Coucou !

Nous nous retrouvons en ce mercredi pour le douzième (déjà !) chapitre de Cohabitation. Encore une fois, merci beaucoup pour vos reviews, vous êtes vraiment au top ! C'est un plaisir de lire vos réactions endiablées, ça me rassure beaucoup.

J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira tout autant.

J'en profite pour vous dire que je ne pourrai malheureusement pas publier mercredi prochain. Je serai en vacances et en plus d'avoir un accès à internet très limité, je compte profiter du moment et de mes proches. Donc, je vous donne rendez-vous pour le chapitre 13 le mercredi 20 avril !

Bonne lecture !


Réponses aux reviews anonymes :

Briselia : Merci pour ta review ! Je suis très contente que tu aies aimé ces chapitres. Même si je suis désolée que tu sois déçue quand à l'ellipse de huit mois. Honnêtement, je ne trouvais pas ça intéressant, sachant qu'ils n'étaient pas ensemble durant cette période. Mais je peux comprendre que ça crée un petit manque ^^ J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Encore merci !


Merci à JK Rowling pour son œuvre.
Merci à Lyra Verin, Mery-Alice Gilbert et Cailean Charmeleon pour leur relecture, leurs conseils et leurs encouragements.


Chapitre 12, Drago.

Après sa journée de travail à Sainte Mangouste, Drago utilisa directement une cheminée de l'hôpital pour se rendre au manoir de ses parents dans le Wiltshire.

La veille, Hermione avait débarqué chez lui avec toute sa spontanéité pour provoquer une conversation et s'il lui en était reconnaissant, cela ne l'empêchait pas d'avoir envie de discuter avec ses parents de tout ce qu'il avait appris.

Il ne saurait vraiment poser des mots exacts sur tout ce qu'il ressentait depuis qu'il était rentré de Paris tant il avait été assailli par des émotions diverses et des nouvelles toutes plus surprenantes les unes que les autres. Enfin, maintenant qu'il avait pris le temps de se poser, tout était plutôt clair dans sa tête, même s'il lui arrivait, à certains moments, de se demander s'il n'était pas en train de vivre la vie de quelqu'un d'autre.

Il réalisait aussi qu'il avait été injuste envers Hermione. Il l'avait accusée d'avoir passé du bon temps avec quelqu'un d'autre et d'être tombée enceinte alors que, premièrement, elle en aurait eu tout à fait le droit et, deuxièmement, ce n'était pas du tout le cas. Elle avait choisi de garder l'enfant et même si sa première réaction avait été de lui en vouloir, maintenant il admirait la force dont elle avait fait preuve. Il n'en avait jamais vraiment douté, mais lorsqu'elle lui en apportait la preuve, il ne pouvait qu'être fier.

Et puis, lorsqu'elle lui avait tout raconté, Hermione lui avait fait part de ses craintes, de son impression de lui avoir fait un enfant dans le dos, et s'il n'avait rien dit sur le moment, Drago savait très bien qu'elle était tout bonnement incapable d'une telle chose.

Il allait être père et, étrangement, cette idée faisait naître en lui de drôles de sensations. Une espèce d'excitation et d'impatience, mêlée à une légère angoisse de l'inconnu. Exactement comme lorsqu'il était parti pour sa session de recherche.

Une fois arrivé directement dans le salon de chez ses parents, Drago vit Arty débarquer pour voir de quoi il s'agissait.

- Bonsoir monsieur Drago, le salua-t-il en redressant ses grandes oreilles. Le Maître Lucius et la Maîtresse Narcissa sont en train de dîner dans la salle à manger, est-ce que Arty doit ajouter un couvert pour monsieur Drago ?

- Tu peux oui, merci. Maman est en forme ? s'étonna-t-il.

- La Maîtresse Narcissa a dit à Arty vouloir profiter de son léger regain d'énergie pour dîner avec le Maître Lucius.

- Tant mieux.

Il se dirigea vers la salle à manger et y trouva ses parents ensemble. Sa mère avait l'air assez fatiguée, mais elle semblait manger avec appétit. Lorsqu'elle le vit, un sourire étira ses lèvres.

- Quelle bonne surprise, Drago !

- Bonsoir. Je peux me joindre à vous pour dîner ?

- Bien entendu mon grand, installe-toi.

Drago salua formellement son père, embrassa tendrement sa mère sur les cheveux, avant de tirer la chaise à ses côtés pour s'y asseoir. En un claquement de doigts, Arty fit apparaître devant lui une assiette avec une bonne part de tourte à la viande et aux pommes de terre.

