WARNING : Discussion à propos de viol / dub consent.
Et re dubconsent

oui c'est joyeux


Il avait l'habitude de l'air semi-affamé semi-désespéré du brun quand cela tournait à la crise pure et simple. You call to me

Il avait l'habitude. L'avait vu un grand nombre de fois après tout. L'avait vu il n'y a pas si longtemps, ou presque, cette flamme si implacable dans son besoin de jouissance. Quand l'homme la possédant était aux pieds d'un autre à deux doigts de lui faire du mal.

Un claquement de doigts devant ses yeux ramenèrent Sanji sur terre pour voir l'air totalement désireux de son ami se faire violence pour ne pas prendre alors qu'il était ailleurs. Il savait que Leil l'avait déjà fait, une ou deux fois, avec accord. Mais le blond ne lui avait jamais donné. And our time

« Reste avec moi. » grogna son collègue avec hargne alors qu'il sentait les chairs se refermer une nouvelle fois sur lui. Comme l'étau de sa mémoire qui se refermait encore et toujours sur sa culpabilité.

Il ne voulait pas réellement aider Leil avec cette nouvelle crise. Mais il n'y avait qu'envers lui que le brun avait assez confiance pour le faire dans les rues aux alentours. Il ne voulait pas vraiment parce que le sujet était toujours à chaud entre eux, même si l'un l'avait juste clos rapidement. Sauf que Sanji n'était pas son ami et il ne pouvait pas oublier aussi facilement. Like knives in my heart

Mais il n'était pas non plus contre l'idée d'aider son camarade. Parce qu'il le pouvait et ferait ce qu'il avait à faire pour que ce dernier se sente bien. [It's] tearing me apart. Qu'importe les tours que lui jouaient son cerveau, encore et encore, tandis que les fesses au-dessus de lui claquaient contre ses cuisses, encore et encore.

Rien n'allait. Pourtant tout semblait si normal. Nothing I can do

Les bruits que Leil faisaient en prenant son pied, en se libérant de la bestiole, il les connaissait par coeur. Le moment où le brun était si proche de la délivrance, il le voyait à des secondes avant qu'il n'arrive véritablement. Il reconnaissait tout, toutes les petites mimiques, les petits mouvements, les légers sons et les tensions du corps de l'autre.

Pourtant il avait l'impression de ne plus rien savoir et de n'être qu'un imposteur dans ses propres chairs. Like knives in my heart

Quand bien même il vit le moment exact où l'autre tatoueur se perdit dans les bras de la liberté tant recherchée. Quand bien même il rit légèrement en posant sa tête sur le torse tatoué du blond.

Sanji n'avait jamais été aussi peu conscient et aussi conscient de ce que Leil pouvait représenter et pouvait vivre à chaque crise. [It's] tearing me apart.

.

Étrangement, sa relation avec l'aîné des Xercia était lente. Pas qu'il s'en plaignait, il préférait même. Ils prenaient les choses en douceur. Les rencontres en catimini étaient nombreuses à cause de leur emploi du temps respectif, mais ils avaient eu plusieurs longs rendez-vous également qui avaient allumé une légère étincelle dans le coeur du vert.

Ce n'était pas le brasier qui pouvait apparaître quand ses yeux se posaient sur la silhouette d'un autre blond, mais ce brasier était relégué au plus profond de son être actuellement. Was there somebody else?

Il faisait comme si ce dernier n'existait pas.

Peut-être cela lui reviendrait à la figure un jour mais il avait le temps pour penser à cela. Whispered right in my ear

« Tu en penses quoi de celui-là ? » demanda le plus vieux, sortant Zoro de ses pensées étranges. Nil pointait un poisson légèrement plus long que les autres, tachés de petites marques noires, d'après le petit panneau devant eux, c'était une grande roussette.

