Bonjour les chats !
Vraiment merci pour l'accueil que vous avez fait au chapitre précédent, c'est juste hallucinant toutes les reviews que j'ai reçues ! Vous êtes incroyables.
En même temps, je me doutais bien que l'annonce de cette grossesse allait vous faire réagir. Au moins, vous n'êtes pas resté-es sans voix comme ce cher Drago... héhé.
Justement, même si le chapitre du jour est du point de vue d'Hermione, vous allez en apprendre un peu plus sur le pourquoi du comment.
Encore une fois, merci du fond du cœur.
Bonne lecture !
Réponses aux reviews anonymes :
Guest : Merci à toi pour ta review et ton enthousiasme. J'espère que tu apprécieras ce nouveau chapitre !
Merci à JK Rowling pour son œuvre.
Merci à Lyra Verin, Mery-Alice Gilbert et Cailean Charmeleon pour leur relecture, leurs conseils et leurs encouragements.
Chapitre 11, Hermione.
Debout sur le pas de sa porte, ses yeux emplis de larmes, Hermione fixait le vide, là où Drago venait tout juste de transplaner.
Elle se doutait que cela ne se passerait pas bien, mais en faire l'expérience était encore plus déchirant. Au fond d'elle, elle aurait aimé qu'il soit moins spontané et qu'il prenne le temps de l'écouter, mais elle ne pouvait pas lui reprocher d'avoir eu cette réaction.
Elle soupira longuement, refoulant ses larmes et essayant de trouver quelle était la meilleure chose à faire. Elle ne pouvait pas foncer chez lui. Déjà, elle ne savait pas si c'était là qu'il était allé, mais le confronter tout de suite n'était pas l'idéal. Elle devait lui laisser du temps, même si cela lui coûtait.
Hermione retourna à l'intérieur de sa maison et envoya un patronus à Harry et Ron, les informant que Drago était revenu, qu'il avait constaté son état, et qu'elle avait grandement besoin du soutien de ses meilleurs amis.
Leur loyauté et leur amitié étant sans appel, il ne se passa que quelques minutes avant que l'un ne débarque par la cheminée et l'autre par la porte.
Assise sur son canapé, ses mains reposant sur son ventre rond, elle sentit à nouveau les larmes lui piquer les yeux.
- Ça s'est mal passé ? supposa Ron en venant s'asseoir à côté d'elle.
Hermione haussa les épaules.
- Je ne peux pas dire que ça s'est mal passé, puisqu'il est parti avant que j'ai pu lui expliquer quoi que ce soit.
Il grimaça et elle vit du coin de l'œil Harry faire de même. Ce dernier posa sa main sur sa cuisse qu'il serra doucement.
- Je ne lui en veux même pas, ajouta-t-elle. Enfin, pas trop. Effectivement, j'aurais aimé qu'il écoute ce que j'avais à lui dire, mais je comprends sa réaction. Ça peut surprendre.
Elle baissa les yeux sur son ventre et eut un petit rire triste.
- Quand on avait dressé la liste de ses possibles réactions, celle-ci était dans le top trois, dit Ron.
- Oui et, honnêtement, je préfère ça plutôt qu'il me crie dessus.
- Je pense qu'il faut que tu lui laisses du temps, conseilla Harry. Une fois qu'il aura digéré la nouvelle, je pense qu'il voudra bien t'écouter. Il y a quelque chose entre vous, plus que de l'amitié, et il tient à toi, donc il t'écoutera.
- J'espère que tu as raison, soupira Hermione. Je ne demande rien de plus, de toute façon.
- S'il faut qu'on lui tende un piège pour qu'il vienne ici, tu nous dis, on sera là, plaisanta Ron pour détendre l'atmosphère.
Hermione rit un peu.
- Je ne pense pas en arriver là, mais merci quand même.
Comme ils devaient sentir qu'ils allaient être là pour un moment, Ron et Harry s'installèrent plus confortablement après être allés chercher des choses à boire et à grignoter.
Si Hermione s'était toujours sentie très entourée, c'était encore plus le cas depuis quelques mois. Elle ne s'était jamais sentie si écoutée, si soutenue et si comprise. Elle ne remercierait jamais assez les personnes présentes pour elle, notamment celles auxquelles elle ne s'y attendait pas. Elle espérait que cela puisse durer par la suite.
