Hey !
Et voilà, nous y sommes. Le dernier chapitre de cette histoire, avant l'épilogue. C'était une "petite" histoire, oui, mais je suis venue au bout de ce que j'avais à raconter à leur sujet. Oh, j'avais bien une petite idée de rebondissement, mais j'avais cette impression de "tirer sur la corde" si je le faisais. Finalement, je trouve que c'est très bien ainsi.
J'espère que ça vous plaira, en tout cas !
On se retrouve mercredi prochain pour l'épilogue (et encore après pour quelques missing moments, eh oui, surprise ;)), mais je vous remercie déjà pour votre présence tout au long de cette histoire. Vous m'êtes précieux-ses.
Bonne lecture !
Réponse à la review anonyme :
Margot : Long et dur ? Tu n'es pas sympa avec cette pauvre Hermione ahah En tout cas, tu as vu juste pour le thème général du chapitre. Merci pour ta review !
Merci à JK Rowling pour son œuvre.
Merci à Lyra Verin, Mery-Alice Gilbert et Cailean Charmeleon pour leur relecture, leurs conseils et leurs encouragements.
Chapitre 16, Drago.
En sortant de la chambre où se trouvait Hermione depuis quelques heures déjà, Drago prit le temps de longuement s'étirer et de masser doucement ses propres trapèzes.
Les contractions étaient régulières, son col se dilatait, et si Petit Bébé commençait à montrer de plus en plus d'impatience à débarquer, ce n'était pas encore le moment.
Drago trouvait le temps long, mais il se gardait bien de le dire pour éviter de se faire foudroyer du regard - au mieux - par Hermione. En effet, elle était probablement la plus impatiente des deux et cela la rendait particulièrement irritable. Drago évitait donc tout sujet fâcheux et ne parlait que lorsqu'il était sûr que ce qu'il allait dire n'allait pas l'envoyer tout droit en enfer.
Et là, comme elle s'était brièvement assoupie, il en avait profité pour aller se dégourdir les jambes dans le couloir.
Dans quelques heures, il allait être papa.
Dans quelques heures, il pourrait serrer Petit Bébé dans ses bras, lui sourire, lui parler autrement qu'à travers le ventre d'Hermione.
Drago ne pouvait pas nier qu'il avait peur. Il était effrayé, même, mais il se sentait tout à fait capable d'appréhender ce qui s'offrait à eux. Il ne doutait pas que cela allait être difficile, mais il avait totalement confiance en eux et en la solidité de leur couple, même s'ils n'en étaient officiellement un que depuis peu.
Ce n'était qu'un simple mot apposé sur quelque chose de bien plus abstrait, de toute manière. Appeler leur relation par ce mot ne changeait rien à leur complicité, à leur force et à leur détermination.
Inconsciemment, ses pas le menèrent jusqu'à son laboratoire où il en profita pour saluer ses collègues d'astreinte en cette nuit de la Saint Sylvestre. Mais rapidement, le besoin de retrouver Hermione se fit plus important que celui de rester auprès de ses collègues pour compatir. Alors il quitta l'étage où il était au profit de celui de la maternité.
Il pénétra doucement dans la chambre, au cas où Hermione soit encore endormie, mais il la trouva bien éveillée, en train de rebondir sur un ballon de grossesse. Amusé, Drago sourit.
- Comment tu te sens ?
- Ça peut aller, dit-elle. Les contractions sont de plus en plus rapprochées et douloureuses donc je pense que le moment fatidique ne devrait pas trop tarder.
Elle grimaça justement au passage d'une contraction et Drago vint s'asseoir également sur un autre ballon de grossesse.
- Est-ce que tu veux discuter du prénom ? Ça pourrait te faire penser à autre chose qu'à la douleur.
- Oh oui, bonne idée, valida-t-elle avec entrain. Comme on a eu la bonne idée de garder la surprise quant au sexe, ça nous fait une double dose de travail, cela dit.
- Ça nous occupera deux fois plus longtemps, sourit-il. Alors, est-ce que tu as déjà quelques idées ?
- Pas vraiment, grimaça-t-elle, je sais juste ce que je ne veux pas. Je n'aime pas les prénoms trop longs, surtout que si Petit Bébé porte nos deux noms, ça risque d'être lourd.
- Ah, il n'aura pas que le nom de son père ? releva-t-il, avec un sourire en coin qui trahissait son envie de la taquiner plus que son sérieux.
- Je sais que tu plaisantes, mais je ne suis pas d'humeur.
