Me revoici, me revoilà !

Mes vacances sont - à mon grand désespoir - terminées, donc je suis de retour pour vous publier le 13ème chapitre de cette histoire.

Je vous chante toujours la même chose, mais encore une fois, merci pour vos incroyables reviews. Vous êtes incroyables !

Je vous laisse donc avec ce chapitre où le titre de l'histoire prendra tout son sens... ;)

Bonne lecture !


Réponse à la review anonyme :

Margot : Bon retour dans le monde merveilleux de la fanfction ! Je suis contente que tu aies apprécié l'histoire jusque là (merci pour tes mots qui me touchent beaucoup) et j'espère donc que cela continuera ainsi jusqu'au bout. Merci pour ta review, à bientôt !


Merci à JK Rowling pour son œuvre.
Merci à Lyra Verin, Mery-Alice Gilbert et Cailean Charmeleon pour leur relecture, leurs conseils et leurs encouragements.


Chapitre 13, Hermione.

Emmitouflée dans son écharpe, Hermione faisait les cent pas devant chez Madame Guipure pour se réchauffer.

Fait assez rare pour être relevé, Drago n'était pas encore arrivé. Lui qui mettait toujours un point d'honneur à être pile à l'heure à ses rendez-vous, voire en avance, avait là dix minutes de retard.

Alors qu'elle songeait à aller se mettre au chaud à l'intérieur de la boutique de prêt-à-porter, Drago fit justement son apparition non loin avant de se précipiter jusqu'à elle.

- Je suis désolé, s'excusa-t-il, l'entrevue avec ma mère et son médicomage a été plus longue que prévue.

- Ce n'est rien, sourit-elle pour le rassurer. Comment ça s'est passé, du coup ?

- Plutôt très bien, il est favorable à la prise du traitement.

- C'est génial ! s'exclama Hermione en entrant dans la boutique.

- Oui, elle commence lundi comme convenu. Elle est impatiente, tu n'imagines même pas !

- Est-ce que tu crois qu'on pourrait aller la voir après ? demanda-t-elle, en se pinçant les lèvres.

- Je pense que ça lui ferait très plaisir.

Hermione lui sourit. Elle avait eu quelques fois l'occasion de discuter avec Narcissa et elle l'appréciait vraiment. C'était une femme douce, très intéressante et elle avait toujours les bons mots. Elle lui avait été d'un grand soutien en l'absence de Drago.

- Bon, ce n'est pas tout, mais nous sommes là pour Petit Bébé, déclara Drago en se frottant les mains. De quoi avons-nous besoin ?

- Alors, j'ai tout ce qu'il faut en termes de bodies, chaussettes, pyjamas. En revanche, ce que je n'ai pas prévu, ce sont des bonnets et des tenues assez chaudes. Il va naître en janvier, donc autant dire qu'il faut de quoi le couvrir.

- D'accord, alors voyons voir ça.

Drago se dirigea vers le fond de la boutique réservé aux textiles pour bébés. Comme il avait l'air de vouloir s'occuper de la situation, Hermione le laissa faire. Assise dans un large fauteuil de cuir, elle le regardait toucher à tout, plier et déplier les vêtements pour les regarder plus en détail, ou demander conseils à la vendeuse.

Elle était profondément touchée par son implication dans cette fin de grossesse. Elle savait qu'il voulait rattraper le temps perdu, mais le voir à l'œuvre était d'autant plus émouvant pour elle. Et puis, avec ses hormones qui lui jouaient des tours, elle aurait pu en pleurer.

Une nouvelle vie se dessinait devant eux et, de ce qu'elle en apercevait, c'était assez prometteur.

- Qu'est-ce que tu en penses ? lui demanda-t-il en lui montrant deux petites combinaisons à capuche matelassées avec un intérieur en duvet.

- Elles sont jolies, mais je préfère la kaki.

- Oui, moi aussi.

Il mit la combinaison kaki de côté et termina sa sélection, non sans demander son avis à Hermione à chaque fois. Tout y passa. Les bonnets, les pyjamas duveteux - même si elle en avait déjà acheté - et autres vêtements et accessoires nécessaires pour l'arrivée de Petit Bébé.

Une fois leurs achats réglés, ils se rendirent chez Fleury et Bott pour y récupérer une commande, ainsi qu'une autre dans un magasin de puériculture. Quelques jours plus tôt, Hermione avait fait mettre des articles de côté et elle voulait que Drago y jette un œil avant de les acheter pour de bon.