Son père, qui n'avait pas prononcé un mot depuis son arrivée, le regardait de temps à autre avec, sur le visage, ce sourire coincé qu'il n'arborait jamais et qui faisait presque peur à Drago.

- Je pense que tu peux arrêter de sourire d'une manière si crispée quand je suis là, papa, déclara-t-il. Non seulement ça me fait peur, mais en plus, je suis au courant de tout.

Son père suspendit son geste, sa fourchette au bord des lèvres, tandis que sa mère le regardait du coin de l'œil par-dessus son verre d'eau.

- Tu es au courant de quoi ? demanda Lucius avec prudence.

Drago haussa un sourcil l'air de dire "tu me fais vraiment cet affront ?".

- Je t'en prie, c'est déjà assez humiliant de savoir que tout le monde était au courant sauf moi qui suis, excusez-moi, l'un des plus concerné par la nouvelle.

- Tu parles de…

- Cissy, attends, la coupa doucement son père. Drago, de quoi parles-tu ?

L'intéressé soupira lourdement tout en levant les yeux au ciel.

- Je parle d'Hermione qui est enceinte de moi et à qui vous avez offert le thé ainsi que votre soutien.

Sa mère dissimula difficilement son sourire tandis que son père se redressait dans sa chaise.

- Excuse-moi d'avoir voulu être prudent, dit-il. Je ne voulais rien dire, peut-être que tu parlais d'autre chose.

- S'il s'est passé autre chose de si important en mon absence, je pense que c'est le moment de me le dire, vous ne croyez pas ?

- Non, tout va bien mon grand, le rassura sa mère en posant sa main sur son avant-bras. Comment va Hermione, d'ailleurs ?

Drago essaya de passer outre le fait que sa mère appelait Hermione par son prénom et leur raconta ce qu'il s'était passé depuis son retour jusqu'à la veille.

- Elle m'a dit que vous aviez été présents pour elle, mais elle ne s'est pas étendue sur le sujet, précisa-t-il. Elle estime que c'est à vous de m'expliquer vos motivations. Ne vous méprenez pas, je suis ravi de ce que vous avez fait pour elle et que vous l'ayez soutenue, mais j'ai du mal à comprendre ce qui vous a poussé à le faire.

- Pour être honnête avec toi, commença son père, je n'ai pas accueilli la nouvelle avec une grande joie, au début. J'ai eu beaucoup de doutes, mais j'ai décidé de lui faire confiance. Après tout, elle avait accepté de faire ce pas en avant vers nous après la lettre de ta mère, donc je devais suivre. Et puis, en y réfléchissant, j'ai été rassuré par le fait que j'avais enfin une descendance. Vu que tu semblais prendre un peu trop ton temps…

Drago soupira face à cette moquerie.

- D'accord, pour toi ce n'est qu'une histoire de lignée, donc ?

- Au début, oui, reconnut-il. Puis à force de la voir, parce que oui, elle est tenace, elle n'est pas venue qu'une fois, j'ai découvert une jeune femme charmante.

Drago n'en croyait pas ses oreilles. Hermione était venue plusieurs fois au manoir durant ces huit mois et pour couronner le tout, son père semblait l'apprécier ? Il vivait définitivement la vie de quelqu'un d'autre, ce n'était pas possible autrement.

- Une jeune femme charmante ? répéta Drago pour marquer son étonnement.

- Eh bien oui, ce n'est pas le cas ?

- Si, si, c'est juste bizarre d'entendre ça de ta bouche.

- Que veux-tu, fils, les temps changent !

- En effet… Et toi, quels sont tes arguments ? demanda-t-il à sa mère.

- Moi ? releva-t-elle avant de hausser légèrement les épaules. Tu sais, Drago, je ne sais pas ce que l'avenir me réserve, même si je crois en ton traitement, alors tout le positif est bon à prendre. J'ai toujours rêvé d'une grande famille et même si la vie ne m'a donné qu'un seul fils, j'ai toujours imaginé que je finirais ma vie entourée de petits enfants à chérir. Mais quand j'ai appris ma maladie, j'ai mis de côté ce rêve en pensant que je ne pourrais jamais le voir se réaliser. Et quand j'ai appris qu'Hermione portait ton enfant, je me suis autorisée à espérer de nouveau.

N'ayant pas lâché sa mère des yeux, Drago la vit vivre ses émotions au fil de ses mots. Son visage, même fatigué, laissait paraître tout ce qu'elle ressentait au fond d'elle. La résignation, puis l'espoir.