« Elle n'est pas bien grande. » fit-il simplement, faisant ricaner son… petit-ami ? Il ne savait pas vraiment. Ils flirtaient, sortaient ouais, mais aucun des deux n'avait vraiment posé de nom sur la relation qu'ils entretenaient. And I just keep on trying

Dans un sens, il se disait que c'était de sa faute. Ce n'était pas comme s'il était à fond dans cette dernière, ou à fond pour oublier un autre, ce qui n'était pas vraiment bon non plus, il avouait. Mais d'un autre côté… Il avait l'impression de ne pas être le seul à avoir des réticences à rentrer dans une vraie relation tout de suite. But I don't know what for

Peut-être qu'il se faisait des idées. Peut-être qu'il projetait ses propres démons sur son camarade.

Peut-être.

Zoro n'avait jamais été quelqu'un à trop réfléchir à cela, il agissait à l'instinct. Et ce dernier lui disait que Nil retenait quelque chose, comme lui le faisait.

Mais ce n'était pas comme s'il allait lui poser la question. That's why it's harder

« Celui-ci me fait penser à toi un peu. » le vert haussa un sourcil en voyant l'animal en question.

« Un requin marteau ? »

« Assez oui. » l'œil vert avait un air de malice alors qu'il reprenait « Tu m'as l'air assez marteau des fois. »

A sa grande surprise, le dit ''marteau'' eut un léger bruit étranglé ressemblant à un rire qui sortit de sa gorge. La blague était admise, mauvaise mais admise. Putain ça volait bas entre eux, vraiment. Mais au moins ils avaient du fun. And I just keep on trying

« Je dois le prendre bien ? » demanda-t-il tout de même, même en sachant que la réponse ne changerait rien à la situation dans laquelle ils s'élançaient.

« Je pense. » répondit Nil. « J'ai une famille de marteaux non ? »

Le tatoueur ne put qu'acquiescer légèrement sous le rire du blond. Leil était déjà un spécimen en soi mais vu ce qu'il entendait du reste de la famille : la jumelle de son collègue qui hurlait plutôt que chanter en faisant le ménage ; le petit-frère qui ramenait tous les animaux abandonnés de la ville ; la petite-sœur qui manquait des marches parce qu'elle était perdue dans un livre et le neveu qui laissait traîner ses jouets partout… Ouais.

Ils étaient sûrement tous marteaux chez les Xercia.

.

Le salon était bruyant. Il l'était toujours. Que ce soit à cause de la musique venant des enceintes accrochées au mur ou par les cris des uns des autres et les possibles nombreuses conversations. Personne ne s'étonnait de cela. Ils s'étonnaient plus du silence dans cette pièce.

C'était le jour de congé de Nami, alors Sanji était à l'accueil. Pas sa passion mais il fallait bien faire tourner le shop. Baby faisait grésiller sa machine au loin derrière lui, tatouant son fiancé qui était venu en surprise pour se faire ancrer une phrase que la jeune femme lui avait dit au tout début de leur relation. Il n'avait jamais vu la brune aussi rouge et pourtant elle rougissait assez facilement.

A sa gauche, Franky finissait les grosses lignes de la pièce de Kidd, sous les yeux amusés de Killer qui était revenu pour ce rendez-vous. Il repensait des fois à la détermination du rouge quant à son tatouage et sa signification. Trying not to love you

Il se demandait s'il aurait cette détermination un jour. Ce pouvoir, cette volonté de faire stopper son coeur de languir un homme qui passait à autre chose. Peut-être, lui aussi, pourrait se faire faire un tatouage avec cette importance.

Mais il savait qu'un seul regard sur son ancien amant et toute cette résolution partirait en fumée tandis que son coeur se languirait à nouveau de ce dernier. Only makes me love you more

Vraiment. Il était sans espoir.

.

C'était toujours drôle de se trouver de l'autre côté de la table. Alors il ne fût pas étonné d'entendre Leil parler encore et encore des différences de set up entre lui et Sanji. C'était drôle dans un sens. Ils se chamaillaient à nouveau comme des enfants, ce qui rendait le vert à la fois heureux et en colère.

Zoro avait toujours eu une vision très étrange de la relation de ces deux-là. Il savait que la jalousie parlait bien plus qu'il ne voulait le faire croire. Il savait que le fait que les deux hommes entretiennent une relation physique le touchait plus qu'il ne l'aurait voulu.

