2 : Rencontre, déjeuners & sorties.

PRINTEMPS

Sac de course à moitié rempli sur l'épaule, Emma traversait le rayon des sucreries, en sortant son téléphone. Elle alla sur ses messages, et les fit s'actualiser avec l'espoir d'avoir une réponse, mais si elle savait que ça n'allait pas le faire arriver d'actualiser encore. Alors elle cliqua sur l'icône de Regina et regarda son dernier message. Distribué. Elle ne l'avait pas encore vu. Et donc pas répondu. Elle soupira, et continua d'avancer, tournant dans le rayon d'après, alors qu'elle remontait lentement le fil des messages, regardant ceux envoyés qu'elle connaissait déjà. Depuis qu'elle l'avait retrouvée un mois et demi auparavant elles avaient échangé de plus en plus de message ces derniers jours. Emma n'allait pas s'en plaindre, bien au contraire, mais la chose était qu'elle était devenue accro aux messages de la brune. Elle passait ses heures de cours à vérifier son téléphone posé sur son bureau. Elles avaient principalement parlé de Tigrou, de sa santé, et puis c'était posée des questions banales, « tu as passé une bonne journée? », « tu as quoi comme cours aujourd'hui? », « tu fais quoi de ta soirée? », et puis il y avait eu des questions et messages découlant, s'intéressant à la vie et au quotidien de chacune. Par exemple, Emma avait été choquée de savoir que la brune se levait à six heure et à sept quand elle ne travaillait pas. Elles étaient connectées tout les jours sans exception, et Emma ne voulait jamais perdre ça, elle était accro et elle s'y faisait très bien. Elle avait laissé cette addiction pour Regina en sourdine pendant dix ans, maintenant elle était libre de la laisser parler. Elles ne s'étaient pas encore revues, elles avaient essayé de planifier un café à nouveau une fois, deux semaines après le premier, mais comme elles n'avaient pas trouvé un créneau de libre commun, elles avaient proposé de repousser, sauf que depuis elles avaient commencé cet échange de messages incessant et elles n'avaient pas encore reparlé de se voir. Pourtant Emma attendait que ça. Revoir ses beaux yeux noisettes qui avaient envahi son esprit depuis leur première rencontre. Revoir ses jolies courbes et son élégance d'aujourd'hui qui n'était pas autant marquée à l'époque. Elle voulait la revoir, la toucher, juste une bise même, mais un contact pour satisfaire son besoin incessant. Elle voulait-

-Oh pardon! S'exclama-t-elle en relevant précipitamment la tête, vers la personne qu'elle venait de bousculer en entrant dans le rayon chocolat.

-Ce n'est rien, je- La femme se redressa et la regarda. Emma?

-Regina? Reconnu la blonde en laissant tomber son téléphone dans son panier. Donc on se voit pas pendant dix ans et puis après on se croise par hasard deux fois en même pas deux mois?

-Apparemment. Gloussa la brune.

Les deux femmes partagèrent un sourire, amusées mais aussi un peu tristes finalement. Tout au fond d'elles, elles regrettaient de ne pas s'être croisées par hasard, comme là, bien plus tôt, ça leur aurait arrangé la vie. Emma aurait tout donné pour croiser la brune ainsi bien avant ces deux dernières fois. Mais elle essayait de se dire que c'était mieux maintenant que dans dix ans de plus ou vingt, trente, ou jamais même.

-Alors tu fais tes courses ici? Demanda Emma, nonchalante.

-Pas toujours. Seulement quand je fais les courses en sortant du travail. Précisa le brune. Toi tu habites à côté n'est ce pas?

-Oui, c'est mon petit supermarché. Sourit Emma en s'accroupissant pour prendre plusieurs paquets de chamallow.

-Tu vas manger tout ça? Demanda Regina, amusée.

-Pas seule. Gloussa la blonde. Ce soir Merida, et deux amies de passage à Amsterdam, sont chez moi, alors on se fait une petite soirée calme. Expliqua-t-elle en attrapant des nounours en guimauve.

-Oh sympathique. Sourit Regina en prenant une tablette de chocolat. Des amies d'université?

-Non. L'un est le frère numéro deux de Merida, et il est là avec sa copine, donc avec les années c'est devenu mes amis. Sourit Emma, prenant du chocolat à son tour.