- C'est encore un peu flou pour moi, reconnut-il en se grattant nerveusement la nuque. Mais, honnêtement, je crois que je suis assez heureux.

Il s'autorisa à leur offrir un grand sourire et sa mère serra sa main dans la sienne. Son père, moins démonstratif mais qui - merci Merlin - avait arrêté de sourire comme un bienheureux, semblait également assez serein quant à la situation.

- J'ai fait beaucoup de mauvais choix par le passé, continua-t-il, et je crois que c'est la première fois que je suis si sûr de moi.

- Tu feras un excellent père, mon grand, j'en suis persuadée, souffla sa mère avant de l'attirer à elle pour l'embrasser sur la joue.

- Je ne t'ai pas donné le meilleur exemple, j'en conviens, admit Lucius, mais je pense avoir assez de recul maintenant pour être de bons conseils et réparer mes erreurs.

Drago hocha doucement la tête, pris par l'émotion. Il n'était pas encore réellement père qu'il était déjà envahi par un tourbillon de sentiments.


Drago faisait toujours très attention à son apparence et ce dîner avec Hermione ne ferait pas exception. Il opta donc pour une tenue chic, mais relativement décontractée, composée d'un pantalon en jean bleu foncé, d'un pull en laine beige en grosses mailles et d'une paire de boots en cuir marron. L'hiver étant rude, il se couvrit d'un manteau à chevrons marron également.

Une fois prêt, il transplana sur le Chemin de Traverse et, alors qu'il prenait la direction du restaurant où ils avaient rendez-vous, il entendit dans son dos quelqu'un l'appeler.

Hermione, qui sortait du Chaudron Baveur, avançait vers lui.

- Merci de m'avoir attendue, dit-elle une fois à sa hauteur, légèrement essoufflée. J'essaie de transplaner le moins possible, mais la seule cheminée utilisable ici, c'est celle du Chaudron Baveur.

- Tu ne peux pas transplaner enceinte ? demanda-t-il, curieux.

- Je pourrais, mais j'évite le plus possible. Ça me donne envie de vomir et ça demande deux fois plus de concentration.

- Ok je comprends.

Ils se dirigèrent en silence vers le restaurant et s'installèrent à une table, guidés par la serveuse.

Lorsqu'Hermione ôta son manteau, Drago ne résista pas à l'envie de la regarder, avec discrétion tout de même. Elle portait une robe pull bleu marine qui soulignait son ventre arrondi et il se fit la réflexion que la grossesse lui allait à merveille. Elle dégageait une certaine sérénité qui illuminait les traits de son visage.

Elle était tout simplement radieuse.

- Comment vas-tu depuis l'autre jour ? lui demanda-t-il.

- Je vais bien. Enfin, on va bien, précisa-t-elle en posant sa main sur son ventre avec un sourire lumineux. Petit Bébé est bien à son aise.

- Petit Bébé ? releva Drago.

- C'est le surnom que je lui ai donné, tant qu'un prénom n'a pas été fixé.

- Je ne suis pas certain que l'officier d'état civil accepte ce prénom de toute manière, alors je suis ravi de savoir qu'il s'agit d'un surnom temporaire.

- Harry s'amuse de temps en temps à l'appeler le Gremlins, mais tu ne dois pas voir de quoi il s'agit et, honnêtement, ce n'est pas plus mal.

- Le Grem-quoi ?

- Gremlins, répéta-t-elle. Ça vient d'un film moldu, c'est une petite créature avec de grandes oreilles et des yeux globuleux, donc ce n'est pas le surnom idéal pour notre enfant.

Un long frisson parcourut le dos de Drago lorsqu'elle prononça les mots "notre enfant". Mais, étrangement, ce n'était pas désagréable. Elle le disait avec une telle facilité qu'il ne s'y attarda pas.

- Je vote pour Petit Bébé, en attendant.

Hermione lui sourit et Drago se calqua à son expression. La serveuse leur apporta leurs apéritifs et, avant qu'elle ne reparte, ils passèrent commande de leur entrée.

- Est-ce que tu as jeté un œil au dossier que je t'ai laissé ? s'enquit Hermione après une gorgée de soda de branchiflore.

- Oui. Honnêtement, il y a plusieurs choses que je n'ai pas comprises donc que je te demanderai de m'expliquer, mais je me suis surtout attardé sur les photographies. C'est… impressionnant.

- Tu trouves ?