- Veux-tu qu'on dépose tout cela quelque part ? demanda Drago en désignant tous les achats miniaturisés, mais relativement nombreux.

- Chez moi. Transplane, si tu veux, je vais prendre la cheminée du Chaudron Baveur.

- Pas de soucis, je viens avec toi.

Quelques minutes plus tard, ils débarquaient dans le salon d'Hermione.

Après s'être délestés de leurs manteaux, la jeune femme le guida jusqu'à la pièce qui était, jusqu'à maintenant, un bureau et qui était désormais la chambre de Petit Bébé.

Ils n'avaient jamais vraiment discuté de l'avenir, une fois que l'enfant serait là, mais elle sentait qu'ils allaient devoir le faire. Bien qu'ils aient été relativement intimes quelques mois en arrière, ils n'étaient pas ensemble. Ils ne vivaient donc pas sous le même toit, loin de là, et Hermione tenait tout de même à ce que les choses soient claires.

- Avant que nous allions rendre visite à ta mère, amorça-t-elle en retournant au salon, j'aimerais que nous discutions de quelque chose.

- Hum… ok, je t'écoute.

Elle s'installa dans le canapé, Drago à ses côtés, qui la regardait avec une certaine crainte dans les yeux. Hermione, elle, prit une grande inspiration. Remue-toi, tu n'es pas une Gryffondor pour rien, pensa-t-elle.

- Voilà, Petit Bébé devrait arriver dans moins d'un mois maintenant et… eh bien nous n'avons jamais discuté de l'avenir dans son aspect le plus pratique. J'ai tout installé ici parce que tu n'étais pas là, mais maintenant tu es là, et tu fais partie de l'équation. Mais nous ne formons pas un… enfin, c'est une situation particulière, et…

- Hermione, Hermione, Hermione, stop, respire, dit-il en venant s'accroupir devant elle, ses mains posées sur ses genoux.

Elle obéit et reprit doucement sa respiration qui, en effet, commençait à lui faire défaut.

- J'y ai pensé de mon côté sans oser t'en parler, je l'avoue, reconnut-il.

- C'est vrai ?

- Oui et j'en suis venu à la conclusion que si les choses s'étaient imposées ainsi, alors c'est ce que c'est la bonne chose à faire. Je ne vais pas te demander de venir habiter chez moi et je ne vais pas non plus m'inviter ici. Honnêtement, ta maison est idéale pour accueillir Petit Bébé et il ou elle y sera très bien installé.

- Tu pourrais t'inviter ici, personne ne t'en voudrait, lâcha-t-elle, peut-être trop spontanément.

Elle se pinça les lèvres, consciente qu'elle avait probablement parlé trop vite. Drago, en revanche, haussait un sourcil avec un léger sourire mutin fleurissant au coin de sa bouche.

- Granger, voyons, ne précipite pas tant les choses entre nous, se moqua-t-il gentiment.

- Mais… C'est vrai, Drago. On ne peut pas élever cet enfant en habitant loin l'un de l'autre, c'est absurde. Nous sommes des sorciers, je sais, mais je ne vais pas t'envoyer un hibou ou un patronus dès que j'aurais besoin que tu viennes changer sa couche.

- Ah parce que je vais devoir changer des couches ?

- Drago…

- Je t'embête. Bon, si tu as une autre solution à me proposer, alors je l'écoute.

Évidemment qu'elle avait une idée. Une bonne, selon elle, mais elle n'était pas sûre qu'ils soient sur la même longueur d'onde.

- Eh bien, j'ai une chambre d'amis ici, débuta-t-elle, son regard se posant partout ailleurs sauf sur lui. Peut-être que tu pourrais t'y installer quelques temps ? Pas forcément de manière définitive, mais pour être présent, tu vois.

- C'est une idée.

Hermione releva si brusquement la tête qu'elle se fit un peu mal. Avait-elle bien entendu ?

- Tu es sérieux ?

- Eh bien oui, dit-il en tirant vers lui un pouf pour être assis plus confortablement tout en restant face à elle. Tu as raison, il faut que je sois là et notre relation étant ce qu'elle est, je suppose qu'occuper ta chambre d'amis est un bon compromis. Habiter ailleurs me donnerait l'impression d'être moins impliqué que je le devrais.

- Mais du coup, ton appartement à Mayfair ?

- Peu importe, balaya-t-il. Hermione, je suis très heureux de ce qui nous arrive et rien ne me ferait plus plaisir que d'être là à 100% pour profiter de cette nouvelle vie qui s'offre à nous.