-Numéro deux? Releva la brune en la suivant, allant vers le rayon suivant.

-Merida est la plus grande, et ses petits frères sont des triplés, quand elle m'en a parlé, elle les a numérotés. Gloussa la blonde.

-C'est une façon comme une autre de s'y retrouver. Rit doucement Regina. Nous sommes filles uniques, nous ne pouvons pas vraiment comprendre. S'amusa-t-elle.

-J'aurais adoré être grande soeur. Sourit pensivement Emma.

-C'est vrai? S'étonna la brune.

-Oui. Je sais que mes parents essayaient d'avoir un second enfant depuis quelques temps déjà quand ma mère à eu son accident. Ouais, j'aurais vraiment été douée en grande soeur. Sourit la blonde.

-Je n'en doute pas une seconde. Sourit doucement Regina en prenant des dosettes de café. Tigrou ne dira pas le contraire.

-Je suis pas sa soeur, mais sa maman d'amour d'abord. Argua rapidement la blonde en prenant un sachet de café.

-Pardon, tu me l'avais dis, c'est vrai. Rétorqua la brune, avec un léger sourire amusé. Comment va-t-il?

-Fatigué, lent mais tellement câlin et pas du tout boudeur donc ça va. C'est juste un petit vieux. Soupira Emma.

-Tu sais, pour son bien à lui, je pense qu'il faudrait réellement que tu penses à le piqu-

-Non. La coupa la blonde en attrapant son bras dans un geste rapide. Le dis pas. Je sais, j'y pense, mais pour le moment j'en suis complètement incapable, laisse moi juste un tout petit peu plus de temps. Réclama-t-elle, en lui faisant face au milieu du rayon.

-D'accord. Si tu as besoin d'en parler, je suis là. Pour prendre ta décision je peux aussi te donner plus d'information. Quand tu veux. Proposa la brune, la voix douce.

-Merci. Murmura Emma en la regardant droit dans les yeux.

Elles restèrent immobiles un moment, la blonde se perdant complètement dans les yeux noisettes. Les dernières semaines n'avaient fait que remuer ses sentiments, et la croiser ainsi n'aidait pas, elle avait juste envie d'elle, envie d'être avec elle, envie d'être dans ses bras pour le reste de sa vie. Et la gentillesse et la douceur de la vétérinaire ne donnait à Emma que plus envie de retrouver cet amour partagé il y a dix ans. Réalisant à quel point elles étaient proches et à quel point elle était à deux doigts de craquer et de faire quelque chose qu'elle ne devait pas, elle relâcha le bras de la brune et lui proposa d'aller faire la fin de leurs courses ensemble. Dehors, sac sur le bras, Emma proposa à la brune de déjeuner un midi avec elle. Et la brune accepta, lui proposant le midi deux jours plus tard. Emma rentra chez elle avec un immense sourire.

Le jour de leur déjeuner, après son dernier cours de la matinée, Emma couru vers la sortie. Elles avaient échangés quelques messages pour s'organiser, et avaient convenu que la brune l'attende devant l'entrée du bâtiment de science. Quand la blonde arriva, elle la repéra rapidement au milieu des étudiants. Habillée d'une combinaison verte élégante, et perchée sur de hauts talons, un trench sur les épaules, son sac en main, elle l'attendait, et lui sourit en la voyant. Emma s'approcha rapidement, la saluant avant de la guider vers un petit parc vert tout près, pour s'installer sur un banc en bois, entouré de fleurs. Emma avait préparé leur déjeuner et sortit tout entre elles, pour qu'elles se mettent à manger, mourant de faim.

-C'est délicieux. Souffla Regina après quelques bouchée. Je ne savais pas que tu cuisinais si bien.

-Mon père m'a tout appris, et avec les recettes de ma mère. Sourit largement la blonde, la bouche pleine.

-Tu savais déjà faire tout ça il y a dix ans? Demanda la brune.

-Pas cette recette. Mais je commençais déjà à bien cuisiner. Sourit Emma. Je suis un petit cordon bleu, dis mon père.

Regina gloussa, avant d'afficher un sourire doux, légèrement nostalgique en prenant une nouvelle bouchée.