- Oui, je connaissais le réalisme de ces images mais… Ça m'impressionne de pouvoir voir distinctement son visage, son petit corps, alors qu'il est à l'intérieur de toi.

Drago avait du mal à mettre des mots sur ce qu'il s'était passé dans sa tête lorsqu'il avait vu les images des échographies. Bien que les images avaient été prises de façon à ce qu'on ne voit pas son sexe, il était quand même parvenu à distinguer tous les traits de son visage et il avait pu vérifier qu'il - ou elle - avait bien cinq doigts à chaque main et à chaque pied. Il se cacherait bien d'en informer Hermione, mais il avait passé de longues heures, dans le silence de son appartement, à regarder ces photos sans s'en lasser.

- Ce n'est pas à toi que je vais apprendre que la science sorcière s'est beaucoup inspirée de la science moldue, sourit-elle, mais c'est également le cas pour la gynécomagie. C'est assez fou de pouvoir aussi bien voir quelque chose qui n'est, pourtant, pas directement à notre vue.

- C'est vrai. Ça m'a permis de rattraper un peu le temps perdu.

Il accompagna sa remarque d'un sourire pour qu'elle comprenne que ce n'était en aucun cas un reproche.

- Mais du coup, en lisant, je me suis posé une question. Si ma mémoire est bonne, nous nous sommes protégés toutes les fois où nous avons fait l'amour. Le sort de contraception n'est pas infaillible, je le sais, mais quand même.

- J'ai une théorie là-dessus et ma médicomage pense que c'est possible, expliqua Hermione. Le sort n'aurait pas fonctionné, en effet, mais pour une raison plus complexe. Je n'ai pas la date exacte, mais nous avons daté la conception de Petit Bébé à la première fois où nous avons fait l'amour et je ne sais pas si tu t'en souviens, mais cette fois-là, j'ai lancé le sort avec ta baguette.

- J'en ai un vague souvenir, oui, mais je ne vois pas le rapport ?

- J'y viens. Ta baguette est en bois d'aubépine et, en cas de manipulation incorrecte, les sortilèges lancés par le biais d'une baguette faite de ce bois peuvent produire l'effet inverse. Je me rappelle avoir difficilement attrapé ta baguette et avoir lancé le sort du bout des doigts…

La bouche de Drago forma un "o" de surprise tandis que l'information faisait son chemin dans sa tête. Peu habituée à tenir sa baguette, Hermione avait pu lancer le sortilège correctement, sur le principe, mais elle lui aurait fait défaut en terme de manipulation. C'était une explication tout à fait plausible.

- Ça se tient, reconnut-il tout en piquant un morceau de thon cru de son entrée.

- Ce n'est peut-être pas la bonne explication, mais elle est cohérente.

Ils terminèrent leur entrée en discutant de ce que Drago avait appris dans le dossier qu'elle lui avait donné.

- Est-ce que tu as commencé à réfléchir à des prénoms ? voulut-il savoir alors qu'on déposait leurs plats.

- Non. Je pensais qu'on pouvait faire ça ensemble… Tu en penses quoi ?

À la manière dont elle rougit, Drago devina qu'elle craignait sa réponse.

- J'en pense que c'est une bonne idée, la rassura-t-il.

- Je sais qu'il y a une tradition dans la famille de ta mère à propos des prénoms en rapport avec des constellations et…

- Je t'arrête tout de suite, la coupa-t-il. Oui c'est une tradition familiale, mais non, nous ne sommes pas obligés de la suivre. Personne ne nous en voudra, je te rassure. On ne va pas limiter nos recherches parce qu'un jour, un de mes ancêtres a décidé que ce serait drôle d'embêter ses descendants avec des prénoms tordus.

- Ce n'est pas tordu, le reprit Hermione. Je trouve que tu as un très beau prénom.

- Peut-être, et merci, mais ça n'exclut pas le fait que ce soit tordu.

- Ok, je te l'accorde.

La conversation sur les prénoms dura un peu, jusqu'à ce qu'ils parlent d'autres choses, qui n'avaient pas forcément de rapport avec la grossesse. Petit à petit, Drago avait l'impression de retrouver leur complicité et cela lui faisait beaucoup de bien. Une fois leurs plats terminés, on leur servit les desserts.

- Et sinon, aborda Hermione entre deux bouchées de crumble, parle-moi de ce traitement que vous avez trouvé pour la maladie de Bowman Waits.

