Avec le temps, les mortels ont développé les agaliarept. Ceux qui naissaient avec ce pouvoir étaient capables d'invoquer une créature, une aura représentant leur capacité. Certaines personnes pouvaient manipuler le feu, d'autres se métamorphosaient en animaux. Pour combler les frustrations laissées par l'absence d'agaliarept, plusieurs artistes martiaux et médecins découvrirent le qi, l'énergie du corps, là où l'agaliarept manipule les chakras, les sept roues d'énergie spirituelle, Garabonciás, un charlatan Magyar, a découvert une technique qui manipule l'énergie des corps, la force même de vie. Ce pouvoir était si puissant que certaines personnes pouvaient l'utiliser pour combattre les monstres suceurs d'énergie vitale, un pratiquant du Garabonciás suffisamment puissant peut empêcher ces bêtes de sucer cette dernière.

Cependant, si la légende de Garabonciás implique bien quelque-chose, c'est qu'il a développé de vraies capacités magiques, notamment celle de manipuler les phénomènes météorologiques. Le sorcier Garabonciás s'est intéressé aux secrets de certaines sciences noires, frustré de ne pas pouvoir avoir d'agaliarept, il s'est initié aux sortilèges, découvrant certains artefacts qui lui offrirent le pouvoir de manipuler les vents, la foudre et la grêle. L'escroc était devenu si dangereux que les pratiquants de l'art martial auquel il avait donné son nom durent le tuer et détruire ses items de sorcellerie.

Avec le temps, trois techniques principales furent mises au point par les pratiquants du Garabonciás, chacune permettant de projeter le qi sous la forme de plasma: Atavaka, Catura et Enenra!

Atavaka est destinée aux pratiquants de l'escrime, c'est une technique qui permet de changer les coups d'épée en coups de bec fulgurants;

Catura cristallise ou gélifie le qi, c'est l'utilisation du Garabonciás par la boxe, les katas et les coups au corps-à-corps;

Enenra est une forme de projection astrale censée compenser l'absence d'agaliarept, l'utilisateur peut projeter sa conscience, son esprit hors de son corps pour à travers la forme d'un "chien noir", une entité spectrale qui semble composée de pollution et de ténèbres!

Après la mort du sorcier, de nombreux conflits impliquant les détenteurs de pouvoirs éclatèrent, les clergés Avatéistes et Abchanchuistes se sont réunis pour décider d'une loi: Désormais seules les personnes qui naissent avec un agaliarept auront le droit d'être initiés au Garabonciás!

Cette loi était très stricte, mes parents, vous l'aurez vu, furent d'ailleurs très tristes quand ils apprirent que je n'étais pas capable de développer un agaliarept.

Les Alucard étaient des militaires, mon père possédait un agaliarept-aigle qui lui offrait le pouvoir de projeter des décharges électriques alors que ma mère avait un agaliarept-dalmatien qui projetait des éclairs aveuglants.

Mes parents étaient des héros, ils travaillaient en tant que répurgateurs, leur tâche était de surveiller, purifier, enquêter sur et détruire la magie. C'étaient les meilleurs dans leur domaine, dès mon plus jeune âge, ils me firent découvrir leur foi. Notre famille vivait selon les préceptes dictés par le prophète Abchanchu Auahitūroa, elle ne commit qu'une seule faute et peut-être qu'Avatéa nous aura punis pour cette dernière.

Nous respections pourtant toutes les lois dictées par Abchanchu, nous ne consommions aucune viande issue d'un démon, nous écoutions toujours notre cœur, nous rejetions tout ce qui n'était pas naturel comme l'homosexualité, l'avortement, la pollution, la pédophilie ou le viol, nous respections l'environnement, nous priions tous les jours, nous ne mentions jamais, nous défendions notre foi sacrée et nous nous confessions quand nous pensions être dans l'erreur. Nous tolérions les autres religions, nous respections la vie sous toutes ses formes, mais un jour, il apparut...

Il se faisait appeler le "roi-sorcier", c'était un monstre qui était apparu sur terre. Il était athée, antithéiste. Il se présentait comme un révolutionnaire dégoûté par "le mensonge qu'on appelait la foi". Le "roi-sorcier" infectait toutes les classes sociales, tous les peuples, toutes les cultures. Ce propagandiste répandait son venin dans l'espoir avaikique de condamner l'humanité : il voulait éradiquer la religion.

Je ne sais pas comment il l'a appris, mais il connaissait la faute commise par mes parents.

Mon père, Rongo, et ma mère, Papa, née Auparu, étaient les meilleurs répurgateurs, les généraux ayant le plus haut grade dans l'armée et ayant reçu les plus incroyables honneurs de la part du clergé Abchanchuique, cependant ils avaient eu un fils incapable de développer le pouvoir dont ils avaient été pourvus par "celui-dont-les-yeux-sont-la-lune-et-le-soleil", ainsi, malgré la loi, ils choisirent de m'initier aux arts martiaux du Garabonciás. Même si j'arrivais à pratiquer l'escrime, pour être certain de pouvoir perpétuer l'héritage de mes parents le jour où ils rejoindraient la lumière du saint Avatéa, je n'ai jamais réussi à pratiquer l'atavaka, de ce fait, j'ai dû bûcher pour devenir un maître en catura et en enenra.