-Je pense à ton père à chaque fois que je vois un van. Admit-elle. Il t'aimait toi par dessus tout, et son van juste après. Gloussa-t-elle.

-Aime. Rectifia la blonde.

-Pardon? Interrogea la brune.

-Tu as dis, il t'aimait toi, mais c'est pas exact. Il m'aime moi par dessus tout, ça n'a jamais changé. Sourit Emma.

-Ça ne m'étonne pas tu es tout son monde. J'en étais jalouse. Reconnu Regina.

-Il est parfait, je le sais, j'ai de la chance. Il vient souvent chez moi, il adore mon Tigrou, il va pleurer quand on va le perdre. Mais surtout il est cul et chemise avec Merida. S'amusa doucement la blonde.

-Comment as tu rencontré Merida? S'intéressa la brune.

-Oh euh... Emma se racla la gorge en baissant le regard. Quelques mois après notre..enfin..le...

-L'été où on s'est rencontrées. Comprit Regina.

-Ouais, ça, et bien après j'essayais d'occuper mon esprit, je me suis inscrite dans une salle de sport. Un jour j'étais en train de faire mon jogging sur le tapis de course, et je me suis faite aborder. C'était Merida, toute pimpante et souriante. Elle m'a draguée, on a fini notre sport ensemble, on est parties diner un truc rapide ensemble, et finalement elle m'a raccompagnée. Raconta Emma. On a prit un verre deux jours plus tard, et puis au troisième rendez vous, on a pris une bière au bord du canal, et elle m'a embrassée, et j'ai...Elle soupira, se souvent de la honte qui l'avait envahie alors qu'elle avait éclaté en sanglot. Bref, je me suis excusée, je lui ai dit que ça n'allait pas être possible, elle a accepté, et voulant me faire pardonner je l'ai aidé avec son flirt suivant. Depuis on s'est jamais quitté, et quand y a trois ans l'appart en face du mien à été libéré, elle a sauté sur l'occasion.

-Pas banal. Sourit la brune.

-Je sais, mais elle est ma meilleure amie, et je peux compter sur elle tout le temps. Sourit Emma avant de remplir de nouveau sa bouche, finissant. Dessert maintenant!

Elles finirent le repas ensemble, et retournèrent vers l'université. Devant la porte, Regina lui demanda si elle faisait toujours du sport en salle, et la blonde affirma que oui, et lui proposa de venir avec elle la prochaine fois. C'est ainsi que cinq jours après le duo se retrouva en tenue de sport -le legging de la brune mit le coeur d'Emma à dur épreuve- à la salle de la blonde. Elles se mirent à faire leurs exercices en discutant par moment, se suivant à la plupart des machines pour être ensemble. En sueur, épuisées, elles se dirigèrent vers les vestiaires pour prendre une douche et se changer avant de se rejoindre. Emma proposa à la brune d'aller déjeuner, mourant de faim, et les deux se rendirent dans le restaurant le plus proche pour passer plus d'une heure en tête à tête à manger et discuter avec un sourire permanent aux lèvres. Leur moment pris fin quand Regina réalisa l'heure qu'il était, et que sa femme allait l'attendre.

Durant le mois suivant, elles se virent souvent pour déjeuner et aller faire du sport, la séance étant toujours suivie d'un petit case dalle ou d'une boisson ensemble. À chaque fois, elles parlaient de plus en plus, de leurs vies, de qui elles étaient, de ce qu'elles aimaient, débattaient de chose et d'autre et prenaient garde à ne pas mentionner leur relation passée et Regina mentionnait le moins possible sa femme, ayant remarqué que la blonde se tendait à chaque fois qu'elle le faisait. Elles passaient leur temps séparées à s'envoyer des messages et même des fois des photos de ce qu'elles faisaient. Cependant, elles évitaient tout le temps de mettre un mot sur ce qu'elles étaient. Un jour elles avaient croisées une amie de la brune, elle l'avait saluée puis avait présenté Emma, mais quand elle avait voulu mentionner qui elle était, la qualifier, sa phrase était restée en suspend, ne sachant pas comment la qualifier. Elle avait finalement enchainé, parlant d'autre chose, évitant le sujet. Et la blonde avait repensé à ce fait depuis, et elle devait reconnaitre qu'une partie d'elle était contente, elle n'était pas son amie, c'était bon signe, mais en même temps ça compliquait leur relation, plus qu'elle ne l'était déjà.

