DAMBALLAH WEDO*

Je tiens à préciser que le boss qui va apparaître vient d'un rêve que j'ai fait.

Arifac-les-deux-églises était le quartier de Rongo le plus proche des bâtiments de la préfecture... Vous vous en douterez, les deux bâtiments donnant son nom à ce quartier humain, c'était ainsi que le désignait la communauté monstrueuse depuis que les wendigowak avaient remarqué qu'aucun monstre n'y habitait. Les habitants n'aimaient pas l'idée que ces esprits qu'ils ne pouvaient pas voir puissent s'intéresser à où trouver le plus d'humains...

En cette journée du 17 juillet de l'An 2 du calendrier monstrueux, les deux bâtiments qui donnaient leur nom au quartier subissaient l'assaut de touristes. Les anciens temples Avatéique et Abchanchuique n'étant plus utilisables pour un culte, ils étaient devenus des musées dédiés aux persécutions qu'avaient connues les communautés religieuses. C'était logique, la loi républicaine reconnaissait la foi religieuse comme maladie mentale et ordonnait l'internement de toute personne en "souffrant", mais n'interdisait pas que les habitants considèrent cette période de leur Histoire comme une horreur.

Les rafles dont avaient été victimes les communautés religieuses lors de la fondation de l'Ulutini étaient étudiées comme étant honteuses et criminelles.

Les personnes comme Jean ne pouvaient pas aimer ce pays, pourtant ce quartier n'apparaissait pas comme celui d'une dangereuse dictature oppressive comme les abchanchuïstes et les avatéïstes le décrivaient...

Qui s'attendrait en voyant une telle paix à ce que la police envoie à l'asile toute personne considérée comme "croyante". Jean disait que ces centres de conversion athée étaient des camps de concentration.

La place François Sagat est considérée comme l'endroit le plus populaire de la ville. Il s'agissait en réalité du petit parc municipal, autour de la fontaine, il y avait la zone creuse où se trouvait la statue cracheuse d'eau.

On pouvait remonter à l'aide des escaliers en pierres blanches comme celles de la route et de la place. À gauche de la fontaine, ils menaient à l'université, un grand bâtiment tout aussi blanc, à droite, il y avait les rues menant au centre-ville et à la grand-place, ainsi qu'à la mairie. La place François Sagat se reconnaissait par les nombreuses rangées d'arbres, les couleurs qui dominent étaient donc le vert et le blanc. Les vacances n'étaient pas universelles, parmi les nombreuses personnes qu'on pouvait voir passer dans le parc, on pouvait voir des employés en costume-cravate et des étudiants.

Parmi tous ces badauds, les enfants qui jouaient et les revendeurs, nous retrouvions trois jeunes hommes qui promenaient leur chien, un labrador, croisé avec un husky, mais qui ressemblait fortement à un golden-retriever ou à un berger allemand plein de vie, qui courait dans tous les sens. On pouvait aussi voir deux jeunes femmes qui discutaient avant d'être rejointes par leur meilleure amie qui leur sauta dessus en souriant.

Le premier était le plus petit, le plus maigre, il portait un t-shirt doré et un short jaune foncé, sa peau était très pâle, il avait l'air timide, se cachant derrière ses amis. Il observait la situation, balançant son regard dans toutes les directions. Il gardait ses mains sur son sac en bandoulière, comme s'il était prêt à en sortir un pistolet au moindre geste suspect.

Le deuxième rendait le premier encore plus maigre, il était très costaud, cet athlète avait une chevelure noire aussi chaotique que la tenue et l'état de ses vêtements, son torse était couvert par un justaucorps bleu ciel et indigo, ce qui moulait sa musculature très détaillée, finement dessinée, en bas, il arborait un short en jean bleu nuit. Le bleu de ses vêtements s'approchant du noir, la teinte dorée-bronzée de sa peau apparaissait comme plus claire qu'elle ne l'était réellement. Celui-là fronçait les sourcils, il avait l'air plus féroce que son chien.

Le troisième s'habillait en vert, il n'était certes pas aussi robuste et râblé que son ami aux yeux bleus, mais il était le plus grand de la bande et avait l'air plus charpenté que le premier. Il portait sa veste en jean par dessus son t-shirt aux motifs de vagues bleues et blanches, son jean, lui, était vert. Même s'il portait un haut aussi moulant que celui de son ami sauvage, la façon dont étaient pliés ses vêtement, dont étaient coiffés ses cheveux et dont étaient mis en valeur ses yeux d'émeraude indiquaient qu'il avait pris plus soin de son apparence.

Tsobek *met des lunettes de soleil* : Pourquoi ils attaquent pas la nuit?

Tsobek commençait à détester le S.D.U. Rshou avait reçu un message de la part du général Alusa, qui n'était toujours pas un ancêtre d'Elatha, qui disait à quel point elle haïssait ses supérieurs, elle les soupçonnait de cacher des informations susceptibles de jeter l'opprobre sur leur réputation.