Même si maintenant, ça allait un peu mieux grâce à sa propre relation en cours. It's harder to let you go

Il ne savait pas si c'était à cause de l'idée de vengeance ou juste parce qu'il était juste assez heureux pour ne pas trop penser au reste.

« Leil. Ferme-la ou j'te jure j'te bâillonne. » finit quand même par annoncer le blond, faisant sourire Zoro alors qu'il essayait de se concentrer sur son dessin préparatoire pour il ne savait plus qui – un pigeon avec un chapeau -.

« Ne me menace pas avec du bon temps. » cette fois, il ne put retenir un ricanement léger, alors il mit ses écouteurs pour prétendre écouter un podcast ou quelque chose du genre plutôt que ses deux collègues qui étaient des enfants.

« J'vais te piquer tellement fort tu vas voir. » il pouvait entendre que son ancien amant disait ça entre ses dents parce qu'il ne s'était pas attendu à la réponse du brun. Mais en même temps, il aurait dû s'y attendre… Ainsi qu'à la suivante. This kind of pain

« Oh oui Sanji, pique moi fort. » répondit Leil en faisant un bruit bien trop fort de gémissement et Sanji ragea en posant quelque chose un peu trop bruyamment sur sa table de travail. Zoro voulait vraiment rire fort mais il se retenait pour ne pas faire savoir à ses deux amis qu'il écoutait.

« Pourquoi je te tatoue déjà ? » il pouvait entendre la légère colère amusée dans la voix de son colocataire. Il imaginait très bien le léger sourire en coin, le pétillement dans l'œil bleu…. DONC sinon ce pigeon.

« Parce que tu te crois redevable à cause de Crocodile. Et tu m'aimes parce qu'on est potes. » if there's a pill to help me forget

Zoro fronça les sourcils. Il n'avait aucune idée de qui était Crocodile. Ni du pourquoi son camarade serait redevable au brun pour quelque chose. Sans savoir pourquoi, il savait déjà qu'il n'allait pas aimer la conversation.

Il entendit ce dernier soupirer avant que la machine ne commence à grésiller à son tour. God knows [he] hasn't found it yet

« San', regarde-moi. » il y eut un silence durant lequel le vert se demanda ce qu'il avait bien pu se passer. « San' alleeeeez. Je t'en veux pas et je m'en fouuus. Ce n'est pas comme si c'était la première fois que je baise. » God [he's] trying to

Ok. Il avait bien eu raison de pas aimer la conversation. Putain dans quoi ils s'étaient fourrés ?

« Sanji. » This kind of pain

« Oui oui j'ai compris. » fit le susnommé dans un léger éclat de voix, seulement couvert par le bruit de la machine. « Tu t'en fous, mais c'est pas mon cas, ok ? Je t'ai laissé dans les mains d'un taré pour sauver mon cul. Je me hais pour ça et ce n'est pas parce que tu dis que c'est bon que ça l'est. »

Hein ? Attendez qu-

« En même temps, ton cul mérite d'être sauvé. » ricana Leil mais il se tût rapidement, sûrement à cause d'un regard noir de la part de Sanji, à tout hasard. Zoro était fort pour deviner les expressions de celui-ci sans le voir. « Ecoute San', tu as fait ce qu'il fallait. J'étais en crise et lui voulait te faire du mal. J'allais me faire péter le fion dans tous les cas, que ce soit par lui ou par toi. J'ai juste pris celui qui était déjà en forme. Et je t'ai permis de sortir, une pierre deux coups. »

Oh merde, pensa le vert. Oh meeeeeeerde… Il commençait à comprendre pourquoi Sanji avait été si mal pendant une bonne semaine. Putaain.. [It's] tearing [him] apart.