Un jour, plus de deux mois après s'être retrouvées, Emma rentra chez elle après une énième séance de sport, épuisée. Alors qu'elle entrait dans son appartement, la rousse sortit du sien, juste en face et se précipita vers elle.

-J'ai commandé des pizzas, t'as des bières? Demanda Merida, carton de pizza en main, en fermant la porte derrière elle.

-Ouais dans le frigo. Sors m'en une. Réclama Emma, en allant s'effondrer dans le canapé.

La rousse les prit et vint rapidement avec elle, pour s'installer près d'elle. Elle décapsula leurs bières, lui en tendit une, et ouvrit le carton de pizza. La blonde mit la télé, avec une série quelconque, et elles se mirent à manger en silence. À la moitié de leurs bières, Merida soupira et tourna le regard vers son amie.

-Bon, parle moi. Qu'est ce que t'as? Demanda-t-elle. Elle fit face au silence. Tu l'as vue aujourd'hui n'est ce pas?

-Ouais. On a fait du sport et bu un verre après. Soupira Emma. Je suis tellement amoureuse d'elle. C'est pire qu'il y a dix ans. Marmonna-t-elle.

-Et elle? Demanda la rousse.

-Elle dit rien. On en parle, on parle pas de nous, on fait comme si la définition de ce qu'on était ne servait à rien. Marmonna Emma. Elle est toujours avec sa femme, je sais que y a des tensions, j'ai entendu au téléphone, mais des fois c'est juste tendre et un couple quoi.

-Alors il faut que tu arrêtes. Remarqua Merida.

-Quoi? Comment ça? Paniqua la blonde.

-L'idée était que tu te rapproches d'elle pour voir si elle t'aimait pas plus que sa femme. Seulement ça fait plus de deux mois, rien à changé, et en plus tu dis toi même qu'elle se comporte comme un couple bien, alors tu peux pas continuer comme ça. Tu es amoureuse, tu souffres, et tu peux pas briser un couple marié et heureux. Argua la rousse.

-Ça n'a jamais été mon idée. Assura Emma. Mais je peux pas arrêter de la voir. Alors ouais ça me fait mal, mais j'ai passé dix ans sans elle, et si ça ne peut pas être une relation amoureuse, tant pis, je veux rester dans sa vie comme elle le souhaite. Expliqua-t-elle, les larmes aux yeux.

Merida passa un bras autour de ses épaules et pressa un baiser sur sa tempe, voulant la rassurer. Elle était inquiète pour le bien-être et le coeur de son amie, elle espérait qu'elle ne finisse pas brisée par tout ça.

Quand la blonde revit Regina, le lendemain midi, elles déjeunèrent en terrasse, sous le soleil de printemps, et alors qu'elles prenaient le dessert, la blonde reçu une propositions qu'elle aurait préféré éviter.

-Tu voudrais venir chez moi, pour diner avec Tink un de ces jours? Proposa soudainement Regina après un silence de quelques minutes.

-Diner? Chez toi? Avec ta femme? Demanda la blonde, les yeux écarquillés.

-Oui. Répondit simplement la brune. Tu pourrais bientôt?

-Je.. Je ne crois pas...enfin. Emma se racla la gorge. Pourquoi tu veux faire ce diner? Tenta-t-elle, reculant le moment de dire non.

-Parce qu'on passe beaucoup de temps ensemble ces derniers temps Emma. Et qu'elle est ma femme. C'est avec elle que je devrais passer tout ce temps, et en plus tu es mon ex copine. Donc je me dis que se serait bien de passer du temps avec vous deux. Expliqua Regina, s'ouvrant sincèrement, parlant d'elles et de leurs passés pour la première fois depuis longtemps.

-Je ne pense pas que se soit une bonne idée. Ton ex et ta femme, ça peut être super bizarre, je suis pas prête pour les trucs bizarres. On peut continuer comme ça et remettre l'idée du diner à plus tard? Demanda la blonde.