Sous prétexte que leur carrière était en jeu, ils mettaient des vies innocentes en danger. Ce que Tsobek répondit en empruntant le portable de Rshou, c'était que depuis qu'ils avaient vu une femme ressemblant à Leszy dans une ruelle, il avait l'impression qu'ils étaient entourés de Nelapši camouflés, de kephn prêts à bondir à tout moment, et en plus, les ennemis apparaîtraient alors que de nombreux civils risquaient d'être impliqués. Et ce même si le docteur Gog prévenait la police... Ce qui était compliqué parce que la présence des vampires avait incité de nombreux gangs locaux à profiter de la ville, ce qui faisait que les forces de l'ordre étaient bien occupées.

Gog avait beau exigé l'évacuation de la ville, c'était compliqué! L'incompétence de certains haut-gradés avait joué son rôle dans cette affaire, du coup, Tsobek avait aussi commencé à écrire ce qu'il pensait de ces personnes, mais bon... On n'avait pas le temps de s'énerver sur elles. Et dans le fond, c'était plus qu'un problème qui pouvait être réglé en pointant une poignée d'individus du doigt.

Rshou : Je pense savoir comment les Nelapši s'y prennent. Les Strigoii n'ont jamais aimé la lumière du jour, mais comme ils pompent le qi (la force vitale) des vivants en buvant leur sang, ils stockent cette énergie en plus du sang afin de subsister face aux rayons ultraviolets... Je sais que ce serait trop technique à expliquer, mais disons qu'ils ont dû...

Pour ne pas ennuyer ses amis, Rshou arrêta les théories scientifiques, il passait donc juste pour un mec qui lâchait stérilement ce que les lecteurs savaient déjà... Il chercha cependant à une manière de résumer ce qu'il voulait dire.

Rshou : Je n'entrerai pas dans les détails, mais je pense avoir compris comment les vampires voient leur pouvoir de régénération évoluer pour trouver de nouvelles techniques pour contrer le Soleil.

Tsobek : Oui, c'est ce qui leur permet de régénérer leur carcasse, de combattre leur nourriture et gnagna... Mais, du coup, il suffit toujours de les pousser à se régénérer jusqu'à ce que la lumière de Râ les désintègre?

Il était vrai qu'ils n'avaient pas eu l'occasion de vérifier si le jour était leur avantage. La plupart des batailles s'étant déroulé la nuit, seule la lumière ultraviolette de Shouka, d'Elvira et de Carla avait eu l'occasion de désintégrer des vampires au service de Leszy, mais uniquement parce que c'étaient des rayons qui les transperçaient en étant concentrés.

Luka : Oui, mais je ne comprends pas pourquoi ils agissent de jour quand la nuit est à leur avantage... Je...

Copieur !

Tsobek : En tout cas, je ne sens aucune odeur, pas la moindre aura... Et pourquoi la lumière du Soleil reflétée par la lune, ça les tue pas, j'ai jamais compris...? Même si vous essayez de le répéter... Et la petite Bolla qui me demande pourquoi je n'essaie pas de soigner des non-morts...!

Rshou : Tout comme les Thérians absorbent la "force magnétique" *il était en train de chercher une manière de nommer les pouvoirs mystiques que les mortels prêtaient à l'astre" de la Lune pour alimenter leurs pouvoirs métamorphiques, les Nelapši s'en servent pour prolonger la durée de leur satiété, pour faire simple, c'est comme un complément alimentaire, s'ils ne trouvent plus de sang ou d'énergie surnaturelle, alors ils se replieront sur l'énergie de la lune... *son intonation changeait, il fronçait les sourcils et montrait sa colère (assez légère) à Tsobek* Il me semble que Luka avait quelque-chose à proposer.

Tso lâcha un «Tsss», plus en colère contre lui-même que contre le jeune homme aux yeux luisant de la couleur de la vie végétale. Il se mordit la lèvre inférieure.

Luka : Oui, enfin, c'est... Je ne sais plus trop... Alors voilà... Attendez... *il réfléchit, tissait des liens* Ah oui, je me demandais pourquoi ils agissent pendant la journée. Je veux comprendre. J'ai deux théories : ou ils veulent juste se nourrir et se moquent du gaspillage que représente cette entreprise risquée parce qu'on les a trop longtemps empêché de se nourrir, ou ils ont un but précis, en dehors de l'obtention des cœurs qui doit être la finalité, et dans ce cas, ce ne serait que l'élément d'une stratégie perverse et répugnante . Dans les deux cas, çà pourrait signifier que ces vampires ont un chef qui pense comme un être humain : un chef qui perd son temps en opérations inutilement compliquées... Donc, Leszy, parce que depuis le début, on part du principe que la Nachzehrer, ou Alastor, je sais plus trop, n'est qu'une m*rde sans cervelle!

