Hello !
Je vais commencer cette note d'autrice en vous remerciant. Cohabitation a dépassé les 200 reviews et c'est trop bien. Merci beaucoup beaucoup !
J'ai reçu un peu moins de reviews sur le chapitre précédent, j'espère que cette histoire continue de vous plaire ? Honnêtement, je comprends, il y a un petit peu moins de rebondissements maintenant et, pour ne rien vous cacher, la fin approche...
J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira, en tout cas !
Bonne lecture !
Réponse à la review anonyme :
Guest : En effet, ça fait partie du jeu héhé. Mais ton enthousiasme et ton impatience me touchent beaucoup. Voici la suite, merci pour ta review !
Merci à JK Rowling pour son œuvre.
Merci à Lyra Verin, Mery-Alice Gilbert et Cailean Charmeleon pour leur relecture, leurs conseils et leurs encouragements.
Chapitre 14, Drago.
- Drago, je t'en prie, mets fin à mon supplice ! râla Pansy. Tu vas rencontrer les parents d'Hermione, pas la reine d'Angleterre !
L'intéressé la fusilla du regard à travers le miroir face auquel il était posté.
- Dois-je te rappeler que tu étais liquéfiée par la peur le jour où tu as été invitée chez les Weasley ?
Pansy lui offrit son majeur relevé.
- Oublie la robe de sorcier sophistiquée, ce sont des moldus, ils ne sont pas habitués à ce genre de tenue, lui conseilla-t-elle. Oublie aussi le costume trois pièces, tu ne vas pas à un mariage. Pense plutôt élégant, mais cool.
Drago essaya de suivre les conseils de Pansy et sortit de son placard un pantalon chino bleu marine, un simple tee-shirt d'un blanc immaculé et une veste de costume noire cintrée.
- C'est très bien ça ! s'exclama-t-elle. Avec une jolie paire de baskets blanches, tu seras très beau.
- Des baskets ? releva Drago.
- Oui, ce sont des chaussures que portent les gens normaux, Drago, pas seulement ceux qui font du sport. Il y en a de très jolies maintenant.
- Je n'ai pas de baskets. Ce sera ça, dit-il en prenant dans son dressing une paire de derbies noires.
Mais Pansy, qui ne l'entendait pas de cette oreille, attrapa sa baguette et métamorphosa ses derbies hors de prix en une simple paire de baskets blanches.
- Pansy ! s'offusqua-t-il.
- Si tu as une mauvaise remarque sur tes chaussures, je t'invite au resto. En revanche, si tu as un compliment, tu m'invites.
Elle le défia du regard, main tendue vers l'avant, et Drago, en bon joueur, ne put que frapper dedans, scellant leur pari.
Au fond, sa meilleure amie avait raison. Il allait seulement passer le déjeuner de Noël chez les parents d'Hermione, mais il ne pouvait s'empêcher d'être nerveux. Ce n'était pas anodin, comme moment. C'était même quelque chose d'important pour un couple… Sauf qu'ils n'en étaient pas un.
Ils allaient avoir un enfant ensemble, ils allaient cohabiter et ils s'étaient dit "je t'aime" à demi-mot quelques jours plus tôt, mais ils n'avaient pour autant pas eu une franche conversation à propos de leur histoire. C'était là, sous-jacent, mais toujours un peu flou.
Mais Drago était sûr d'une chose : il l'aimait. Il l'aimait profondément et il aimait ce petit être qui grandissait en elle, preuve que ce qui était établi entre eux était fort.
Pansy le quitta après s'être assurée qu'il avait bien enfilé les baskets et Drago put utiliser sa cheminée pour rejoindre la maison d'Hermione. Il avait un petit peu d'avance et espérait ne pas la déranger.
- Hermione, c'est moi. Je suis en avance, mais prends ton temps !
- Je termine de me coiffer et je suis à toi, l'entendit-il crier depuis la salle-de-bain.
Pour patienter, Drago choisit d'aller taquiner Pattenrond qui se prélassait sur un coin ensoleillé du parquet. L'animal, d'abord agacé d'avoir été dérangé pendant sa sieste, lui lança un regard mauvais avant de venir le renifler. Puis, estimant qu'il n'était pas un ennemi, il se frotta à ses jambes en miaulant pour réclamer des caresses que Drago lui offrit.
