Chapitre 39 : Comme Indy j'ai cherché le Graal
Le lendemain, la crise de larmes d'Elda n'était qu'un lointain souvenir et elle agissait comme si elle n'avait jamais eut lieu. Lorsqu'elle retrouva Rogue dans son bureau en charriant derrière elle un énorme chaudron remplit d'une potion nauséabonde dont elle semblait particulièrement fière, elle le salua en souriant comme si elle n'avait pas surprit sa conversation de la veille avec Dumbledore.
_ Nouvelle création ?
_ Une commande de Fred et George qui cherchent à booster les effets de leurs boules puantes. Le test est concluant Quand Owl reviendra, je leur expédierais un échantillon.
_ Tu as déjà renvoyé ta chouette en voyage ?
_ Oui, j'avais une commande à passer. Ça ne prendra pas beaucoup de temps. Mais avec ça, j'enverrais chier la cascade anti-magie. Braquer Gringotts à la mode Moldue, ça va être follement amusant !
_ Tu… quoi ?
_ Rassure-toi, je demanderais de l'aide à Dumbledore.
Rogue inclina la tête sans pour autant être rassuré. Cela dit, Elda avait un instinct de préservation particulièrement haut, elle ne tenterait jamais quoi que ce soit risquant de mettre sa vie en danger. Et puis elle devait savoir ce que renfermait les entrailles de la banque des sorciers. En parlant de choses qu'elle savait…
_ Tu savais que Potter était l'un des Horcruxes.
_ Oui, bien sûr.
_ Et qu'il va mourir.
La jeune fille se tourna vers lui et l'observa avec un sourire amusé.
_ Allons, Severus… tuer le héros de sept bouquins, c'est tout sauf vendeur ! C'est un coup à se faire renier par les fans !
Il haussa un sourcil mais sût en la voyant reporter son attention sur son chaudron qu'elle ne lui en dirait pas plus. Elle devait même considérer lui avoir bien trop dit.
Il aimait ça aussi, chez elle.
_oOo_
Les jours continuèrent de s'enchainer. Ron s'était totalement remit de son empoisonnement. Les poisons d'Elda étaient effroyablement efficaces, mais ses antidotes l'étaient tout autant.
Durant les cours de transplanage, les élèves s'amélioraient. Même Elda parvint à transplaner presque dans son cerceau, à quelques centimètres près. Celui qui, en revanche, manqua ce jour-là son cerceau de plusieurs mètres, ce fut Harry. Il disparu et réapparut en plein sur Malefoy qui, ne s'y attendant pas le moins du monde, se retrouva déséquilibré par le brun lui tombant dessus et s'écroula sur le sol de pierre.
Elda observa ses deux amis aux jambes et bras entremêlés dans un joyeux désordre.
Faut pas demander à quoi il pensait pour transplaner droit dans ses bras… désespérant. J'ai presque envie d'en prendre un pour taper sur l'autre !
La jeune fille aida néanmoins ses amis à se démêler l'un de l'autre, s'amusant de leurs joues rougissantes. Les deux garçons ne se regardèrent pas, et Malefoy ne se mit pas à invectiver Harry. Ils retournèrent chacun de leur côté, comme si l'incident n'avait jamais eut lieu.
A côté de ça, les matchs de Quidditch se poursuivaient. L'équipe de Serpentard était donnée gagnante, talonnée de près par celle de Gryffondor. Le match opposant ces derniers à Pouffsouffle, commenté de façon hilarante par une Luna complètement à l'ouest réduisit encore un peu cet écart.
Peu de temps plus tard, vers la fin du mois de mars, la chouette d'Elda lui rapporta un paquet mou qu'elle n'ouvrit pas dans la Grande Salle. Elle attendit la fin de la journée et traina Rogue avec elle jusqu'au bureau de Dumbledore qui ne parut pas surprit de les voir débarquer.
_ Bonsoir, professeur Dumbledore ! Que diriez-vous d'une petite promenade, juste vous et moi, demain matin, disons, après l'ouverture de Gringotts ?
_ Les préparations sont terminées ?
_ Oui, j'ai tout ce qu'il faut. Si les choses tournent mal, je compte sur vous pour me tirer d'affaire. Je ne sais pas, vous n'aurez qu'à prétendre faire un test pour évaluer les défenses de la banque !