Drago leva innocemment ses deux mains, pinçant ses lèvres pour retenir un rire qui l'aurait pétrifié sur place.
- Est-ce que tu aimes les prénoms originaux ? voulut-il savoir.
- Tout dépend du prénom, avoua-t-elle. Un peu original, si ça sonne bien, je n'y vois pas d'inconvénient. Si c'est un truc trop alambiqué, non.
- Alors j'ai une idée. Contrairement à la quasi-totalité des Black, ma mère ne porte pas un nom de constellation ou d'étoile, mais un nom mythologique qui fait référence à Narcisse. Ça, c'est la version officielle qui plaisait à mon grand-père Cygnus, mais la vraie version des faits, c'est que ma grand-mère Druella l'a choisi par rapport aux narcisses, qui étaient ses fleurs préférées et qui sont également celles de ma mère. Du coup, peut-être qu'on pourrait trouver un prénom dans cet univers-là, qu'en penses-tu ?
Hermione l'écoutait, sourcils froncés, et Drago pouvait presque lire l'intense réflexion qui la parcourait au fil de son discours. Finalement, elle hocha la tête avec un sourire ravi.
- Ça me paraît être une bonne idée, approuva-t-elle. J'aime beaucoup !
- Ça va tout de suite limiter nos choix, constata Drago, mais ce n'est pas plus mal.
- Hum, que penses-tu de Rose, pour une fille ?
- Rose ? releva Drago. C'est un peu simple, non ? Je veux dire, c'est probablement le premier prénom auquel on pense quand on mentionne un prénom floral.
Hermione se renfrogna légèrement, mais Drago ne le prit pas personnellement.
Ils passèrent un long moment à discuter du prénom de Petit Bébé, jusqu'à ce que les contractions soient trop fortes et trop rapprochées pour être ignorées.
Drago aida alors Hermione à prendre place sur le lit et appela une sage-femme, qui leur annonça qu'il fallait qu'ils partent en salle de naissance car Petit Bébé n'allait pas tarder à se montrer.
Juste avant qu'elle soit transférée dans cette nouvelle pièce, Drago et Hermione échangèrent un regard profond, intense, ainsi qu'un grand sourire lourd de sens. Ils s'étaient compris sans rien dire.
La suite des événements fut assez lunaire pour Drago. Il ne pouvait rien faire à part être présent pour Hermione, l'encourager et la soutenir, ce qu'il s'appliquait à faire pour ne pas la décevoir. Il ne pouvait pas pousser à sa place et, honnêtement, même s'il avait pu, il doutait d'avoir pu être aussi fort qu'elle.
Elle l'impressionnait par son courage, par sa force, par sa résistance, par sa détermination. Elle poussait, criait, suffoquait parfois, elle pleurait, aussi, mais jamais elle ne fléchissait.
Elle semblait invincible et Drago ne s'était jamais senti si amoureux d'elle.
Toute la pression retomba comme un soufflé lorsqu'ils entendirent les premiers cris de Petit Bébé. Et si Hermione ouvrit complètement les vannes, Drago s'autorisa à verser une larme. On lui avait dit que ce qu'il ressentirait à l'arrivée de son enfant serait indescriptible tant les émotions se mélangeaient, toutes voulant prendre le pas sur l'autre, mais en faire l'expérience était tellement différent.
Il sentait littéralement que sa vie venait de changer. Le centre de son monde venait de se déplacer pour venir se placer directement dans les yeux de ce petit être qu'on venait de déposer au creux des bras d'Hermione. Hermione qui pleurait, mais qui ne lâchait pas leur Petit Bébé du regard.
- C'est une fille, lui souffla-t-elle en le regardant. Petit Bébé est une fille.
- Je n'ai jamais été aussi heureux, lâcha-t-il sans réfléchir. Tu as été parfaite.
Il l'embrassa sur le front, faisant fi de la sueur et de ses boucles qui y étaient collées.
Puis il baissa les yeux sur sa fille. Sur cette petite beauté qui chouinait et qui gigotait doucement dans les bras protecteurs de sa mère. Il l'aimait déjà tellement.
- Alors, ce petit bébé a un prénom ? demanda la sage-femme en s'approchant d'eux dans l'optique de récupérer leur fille pour la nettoyer juste après.
- Je crois que oui. Hermione ?
Elle hocha la tête, ses yeux encore humides de larmes.
- Oui, souffla-t-elle. Ce sera Althéa. Althéa Granger Malefoy.
Un immense et lumineux sourire étira les lèvres de Drago. Oui, le prénom Althéa était parfait et elle allait divinement bien le porter, c'était certain.