En entendant Hermione arriver, il se redressa et ne put que sourire en la voyant. Elle portait une très jolie robe cache-cœur noire avec des détails dorés qui se prêtaient bien à l'événement. Ses cheveux - qu'il adorait en temps normal - étaient encore plus volumineux du fait de la grossesse, mais elle savait les discipliner et Drago la trouvait ravissante.
- Tu es magnifique, lui dit-il en prenant sa main pour la faire tourner sur elle-même.
- Merci, tu es pas mal non plus, sourit-elle. J'aime beaucoup tes chaussures, c'est rare de te voir en baskets.
Drago eut un petit rire en pensant à Pansy qu'il allait devoir inviter au restaurant.
- Ça te donne un petit côté décontracté qui te va plutôt bien, ajouta-t-elle.
- Je te remercie. Tu es prête, on peut y aller ?
- Oui, j'ai miniaturisé les cadeaux dans mon sac, on peut y aller.
- Ta cheminée est reliée à celle de tes parents ou tu veux que je transplane pour nous ?
- Non non, on peut passer par la cheminée. J'ouvre la voie et tu me suis.
Elle lui indiqua l'adresse à prononcer et une fois qu'elle eut disparu, Drago fit de même.
Il débarqua dans un salon sobrement décoré aux couleurs de Noël avec un grand sapin, des guirlandes lumineuses, des couronnes de houx et des bougies.
Hermione était en train d'étreindre une femme que Drago devina être sa mère, et à qui elle ressemblait énormément, avant de la lâcher au profit de son père. Si la mère d'Hermione affichait un sourire chaleureux, son père, en revanche, était un peu plus mesuré.
- Maman, papa, voici Drago, le père de Petit Bébé. Drago, je te présente Jean, ma maman, et Charles, mon papa.
- Enchanté, dit-il en leur tendant une main qu'ils vinrent serrer l'un après l'autre. Merci de m'accueillir aujourd'hui, c'est un plaisir de vous rencontrer.
Si, d'extérieur, il pouvait paraître à l'aise, à l'intérieur, il était très nerveux. Il devait faire bonne impression auprès des parents d'Hermione, sans pour autant jouer un jeu. S'il voulait construire quelque chose avec leur fille, ils allaient être amenés à se voir souvent, donc il devait mettre toutes les chances de son côté.
- Bonjour Drago, c'est également un plaisir de vous rencontrer, le salua Jean. Mettez-vous à l'aise, je vous en prie, donnez-moi votre veste.
- Merci, dit-il en obéissant. Mais vous pouvez me tutoyer, si vous le voulez.
- Bien, avec plaisir, sourit-elle. L'apéritif est dressé au salon, allez-y, j'arrive.
Jean s'éclipsa pour aller accrocher leurs vestes au porte-manteaux et ils suivirent Charles au salon qui commença à servir l'apéritif.
Curieux, Drago ne pouvait s'empêcher de regarder autour de lui. Le salon regorgeait d'objets en tout genre qu'il ne connaissait pas et à propos desquels il se questionnait, se demandant à quoi cela pouvait bien servir.
- Alors, Drago, Hermione nous a dit que vous étiez médecin, c'est ça ? s'enquit Charles en remplissant les verres et en ne le tutoyant pas du tout.
- Presque, oui, je suis chercheur en médicomagie. Actuellement, je travaille sur la maladie de Bowman Waits, une maladie neuro-dégénérative.
- Et avec d'autres chercheurs, ils ont trouvé un traitement expérimental très prometteur, l'encensa Hermione avec un large sourire.
- C'est ça. On a commencé à le tester sur trois patients ce lundi, dont ma mère.
- Ta mère ? releva Jean qui revenait au salon. Mon dieu, je suis désolée d'apprendre qu'elle est malade.
- Ça fait quelques années maintenant, mais je suis certain que ce traitement va beaucoup l'aider.
- Si ça ne vous gêne pas, on pourrait parler d'autre chose que de maladie ? C'est Noël, après tout, je doute que Drago ait envie de discuter maladie et travail.
Hermione posa sa main sur sa cuisse dans un geste rassurant et Drago lui sourit, reconnaissant.
L'apéritif se passa sobrement. Drago avait l'impression de passer un interrogatoire en bonne et due forme, mais il ne pouvait pas en vouloir aux Granger de vouloir apprendre à le connaître. Il sentait bien que Charles essayait, de temps à autre, de le déstabiliser avec ses questions, mais Drago savait rester maître de la situation.