Harry, qui était allongé avec sa tête sur ses cuisses, soupira en sentant un énième coup.
- T'as pas fini de me mettre des coups de pied dans la tête, toi ? dit-il, sourcils froncés, en regardant son ventre.
- Il est impatient de te rencontrer et il te le fait sentir, sourit Hermione.
- Tu n'as toujours pas l'intention de connaître son sexe ? demanda Ron.
- Non, ce n'est pas important. Et puis au point où j'en suis, je peux encore attendre quelques semaines de plus. Pour l'instant, ça restera Petit Bébé.
- Eh bien, Petit Bébé, arrête de prendre ma tête pour un cognard, râla Harry.
Hermione posa sa main sur son ventre, à l'endroit où Petit Bébé s'amusait à donner des coups pour taquiner Harry. Ses amis restèrent avec elle de longues heures, l'aidant à penser à autre chose qu'à Drago et cela lui fit le plus grand bien.
Cela faisait maintenant une semaine qu'Hermione n'avait plus de nouvelles de Drago. Elle estimait donc qu'il était temps pour elle de forcer un peu le destin, en espérant qu'il ait au moins envie de l'écouter.
Comme elle avait toujours Chronos avec elle, Hermione utilisa cette excuse pour lui rendre visite. Se sentant peu à l'aise de transplaner avec une cage à hibou et enceinte de huit mois, elle prit l'option taxi moldu, en essayant tant bien que mal d'ignorer les regards surpris du chauffeur.
Elle régla sa course une fois arrivée à Mayfair et elle monta jusqu'à son appartement, au dernier étage. Elle ne pourrait dire exactement combien de minutes elle était restée là, devant la porte, à inspirer et expirer pour se donner du courage, mais lorsqu'elle eut enfin le courage de toquer, elle se sentit extrêmement nerveuse.
Il mettait tellement de temps à ouvrir qu'Hermione se demanda s'il était réellement chez lui. Et alors qu'elle allait faire demi-tour, elle entendit un bruit de serrure avant de le voir. Il paraissait fatigué, des cernes creusant légèrement le dessous de ses yeux, mais il n'avait pas claqué la porte en la voyant, donc c'était bon signe.
- Bonjour Drago, je… Je me suis dit que tu voulais peut-être récupérer ton hibou. Alors… Voilà. Ça s'est très bien passé, si tu veux tout savoir.
Elle lui tendit la cage de Chronos dont il se saisit, sans la quitter du regard. Hermione voyait bien ses yeux qui peinaient à se focaliser sur les siens, mais il tint bon. Et sans qu'elle ait eu à lui demander quoi que ce soit, il se décala en faisant un signe de tête pour l'inviter à entrer, ce qu'elle fit sans demander son reste.
Drago lui prit sa veste pour l'accrocher au porte-manteaux et là, malgré toute sa bonne volonté, son regard s'attarda sur son ventre, le regardant avec un mélange de curiosité et de crainte. Hermione voulut lui dire que tout allait bien, personne n'allait sortir de là tout de suite pour lui sauter dans les bras, mais elle s'abstint, consciente qu'une tentative d'humour n'était peut-être pas la bienvenue.
- Je te sers quelque chose à boire ? demanda-t-il d'une voix plate d'où ne transparaissait aucune émotion
- Je veux bien un jus de citrouille, s'il-te-plaît.
Il partit dans la cuisine et Hermione se permit de s'asseoir dans le canapé du salon. Drago revint avec les boissons sur un plateau ainsi que quelques biscuits.
- J'espère que je ne te dérange pas, voulut-elle s'assurer.
- Je ne t'aurais pas proposé d'entrer si c'était le cas.
- Techniquement, tu ne me l'as pas proposé, je l'ai deviné à ton attitude…
Elle se pinça les lèvres et à la manière dont Drago leva les yeux au ciel, elle devina qu'il se retenait sûrement de la traiter d'insupportable pinailleuse. Il but une longue gorgée de son whisky pur feu, elle de son jus de citrouille, avant de se lancer.