LAVIGNA STHOT*

Comme je n'étais pas ainsi intelligente pour gérer mes pouvoirs télépathiques et leur côté énergivore, même si ça avait été la raison de mes victoires, Luka parlait trop vite pour que je comprenne ce qu'il disait, son défaut de prononciation resurgit, il réfléchissait quant à la nature de la Wechuge que nous affrontons et se demanda comment elle pouvait arrêter le temps, même si les wechuge ne respectent que leurs propres lois de la physique, qu'est-ce qui pouvait avoir un tel pouvoir en dehors de Viracocha?

Tsobek : Dakuwaqa?

Je préférais quand c'était Luka qui m'expliquait, mais Rshou s'en chargea:

- Comme tu le sais, Lavigna, les Nzambés les plus puissants sont ceux qui incarnent les pouvoirs de Dakuwaqa. Camazotz est le vampirisme, Quetzalcoatl est l'atmokinésie et l'invisibilité et Viracocha est le gel du temps.

Luka : C'est pas drôle! Et puis, çà expliquerait comment çà se fait que ses vampires ne ressemblent pas à de vrais vampires! *Il se rendit compte avoir sauté un passage, si on ne le remarquait pas, on pouvait penser qu'il disait que Viracocha, un monstre que nous n'avons jamais rencontré et qui menait sa propre vie, était l'ennemi derrière cette histoire*

Le visage de Luka gagna en teintes de rouge.

Rshou : Déjà, je peux vous dire que les Krvoijac que nous avons affrontés jusqu'à maintenant ne sont pas d'origine naturelle, ce n'est pas une évolution, c'est une mutation artificielle, ils portent en eux le virus du vampirisme, mais je n'ai pas senti... Comment le définir? Vous voyez, quand quelqu'un comme nous, surtout toi, Luka, utilise souvent la magie, çà se sent dans l'aura, mais les Nelapši que nous avons affrontés semblaient ne pas avoir l'habitude. C'est comme si seuls les Obayifo et les Loango savaient pratiquer la manipulation de la mana.

Comme chacun le savait, quand un monstre, un Angane ou un thérian se servait de ses pouvoirs personnels, il pouvait en amplifier la puissance en se servant de sa capacité à lancer des sorts, il n'utilisait pas la mana, l'énergie magique, pour incanter un sortilège qui le renforcerait, il se contentait de nourrir son pouvoir avec cette énergie encore trop mystérieuse, cependant les Nelapši affrontés semblaient éprouver des difficultés pour utiliser cette technique supposée être innée. Surtout qu'aucun d'entre eux ne semblait maîtriser l'hypnose ou la métamorphose...

C'était étrange, je savais que les monstres étaient chaotiques, mais cette conversation m'apparaissait confuse, mes amis n'arrêtaient pas de cogiter, comme si leur cerveau était en ébullition...

Quoi qu'il puisse en avoir été, la magie était bien présente dans le parc, elle était féerique, paradisiaque, une bénédiction divine venait de s'étendre sur la place François Sagat et elle poussait toutes et tous dans les bras du bonheur, d'une extase à laquelle on ne pouvait que se soumettre...

Les oiseaux volaient ou chantaient, les papillons virevoltaient, les fleurs et l'eau scintillaient. C'est alors qu'elle arriva. Cette jeune femme avait l'air d'être passionnée par l'Angleterre Victorienne, c'était une vraie princesse, sa beauté surpassait celle de Sissi l'impératrice et d'Yang Giufei. Son aura seule laissait tous ceux qui savaient l'apprécier gelés, incapables de ne faire autre chose que d'apprécier un tel déluge de grâce et de pureté. La princesse avait certes des cheveux courts, mais ils étaient portés par le vent, sa grande robe glissait sur le sol, on aurait cru qu'elle volait, tout le monde ne pouvait qu'être pris par son charme.

Qui pouvait rester indifférent à cette nymphe?

Les techniciens qui devaient essayer de réparer d'urgence les systèmes de protection anti-menace magique de la ville qui avaient été sabotés et/ou désactivés ne savaient pas ce qu'ils manquaient.

Même Tso, Rshou et Luka voyaient leurs âmes réclamer l'amour de cette déesse. Même Shouka ne pouvait que se coucher face à cet ange descendu du ciel. Lui, qui, il y a encore quelques instants, se roulait dans l'herbe en tirant la langue.

- Comment çà se fait que tout le monde n'est pas en train de la regarder, pensa Luka?

La princesse tourna son doux regard vers les jeunes filles qui s'étaient retrouvées il y a quelques instants. Les étudiantes qui étaient en train de papoter avant son arrivée.

Des pétales de rose s'envolaient, accompagnant la marche de cette enfant des fées. Elle avançait vers les trois jeunes femmes, des personnes heureuses d'avoir eu le privilège d'intéresser ce regard angélique. Elles avaient la chance d'être approchées par cette vénus des temps modernes.