Les larmes montèrent très rapidement aux yeux d'Hermione et si elle maudit ses hormones, elle ne chercha pas pour autant à masquer son émotion.

- Et vivre sous le même toit nous permettra de travailler notre relation, si tu vois ce que je veux dire.

Il accompagna sa remarque d'un haussement de sourcils répétitif qui ne faisait aucun doute sur le sous-entendu de sa phrase et Hermione ne put que rire.

- Tu es formidable, merci.

Autant qu'elle le pouvait à cause de son ventre qui prenait beaucoup de place, elle se pencha en avant et glissa ses bras autour de son cou pour le serrer contre elle. Elle sentit ceux de Drago passer autour de sa taille et sa main venir caresser son dos.

Ils restèrent quelques longues secondes ainsi enlacés, profitant de la proximité de l'autre. Hermione retrouva son parfum aux notes de bergamote et de jasmin qu'elle aimait tant. Elle se sentait bien, heureuse et apaisée, comme elle ne l'avait pas été depuis longtemps.

Elle était rassurée de le savoir à ses côtés.

Drago fut le premier à se dégager de cette étreinte, sans pour autant la lâcher complètement puisqu'il posa ses deux mains de chaque côté de son ventre avant d'y déposer ses lèvres.

La tendresse de ce geste émut Hermione, plus qu'elle ne l'était déjà. En son absence, elle avait totalement pris conscience de la dimension de ses sentiments et d'à quel point elle l'aimait. Lorsqu'il agissait ainsi envers elle, avec douceur et bienveillance, cela ne faisait que les renforcer.


Toujours avec la même précaution, Hermione et Drago utilisèrent la cheminée pour se rendre dans le Wiltshire.

Lucius Malefoy, installé dans le canapé et occupé à la lecture de la Gazette du Sorcier, les accueillit avec un haussement de sourcils étonné.

- Je ne m'attendais pas à votre visite, bonjour à vous deux.

- Bonjour monsieur Malefoy, le salua Hermione avec un sourire poli.

- Bonjour papa. J'ai vu maman ce matin, pour le rendez-vous à Sainte Mangouste, mais Hermione avait envie de la voir. Elle dort ?

- Je ne crois pas, il me semble qu'elle lit.

- D'accord, je vais demander à Arty de préparer du thé et de nous l'apporter.

- Bien. Hermione, comment allez-vous et comment se porte mon petit-fils ?

Hermione leva les yeux au ciel.

- Pour la énième fois, monsieur Malefoy, ce n'est pas garanti que ce soit un garçon. Mais nous nous portons bien, je vous remercie.

- Cet enfant naîtra hors mariage, laissez-moi au moins espérer qu'il perpétuera la lignée des Malefoy. Vous ne…

- Non, le mariage n'est toujours pas d'actualité, j'en suis désolée.

Drago, qui n'était pas habitué à les entendre discuter tous les deux, assistait à l'échange avec un regard un peu perdu, comme s'il regardait deux extra-terrestres converser.

- Dîtes-le si je dérange, hein…

- Pardon, tu veux intervenir ? lui demanda Hermione. Une demande en mariage à faire, peut-être ? Ça ravirait ton père au plus haut point.

- Ce n'est pas mon père que j'espère ravir si jamais je dois te demander en mariage.

Hermione rougit sous le regard appuyé qui accompagna sa phrase. Heureusement pour elle, Arty lui sauva la mise en apparaissant pour les saluer et voir ce qu'il pouvait faire pour eux. Drago lui demanda de préparer du thé et de le monter dans la chambre de sa mère dans laquelle ils se rendirent juste après.

- Quelle bonne surprise, lança Narcissa en glissant son marque-page à l'intérieur de son livre. Pardonnez-moi de vous recevoir ainsi, mais mes jambes me jouent des tours aujourd'hui.

- Personne ne t'en tient rigueur, rassure-toi, lui dit Drago en l'embrassant sur le front.

- Absolument pas. Bonjour madame Malefoy, la salua Hermione.

- Bonjour Hermione. Je vais vous le répéter une énième fois, mais je vous en prie, appelez-moi Narcissa.

- J'essaie, je vous jure, mais ce n'est pas facile.

Hermione rapprocha le fauteuil, qui était dans un coin de la chambre, pour pouvoir être plus proche du lit. C'était une habitude qu'elle avait prise lorsqu'elle lui rendait visite, ainsi les deux femmes pouvaient discuter ensemble dans des positions confortables pour chacune. Drago, lui, s'installa au bord du lit.