- Allez, passons à table, déclara Jean en revenant de la cuisine. Hermione m'a dit que tu n'avais pas d'allergies alimentaires particulières, Drago, donc il y aura du saumon et des huîtres pour l'entrée, une traditionnelle dinde avec des légumes pour le plat et un nougat glacé au dessert.
- C'est parfait, Jean, tout me semble déjà délicieux, la complimenta-t-il avec un sourire charmeur qui fit lever les yeux au ciel à Hermione.
- Tu as déjà ma mère dans la poche, chuchota-t-elle pendant qu'ils n'étaient que tous les deux à table, tu devrais essayer de charmer mon père, plutôt.
- Figure-toi que c'est assez compliqué, répliqua Drago sur le même ton. J'ai l'impression qu'il m'en veut de t'avoir fait un enfant et qu'il cherche le moment adéquat pour me le faire payer.
- Parle astronomie, il adore ça !
Le conseil d'Hermione arriva à point nommé et Drago l'en remercia d'un immense sourire et de son pouce relevé.
- Dîtes-moi les enfants, amorça Jean, avez-vous trouvé un prénom à Petit Bébé ? Non pas que je ne trouve pas ce surnom très mignon, mais à porter toute une vie…
Elle rigola et Drago profita de cette magnifique perche tendue par la mère d'Hermione.
- Pas encore, non, mais nous sommes au moins sûrs que nous n'allons pas suivre la tradition de ma famille maternelle.
- Quelle tradition ? releva Charles.
- Mes ancêtres donnaient à leurs enfants des prénoms venant des différentes constellations ou étoiles du système solaire. Mon prénom vient de la constellation du dragon, par exemple.
Drago sut qu'il avait tapé dans le mille quand il vit l'ombre d'un sourire effleurer les lèvres du père d'Hermione. Celle-ci, à côté de lui et face à Drago, lui offrit un clin d'œil complice.
- Je trouve que c'est une belle tradition, commenta-t-il.
- Très belle, oui, certaines personnes de ma famille ont des prénoms magnifiques, mais c'est un peu contraignant.
- Ça se comprend, dit Jean.
- Vous avez des exemples de prénom ? demanda Charles.
- Hum, une de mes tantes s'appelle Andromeda, comme la constellation d'Andromède, et une autre s'appelait Bellatrix, comme l'étoile de la constellation d'Orion. Leur père se nommait Cygnus, comme la constellation du cygne… Enfin, vous voyez le genre.
- Fascinant, souffla-t-il.
Il enchaîna sur une deuxième question, puis une troisième, et Drago se faisait un plaisir de lui répondre à chaque fois. La conversation s'étendit par la suite à l'astronomie dans son sens le plus large et les deux hommes discutèrent de bon cœur. Charles semblait se dérider petit à petit et Drago en était profondément soulagé.
Le plat succéda à l'entrée, savoureux lui aussi, jusqu'à arriver au dessert. Tout avait bien évidemment été adapté à ce que Hermione avait, ou non, le droit de manger à cause de la grossesse.
- C'est Charles qui a fait le dessert, chantonna Jean en revenant avec un nougat glacé qui avait l'air très appétissant.
- Je suis également passionné de pâtisserie, lui apprit-il. J'ai récemment acheté un robot dernier cri, il est formidable.
- Un robot ? releva Drago.
- Eh bien oui, un robot pâtissier, précisa Charles sur le ton de l'évidence.
- Papa, Drago est un sorcier pure souche, il ne maîtrise pas tout de notre culture moldue.
- Mais enfin, un robot pâtissier ! Bon, après le dessert, tu viens avec moi et je te montre à quoi ressemble ce petit bijou de technologie dont je te parle.
Rassuré par l'emploi du tutoiement qui signifiait que Charles commençait à l'apprécier, Drago n'était quand même pas très à l'aise. Et Hermione, en face de lui, qui se pinçait les lèvres pour ne pas rire, n'arrangeait rien à la situation.
Ils dégustèrent ce nougat glacé préparé par le père d'Hermione qui s'avéra être délicieux et ce dernier l'embarqua dans la cuisine juste après pour lui faire une revue détaillée de son fameux robot.
Drago n'y comprenait pas grand-chose, mais il faisait l'effort de s'y intéresser. Néanmoins, il apprit quelques petites choses intéressantes qu'il retiendrait.