Cependant, un des mécréants qui avait l'audace de ne pas céder essaya de partir, l'homme de noir vêtu tourna les talons, il grognait, il se disait que cette jeune femme allait lui faire manquer son rendez-vous, mais ne put faire que quatre pas, le cinquième n'arriva jamais. Au lieu de çà, il tomba, personne n'avait remarqué l'étrange ondulation qui avait parcouru l'air quand il s'était approché de ce qu'il avait pris pour du vide. L'infidèle se releva et frappa dans ce même vide, il se fit mal à la main. Il posa ses mains sur le mur invisible qui l'empêchait d'avancer, c'est alors qu'une femme connut la même expérience.

Cette femme invoqua son agaliarept, ce qui sortit de son corps, fut un tourbillon de plusieurs rayons de lumière qui adoptèrent la forme d'un toucan, l'oiseau spectral usa donc de son pouvoir, il cracha une boule de feu, mais cette dernière rebondit et il dut protéger sa maîtresse de sa propre attaque qu'il écrasa entre ses serres.

En effet, cette femme était une quatrième étudiante, elle voulait connaître la chance d'être approchée par l'avatar de la beauté.

Une cinquième jeune femme avait eu la même réaction. Elle avait couru dans la direction de la princesse, mais au lieu de réussir à l'approcher, venant à peine de finir de monter les escaliers, elle se cogna contre un objet qui n'existait pas. C'était comme si un dôme de verre que l'œil humain ne pouvait pas percevoir entourait le diamètre de dix mètres autour de la princesse.

Cette dernière continuait d'avancer en se laissant porter par les mélodies des chérubins et les accords que ses consœurs, les déesses, jouaient à la harpe. Son parfum délicat embaumait l'air. La princesse fit gonfler sa robe, la jupe devint plus large, comme si elle portait une crinoline extensible. La princesse ne laissait d'ailleurs paraître sur son visage aucune émotion. Après tout, qui aurait été digne de découvrir son sourire?

La merveille parmi les merveilles étendit leva ses bras devant elle, pliant les coudes, comme si elle s'attendait à ce que quelque-chose tombe dedans. Le vent souffla fortement, plusieurs rafales passèrent dans la jupe de la magicienne alors que l'homme qui avait osé ne pas se laisser séduire essayait de s'enfuir du champ de force qui l'entourait.

Alors que plusieurs arcs électrostatiques furent projetés par les plis de sa large robe, trois ombres en sortirent. Ces trois figures féeriques dansèrent dans le ciel, volèrent autour de la princesse, formant sa cour, elles libéraient en même temps plusieurs formes verdâtres, les étranges fils pondus par les suivantes de la princesse finirent par se planter dans le sol. Pendant que les trois femmes-oiselles virevoltaient dans toutes les directions, leur maîtresse remodelait ces fils sans avoir à les toucher, très vite, ils formèrent un autre dôme dans un diamètre de 20 mètres autour de la noble jeune femme. Ces fis métalliques verts et noirs formèrent plusieurs enchevêtrements et chevauchées avant de dessiner la cage couverte de piquants qui retenaient prisonniers certains infidèles qui insultaient sa beauté en osant ne pas se laisser prendre dans son filet...

DAMBALLAH WÉDO*

C'est donc l'occasion de vous présenter les sorcières vampires de la mythologie Ashanti que nous avons déjà évoqué, elles se font servir par les Sasanbosam, leurs familiers, on les appelle "Obayifo". On raconte que quand elles se servent de leur sorcellerie, leur anus et leurs aisselles projettent une lumière verte. La légende ne précise pas un détail : Elles ont cependant besoin d'un artefact pour pouvoir lancer des sorts. Leurs sortilèges incluent apparemment un champ de force qui peut renvoyer les attaques qu'elles se prennent, la lévitation, la guérison des autres Nelapši, la manipulation des céréales (elles ont un lien particulier avec ces végétaux), la téléportation, les rafales de mana (énergie magique), la réanimation des Nelapši tombés et la manipulation d'une lumière verte. Cependant chacun de ses sorts demande une connaissance en cette science qu'est la magie, c'est pour çà que certaines ne maîtrisent pas complètement les incantations qu'elles devraient pouvoir psalmodier depuis leur mort...

Voilà donc le premier boss de l'attentat : la princesse Obayifo!

LAVIGNA STHOT*

L'enchanteresse remarqua que Luka réfléchissait, il remettait en question son pouvoir, il entraînait dans la voie du blasphème ses amis, le jeune homme aux yeux saphir avait mal aux yeux, celui dont le regard était d'émeraude semblait ressentir du dégoût, quant à leur labrador, il commençait à renifler le parfum de la princesse à l'aura de sirène, cherchant un effluve spécial, elle se dépêcha donc, elle fit enfler sa jupe encore plus, elle prit son élan et s'envola d'un bond, sa gigantesque jupe, composée de fanfreluches qui avaient l'air si douces, les franges de tissus se réunissaient et formaient des constellations de couture qui n'avaient rien à envier à la beauté du visage de leur porteuse, s'étendit comme si c'était un parapluie.