- C'est Hermione qui a émis le souhait de venir te voir, lui apprit Drago.

L'intéressée rougit.

- C'est vrai… Drago m'a dit que le rendez-vous avec votre médicomage à propos du traitement s'était bien passé et que vous étiez impatiente de débuter.

- Oui, j'ai hâte, surtout dans des moments comme ça où les douleurs sont très présentes et me clouent au lit. J'en ai assez de regarder le plafond, de ne pouvoir rien faire d'autre que de lire des livres pour m'occuper l'esprit. Ce traitement c'est ma lumière au bout du tunnel.

Hermione sourit, touchée.

- Et puis votre enfant ne va plus tarder, maintenant, poursuivit-elle, et j'aimerais profiter de lui comme il se doit. Il doit avoir une grand-mère qui puisse s'occuper de lui, jouer avec lui et ça, je ne pourrai le faire qu'avec ce traitement.

- Tu pourras, lui assura Drago.

- Je le sais, je te fais confiance.

Mère et fils échangèrent un sourire tendre qui émut Hermione. De toute façon, il lui en fallait peu en ce moment pour avoir les larmes aux yeux.

- Avez-vous décidé d'un prénom ? voulut-elle savoir.

- Pas encore, dit Hermione avec une grimace gênée.

- On a juste décidé de ne pas suivre la tradition des Black, déclara Drago avec une nonchalance qui fit grimacer encore plus Hermione.

Elle craignait que Narcissa prenne mal cette décision qui allait contre cette tradition établie dans sa famille depuis des générations.

- Et comme vous avez eu raison ! s'exclama-t-elle. J'adore le prénom que nous t'avons choisi, Drago, ne te méprends pas, mais tu n'imagines pas les nuits blanches que nous avons passées, ton père et moi, à se décider. Le champ des possibles était assez restreint et, en plus, nous n'étions jamais d'accord. Donc vous avez bien fait de vous affranchir de cela.

Hermione soupira, soulagée. Elle s'entendait bien avec Narcissa et elle aurait été triste de la décevoir.

- Personne ne nous en voudra ? voulut s'assurer Hermione.

- Ils sont tous morts et enterrés, balaya Drago.

- Drago, s'il-te-plaît, respecte un peu tes ancêtres, le réprimanda Narcissa. Non, personne ne vous en voudra, rassurez-vous. Comme l'a dit Drago, ils ne sont plus là pour vous courir après.

- Ça me rassure, sourit-elle.

Ils passèrent près d'une heure et demi à discuter avec Narcissa tout en buvant le thé aimablement préparé par Arty. Ils discutèrent de choses et d'autres, certaines futiles, d'autres plus sérieuses. Narcissa donna notamment à Hermione quelques conseils pour l'accouchement et elle lui en fut très reconnaissante.

- Je suis désolée de vous mettre à la porte, les enfants, mais j'aimerais me reposer, souffla Narcissa.

- Bien sûr, on va te laisser tranquille.

- Merci pour cet agréable moment, Narcissa, sourit Hermione, recevant un clin d'œil complice de la mère de Drago.

Après s'être levée du fauteuil et alors qu'elle se dirigeait vers la sortie, elle entendit Narcissa demander à Drago de rester quelques minutes. Il l'interrogea du regard et Hermione lui répondit qu'elle l'attendait en bas, près de la cheminée.

Elle sourit à Narcissa, l'accompagnant d'un signe de la main, puis elle descendit au rez-de-chaussée, laissant la mère et le fils seuls.

Drago la rejoignit quelques minutes plus tard et, après avoir dit au revoir à Lucius, ils rentrèrent à Strand-on-the-Green par la cheminée.

- Je me demandais, mon père ne t'a pas trop embêtée avec cette histoire d'hériter et d'enfant hors mariage ? s'enquit Drago en époussetant son pantalon.

- Oh, il a bien essayé, mais je pense que c'était plus pour me tester car il a vite lâché l'affaire quand il a compris ma position sur le sujet. Depuis, je pense que ça l'amuse de me taquiner à ce sujet.

- Je commence à croire qu'il a été échangé contre une autre version de lui-même bien plus sympathique. Mais je ne vais pas m'en plaindre, je préfère cette version-là.

- Ça se comprend, sourit Hermione. D'ailleurs, puisque tu parles de ça, il y a deux personnes qui aimeraient te rencontrer.

Drago croisa les bras sur son torse tout en fronçant légèrement les sourcils, l'air intrigué.

- Ah oui, qui ça ?