- Alors je vais faire la toilette de cette magnifique petite Althéa et nous vous la monterons en chambre une fois tous les tests effectués.
Hermione se trouvant dans un état second, c'est Drago qui remercia la sage-femme ainsi que les personnes présentes ayant participé à la naissance de sa fille.
Quelqu'un s'occupa de remonter Hermione dans sa chambre, tandis que Drago prenait la direction de la salle d'attente où il pourrait envoyer des patronus au calme à l'attention de Pansy et Weasley, Potter et Thomas, ses parents ainsi que ceux d'Hermione. Il les informait de la naissance d'Althéa, de la bonne santé de la maman et du bébé et qu'il les préviendrait une fois qu'ils seraient de retour à la maison.
En effet, Hermione et lui avaient souhaité rester uniquement ensemble avec leur fille durant le séjour à la maternité, histoire de profiter le plus possible. Ils n'avaient rien contre le fait de voir leurs amis et la famille plus tard, ils sortiraient bien assez tôt de toute façon, mais ils voulaient simplement privilégier ces quelques jours pour être à trois.
Une fois les patronus partis, Drago rejoignit la chambre d'Hermione où celle-ci dormait déjà. Elle ne se réveilla même pas lorsque la sage-femme revint avec Althéa dans un berceau sur roulettes, vêtue du premier pyjama qu'ils avaient choisi pour elle. Il était violet et, sur le ventre, une chocogrenouille clignait de l'œil avec, au-dessus de sa tête, une petite bulle de bande-dessinée qui disait : "je suis à croquer".
Le prénom d'Althéa avait été proposé par Hermione, au détour de leur conversation précédente. L'althéa était l'autre nom de l'hibiscus et, dans le langage des fleurs, elle symbolisait la persévérance et la détermination. Tous deux avaient trouvé que cette symbolique leur correspondait à merveille et qu'elle ferait honneur à ce prénom plutôt doux.
Le choix des noms de famille n'avait pas été discuté, cela dit. Ils savaient déjà que leur fille porterait leurs noms à tous les deux, mais ils n'avaient pas discuté de l'ordre dans lequel ils allaient les apposer. Quand Hermione avait spontanément dit Althéa Granger Malefoy, cela avait tellement bien sonné aux oreilles de Drago qu'il n'avait pas cherché plus loin. Quelle importance que son nom soit placé en premier ? Si on lui disait quelque chose, il pourrait très bien dire qu'ils avaient gardé le meilleur pour la fin.
Penché au-dessus du berceau de sa fille qui dormait à poings fermés, Drago caressait doucement sa joue rebondie du dos de son index en se disant à quel point ils étaient chanceux. À quel point ils avaient bien travaillé, aussi, car c'était un beau bébé. Il n'était peut-être pas très objectif, mais il s'en fichait.
Althéa avait déjà un léger duvet sur le sommet de la tête, bien qu'il soit impossible d'en assurer la couleur pour le moment et, de ce qu'il avait vu tout à l'heure, ses yeux semblaient clairs, même s'il savait très bien que cela pouvait changer du tout au tout.
De toute façon, cela lui importait peu. Qu'elle lui ressemble ou qu'elle ressemble à sa mère, cela lui était égal, du moment qu'elle était en bonne santé. Ce que la sage-femme lui avait assuré.
Il n'aurait su dire combien de temps il était resté là, à combattre le sommeil tout en regardant sa fille, mais il était encore éveillé lorsqu'Hermione ouvrit les yeux.
- Hey…
- Comment tu te sens ? lui demanda-t-il en la regardant.
- Je suis un peu déphasée, dit-elle en baillant. Et toi ?
- Je vais parfaitement bien et cette petite demoiselle aussi. Elle gigote depuis quelques minutes, je crois qu'elle ne va pas tarder à se réveiller.
Hermione se redressa doucement et Drago approcha le berceau du lit pour qu'elle puisse mieux la voir.
- Objectivement, elle est magnifique, souffla-t-elle.
- Je pensais à la même chose, on a bien travaillé.
- Est-ce que tu pourrais me la donner ? demanda-t-elle en se mettant dans une position assise plus confortable.
Drago accepta, mais une fois ses mains autour d'Althéa, il fut pris de panique. Comment devait-il la porter pour ne pas lui faire mal ? Pour ne pas que sa tête bascule ? Pour ne pas la réveiller ? Est-ce qu'il y avait une technique particulière ?
- Fais-toi confiance, lui dit Hermione pour le rassurer.