Plusieurs rideaux en sortirent, ils se superposèrent, ainsi, comme pour effectuer un tour de prestidigitation, la princesse s'élevait à plus de deux mètres du sol. Les trois jeunes étudiantes qui avaient eu l'honneur de la voir approcher étaient à l'intérieur du cylindre de soie et de pans de tissus roses et blancs. On ne les voyait plus.

Ce fut alors qu'un cri sortit de la robe pendant qu'un petit liquide rouge sortait des pans du rideau circulaire formé en dessous de la jupe-parapluie. Un cri perçant? De terreur. De douleur.

Une seule des trois jeunes femmes sortit de ce rideau. Elle pleurait, saignait, et surtout, elle n'avait plus qu'un bras.

Elle essaya de fuir, ne souhaitant clairement pas finir comme feues ses deux amies, mais l'un des trois oiseaux anthropomorphiques l'attaqua, elle fut empalée par le long bec, amalgame de celui d'un ibis et de celui d'un vautour, qui se planta dans son dos. Alors qu'elle se cambrait en crachant du sang, une autre des trois Nelapši dont les bras étaient remplacés par des ailes fonça vers cette pauvre fille, plantant les serres dans ses genoux, elle ne laissa aucun répit à l'étudiante qui voulait invoquer son agaliarept et enchaîna en armant son bec, le bout de la tête de la non-morte se retrouva envoyé dans le ventre qui se laissa facilement être pénétré.

Le visage de la princesse fut déformé alors que le rideau disparaissait petit à petit, elle retournait vers le sol, les muscles de sa face bougèrent et se tendirent, se bandèrent pour révéler qu'elle pouvait éprouver de la colère, de nombreux arcs électriques bleuâtres venaient de frapper son bouclier invisible. Pendant que Shouka et Tso se métamorphosaient pour courir vers la bête déguisée en fée, les passants prenaient la fuite, sauf les quatre personnes prises dans le piège du champ de force invisible et de la cage de fer, enfin, ils essayaient de fuir eux aussi mais c'était impossible, cependant deux étranges loups n'allaient pas les laisser se faire embrocher par le bec et les ergots de la bête qui se faisait passer pour un ange.

La princesse : Don... Nez... Nez-moi les cœurs! ... Au nom d'Alastor…

En observant les pensées de cette bête morte, je me rendis compte que c'était l'une des deux Nelapši qui avaient volé un sceptre aux sbires de Melalo, ce matin...

La princesse Obayifo continua de faire mentalement les louanges de cette Nachzehrer qu'elle semblait considérer comme une déesse, en le faisant, elle « s'était exprimée » avec une voix de démon qui aurait pu effrayer Satan en personne, le vent souffla de nouveau, elle faisait sortir trois nouvelles créatures de sa robe, trois nouvelles Obayifo qui ressemblaient à des harpies.

Lavigna : Carla, tu vas pas me croire, mais je crois que je viens de voir les garçons... Je... Je... *Je la secoue* Je me suis fait envoûter! J'étais pétrifiée !

Kave *se réveille* : Tu as quoi?

Carlotta *se frotte les yeux* : Lavie, tu brilles...

Si je l'avais écoutée plus attentivement, j'étais malheureusement perdue dans mes pensées, Carla me secouait, je venais de voir des femmes mourir, j'étais complètement stressée, je revoyais le cadavre ensanglanté d'August, mort par ma faute, j'aurais remarqué les étincelles violet zinzolin, magenta, prune, améthyste et byzanthium qui commençaient à tourbillonner autour de nous en crépitant et en larguant plusieurs vagues de lumière.

A Arifac-les-deux-églises, la situation avait mal tourné, la place avait été presque complètement évacuée, mais certaines personnes étaient restées, envoûtées par la sorcière.

La ville ne s'en vantait pas, mais la criminalité existait même avant la crise, ainsi, de toute façon la police n'aurait pas pu intervenir juste après avoir reçu l'alerte.

Je me répétai, non?

Le combat n'avait pas commencé que la place était déjà devenue un champ de bataille, au grand dam des prisonniers des Obayifo.

Voyons un peu le décor... La princesse Obayifo était complètement difforme, ses bras s'étaient allongés, ses chairs avaient pris une teinte plus grise. Les traînées de sang laissées par les trois victimes des Obayifo aspergeaient le sol. Le nombre augmenta quand certaines des personnes enfermées dans la cage magique qui entourait la sorcière morte-vivante virent les rapaces humanoïdes fondre vers eux. Les longs becs pointus tailladaient les chairs faisant gicler le sang, pendant que mes amis essayaient de faire céder les protections de la méphistophélique vampiresse.

Les yeux de Luka lâchaient plusieurs larmes, ses bras foudroyaient désespérément cette cage de leurs vagues d'énergie jaune. Il essayait d'enchaîner toutes les conjurations de sorts possibles.

Il n'y avait plus que deux personnes à sauver, les six Obayifo ailées continuant de voler dans les airs pour éviter les projectiles irisées qui essayaient de les descendre. Elles pouvaient bien entendu passer à volonté à travers le champ de force.