- Mes parents, lui apprit-elle. Ils ont connaissance de toute la situation, que ce soit la grossesse, ton absence, tout ça, et maintenant ils aimeraient rencontrer le père de leur premier petit-enfant.

- Oh…

S'il était presque tout le temps maître de ses émotions, il y avait certaines fois où on lisait en lui comme dans un livre ouvert. Et là, à sa grimace et à sa façon de se gratter la nuque, Hermione décela très facilement de la nervosité.

- Nous ne sommes pas obligés d'y aller demain, le rassura-t-elle. Mais avant que Petit Bébé pointe le bout de son nez serait le mieux.

- C'est juste que… Enfin, s'ils ont connaissance de tout, comme tu dis, ils connaissent forcément nos antécédents, non ?

- Oui, et ils n'ont jamais émis aucun jugement. Mes parents me font confiance.

Les traits du visage de Drago se détendirent, comme s'il était soulagé par ce qu'elle venait de dire.

- Je trouve ça normal que tu fasses leur connaissance, conclut-elle.

Il finit par hocher la tête.

- Tu as raison, approuva-t-il. Quand veux-tu aller les voir ?

- Eh bien je déjeune toujours avec eux le jour de Noël, si tu n'as pas d'autres obligations, tu pourrais te joindre à nous ce jour-là ?

- Il va falloir que tu me parles des goûts de tes parents pour que je leur trouve le cadeau parfait.

- Tu n'es pas…

- Chut, la coupa-t-il en posant son index sur ses lèvres. Noël ou pas Noël, de toute façon, je ne serais pas venu les mains vides.

Hermione chassa sa main de devant sa bouche.

- Je les préviendrai que tu seras là, alors, ils seront contents. Et moi aussi, par la même occasion.

Elle lui sourit un peu timidement, sans vraiment savoir pourquoi elle ressentait cela. Peut-être parce que déjeuner chez ses parents, avec Drago, le jour de Noël, était symboliquement important ? C'était comme si elle le faisait entrer dans sa famille, dans son cercle bien plus intime, alors qu'il n'était pas son petit-ami.

Honnêtement, elle n'attendait que ça. Elle ne savait pas ce qu'il en était pour lui, mais pour elle, tout était clair. Elle voulait être avec lui, autant qu'avant son départ, autant qu'avant de savoir qu'elle portait son enfant. Tout cela ne changeait pas grand-chose. Enfin, si, cela n'avait fait qu'accroître ce qu'elle ressentait déjà pour lui.

- Je peux savoir ce qui te préoccupe tant ? s'enquit Drago, la tirant de sa rêverie. Tu réfléchis si fort que j'ai l'impression d'entendre tes pensées.

- Trois fois rien, ne t'inquiète pas, éluda-t-elle avec un sourire qu'elle espéra convaincant.

- À d'autres, Granger, la taquina-t-il. Ça se lit dans tes yeux, quand quelque chose te tracasse. Et là, je le vois nettement.

Hermione soupira, vexée d'avoir été si facilement percée à jour.

- C'est juste que… tu vas peut-être trouver ça ridicule, mais je trouve ça important que tu viennes fêter Noël chez mes parents. Pour nous, pour le bébé, pour tout, quoi. Enfin, c'est encore flou, tout ce qui se passe, alors qu'il doit arriver dans moins d'un mois et…

- Hermione, souffla Drago en prenant ses mains. Je sais que tu aimes tout planifier, que tu aimes quand tout suit la ligne directrice que tu as tracé, mais parfois, il faut savoir lâcher prise. Nos vies vont changer, c'est clair, mais on est là l'un pour l'autre et ça va très bien se passer.

Il la rassura d'un tendre baiser sur le front et lâcha ses mains pour prendre son visage en coupe.

- Je n'ai jamais eu autant confiance en nous qu'aujourd'hui.

Comme souvent lorsqu'elle ressentait un trop plein d'émotion, les larmes lui montèrent aux yeux.

- Je…

La suite de la phrase resta bloquée dans sa gorge. Elle le pensait. Elle voulait qu'il le sache. Mais quelque chose en elle lui soufflait que ce n'était pas encore le bon moment.

- Moi aussi, répondit Drago avec un sourire qu'elle devina timide.

Paradoxalement, les choses n'avaient jamais été aussi floues, mais aussi nettes entre eux.


Et voilà !

Une future cohabitation (héhé), de la tendresse, des bonnes nouvelles et un presque je t'aime, c'est cool tout ça, non ?

J'espère en tout cas que vous avez aimé !

Du love pour vous, à mercredi !