Arabella Figg n'était pas stupide. Elle savait bien qu'il y avait stangulot sous roche, comme on dit. Albus lui avait littéralement acheté une maison coquette et confortable dans le Surrey, sur la rue Magnolia Street, pour service rendu à l'Ordre du Phénix, le 28 octobre 1981, alors qu'elle avait un petit appartement qu'elle aimait beaucoup à Pré-au-Lard. Comme sa sœur travaillait à Poudlard. Polygala, ou Poppy, pour les intimes, était une femme fantastique et Arabella adorait sa sœur. Le 31 octobre vers 20 heure, Albus était venu chez elle pour lui demandé de garder un œil sur Harry Potter. Ce bébé allait vivre chez son oncle et sa tante au 4 Privet Drive. Arabella avait une limite commune entre son jardin et celui de Pétunia Dursley.
Le premier novembre, vers 23h00, Arabella avait remarqué que les lumières de Privet Drive étaient toutes éteintes. Aussi curieuse que ses chats, elle va donc voire ce qui se passe. La vieille dame est plus qu'outrée de voir Dumbledore écarter de la main les arguments bétons de Minerva pour ne pas laisser ce petit à cette famille. Elle voit avec horreur Albus effacer la mémoire de l'enseignante de métamorphose en expliquant à Hagrid que c'était nécessaire et le demi géant se laisse faire sans protester.
Dès qu'ils sont tous parti, la vieille dame prend doucement le couffin dans ses bras frêles et le mets avec précaution dans son panier pour l'épicerie.
Quand elle arrive chez elle, elle dépose le bébé qui dort encore sur le divan avec précaution et couve d'un regard attendri son armée de chats qui vient voir le bébé. Avec son miroir à double sens, elle appelle sa sœur pour qu'elle vienne voir le bambin.
- Harry Potter? Mais… qu'est-ce que cet enfant fait chez toi? Demande la Médicomage en s'affairant autour du petit garçon de 15 mois.
Arabella explique donc toute l'histoire à sa sœur pendant que cette dernière l'écoute attentivement.
- Mais il aurait dû me l'amener tout de suite! S'exclame Poppy à la fin du récit Arabella. Ce pauvre petit reçoit supposément un sort de mort et il ne le fait même pas examiner par un médecin compétant?! Et en plus, tu peux bien me dire comment il peut savoir ce qui c'est passé, s'il n'était même pas là?
- Tu peux me dire pourquoi il m'a acheté cette maison 3 jours AVANT que les Potter ne se fassent tuer? Demande la Cracmole en levant un sourcil.
- C'est vrai que c'est particulièrement louche, lui accorde sa sœur. Mais que veux-tu faire?
- On a qu'à faire comme les fées avec Auror, dit Arabella avec un sourire de chat devant une souris particulièrement stupide. Mais la différence, c'est qu'on ne le ramènera jamais ici. Tu sais, la seule chose qui me retiens ici, c'est toi.
- Pareil pour moi, dit Poppy avec le même sourire que sa sœur. Donc, on le fait?
- On le fait!
En moins de 3 jours, tout était prêt. Poppy avait bouclé ses affaires à Poudlard et avait prétexté une offre d'emploi à l'hôpital Magique de Boston qu'elle ne pouvait pas refusée. Pendant ce temps, Arabella mettait tout en ordre à Gringotts pour l'héritage d'Harry Potter devenu Henry Figg Potter. L'absence de trait d'union était un atout. Le jeune homme pourra se présenter seulement comme Henry Figg.
Par un petit détour par Charbonne-les-Mines, l'Horcruxe dans la tête de l'enfant avait été retiré et une semaine plus tard, les deux sœurs et le garçonnet partirent pour Salem.
5 ans plus tard…
- Henry! Viens manger! Dit une vieille femme en sortant la tête par la fenêtre de la cuisine.
- Mais je n'ai pas fini de ramasser des têtards avec oncle Sev, dit le gamin vers sa « grand-mère ».
- Je vous laisse 5 minutes avant de rentrer et venir te laver les mains, jeune homme.
- Allez, Henry, dit doucement le Maître des Potions. Les têtards seront encore là à notre retour.
- Oncle Sev, c'est vrai que tu seras mon professeur de potions, quand j'irai à l'école pour les grands?
- Bien sur, dit l'homme en noir en prenant l'enfant dans ses bras. Mais en attendant, tu dois bien travailler à l'école primaire. Comment ça va, en mathématiques?
- C'est facile, dit le gamin, heureux de parler de quelque chose qu'il aime. Mais la grammaire, dit Henry avec une grimace.
- Alors on travaillera là-dessus ce soir, dit Sev en chatouillant le ventre de l'enfant.
- Okay!
- Henry Severus Figg, va te laver, tu ressembles à un stangulot plein de boue!
- Oui grand-mère! S'exclame l'enfant en se rendant à la salle de bain en sautillant.
Henry était heureux. Ce soir, c'était Samhain et oncle Sev lui avait promis de l'aider à faire son radeau pour l'offrande à la magie pour ses parents au ciel. Grands-mères Poppy et Bella ne lui avaient rien caché de qui il était. Mais il devait s'avouer qu'il adorait être Henry, juste Henry. Il ne savait pas à quel point il serait reconnaissant aux 4 personnes les plus proches de lui. Grands-mères Poppy et Bella, Oncle Sev et Oncle Siri.
Il n'avait pas tout compris, mais il sait qu'Oncle Sev a réussi à convaincre la cousine de son Oncle Siri de lui avoir un procès. Sirius Black avait donc été innocenté et c'était retrouvé sous la responsabilité de Severus Rogue. Un Maître des Potions qui pourrait lui accorder les soins donc il avait besoin avec un traitement de l'esprit, comme il est aussi Legilimen et Occlumen. Pour avoir la paix, Severus avait donc quitté le pays avec sa « charge » et avait emménagé avec les sœurs Figg. Poppy avait reprise son nom de jeune fille. Au fils des années, Sev et Sirius avaient fini par s'entendre et avoir une relation de plus en plus intime.
Henry était très heureux que ses deux personnes préférées, avec ses grands-mères, soient ensemble. Ils habitaient tous ensemble dans cette magnifique grande maison. Oncle Sev était professeur de Potions à l'école de magie de Salem, Sirius travaillait pour la Makousa, sa réputation de jeune Lord Black insouciant l'aidait à récolter des informations importantes pour ses employeurs et Sev l'aidait souvent à faire ses rapports. Il a tout de même été espion avant! Grand-mère Poppy avait ouvert une clinique médicale dans la petite ville et sa sœur avait un élevage de Fléreurs, comme avant.
Henry vient donc s'assoir à la table avec un soupire de satisfaction en regardant sa famille. Il était heureux, ça, il n'avait rien à redire!