Tsobek et Shouka avaient disparu, cependant je reconnaissais Rshou et Luka malgré les rafales de vent qui étaient soufflées par le corps du premier et les étincelles jaunes et vertes mitraillées par le corps du second.

A la place du jeune homme aux yeux bleus, se trouvait une créature presque aussi terrifiante que les sept Nelapši, on aurait dit un loup géant, cependant certaines caractéristiques révélaient qu'il était à l'origine un être humain. Sa musculature avait doublé de volume, devenant plus seyante ("saillante"?), tout son corps, à présent nu, était couvert d'une fourrure aussi touffue et pointue que celle de son animal de compagnie. Le meilleur terme que l'on pourrait employer pour décrire la forme qu'il avait adoptée serait "loup anthropomorphique".

Je ne voyais que çà, sa tête était celle d'un loup, même si certains détails des babines et des yeux révélaient sa nature humaine. Il mesurait plus de deux mètres.

Sous sa nouvelle apparence, Shouka était lui aussi un loup, mais il n'avait pas pris de détails humains, en revanche, deux grandes ailes plus lumineuses qu'à l'accoutumée étaient apparus sur son dos, deux puissantes ailes d'ange noires et blanches flamboyantes. Désormais, il était complètement luisant, projetant des éclats irisés.

Dans la cage diabolique, il y avait un homme et une femme, les pouvoirs de Luka et de Rshou projetaient de nombreuses salves colorées qui traversaient enfin, Luka ayant bel et bien eu recours à TOUT ce qu'il pouvait en terme de conjuration de sort.

Ces éclairs colorés dévoraient, perforaient et traversaient la barrière de ronces noires et vert de chrome pour essayer d'attendre les Obayifo ailées.

Ces projectiles de terre et d'air étaient manipulés à distance par les pouvoirs de leurs lanceurs, ainsi ces fausses harpies avaient beau se protéger derrière les obstacles imperceptibles qui se dressaient entre elles et les éclairs qui voulaient les abattre, la princesse devait se tenir en place, elle essayait de maintenir le champ de force qui la protégeait des attaques, l'effort demandé faisait que ses otages n'allaient pas rester prisonniers très longtemps

Pour ceux qui auraient lu la première version de cette histoire dans "les aventures à la con de Sytry", l'auteur tentera bien de reprendre les éléments du combat opposant Tsobek à la fausse Ekek.

Je perçus le message télépathique de Leszy:

- Si tu n'avais pas agi aussi vite, Princesse, j'aurais pu te fournir le contrôle sur les armes défensives de la ville et une batterie de pièges…

La stratégie était simple, Luka devait essayer de briser le champ de force de l'enchanteresse cosplayée, Rshou abattrait les six drônes et enfin les loups tailleraient en pièces la sorcière diurne.

Nous venions à peine de nous rematérialiser que nous sommes fait attaquer par la Princesse.

Le frère et la sœur Per devaient concentrer leur énergie pour envoyer leurs rafales de chakras sur les fils verdâtres en forme de ronces qui étaient sortis du sol, ces fouets visaient nos têtes, j'avais beau modelé mes "Quintessences de Vie" en sphère, ces maudites ronces nous entouraient, elles possédaient le même pouvoir que les champs de force des Jaracas, on ne pouvait pas se téléporter!

Nous ignorions quelle technique était utilisée par l'Obayifo pour résister à la lumière du Soleil, mais le fait était que son aura semblait absorber les rayons pour les faire exploser et les concentrer sous la forme de ses attaques magiques.

Pendant que Luka, Shouka, Tsobek et Rshou pulvérisaient le champ de force de la créature pour évacuer les derniers survivants, les servantes de la Princesse redirigeaient les rayons du Soleil pour les concentrer sous la forme de plusieurs nouvelles ronces, je venais à peine de me débarrasser des dernières.

Ce fut une véritable pluie de lasers qui s'abattît sur cette place!

Bam! Bam! Bam!

Pendant que Luka et ses amis essayaient de protéger les bâtiments pour permettre aux civils d'évacuer et de ne pas se prendre les explosions, mon cœur n'avait sûrement jamais connu un tel rythme dans ses battements, je tremblai, encore une fois, je devais concentrer mes pouvoirs dans les champs de force que je superposais, mes « Quintessences de Vie » et mes « Coups de Foudre » avaient beau s'unir aux éclairs de Kave et aux flammes de Carla, nous étions tous désavantagés.

Les agents du S.D.U avaient envoyé un de leurs esprits espionner la scène en tant qu'éclaireuse, je me connectai télépathiquement à elle. Elle observait la scène et voyait la place se faire déformer par les éruptions d'énergie magique qui la martelaient.

Une fois cette pluie de ronces noires et vertes passée, il ne resta plus entre les cratères que quelques plateformes sur lesquelles se tenaient la Princesse, mon trio et le groupe des quatre Ed-scouts.

- Ça suffit, me dit la seconde Lavie! Je prends le contrôle !