- Mais, et si je…
- Si tu la casses ? Alors fais attention, nous n'avons pas d'enfant de rechange.
Drago la regarda de travers, d'un air profondément blasé. Comment osait-elle se moquer de lui ?!
Malgré tout, il prit une profonde inspiration et prit Althéa contre lui, de la manière la plus assurée possible, avant de doucement la déposer contre Hermione qui semblait bien plus à l'aise que lui. Comme si elle avait fait ça toute sa vie, elle tenait Althéa au creux de son bras gauche, tandis que du droit, elle pouvait la câliner.
- Tu as pu envoyer les patronus ? l'interrogea-t-elle.
- Oui, je leur ai dit qu'on les tenait au courant dès qu'on serait rentrés à la maison et qu'ils pourraient venir.
- Je me disais… peut-être qu'on pourrait faire une exception pour ta mère ?
- Pourquoi ma mère plutôt que quelqu'un d'autre ?
- Parce qu'on connaît tous les deux sa situation et que même si elle est sur la voie de la guérison, elle sera plus que touchée de voir sa petite fille, son premier petit-enfant, le plus tôt possible.
Aussitôt, une bouffée de gratitude envahit Drago et si jamais il avait le moindre doute quant à ses sentiments envers Hermione, cela ne faisait que les balayer.
- J'irai la chercher demain, si tu te sens en forme, déclara Drago. Mon père va bien tenter de râler, mais tant pis pour lui, il attendra comme les autres.
- Demain sera parfait.
Il l'embrassa tendrement avant de reporter son attention sur sa fille. Se lasserait-il un jour de la regarder ?
- Prête ? demanda Drago à sa mère.
- Si tu me fais patienter encore longtemps, Drago, je risque de me fâcher.
L'intéressé rit tout en secouant la tête, puis il ouvrit la porte de la chambre d'Hermione et aida sa mère, accrochée à son bras, à y pénétrer.
Le traitement faisait son effet sur elle et même si elle avait encore des difficultés à le faire, elle parvenait à marcher de plus en plus longtemps.
Ils entrèrent donc dans la chambre où se trouvait toujours Hermione, assise dans le lit, Althéa en train de prendre le sein. Drago sourit en les voyant, son cœur gonflé de bonheur et d'amour, avant de focaliser son regard sur sa mère pour ne manquer aucune de ses réactions.
- Maman, nous te présentons ta petite-fille, Althéa Granger Malefoy.
Narcissa, une main plaquée contre sa bouche, ne put contenir son émotion très longtemps. Une larme roula sur sa joue, puis une deuxième, et Drago l'aida à marcher jusqu'au fauteuil près du lit où elle put s'asseoir.
- Elle est superbe, souffla-t-elle. Et quel joli prénom elle porte !
- C'est une fleur, lui apprit Hermione. L'althéa est l'autre nom de l'hibiscus.
- On s'est dit que les prénoms de constellation étaient démodés et que les prénoms floraux sonnaient beaucoup mieux, précisa Drago.
Elle dut comprendre l'allusion puisqu'elle les regarda à tour de rôle, le souffle coupé par l'émotion et celle-ci clairement visible dans ses yeux.
- Vous voudrez la prendre une fois qu'elle aura terminé ? s'enquit Hermione.
- Oh, je ne voudrais pas abuser…
- Si je vous le propose, c'est qu'il n'y a pas de problème, sourit-elle. Althéa sera ravie de connaître les bras de sa grand-mère, j'en suis persuadée.
- Merci. Comment s'est passé l'accouchement, d'ailleurs ?
Hermione entreprit de lui en faire le récit que Drago écoutait distraitement. Pour l'avoir vécu, il n'apprit rien qu'il ne savait pas déjà. Et lorsqu'Althéa eut terminé de manger, elle troqua les bras de sa mère pour ceux de sa grand-mère. Elle exprima son mécontentement quelques secondes, avant de réaliser qu'elle était tout aussi bien ici et que le cocon offert était tout aussi aimant et chaleureux.
- Tu n'as pas perdu la main, plaisanta Drago.
- Cela fait bien longtemps que je ne t'ai plus tenu ainsi, mon grand ! Et puis, tu pesais quelques bons grammes de plus, si j'en crois mon ressenti.
- Althéa est un petit bébé, lui apprit Hermione, elle fait tout juste trois kilos.
- En effet, tu es bien loin devant avec tes trois kilos huit cent à la naissance.
Drago se renfrogna un peu, vexé.
- Au fait, votre mari n'a rien dit quand Drago est venu vous chercher ? demanda Hermione.