- Écoute, je… Idéalement, j'aurais voulu que tu l'apprennes autrement, avoua-t-elle. Mais je n'ai pas eu le courage de venir au terminal des portoloins et je ne voulais pas non plus te surprendre de la sorte alors que tu venais tout juste d'arriver. Je comptais venir te voir, mais tu m'as prise de court en venant toi.
- Je pense être celui qui a le plus été pris de court, si tu vois ce que je veux dire.
Hermione baissa les yeux sur son ventre et dodelina de la tête.
- En effet. Je vais répondre à toutes tes questions, car j'imagine que tu en as, mais avant, je voudrais juste te demander si ton séjour a été bénéfique ? Tu m'en raconteras tous les détails si tu le souhaites, parce que j'adorerais les entendre, mais je voudrais simplement que tu me dises que tu vas pouvoir aider ta maman.
Drago hocha simplement la tête et Hermione ne put que lui sourire.
- C'est formidable, souffla-t-elle. Tu peux être fier de toi.
- Je le suis, affirma-t-il. C'est un traitement expérimental, mais qui est très prometteur et ma mère est d'accord pour le prendre.
Il lui racontait tout cela avec une telle platitude qu'Hermione avait l'impression qu'il récitait une liste de courses plutôt qu'il lui racontait avoir trouvé une solution pour guérir sa mère d'une maladie mortelle.
- Tout va s'arranger pour elle, alors, c'est génial.
À nouveau, il hocha simplement la tête et Hermione but une gorgée de sa boisson.
- De combien de mois es-tu enceinte ? demanda-t-il.
- De huit mois.
Drago haussa un sourcil.
- Je vois. Tu n'as pas perdu de temps.
Et Hermione fronça les siens.
- Je te demande pardon ?
- Tu n'as pas perdu de temps, répéta-t-il. C'est exactement le temps que je suis parti.
- Évidemment que cela correspond, comment pourrait-il en être autrement ?
Elle avait peur de comprendre l'insinuation dans sa phrase.
- Attends, tu as un doute quant au père de cet enfant ? demanda-t-elle.
- C'est légitime, non ? Je pars, tout va bien, et quand je reviens, je découvre que tu es enceinte ! On avait dit qu'on ne s'attendait pas et sache que je ne te le reproche pas, mais je constate juste que tu n'as pas perdu de temps.
Hermione était estomaquée. Comment pouvait-il penser cela d'elle ?!
- Je pensais que tu me connaissais mieux que ça… Drago, cet enfant est de toi. Ça me fait mal au cœur que tu en doutes, mais si tu veux t'en assurer avec un test de paternité, alors vas-y, je pense que tu connais suffisamment de monde à Sainte Mangouste pour trouver quelqu'un pour le faire.
Elle avait été froide dans sa manière de parler, mais elle n'avait pas pu s'en empêcher. Elle était vexée qu'il puisse penser que cet enfant ne soit pas le sien, mais effectivement, si elle se montrait raisonnable, c'était tout à fait possible. Elle était simplement déçue que cette pensée l'ait effleuré.
Voyant qu'il ne surenchérissait pas, Hermione se radoucit et reprit.
- J'ai appris que j'étais enceinte seulement quelques jours après ton départ, révéla-t-elle. Je ne pouvais pas te prévenir, tu es bien placé pour le savoir, je me suis donc retrouvée seule à devoir prendre une décision. Enfin, je n'étais pas vraiment seule, j'étais très entourée, mais j'étais seule juge de la décision finale.
Gênée, elle préféra arrêter de le regarder pour se concentrer sur le contenu de son verre.
- J'ai passé plusieurs nuits blanches à tourner et retourner la situation dans tous les sens et à chaque fois, l'avortement me semblait impossible. C'était un cadeau trop important pour que je le refuse. Alors j'ai décidé de le garder, mais je me suis sentie très mal vis-à-vis de toi. J'avais l'impression de t'imposer mon choix, limite de te faire un enfant dans le dos, alors que ce n'était pas du tout mon intention.
Elle prit une grande inspiration pour essayer de calmer les battements de son cœur.
- J'ai cherché un moyen de te prévenir, je te le jure, lui assura-t-elle, à voix plus basse. Je suis même allée parler à ton directeur de recherche, mais il a été formel, rien ne pouvait briser le silence qui t'était imposé, même une grossesse.