« C'est p'être vrai pour toi mais pas pour moi Leil. » la voix du blond était presque hargneuse, bien que d'un calme qui n'était pas réellement inconnu à Zoro. Cela avait toujours été le cas. Peut-être les années à aider au restaurant de Zeff, peut-être les années à éviter ses frères, il n'avait jamais réellement cherché à comprendre le pourquoi. Like knives in [his] heart

« Et bien vois-le comme une faveur que je t'ai fait. » le ton du plus jeune était sans appel. C'était la première fois qu'il entendait ce ton de sa part. Dur et qui ne laissait aucune place à l'argumentation. « Je t'ai fait une faveur en prenant Crocodile si profond dans ma gorge qu'il ne pensait plus à ton cul mais juste au mien. Je t'ai fait une faveur en prenant Crocodile dans mon cul parce que j'te jure j'aurai détruit ta queue si tu étais resté. Je t'ai fait une faveur et maintenant tu me la rends en me tatouant. »

La façon si simple que Leil avait de dire des choses dures et crues avait toujours impressionné Zoro alors qu'il était un des premiers à le faire. Sanji n'était pas beaucoup mieux que lui niveau injure et juron. Mais il ne s'était jamais attendu à devoir reprendre son souffle au bout d'une des tirades que l'hypersexuel aurait pu dire à propos de sa vie sexuelle. This kind of pain

Jamais.

Pourtant il avait l'impression de suffoquer pendant une seconde. Une seconde où son cerveau imaginait Sanji au prise de cet homme inconnu sans pouvoir y faire quoi que ce soit tandis que le brun était en pleine crise et qu'il ne cherchait qu'à en finir. Like knives in my heart

Il n'avait jamais essayé de comprendre la dureté de la vie de Leil par rapport à sa condition. Maintenant il comprenait ne serait-ce qu'un peu le pourquoi de la relation entre lui et Sanji.

Il y eut un silence entre les deux hommes durant lequel il restait suspendu au moindre son du box voisin. Tant pis, son pigeon aura un peu de retard mais ce n'était pas comme si c'était très compliqué à faire.

Il y eut un silence pesant et long avant que le blond ne réponde enfin. And I just keep on trying

« Tu es impossible tu sais ça ? »

« Ouais. Je sais. » il pouvait presque entendre le sourire dans la voix du plus jeune. « Sinon Sansan', tu m'as promis de la douleur et franchement tu tiens pas tes promesses. »

« Non mais c'est pas vrai ! »


J'avoue j'ai de /très/ gros doute sur ce chap. Parce qu'on parle quand même d'un sujet magnifiquement glauque.
MAIS, ce passage est obligatoire dans notre histoire. Leil a bien trop vécu pour avoir réellement l'impression d'être violenté (quel manière que ce soit) en manière de sex.
Je rappelle que ce n'est pas le cas pour tous les hypersexuels. Leil a une version très romancé, que ce soit en bien, en mal ou en médical. Il existe des traitements médicamenteux pour éviter les désagréments de la maladie, avec un dosage pour chacun. J'ai, bien entendu, préféré une toute approche pour le personnage de Leil mais l'explication arrivera.

Je rappelle aussi qu'à partir du moment où vous n'avez pas envie de sex, ou vous n'êtes pas sûr-e d'en avoir envie ou que ça vous /saoule/ d'en avoir, VOUS N'/AVEZ PAS/ A LE FAIRE. Vous pouvez avoir un doll kink, ou accepter que votre partenaire s'amuse avec votre corps sans que vous n'aillez rien MAIS vous n'avez pas à le faire si vous ne le souhaitez /PAS/.
On appelle ça un viol. Même si c'est vous qui dite "oui bon ok" parce que ça vous gave ou parce qu'iel insiste, etc.

Voilà. C'était les messages que j'avais à faire passer après ces chapitres de l'angoisse et du glauque.
Ceux qui me connaissent ou me suivent depuis un moment savent que le drama général n'est pas terminé mais on va dire que celui-là l'est. For now. Maybe. J'ai pas fini d'écrire la fic après tout donc j'en sais r.

Je vous aime tous, merci de suivre l'histoire. Merci pour les kudos et les reviews (pour ceux qui en laissent).
Et.. Voilà.
Au mois prochain 8D