ÉCLAIREUSE VETALÂ*

C'était assez étonnant de voir cette bataille, non seulement les Nelapši avaient réussi à dissimuler le champ de force qui bloquait le champ de bataille, les civils ne devaient plus être leur cible, mais en plus, leurs Obayifo avaient développé de nouveaux pouvoirs, plusieurs cube gélatineux multicolores sortaient du sol.

Ces différents blocs translucides qui me rappelaient un mélange de tofu et de loukoum dans l'aspect. Ils étaient en train de reconstruire le décor.

Comme il y avait déjà six victimes dans cet attentat, du moins sur cette place, les gardiens des cœurs élémentaires étaient déterminés à échapper à cette prison pour s'assurer qu'il n'y aurait plus de victimes. Comme Lavigna communiquait avec moi, j'avais des informations, me reste des gardiens et de la « Fleur-de-Sang », l'unité d'élite du B.R.M.A, étaient occupés à affronter les autres créatures éparpillées en ville.

A peine le décor avait-il été reconstruit que sept flèches de lumière, une pour chaque couleur de l'arc-en-ciel, à condition de remplacer l'indigo par le rose, avaient explosé dans un brasier d'aura pour s'entourer d'un tourbillon de leurs éléments respectifs et s'étaient propulsés dans la direction de leur cible.

Alors que les boules de foudre violettes et roses grésillaient et crépitaient depuis la fée violette pour perforer le champ de force de la Princesse, cette dernière se rendait compte s'être fait avoir.

Le trou dans le sol, comme celui qu'elle avait dans son ventre indiquait que des ronces avaient eu le temps de perforer son arme de prédilection

Endommager l'artefact dont elle tirait sa capacité à lancer des sorts, avait permis à Luka de briser les défenses ennemies.

Comment aurais-je pu retranscrire la vitesse à la quelle se déroulaient les événements ? Juste après la destruction du champ de force qui entourait la Princesse, le loup humanoïde qui se tenait sur ses pattes arrières projeta toutes sortes d'objets bleu vif, cyan, ciel et indigo vers cette meurtrière qui essayait de voler au dessus du sol pour esquiver ces rafales, cependant elle devait en même temps gérer les attaques fulgurantes qu'étaient les rayons irisés du loup ailé. Pendant ce temps, Luka et Rshou s'occupaient des non-mortes ailées. Ces dernières n'avaient plus grand chose, l'une d'entre elles avait perdu ses membres au niveau du bassin, leur sang tapissait les pierres blanches et la terre. Ce fut à ce moment qu'une voix se fit entendre.

Pour être plus précise, plusieurs éclairs oranges et flammes rouges mitraillèrent sans retenue ces vampires pour les dématérialiser et les faire réapparaître sur les ronces jaunes qui les tailladèrent de leurs pointes en forme de piquants!

... *voix d'homme* : ELLES SONT LÀ! CA SUFFIT!

La foudre tomba, l'éclair frappa le sol à un mètre de distance de la Princesse qui essayait d'envoyer ses ronces vertes et noires à la rencontre des vagues d'eau et de neige de l'homme-loup.

Quand la fumée fut dissipée, les sept créatures rejoignirent celle qui était apparue. On aurait dit un homme, ce non-mort portait un costume, un uniforme banal doté de longues manches au gilet comme au pantalon, il portait un cristal noir en forme d'hexagone. C'était lui aussi un Nelapši, çà se voyait à sa peau pâle, à ses oreilles pointues, à ses sourcils en forme de "X", aux deux cicatrices qui formaient un angle obtus sur chacune de ses joues, à ses yeux rouges à sclère noire et aux deux cornes en forme de "W" qu'il portait sur sa tête, ainsi qu'à d'autres détails comme les deux antennes situées sur chacune de ses épaules.

Le plus étrange, c'était que je voyais son visage alors qu'il portait une capuche, sa peau reflétait la lumière, ses mains étant couvertes par des gants, je supputais qu'il ne supportait pas le Soleil.

Luka : Leszy Motsomnir...

Leszy : C'est en effet mon nom. Comme vous devez le sentir, mon champ de force est plus puissant que celui de ma collègue ici présente. Je regrette la crise de gloutonnerie qu'elle aura eue et qui aura coûté la vie à des civils. Je suis ici pour négocier.

Comment pouvais-je les entendre aussi mal à cette distance?... Minute!

Rshou : Vous vous rendez compte que les autres Nelapši et probablement vous avez fait des milliers de morts? Et vous pensez encore que nous allons négocie Nous pourrions logiquement penser que laisser Luka briser vos protections et Tso vous tailler en pièces.

Leszy : Tu te méprends, j'ai juste besoin que Lavie lise dans mes pensées pour qu'elle reçoive le message subliminal que j'ai prévu…

LAVIGNA « LAVIE » STHOT*

Nous étions presque aptes à l'écouter quand je remarquai l'étrange lumière rouge et jaune qui sortit du corps de Carlotta pour foncer dans la direction de Leszy.

