Chapitre 15
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Rappel à la loi
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Comme espéré vue l'heure, Louise était partie en pause pour le déjeuner. Regina entra en coup de vent dans son bureau, suivie de près par une Emma en furie qui claqua la porte derrière elle. Elle ne laissa pas le temps à la brune de se retourner pour lui faire face et la plaqua contre son bureau, lui arrachant un hoquet. Soit, elle connaissait la raison de ses crises d'autorité et elle en avait pleinement profité elle aussi mais elle en avait quand même plus qu'assez. Il était temps de montrer une fois pour toute à Madame la maire qu'elle n'était pas à ses ordres, contrairement à ce que laissait penser sa réplique fétiche, et qu'elle refusait de continuer à se faire incendier de la sorte en public. Regina voulait de l'action, elle allait en avoir ! Elle la renversa, prenant quelques secondes pour admirer la rondeur sublime ainsi mise en valeur, avant de lui soulever la jupe d'une main pendant qu'elle la maintenait de l'autre. Elle déchira presque sa lingerie en la baissant sans aucune délicatesse et introduisit brutalement trois doigts en elle. Elle savait que leurs disputes la mettaient dans un tel état qu'elle serait de toute façon absolument prête à l'accueillir. Elle ne l'imaginait cependant pas à ce point. Le râle profond et immédiat qu'elle lui arracha lui fit croire un instant qu'elle venait de jouir mais Regina appréciait tellement ce qu'Emma était en train de lui faire qu'elle résista pour que cela dure le plus possible.
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Tout d'abord surprise, la blonde se rendit vite compte que son amante se réjouissait particulièrement de la situation. Elle se mit à lui susurrer des insanités à l'oreille, juste pour voir. Le flot brulant et l'étreinte féroce qu'elle sentit alors autour de ses doigts lui prouvèrent bien mieux qu'un long discours qu'elle avait découvert le vilain petit secret de Regina. Sa majesté aimait donc être dominée à ses heures perdues, voilà qui était fort intéressant de la part d'une telle fanatique du contrôle. Force lui était cependant d'avouer que, vue la chaleur qui l'envahissait, particulièrement entre les jambes, elle semblait elle affectionner l'autre penchant. Elle se réjouit une fois de plus de leur parfaite adéquation l'une à l'autre avant de se concentrer totalement sur la délicieuse brune et les non moins délicieuses sensations qu'elle lui procurait. La voir ainsi se tordre sous elle, non pour lui échapper mais pour mieux s'empaler sur sa main, lui mit le corps et les idées en feu.
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- Tu aimes ça, non, que je te prenne par derrière comme une traînée ?
Regina, toute à son plaisir, ne répondit que par un gémissement. Personne n'avait jamais osé la traiter, et lui parler, de la sorte et elle adorait cela. Elle voulait que jamais cela ne cesse ce qui est très exactement ce que fit la blonde.
- Non ! Je t'en prie, Emma, n'arrête pas ! cria-t-elle de frustration.
- Dis-moi que tu aimes ça…
- Oui, j'aime ça, continue, prends-moi, s'il-te-plait !
- Oh mais j'y compte bien. Je vais te prendre comme tu n'as jamais été prise, tellement que tu voudras me supplier de te faire jouir mais je t'interdis de le faire. Et je t'interdis de venir tant que je ne t'en aurai pas donné l'autorisation. Compris ? ajouta-t-elle en pénétrant Regina, aussi fort qu'elle le pouvait. Envahie par l'excitation de la sentir de retour en elle autant que par les mots qu'elle venait d'entendre, Regina n'obtempéra pas. Emma se retira et attendit.
- Oui, j'ai compris, Emma, je vais t'obéir mais je t'en prie, continue !
Emma s'enfonça alors à nouveau en elle, se servant de ses hanches pour mieux buter contre sa main, entraînant sa compagne vers des sommets qu'elle ne pensait pas pouvoir atteindre un jour. Elle sentait que son corps lui échappait complétement et se demanda comment elle allait pouvoir tenir plus longtemps.
- Emma, Emma, pitié, je n'en peux plus.
- Tais-toi! Le seul son que je t'autorise encore à prononcer sera le cri que tu pousseras quand je te dirai de venir !
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Regina étouffa un sanglot tant cela devenait impossible. Elle ne sentait plus ses jambes et ne tenait encore debout que parce qu'elle était fermement maintenue par Emma qui continuait ses assauts avec une vigueur qui l'impressionnait. Elle ignorait que cette dernière sentait qu'elle ne tiendrait plus bien longtemps non plus. Non seulement ses phalanges butaient contre son clitoris à chaque va et vient mais voir la femme qu'elle aimait s'abandonner si totalement à elle la mettait dans un état insoutenable. Si elle continuait ainsi, elle jouirait avant Regina.
- Viens, ma reine, lui murmura-t-elle en plaçant la main qui la tenait devant sa bouche.
Regina en mordit la chair et, se redressant brusquement, arquée à l'extrême, poussa un cri qui se serait sûrement entendu dans une partie du village sans cela et qui la fit venir également. La serrant contre elle, la blonde sentit les muscles de son amante se contracter en vagues sans fin, comme si elle ne parvenait pas à échapper à une jouissance trop grande. Elle finit par s'abattre sur le bureau, où elle resta de longues minutes à tenter de reprendre son souffle, totalement défaite. Emma s'était collée à elle et savourait le concert de leurs deux cœurs encore affolés de l'orgasme qu'elles venaient de vivre. Une fois apaisées, elles restèrent un long moment enlacées sur le canapé attenant au bureau avant que chacune ne se remette à sa journée de travail.