Ce qui devait arriver finit par arriver! Je me relevais, me réveillais, j'avais été enlevé, mes ravisseurs se rendirent compte que je m'étais réveillé, je ne savais pas où j'étais et je n'avais pas d'armes, j'étais même enchaîné, mais je restais un pratiquant de l'enenra, plusieurs fluides noirs sortaient de mon corps, je fis appel au chien noir pour déchirer mes fers avant de voler une arme à mes ravisseurs, leur envoyant plusieurs décharges de qi.

La voiture s'arrêta.

En les interrogeant, je ne reçus rien, mais le portable du chef, humilié par un enfant, j'appris la vérité : le "roi-sorcier" avait révélé aux hautes autorités cléricales, en leur présentant des preuves et les témoignages des personnes qu'il avait piégées, que mes parents avaient trahi le tabou de la loi Avaikienne. Conscients du danger, et prévenus grâce à certains espions, mes parents avaient fait appel à plusieurs mercenaires pour m'enlever.

Je me dépêchai donc, sans réfléchir de me rendre dans la forêt de Marama. Je volais la voiture de mes ravisseurs et m'y hâtai, l'avantage d'avoir été enlevé par ces gens, était que je n'étais pas trop loin de Marama... Comme si le "roi-sorcier" avait prévu le coup!

C'était la nuit, j'étais au milieu des arbres, dans la clairière, non loin de notre villa, une estrade avait été installée pour y exposer mes parents attachés à un poteau, leur qi était ainsi bloqué, j'étais retourné à la villa, uniquement pour récupérer la rapière de mon père. J'allais être prêt à tout pour les sauver, je n'étais qu'un adolescent innocent, entouré par de nombreux soldats, membres du clergé et journalistes. Je voulais attaquer quand il arriva:

Le "roi-sorcier"!

Il portait un costume similaire à l'apparence d'Avatéa sur ses représentations, son masque représentait un visage humain, son corps était complètement caché sous son manteau et ses manches noirs, il portait d'ailleurs derrière son dos un morceau de métal en forme de poisson, il fit exploser son aura, tout le monde pouvait sentir cette puanteur maléfique, cette impression d'être broyé par la gravité qui ne faisait qu'augmenter!

C'était bel et bien un magicien, je reconnaissais ces ténèbres qui manquèrent de me faire vomir. J'avais déjà senti cette avaikique sensation de moisissure et de putréfaction quand maman me montrait les artefacts de sorcellerie qu'elle devait détruire.

Le démon ne bougea même pas, pour se débarrasser des agents qui allaient l'attaquer, il fit sortir plusieurs rafales d'énergie violette et rouge de ses yeux, le coup de jus fut si brutal que tous ses assaillants tombèrent dans les pommes, je voulus réagir à mon tour, m'entourant d'une vague de qi, faisant crépiter plusieurs arcs électrostatiques.

Je fus battu en un coup, les yeux du démon crépitèrent, scintillèrent en libérant une lumière rouge et violette avaikique, je fus paralysé par les étincelles électriques qui traversaient mon corps. Le "roi-sorcier" répandit donc son venin. Il jubilait:

Il crachait ses infamies, profitant du fait que même les plus pieux des guerriers d'Avatéa n'avaient pas respecté la loi du clergé, il fit appel à un complice, une étrange créature uniquement composée de foudre.

**LAVIGNA STHOT**

Le "roi-sorcier" s'exprima donc :

- S'il y a bien quelque-chose qui m'amuse avec vous, les superstitieux, c'est bien votre hypocrisie. Ça ne rend mes actions que plus délectables. Après tout, quand la vérité éclate, elle n'estimas uniquement délicieuse parce qu'on arrache le cœur de sa victime, mais parce qu'on le dévore sous les yeux de cette dernière ! Rongo! Papa! Vous me décevez! Non seulement, vous vous êtes permis de faire souffrir mon peuple, mais en plus, vous avez osé transmettre votre savoir toxique à autrui. Au début, je voulais vous tuer parce que ça me dégoûtait de savoir que vous entraîniez les nouvelles générations dans votre cycle d'endoctrinement, puis j'ai appris que canné concernait pas que votre carrière !

Le démon et son familier électrique tournèrent donc leur tête vers le petit Jean.

La créature avait pris la forme d'une foudre en boule, plusieurs arcs électrostatiques réunis sous la forme d'un boulet, c'était un Raiju, un thérianthope-mustélidé qui ressemblait à un fauve. La mythologie Japonaise a vu une de ses créatures être inspirée de ces hybrides humains-mustélidés capables de se transmuter en foudre. On raconte que ce sont les animaux de compagnie du dieu Raijin et que leurs griffes sont à l'origine des dégâts provoqués par la foudre...

**JEAN ALUCARD**

J'étais immobile, incapable de faire autre chose que regarder, mes parents étaient à la merci de ce monstre qui flottait au dessus du sol, repoussant tout ce qu'on lui envoyait. Il avouait avoir dénoncer mes parents parce qu'ils représentaient soi-disant l'hypocrisie de la religion et qu'ils avaient consacré leur vie à détruire ce qu'il représentait, il donna un ordre à son familier qui projeta un puissant rayon aveuglant dans la direction de l'estrade.