Dumbledore inclina la tête.
_oOo_
Le lendemain matin, Elda confia à Malefoy le soin de dire à qui veut l'entendre qu'elle allait passer la journée au lit à cause d'atroces douleurs provoquées par ses règles. Personne ne vérifiait jamais cette excuse, si elle n'était pas utilisée plus d'une fois par mois !
Que ce cadeau empoisonné de Mère Nature serve au moins à quelque chose. Et de toute façon, personne n'est supposé savoir que je ne les ai plus grâce à mes petites potions chéries. Liberté, tu n'as pas de prix !
Sans se faire remarquer, Elda rejoignit le bureau de Dumbledore où elle retira sa robe de sorcière pour dévoiler la tenue qu'elle avait passé en dessous, une robe qui semblait avoir été somptueuse mais que des lacérations rendait effrayante. Elle avait rajouté des bijoux en forme d'os et de crânes à ses doigts aux longs ongles vernis d'un noir écaillé, à ses poignets et à son cou. Dumbledore la regarda sortir tout un attirail de maquillage, elle qui n'avait même jamais mit le moindre rouge à lèvres. Elle passa un long moment à se maquiller, durcissant à grands coups de pinceaux les traits de son visage, faisant disparaitre les légères tâches de rousseurs constellant ses joues sous du fond de teint, alourdissant ses paupières à l'aide d'ombre à paupières et de mascara.
Rogue les rejoignit au moment où elle mettait la touche final d'un épais trait d'eye-liner. Il marqua un temps d'arrêt en la découvrant, méconnaissable.
_ Bonjour Severus, tu arrive juste à temps ! Je ne m'étais jamais maquillée, mais je trouve que le rendu est pas mal. J'ai passé commande auprès d'un fournisseur de maquillage pour le cinéma. Il me fallait un truc waterproof et capable de rester en place quoi qu'il arrive. Sans magie.
Elda sorti de son sac la dernière pièce de son déguisement, une perruque aux longs cheveux noirs.
_ Tu te souviens cet été, Severus, lorsque Bellatrix est venu te voir ? J'ai ramassé l'un de ses cheveux. Bon, tu dois surtout te souvenir de ce qu'on a fait après, cela dit. Quoi qu'il en soit, je pensais au début me servir de son cheveu dans du Polynectar, mais j'ai opté pour une autre solution, parce que la première est du déjà vu et peu fonctionnelle. J'ai envoyé le cheveu à un fabriquant de perruque qui en a fabriquée une sur son modèle.
La jeune fille s'en coiffa et, n'eut été la taille, la ressemblance avec Bellatrix Lestrange était troublante et dérangeante. Lorsqu'elle releva le nez d'un air hautain, ce fut comme si la Mangemort avait débarqué dans le bureau de Dumbledore.
_ Alors ?
_ Impressionnant.
_ Merci ! Bon, ne perdons pas de temps. Professeur Dumbledore, pouvons-nous y aller ?
Le vieil homme hocha la tête et se leva. Il croisa le regard de Rogue, chargé d'avertissement. Le message était clair, si Elda ne revenait pas saine et sauve, Dumbledore comprendrait sa douleur.
Le directeur présenta son bras valide à Elda grimée en Bellatrix Lestrange et transplana avec elle.
_oOo_
Elda releva le menton avec fierté, l'œil dédaigneusement posé sur les Gobelins tout en traversant d'un pas hautain le hall de Gringotts. L'endroit était aussi somptueux que décrit dans les livres, et elle devait se faire violence pour ne pas laisser la fan hystérique en elle ressortir. Dumbledore l'avait laissée entrer seule, attendant dissimulé à l'aide d'un sortilège qu'elle ressorte. Comme elle le lui avait dit, un sorcier ne pouvait pas braquer la banque des sorciers, et elle n'avait pas besoin de lui. Il ne lui servait que de chauffeur, en somme.
Toussotant en arrivant devant un guichet, elle attendit que le Gobelin derrière daigne relever la tête, ce qui n'arriva pas avant le deuxième toussotement.
_ Madame Lestrange, bonjour… que puis-je pour vous ?
_ A ton avis ? Qu'y a-t-il d'autre à faire dans cette banque miteuse ? T'imagines-tu que je vienne pour le plaisir de te voir ?