- C'est encore expérimental, mais nous avons eu de bons résultats, lui apprit-il. Honnêtement, on est assez confiants et je n'aurais jamais proposé à ma mère de prendre quelque chose à propos duquel j'avais des doutes.

- Elle a commencé le traitement ?

- Non, elle a encore un rendez-vous avec son médicomage où je serai présent, et lundi prochain, si tous les feux sont au vert, elle pourra commencer.

- J'imagine qu'elle est impatiente ?

- Oh oui. Et je pense que la perspective de pouvoir, peut-être, être guérie totalement ou partiellement, joue sur son état actuel. L'autre soir, elle a tenu tout un dîner à table, ce n'était pas arrivé depuis des mois.

- Tout est sur la bonne voie, alors.

- J'espère. J'ai fait tout ce que je pouvais, en tout cas

- Tu peux être fier de toi.

Drago analysa juste une seconde la main qu'Hermione lui tendait par-dessus la table avant de la saisir et de la serrer dans la sienne. Ce geste déclencha aussitôt le rougissement de ses joues, qui s'accentua lorsque Drago commença à y faire de légères caresses avec son pouce.

- J'ai encore plusieurs questions qui me viennent en tête concernant la fin de la grossesse et surtout l'après, mais j'hésite à t'en faire part tout de suite.

- Pourquoi ? s'enquit Hermione en fronçant les sourcils.

- Parce que sinon je n'aurais plus de prétexte pour te proposer de nous voir.

Le rouge sur ses joues reprit du terrain et Drago s'en félicita.

- Tu sais que tu n'as pas besoin de prétexte, pas vrai ?

- Je sais. Mais je sais aussi que j'ai envie de passer du temps avec toi, pour rattraper celui qu'on a perdu ces huit derniers mois.

- Drago, ce n'est pas de ta faute, tu…

- Je sais, on ne pouvait pas faire autrement, ni l'un ni l'autre. Alors on accepte les choses telles qu'elles sont actuellement et on va de l'avant. Je n'ai pas été là pour toi pendant huit mois, et même si tu as été entourée - et je les en remercie -, je compte bien me rattraper à partir de maintenant.

Hermione serra sa main qui était toujours dans la sienne, ses yeux brillant d'émotion.

Ils terminèrent de dîner et, une fois la note réglée, ils quittèrent le restaurant.

- Est-ce que si c'est moi qui réalise le transplanage pour nous deux, c'est mieux pour toi ?

- Oh ne t'embête pas, je vais utiliser la cheminée du Chaudron Baveur. Tom est sympa, il me laisse en user et en abuser.

- C'était un prétexte pour te raccompagner, mais soit…

Hermione plaqua une main sur sa bouche, visiblement un peu honteuse.

- Sois un peu plus clair, la prochaine fois, le rabroua-t-elle.

- Excuse-moi de vouloir être un peu mystérieux, se moqua-t-il gentiment tout en ouvrant la porte du pub.

Ils saluèrent Tom et s'approchèrent de l'âtre. Alors qu'Hermione ouvrait la bouche, probablement pour lui dire au revoir, elle eut un petit hoquet qui fit froncer les sourcils de Drago.

- Donne-moi ta main, dit-elle en tendant la sienne.

Il s'exécuta et elle s'en saisit avant de la déposer sur son ventre, légèrement sur le côté gauche. Si Drago essaya d'ignorer ce tout nouveau sentiment qui l'envahit au contact de son ventre arrondi, il ne put retenir une exclamation de surprise en sentant un coup contre sa main.

Son enfant venait de bouger sous ses doigts.

Ce qu'il ressentait était tout bonnement indescriptible. Son cœur battait à cent à l'heure, il se sentait flotter et le sourire radieux d'Hermione en face de lui venait parfaire le tableau.

- Petit Bébé voulait dire bonjour à son papa.

Tendrement, Drago se mit à caresser son ventre, juste là où il avait senti le coup et Petit Bébé signifia une nouvelle fois sa présence. Sans le vouloir, il sourit. C'était spontané et quand Hermione posa sa main sur la sienne, il sut que tout allait bien se passer pour eux.


Voilà un petit shot de douceur rien que pour vous.

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? La discussion entre Drago et ses parents ? Leurs points de vue respectifs sur la grossesse d'Hermione ? Leur dîner en tête à tête ? Cette fin beaucoup trop mignonne ?

Est-ce que vous aussi, comme Lyra à la fin de sa relecture, vous avez envie de me jeter des tomates au visage parce que vous pensiez qu'ils allaient s'embrasser ? (a)

Du love pour vous et à dans deux semaines !