-Oui bien sur, quand tu veux, je serais ravie de te montrer mon chez moi. Sourit la brune.

-Votre chez vous. Souffla Emma.

-Oui, c'est vrai. Admit Regina en baissant le regard.

La blonde la regarda finir son dessert, sans pouvoir restreindre l'immense peur grandissant en elle d'un jour ne plus avoir d'excuse pour éviter cette rencontre. Elle savait que Regina était mariée, et elle l'aimait chaque jour plus, alors elle tenait à garder loin d'elle le mariage de la femme de sa vie qui la rendait malheureuse. Elle ne l'ignorait pas, sachant qu'il était existant, mais ne voulait pas le voir, pour ne pas que ça devienne trop réel, et encore plus douloureux. Alors après le déjeuner, elle laissa la brune, avec une rapide étreinte, et fila en cours. Quand elle en sortit à sept heure du soir passé, elle fila chez son père, ayant besoin d'un câlin, de son amour paternel, de lui et de sa présence. Devant la maison, elle sonna, et la porte s'ouvrit rapidement sur son père surpris.

-Emma? Mais qu'est ce que tu fais là? Demanda l'homme.

-J'avais besoin d'un câlin de mon père. Souffla Emma, les yeux embrumés.

-Ma princesse. Murmura David en faisant un pas vers elle pour venir la serrer dans ses bras. La blonde s'accrocha à lui, cachant son visage dans son cou. Allez viens, rentres, tu vas tout me raconter.

Emma le suivit à l'intérieur, le laissa leur servir un verre, et ils se retrouvèrent dans le canapé, assit près l'un de l'autre, légèrement tournés pour se regarder. La blonde prit son temps, commençant à parler de Tigrou et de son état inquiétant qui l'avait menée à retrouver Regina. Quand elle prononça son nom, elle vit le choc et la joie passer sur le visage de son père et elle comprit qu'elle n'avait pas besoin de lui rappeler qui elle était. Après tout, Regina était la seule femme que son père avait rencontré, puisque depuis elle elle n'avait jamais été capable d'aimer et de s'impliquer entièrement dans une relation, résultat elle n'avait jamais présenté personne à son père. Quand elle eu finit de tout raconter à ce dernier, elle se tut, attendant une de ses remarques, n'importe quoi en retour.

-Tu l'aimes comme avant alors? Demanda-t-ill finalement.

-Je suis tellement amoureuse d'elle, papa. Craqua la blonde quelques larmes lui échappant.

-Princesse. Souffla David en s'approchant, pour passer un bras autour d'elle et la serrer tendrement dans ses bras. si tu penses que c'est elle, que se sera toujours elle, qu'elle est la bonne, faut-

-C'est elle, ça a toujours été elle. J'ai jamais été amoureuse de quelqu'un d'autre, j'ai essayé, je te le promets, mais je peux pas aimer quelqu'un d'autre. Assura Emma. Elle est l'amour de ma vie, pas seulement le premier amour, non le grand amour.

-Alors vas y, n'abandonne pas. Ne brise pas son couple, mais ne la lâche pas. Elle finira par se rendre compte, c'est évident. Vous deux ça a toujours été évident. Sourit-il en la serrant.

-Évident? Releva la blonde en la regardant.

-Oui. Cette façon que vous aviez de vous regarder, comme vos yeux brillaient, vos sourires plus rayonnants que je n'avais jamais vu chez toi, et ce bonheur qui émanait de toi en continue. Je ne t'avais jamais vue ainsi, et je ne t'ai jamais plus revue ainsi. Révéla son père.

-Tu ne me l'as jamais dis. Remarqua Emma.

-À quoi bon? Tu étais complètement brisée après l'avoir laissée derrière sans moyen de la retrouver. À quoi ça aurait servit que je te dise qu'elle était la bonne pour toi alors qu'elle était plus là? Appuya David.

-Super, maintenant elle est là mais elle est mariée. Ironisa la blonde. Je suis fichue. Pourquoi je l'aime autant? Demanda-t-elle.

-Parce qu'elle est la bonne. Sourit son père. Il caressa sa joue et embrassa paternellement son front, avant de regarder les yeux peinés de sa fille. Tu sais, j'ai jamais douté que vous finiriez par vous retrouver.