Un garçon de famille scientifique

« Je n'ai pas le temps, lui dit la voix d'une femme. »

Voilà ce qu'on lui disait constamment : "je n'ai pas le temps", combien de fois il l'avait entendu cette phrase ? 100, 200 peut-être 350 fois, qui sait, il avait arrêté de compter depuis longtemps.

Il comprenait ses deux parents étaient des scientifiques et son frère faisait lui-même des études pour être lui-même un scientifique alors bien évidemment qu'il comprenait surtout quand ils se rendaient chez des « amis ».

Quand il parle « d'amis », il parle des personnes qui payent pour les services de ses parents, des clients en somme mais ses parents on dit qu'il devait les appeler « ami ». Ils étaient justement dans le salon à discuter avec un de leur dit « ami » et lui s'ennuyer à en mourir.

« Votre fils à l'air de bien s'ennuyer, leur dit leur « ami ».

- Je le craint Monsieur Besso et j'en suis désolé, répond le père du garçon.

- Ne vous inquiétez pas Monsieur Salazar, je suis sûr que ma fille se fera un plaisir de jouer avec votre fils, rassure Monsieur Besso.

- Nous ne voudrons pas vous déranger, lui dit la femme de Monsieur Salazar.

- Mais non voyons, insiste Besso avec un sourire réconfortant, Alexander, appel l'homme, veuillez chercher Rosalys, ordonne-t-il un de ses majordomes.

- Bien Monsieur, dit l'homme en s'inclinant légèrement. »

Ledit Alexander sortit du salon et alla chercher la petite Rosalys. Il revint 2 minutes plus tard, seul. Il s'avança vers Monsieur Besso, se pencha et lui chuchota quelque chose à l'oreille. Le visage de Monsieur Besso devint aussitôt grave.

« Monsieur et Madame Salazar, voulez-vous m'excuser mais il s'avère que ma fille ne se sent pas très bien et que je sois obligé de prendre congé de vous, explique-t-il avec un sourire crispé.

- Je comprends, nous allons vous laissez dans ce cas, dit Madame Salazar. »

Les Salazar serrèrent la main de Besso, Violeta attrapa la main de son fils et sortit de la maison accompagnée par son mari. Une fois dehors, alors qu'ils s'approchèrent de leur voiture, ils attendirent des cris et des bruits d'objet cassés provenant de la maison.

Le mari regarda sa femme alors que le petit garçon semblait confus en les regardant à tour de rôle.

« Papa ? Que se passe-t-il ? Demande le petit garçon.

- Tu restes ici mon grand, compris ? Fit son père sans laisser place à la conversation.

- Mais papa...

- Pas de "mais". Violeta, tu viens ?

- J'arrive. »

Rafael et Violeta se rapprochèrent de la maison et sonnèrent à la porte. Monsieur Besso ouvrit la porte quelques minutes après, complètement débraillé.

« Que puis-faire pour vous aider ? Demande-t-il un ton innocent et un sourire serein.

- Voyez-vous, je crains fort que ma femme est oubliée son manteau au salon, l'informe Rafael.

- Que je peux être sotte, de temps en temps, ajoute-t-elle en se tapant la tête avec un rire nerveux.

- Oh, entraient je vous prie, fit-il en se poussant de la porte. »

Rafael et Violeta rentrèrent et Monsieur Besso les suivirent en laissant la porte d'entrée légèrement ouverte. Monsieur Besso les accompagna dans le salon et les aida à chercher ledit "manteau".

Le petit garçon poussa la porte puis entra sur la pointe de pied avant de s'aventurer dans la cuisine pour y trouver une jeune fille inconsciente au sol. Il se précipita vers elle et la secoua doucement pour la réveiller. Quand il entendit un faible gémissement et vit ses yeux papillonner, il arrêta de la secouer avant de l'aider à s'asseoir.

« Ça va ? Lui demande-t-il. »

Seul un hochement de tête lui répondit.

« Tu sais parler ? »

De nouveau un hochement de tête.

« Pourquoi tu ne me réponds pas ? »

Elle tourna la tête autour d'elle, se leva, attrapa une serviette et un stylo avant d'écrire quelque chose. Elle tourna la serviette et il lut ce qui était marqué dessus avant de lui demander :

« Donc je conclus que tu n'as pas le droit de parler à des inconnus ? »

Hochement de tête.

« Je m'appelle Rex Salazar, se présente le petit garçon, voilà je ne suis plus un inconnu, maintenant tu peux me parler, fait-il fier de lui, c'est quoi ton prénom ?

- Rosalys, répond-t-elle hésitante.

- La fille de Monsieur Besso ?

- Je ne suis pas sa fille mais oui.

- Est-ce que tu veux venir avec moi ? Demande-t-il après un moment.

- Pour aller où ?

- En sécurité. »

Rex lui tendit la main. Une fois qu'elle l'a attrapée, il la hissa sur ses deux pieds, et l'entraîna discrètement et silencieusement dehors. Il la cacha dans la voiture et se remit à sa place initiale.

Ses parents revinrent tout en présentant leurs excuses à Monsieur Besso et, après que Rex leur est fait un léger signe de tête ils rentrèrent tous les trois dans la voiture, quand celle-ci démarra enfin, Rosalys se permit de lâcher un soupir soulager.

Kidnappé le 19 décembre 2002 et libérée le 11 Janvier 2004 par un petit garçon. Rosalys se mis à vivre de nouveau.

Le mot qu'elle a écrit ? Un simple "au secours" qui changea tout.