J'avais du mal à regarder, mes yeux étant envahis par les larmes... Là où le pilier de foudre s'était abattu, il ne restait que du charbon de bois, il n'y avait même plus la moindre trace des corps de mes parents... Ils avaient rejoint la lumière du saint Avatéa.

Il jubilait, profitant de ses pouvoirs de monstre pour se jouer de ceux qui essayaient de l'attaquer.

Il réagit cependant, au lieu de se protéger, il disparut, s'évanouissant derrière plusieurs arcs électriques noirs et blancs, il se rematérialisa à la lisière de la clairière, alors que plusieurs projectiles noirs, blancs et roses étaient tombés comme une pluie, une rafale qui avait essayé de le mitrailler.

Le faux Avatéa avait évité l'impact, il ordonna à son raiju de retourner dans sa manche, je vis alors la tireuse.

C'était une fille de mon âge, elle le menaçait, je ne comprenais pas la conversation, presque tout le monde s'était enfui, j'étais toujours paralysé, je ne pouvais rien dire, elle volait sur un agaliarept.

La créature sur laquelle elle se tenait ressemblait à une énorme bête démoniaque, c'était une Gello, une agaliarept ressemblant à une ogresse cornue! Elle mitrailla son adversaire de projectiles noirs et blancs, mais le "roi-sorcier" n'avait qu'à faire battre les cinq tentacules qui sortaient de son dos pour leur extrémité tranchante suffise à balayer chaque lame de lumière et de ténèbres.

Le combat allait se poursuivre quand le magicien nous redonna un coup de pression, la fille volante et moi avions l'impression d'être écrasés par ce marteau de gravité, il nous prévint, il allait utiliser une attaque bien plus puissante et désintégrer cette clairière, il ne bluffait pas, ça se sentait par toutes ces accumulations de chakras et de mana que l'on sentait dans son corps, l'adolescente me repéra, j'étais en train de me relever, mes membres étaient toujours un peu engourdis, laissant libre court à ma rage et mon chagrin, je hurlai, maudissant ce démon:

- AVATÉA VOUS PUNIRA, eus-je juste le temps de hurler !

Ce lâche savait que la jeune fille allait m'emporter et partir, il ne comptait même pas essayer de me tuer, je regardai les cendres de l'estrade, tout ce que je voyais, c'était une forme luisante, j'eau à peine le temps la faire venir à moi en projetant un enenra, c'était le collier de feue ma mère, à peine l'eus-je récupéré que je me fis attraper par le bras de la créature géante qu'était l'aura de la jeune fille, le "roi-sorcier" projeta une onde qui repoussa toutes les personnes évanouies encore présentes et lança sa "Haine", même en train de me faire emporter, je pouvais voir ces rayons noirs, rouges et violets qui sortaient de ces yeux pour raser la clairière, même les arbres manquèrent de s'envoler sous le souffle de l'attaque, ne laissant qu'un cratère fumant!

Un peu plus tard, la fille et moi nous cachions dans la cave secrète de la villa Alucard, seul un Alucard pouvait connaître le passage que seul le qi et la rapière de mon père pouvaient ouvrir. Mes larmes avaient séché, je me présentais, mais l'adolescente refusait de me donner son prénom. Je lui expliquai les raisons de ma tristesse. Je lui demandais si elle voulait bien m'expliquer pourquoi elle avait combattu mon ennemi.

C'était une collégienne, elle venait d'une famille croyante non-pratiquante, elle suivait une formation professionnelle pour devenir vendeuse quand d'étranges créatures l'ont abordé, c'étaient les sbires d'un monstre qui se faisait appelé le "roi-sorcier", la créature voulait lui faire croire que c'était la magie qui lui avait transmis un Agaliarept et qu'elle avait le potentiel pour devenir une grande sorcière . Le pacte était le suivant : La jeune fille l'ignorait, mais elle lui avait rendue la vie, elle était morte la veille dans un accident de voiture, ainsi le "roi-sorcier" lui apprenait la magie et enquêterait sur ce qui l'avait ramenée à la vie et imprégnée de magie, et elle, elle n'aurait qu'à vivre « sous sa protection ».

Elle n'avait écouté ces charlatans que d'une oreille, elle refusait d'en savoir plus, elle avait bien compris qu'on voulait qu'elle devienne une sorcière et c'était hors de question!

Elle ne voulait pas m'en dire plus, mais je la suppliai, je voulais en savoir plus, moi-même, j'avais envie de tuer ce fils de pute et sa bestiole, il allait falloir qu'on se fasse confiance, à deux, on serait toujours plus puissant, d'autant que l'armée refuserait d'aider une fille qui a été en contact avec de la magie et qu'elle ne risquerait pas de trouver un mensonge crédible. Nous n'étions que des enfants... Naïfs... Fragiles...

Nous allions trouver un refuge, auprès d'une femme appelée Rostand de Ronsart!

A suivre...