C'est à ce moment que je compris, ce n'était pas le vrai Leszy. L'Obayifo n'eut pas le temps de constater la destruction de son mirage par cette boule de feu qu'elle s'était déjà fait geler les jambes par les rayons bleus de Tso.

Plusieurs arcs électriques jaunes et oranges sortirent de nulle-part, ces éclairs d'énergie laissèrent leur place à un jeune elfe, un être humanoïde aux longs cheveux noirs et aux longues oreilles pointues. Ils étaient essoufflés.

Nuada *parle trop vite* : C'est bien un piège, il y a plein de Jaracas embusqués ! Merci de m'avoir aidé à me téléporter, Lavie… Sinon, y a une aura incroyable qui se dirige par là…

Nous remarquâmes enfin que depuis le début, la Princesse pondait ses sbires… Nous n'avions pas remarqué le nombre d'Obayifo ailées que nous avions massacrées depuis le début…

Ce fut à ce moment qu'elle propulsa un gigantesque éclair noir, une sorte de masse de chauves-souris qui sortit de sous sa jupe dans la direction de Tsobek, elle volait en esquivant les flèches enflammées de Carla, les bambous de Luka et les éclairs de cristal de Nuada.

Non seulement, cette flamme noire réussit à balayer les rafales de vent vertes de Rshou, mais en plus elle tourbillonna autour de Tsobek pour l'emporter alors que Kave se jetait sur lui. Les rafales bleues projetées par l'aswang et les grognements qu'il poussa sembla indiquer qu'il connaissait la créature qui avait pris la forme de cette volée de chauves-souris ténébreuses.

Quand ces chiroptères s'évanouiront dans l'air, il n'y avait plus de trace de Kave, ni de Tsobek.

- Bon, fit la voix de Leszy! Voilà ! Normalement, c'est à ce moment que mes informations subliminales doivent réveiller le « programme ».

MESSAGE DE LESZY MOTSOMINIR*

J'avais bien dit à Muma pădurii que t'utiliser comme plan de secours contre la Gil-team était une bonne idée !

Il était évident que la Gil-team essayerait de prendre le contrôle sur la « Censure »… Je te passe les détails, mais je me suis dit qu'il valait mieux saboter leurs projets au moment où tes pensées dégénéreraient et où ta seconde personnalité prendrait le pouvoir…

Si tu reçois ce message, ça voudra dire que tu es en train de te remémorer ce qui a été transformé dans ton esprit par la « Censure » et que tu en es arrivée au moment durant lequel Samca a enlevé Tsobek et Kave.

Pour tout te dire, le but de Muma pădurii étant de créer une réalité parfaite, nous avons créé tellement de scenarii que nous ne les rangeons pas parmi les principaux, c'est à dire parmi ceux que nous avons décrits.

Ça va t'étonner, mais à chaque fois que tu remportes la victoire, c'est grâce à quatre personnes : Tsobek, Luka, Shouka et Rshou…

Nous avons connu plusieurs problèmes avec ces quatre individus, nous avions beau les séparer, leur donner une nouvelle identité ou effacer leur mémoire, chaque fois que nous essayions de les changer en soi, ils échappaient à la « Censure » et nous défaisaient.

LAVIGNA « LAVIE » STHOT*

Leszy me montrait le fil des « Censures » qui avaient été enchaînées, cette « Muma » avait fait de moi une gamine qui avait raté son bac, une amatrice de partouzes qui n'aura pas su sauver ni Kave, ni Jean, ni Nuada, une mécanicienne et même une fille qui essaie de détruire le monde pour imposer une dictature communiste!

Leszy : Mare laisse ce message parce qu'elle sait à quel point la réalité peut être terrifiante! Et la réalité, la voilà!

Leszy me montra Luka en gigolo au « Sort-Céleri », puis en maître du monde à la tête d'une utopie débarrassée des « Trois Grands Crimes de l'humanité »…

Leszy : Muma a censuré ce dernier parce que Luka avait réalisé un monde dans lequel les minorités sexuelles n'étaient plus discriminées, mais où plus aucune religion n'existait !

Lavigna : Tu veux quoi?

Leszy : Un compromis! Peu importe la manière dans les scenarii se déroulent, la réalité cherche à reprendre ses droits, c'est l'expression que tu utilises à chaque fois! Dans chacun des cent-quatre-vingt-dix-sept scenarii que nous avons écrits, trois morts sont impossibles à éviter : Nuada! Elatha et August! Tout simplement, parce qu'ils sont déjà morts dans la réalité !

Lavigna : C'est le destin?

Leszy : Non, c'est juste qu'ils sont morts au moment où nous parlons et que la « Censure » ne les maintient en vie que parce qu'elle détient leurs âmes !

Lavigna : C'est quoi, ta proposition ?

Leszy : Je voudrais que tu rencontres Muma avec tes pouvoirs télépathiques et que vous vous entendiez.

Lavigna : Tu y gagnes quoi?

Leszy : Ironiquement, la paix…

À suivre…