Elle essuya rapidement sa joue où une larme venait de s'échouer, en espérant que Drago ne l'ait pas vue. Elle ne voulait pas lui montrer à quel point tout ceci l'avait chamboulée. Lui raconter ce qu'il s'était passé à ce moment-là ravivait tous les souvenirs. Elle avait l'impression de vivre une deuxième fois cette période emplie de doutes et de questionnements où elle s'était sentie si seule.
- Je ne te demande rien, précisa-t-elle. On n'est même pas ensemble et…
- Hermione, la coupa-t-il, je ne te cache pas que je suis un peu perdu, pour ne pas dire complètement déboussolé, donc il va me falloir du temps.
- Je comprends. Ce n'est pas rien, après tout. J'ai eu huit mois pour m'y faire, moi…
- En tout cas, excuse-moi d'avoir douté.
- Tu n'es pas le seul à avoir eu des doutes, si ça peut te rassurer, soupira-t-elle.
- Qui d'autre ?
Hermione se pinça les lèvres. Elle aurait dû encore plus tenir sa langue, car même si elle savait mentir, elle n'en avait aucune envie. Sauf que ce n'était pas à elle de lui donner tous les détails.
Alors elle prit une grande inspiration pour se donner du courage et elle le regarda.
- Au début de ma grossesse, vers quatre mois je dirais, j'étais avec Pansy sur le Chemin de Traverse et on a croisé ton père. Pansy a voulu aller le saluer et même si je n'étais pas trop partante, je l'ai suivie. Je lui ai poliment dit bonjour et s'il a essayé de m'ignorer au début, je voyais bien qu'il n'arrêtait pas de regarder mon ventre. Je ne comptais rien dire, mais Pansy a vendu la mèche.
- Attends, mon père est au courant de ta grossesse ?!
- Oui. Elle lui a dit que j'étais enceinte de toi et tu penses bien qu'il ne m'a pas crue.
Drago se frotta les yeux tout en soupirant. Il devait être en train de s'imaginer tous les scénarios possibles suite à cette rencontre, mais la réalité était probablement très loin de ses suppositions.
- Même encore aujourd'hui, je pense qu'il a des doutes, poursuivit-elle.
- Ah parce que vous avez gardé contact ?
En effet, il n'était pas au bout de ses surprises et Hermione était partagée entre l'amusement et une légère appréhension. Malgré tout, elle continua son récit sans répondre directement à sa question.
- Le soir même, après ma rencontre avec ton père sur le Chemin de Traverse, j'ai reçu un hibou venant de ta mère. Elle m'invitait à venir chez eux, dans le Wiltshire, afin de prendre le thé. Je te laisse imaginer mon étonnement.
Au fil de son récit, Hermione voyait Drago se tasser de plus en plus dans son fauteuil.
- J'ai hésité, mais j'y suis allée. Nous avons discuté toutes les deux, puis ton père s'est joint à nous. Et depuis ce jour-là, ils sont là pour moi. Ils m'ont été d'un grand soutien durant ces huit mois et si, au début, j'ai senti un peu de jugement de la part de ton père, ce n'est plus le cas maintenant.
Les yeux clos, Drago se massait une tempe comme si une migraine foudroyante venait de le prendre.
Hermione comprenait tout à fait, cela dit. Elle avait été la première surprise de ce soutien, mais elle l'avait accepté et elle les en remerciait profondément. Ce n'était pas à elle de donner les détails, d'expliquer les raisons qui avaient poussé Narcissa et Lucius à lui tendre la main, mais elle se doutait bien que Drago irait leur demander plus amples informations à ce propos.
- Tu as encore beaucoup de bonnes nouvelles de ce genre à m'apprendre ? lui demanda-t-il.
Hermione secoua la tête.
- Pour le moment, non.
- Tu as la date du terme ?
Il posait les questions avec une certaine prudence dans la voix, comme s'il marchait sur des œufs, comme s'il craignait la réponse qu'elle lui apporterait.
- Oui, c'est prévu pour le 10 janvier.
Ses sourcils se froncèrent légèrement et quelques secondes à peine, comme s'il calculait.
- Et… Est-ce que tu connais son sexe ?
Hermione secoua la tête.