- Oh, bien sûr que si ! Il a râlé, il a fait toute une histoire en disant que son existence devait être minable à nos yeux si on osait lui faire ça, puis il a conclu en disant qu'il déshéritait Drago.
- Et après tu te demandes d'où vient mon côté mélodramatique, ricana-t-il.
- On sait bien que les chiens ne font pas des chats, mais ça me fait peur pour Althéa, tu vois, plaisanta Hermione.
- Pas du tout, ma fille a hérité de toutes les qualités de son père, j'en suis certain, dit-il en se penchant au-dessus d'elle pour l'embrasser sur le front.
- De sa modestie, surtout, le taquina sa mère, lui faisant lever les yeux au ciel.
Ils profitèrent un long moment tous les quatre, sa mère n'étant pas avare de conseils à leur transmettre pour ces nouveaux débuts qui seraient probablement hésitants.
Lorsqu'elle émit le souhait de rentrer pour se reposer, elle salua Hermione, embrassa tendrement Althéa, et Drago l'aida à sortir de la pièce, bras dessus, bras dessous.
- Alors, qu'en est-il de notre petit secret ? lui demanda-t-elle d'une voix innocente, alors qu'ils s'éloignaient de la chambre.
- Maman, tu sais que ce n'est pas pour tout de suite, pas vrai ?
- Oh je sais, mais il n'empêche que tu as changé d'avis, parce que la dernière fois, tu as dit que ce n'était pas à l'ordre du jour. Maintenant, tu admets que cela pourrait avoir lieu.
À nouveau, Drago leva les yeux au ciel.
C'était rare qu'elle lui en apporte la preuve, mais sa mère avait parfois des comportements qui ne faisaient aucun doute quant à sa légitimité à appartenir à la maison Serpentard.
- Maman, je te promets que le jour où je serai décidé, je t'en ferai part. Et ne me sors pas le refrain sur ta maladie, même toi tu as du mal à y croire maintenant.
Ce fut au tour de Narcissa de rouler des yeux.
- En tout cas, je suis heureuse pour vous et fière de toi, dit-elle en posant tendrement sa main sur sa joue. Je suis très fière de l'homme que tu es devenu et j'ai confiance en toi et en Hermione pour chérir cette petite Althéa comme il se doit.
Drago sourit du coin des lèvres, touché. Tout en faisant attention à ne pas lui faire mal, il serra sa mère dans ses bras avant de la raccompagner dans le Wiltshire.
Quelques jours plus tard, Hermione fut la première à pénétrer dans la maison de Strand-on-the-Green, Drago à ses talons avec le couffin d'Althéa en main.
- Oh Merlin !
Si Drago était au courant, Hermione sursauta en voyant que la maison avait été décorée avec des ballons, des serpentins et une banderole souhaitant la bienvenue chez elle à Althéa.
- Tu le savais ?
- Non, je suis tout aussi surpris que toi. Je soupçonne des lutins de Cornouailles…
Elle le tapa à l'épaule, signe qu'elle ne le croyait pas du tout.
- Je les remercierai de vive voix dès demain quand ils seront là. En attendant, je compte bien profiter de ma petite famille.
Drago sourit, bien plus touché qu'il ne pensait l'être, en l'entendant prononcer ce mot.
Oui, ils étaient une famille, et si on lui avait dépeint son futur même un an plus tôt, il n'y aurait jamais cru.
Le chemin avait été imprévu, tumultueux, plein de surprises, mais il était fier de ce qu'ils avaient accompli pour en arriver-là. Ils avaient persévéré dans le sens qui leur semblait le plus logique, travaillant leur relation et il savait qu'ensemble, rien ne pouvait leur résister.
Althéa était bien la preuve qu'ils savaient s'unir pour le meilleur.
Voilà pour ce dernier chapitre !
Qu'en avez-vous pensé ?
Est-ce que vous aimez le prénom de Petit Bébé ? Pour l'anecdote, vous n'êtes pas sans savoir que je suis une IMMENSE fan de la série Friends et que celle-ci m'inspire beaucoup pour mes histoires. Althéa est la grand-mère maternelle de Ross et Monica et on apprend son nom dans l'un de mes épisodes préférés "Celui qui gagnait les paris". J'ai toujours aimé ce prénom et quand j'en ai appris la signification, je trouvais que ça allait parfaitement à Petit Bébé.
Bref !
Je garde mon grand bla-bla pour plus tard. On ne se quitte pas tout de suite !
À mercredi prochain pour l'épilogue.
Du love pour vous !