- Puisque nous sommes entre nous, débuta Charles, faisant craindre le pire à Drago, quelles sont tes intentions envers ma fille ?
Évidemment. Il aurait dû s'y attendre. Que serait un père protecteur sans ce genre de question ?
- Mes intentions, quelles qu'elles soient, sont toutes bonnes, répondit Drago. Je ne sais pas exactement ce qu'Hermione vous a dit à propos de nous, mais j'ai l'intention d'être là pour elle et pour Petit Bébé. Je veux être un père à qui elle n'aurait rien à reprocher et un partenaire bienveillant et attentionné.
- Partenaire, hum…
- Oui, et j'entends bien être plus que ça si votre fille le souhaite également, mais ce sont des choses qui s'appréhendent avec le temps.
- Tout de même, c'est peu commun.
- Écoutez, Charles, sans vouloir vous offenser, je pense que les détails de notre relation ne vous regardent pas. En revanche, ce que je peux vous promettre, c'est que je tiens énormément à elle et que je vais m'employer à la rendre heureuse car c'est tout ce qui m'importe.
Les deux hommes se regardèrent avec méfiance quelques longues secondes. Drago avait été clair dans son discours et il espérait que le père d'Hermione ait saisi toute sa sincérité.
- Tu as l'air d'être un homme bien, Drago, dit finalement Charles.
- Je fais tout pour l'être, car cela n'a pas toujours été le cas.
- Je sais, oui.
À sa manière de l'affirmer si sèchement, Drago comprit qu'Hermione n'avait pas tu le comportement qu'il avait eu envers elle plus jeune. Mais elle lui avait aussi dit que ses parents lui faisaient confiance.
- Je me suis excusé auprès d'Hermione pour mes agissements passés. Je le regrette amèrement et je travaille chaque jour pour être un homme meilleur. La preuve, le Drago que j'étais aurait fui face à cette grossesse, car il était trouillard et lâche. Mais l'homme que je suis maintenant assume ses responsabilités. Je suis fier de l'homme que je suis maintenant.
Charles se dérida un peu et, dans un geste amical, il vint serrer l'épaule de Drago.
- Je vous souhaite d'être heureux.
- Merci Charles.
Ils échangèrent un sourire et retournèrent par la suite dans le salon où Jean et Hermione buvaient le thé.
- Je pense qu'il est l'heure de la distribution des cadeaux ! lança Jean en leur indiquant le sapin où étaient apparus quelques paquets.
Drago se joignit à la tradition et, après avoir rendu leur taille normale aux cadeaux qu'il avait apportés, les déposa au pied de l'arbre de Noël.
D'un coup de baguette, Hermione fit léviter les cadeaux qui allèrent se déposer entre les mains de ceux à qui ils étaient destinés.
Ne connaissant pas encore bien Jean et Charles, Drago avait opté pour des présents plutôt classiques, à savoir une bouteille de vin français et un coffret de thés du monde entier, comme ça ils pourraient partager. De leur part, et sûrement sur les conseils d'Hermione, il reçut une bouteille de whisky moldu qu'il ne connaissait pas, mais qui avait l'air plutôt pas mal.
Il ouvrit un deuxième paquet, à savoir une petite boîte de velours rouge qui renfermait un bracelet en argent.
- Il y a une petite perle plate, tu la vois ? demanda Hermione, qui poursuivit une fois qu'il eut hoché la tête. Tu peux la faire graver de l'initiale ou du symbole que tu souhaites.
Elle lui sourit tendrement et Drago le lui rendit. Il portait très rarement des bijoux, mais celui-ci était si fin et délicat qu'il pourrait le porter facilement.
- Merci, je l'aime beaucoup, dit-il en lui tendant son poignet ainsi que le bracelet afin qu'elle puisse l'accrocher.
Ce fut à son tour d'ouvrir le cadeau qu'il lui avait offert et lorsqu'il vit ses yeux s'illuminer et sa mâchoire presque se décrocher, il sut qu'il avait visé juste.
- Qu'est-ce que c'est, ma chérie ? voulut savoir sa mère.
- C'est une très ancienne édition d'Andromaque, souffla Hermione, levant ses yeux brillants vers Drago. Elle est magnifique. Comment as-tu pu te la procurer ?
- Ah, c'est au Père Noël qu'il faudra poser la question, si tu le croises, la taquina-t-il.