- Je n'ai pas voulu savoir. Premièrement, parce que ça n'a pas d'importance pour moi et deuxièmement… parce que je voulais que tu l'apprennes en même temps que moi. C'est peut-être bête, mais tu as tout manqué du fait de ton absence, j'ai tout vécu sans toi, d'une manière assez égoïste même si je ne pouvais pas faire autrement. Donc je me suis dit que ça, on pouvait le partager, donc j'ai attendu.
Hermione aurait juré voir l'ombre d'un sourire effleurer ses lèvres l'espace d'une seconde. Cela avait été furtif, mais elle en aurait mis sa baguette au feu.
- J'ai tout un dossier qui concerne la grossesse, avec les comptes rendus des échographies, les photos que l'on m'a données, tout ça. J'en ai fait une copie, si tu veux.
Elle joignit le geste à la parole en plongeant sa main dans son sac pour en sortir une pochette bien remplie qu'elle posa sur la table basse.
- Merci, dit-il simplement.
Hermione esquissa un tout petit sourire. Les choses n'étaient pas parfaites, mais elles auraient pu être bien pires. Il l'avait écoutée, elle avait répondu à ses questions, et elle sentait que les choses allaient aller dans le bon sens. Elle lui laisserait tout le temps nécessaire pour cela, en tout cas.
- Je vais te laisser, dit-elle en se levant. Merci pour le jus de citrouille et merci de m'avoir écoutée.
Drago se leva silencieusement et Hermione le maudit d'être si facilement maître de ses émotions et de parvenir à les cacher sans problème.
Le chemin entre le canapé et la porte d'entrée lui parut durer une éternité tant ce silence était pesant. Au fond d'elle, elle espérait qu'il la rattrape, qu'il dise quelque chose de rassurant, qu'il lui fasse comprendre qu'il n'était pas énervé.
Mais comme il ne semblait pas vouloir briser le silence, Hermione se tourna vers lui une fois sur le pas de la porte.
- Est-ce que tu es en colère contre moi ? lui demanda-t-elle, son regard profondément ancré dans le sien.
Drago soupira pour ce qui devait être la quinzième fois en une heure.
- Bien sûr que non, admit-il et Hermione sentit son cœur s'alléger. Je ne suis pas en colère, je suis juste… dépassé par la soudaineté des événements. Je suis désolé si tu t'es sentie mal ces derniers jours du fait de mon silence, mais j'avais besoin de me retrouver seul.
- Je le comprends, ne t'en fais pas, et je ne t'en veux pas.
- Merci de m'avoir ramené Chronos et si tu es d'accord, on pourrait aller dîner un soir de cette semaine ?
Hermione hocha vivement la tête en souriant.
C'était le "quelque chose de rassurant" qu'elle attendait de sa part, exactement ce dont elle avait besoin et qui lui faisait comprendre que tout n'était pas perdu. La situation était hors du commun, ce n'était pas vraiment ce qu'elle avait planifié et elle se doutait qu'il en était de même pour Drago, mais si la vie leur réservait une telle surprise, c'était qu'ils étaient prêts à l'accueillir.
- Je suis libre tous les soirs, indiqua-t-elle, j'attends ton hibou.
Drago lui répondit d'un hochement de tête entendu accompagné d'un sourire. Hermione hésitait quant au comportement à adopter avant de le quitter. Elle ne pouvait pas l'embrasser, même si elle en mourrait d'envie et un simple signe de la main formel en guise d'au revoir la frustrerait.
Elle prit alors les devants et, hissée sur la pointe des pieds, elle l'embrassa sur la joue. Suffisamment près de ses lèvres pour le provoquer un peu, mais assez éloigné pour ne pas paraître trop entreprenante.
Elle quitta son immeuble juste après, non sans lui avoir souri du bout des lèvres et réceptionné également un sourire de sa part en guise de réponse.
Et voilà !
Qu'avez-vous pensé de cette longue conversation à cœurs ouverts ? Elle était nécessaire, en tout cas.
Est-ce que vous comprenez pourquoi Hermione a agi ainsi ? C'était le mieux à faire, à mon avis...
J'ai hâte de lire vos retours, comme d'habitude.
Du love pour vous, à mercredi !