Elle secoua la tête en riant.
- Ça me plait énormément, merci beaucoup.
Drago lui retourna un sourire qui signifiait "avec plaisir".
Ils partagèrent un moment convivial autour d'un thé, Charles et Jean racontant à Drago énormément d'anecdotes amusantes et touchantes à propos de leur fille.
Souhaitant se reposer, Hermione et lui quittèrent le domicile des Granger dans l'après-midi, non sans les avoir chaleureusement remerciés pour leur accueil, le délicieux repas et les cadeaux.
- J'ai trop mangé, soupira Hermione en ôtant sa veste.
- Non, tu es juste enceinte, se moqua Drago avec un rictus au coin des lèvres.
- Ne fais pas le malin, Malefoy, le provoqua-t-elle en le pointant du doigt. À ta place, je ferais profil bas.
- Ah bon ? Et pourquoi ça ?
- Hum, je ne sais pas, dit-elle en s'approchant de lui. Peut-être parce que tu as promis à mon père de me rendre heureuse et d'être bienveillant envers moi ?
Drago ouvrit la bouche, offusqué. Ainsi donc l'expression "les murs ont des oreilles" n'avait jamais été aussi vraie. Et pour autant, avec le petit air mutin qu'elle affichait, il ne parvenait pas à lui en vouloir. Après tout, ce sont des choses qu'il aurait très bien pu lui dire en face, il ne s'en cachait pas.
- Tu écoutes aux portes toi maintenant ?
- Ce n'est pas de ma faute, plaida-t-elle en minaudant. J'ai entendu mon prénom en passant près de la cuisine, j'ai été curieuse…
- M'ouais, je suis moyennement convaincu, dit-il avec, malgré tout, un sourire.
- S'il faut agir ainsi pour t'entendre dire que tu aimerais être plus que mon partenaire…
Elle laissa sa phrase en suspens, se mordillant la lèvre, comme si elle attendait des représailles après avoir dévoilé ce qu'elle avait entendu.
- Je pensais que c'était clair, supposa Drago.
- Il va falloir être plus explicite, monsieur Malefoy, je suis désolée.
Elle était taquine, autant dans ses mots que dans son attitude, et cela lui plaisait beaucoup. Notamment son petit sourire espiègle qui lui donnait terriblement envie de l'embrasser.
L'embrasser… Il en avait envie depuis longtemps, mais il n'avait jamais trouvé le moment idéal. Peut-être était-ce maintenant ? En tout cas, dans sa manière de le regarder, Drago pouvait facilement en déduire qu'elle ne serait pas contre cette idée.
Elle était suffisamment proche de lui, alors il glissa délicatement une main dans sa nuque, tandis que l'autre migrait inconsciemment sur le côté de son ventre. Il rapprocha son visage du sien, avec lenteur et douceur, pour qu'elle ait le temps de se soustraire à cette étreinte si jamais elle ne la désirait pas.
Puis, voyant qu'elle n'émettait aucune objection, il posa ses lèvres sur les siennes et soupira de bien-être.
Presque neuf mois sans l'embrasser. Neuf mois sans sentir la douceur de sa bouche contre la sienne, sans sentir les battements de son cœur faire écho aux siens, sans sentir son doux parfum qui le rendait fou.
- C'était suffisamment explicite, ça, Granger ? la taquina-t-il après avoir quitté ses lèvres.
- Je crois que tu devrais insister un peu plus encore, j'ai un léger doute…
Drago ricana avant de l'embrasser plus fougueusement. Il savait qu'ils vivaient là un nouveau départ dans leur histoire, aussi tumultueuse soit-elle. Après tout, tels qu'ils étaient et telle qu'était leur relation depuis des années, ils ne pouvaient aspirer à rien d'autre qu'à quelque chose d'hors du commun.
Et ce qu'il ressentait lorsqu'il l'embrassait, il ne l'avait jamais ressenti auparavant.
Et voilà, ça, c'est fait !
Notre petit Drago était tout stressé mais, finalement, ça s'est bien passé.
Et ils se sont embrassés ! Ça y est ! J'ai enfin mis fin au supplice de tout le monde ahah.
Comme je vous disais, la fin de cette histoire approche doucement, mais sûrement...
Comme toujours, il me tarde de savoir ce que vous avez pensé de ce chapitre.
Du love pour vous, à mercredi !