Le Gobelin plissa son nez devant le dédain de la femme face à lui. Il se sentait un moins que rien, face à elle. Elle le ramenait à sa condition d'inférieur décrétée par les sorciers.
_ Bien entendu… Avez-vous la clé ?
_ Pour qui me prends-tu, Gobelin ? Je souhaite me rendre dans ma chambre forte, le reste ne concerne que moi. J'espère néanmoins que ce maudit dragon vous servant de gardien est sous contrôle.
_ Sans la clé, vous…
_ Ne me fais pas perdre mon temps, créature. Ma patience est plus que limitée, et je pourrais être tentée de profiter de ma venue ici pour récupérer quelques unes de tes phalanges, à ce qu'il parait, ça vaut une petite fortune. Et tu sais bien que ma chambre forte ne nécessite pas de clé, sinon la première personne me l'ayant volée aurait put aller se servir dans ma chambre comme dans la sienne !
Devant son sourire glacial, le Gobelin dégluti. Il y avait quelque chose de troublant chez la Bellatrix Lestrange le toisant avec méprit. Elle lui semblait différente… et infiniment plus dangereuse. Tenant à ses phalanges, il devait bien l'admettre, le Gobelin préféra se lever et faire signe à la sorcière de le suivre.
Elda dû retenir un glapissement enthousiaste en montant dans le wagonnet. Elle avait tant rêvé de le faire ! Mais son visage demeura un masque mêlant ennui et dégout.
Le trajet lui donnait envie de hurler comme une petite fille, c'était encore plus palpitant que dans les films Indiana Jones dont elle raffolait. N'en déplaise à certain, elle adorait le quatrième terminant à ses yeux la saga de façon parfaite.
Elle ne frémit pas lorsqu'ils traversèrent la cascade des Voleurs, effaçant tout enchantement magique, déguisement magique, machin magique… bref, n'ayant strictement aucun effet sur le déguisement à la mode Moldue de la jeune fille. Elle vérifia que sa perruque n'avait pas bougée en affectant avec lassitude de se recoiffer un minimum.
_ Toujours aussi agaçant. Vous devriez trouver autre chose pour vous prémunir des voleurs, Gobelin.
_ Navré de vous déplaire, Madame Lestrange.
_ Ta simple vue me déplait, crétin.
Le wagonnet poursuivit sa course, ce que Harry, Ron et Hermione n'avait pas eut la chance de faire dans le septième tome, leurs déguisements, magiques, neutralisés par la fameuse cascade.
En arrivant finalement tout en bas, Elda entendit un grondement qu'elle sut appartenir à un dragon.
_ Ah, il est toujours là, celui-là. Vous utilisez toujours vos horribles Tintamars pour le tenir à distance ?
_ Oui, Madame.
_ Madame Lestrange, nabot. Nous n'avons pas gardé les Hippogriffes ensemble.
_ Mes excuses…
En s'inclinant platement, visiblement mort de peur, le Gobelin attrapa le Tintamar pendu à sa ceinture et l'agita, provoquant un vacarme de métal frappé absolument horrible. Pour le coup, la description dans le livre était loin de la vérité !
Suivant le Gobelin, Elda tourna l'angle du mur et jeta un œil ennuyé sur le dragon interdisant l'accès aux chambres fortes les plus profondes de la banque, les mieux gardées, également. L'animal aurait put être beau, s'il n'avait pas séjourné captif aussi longtemps, au point de s'être totalement décoloré et d'être devenu partiellement aveugle.
Au moins ils ne font pas comme les chevaux des mines dans le nord de la France, quand elles étaient exploitées. On leur crevait les yeux, à l'époque, pauvres bêtes.
Le Gobelin marcha jusqu'à la chambre forte de Bellatrix et posa sa main contre la porte. Il s'effaça une fois ouvert pour la laisser entrer, mais elle resta sur le seuil, affichant un air de somptueux méprit.
_ Va me chercher la coupe d'or sur l'étagère là-haut. Et plus vite que ça ! Tu ne crois tout de même pas que je vais le faire moi-même ?
Le Gobelin s'empressa d'obéir, prenant bien garde à ne rien toucher d'autre dans la chambre. Il craignait bien moins les maléfices de Gemino et de Flagrance que la colère de la terrible sorcière.
Il revint au bout de quelques minutes et remit la coupe à Elda qui s'empressa de la faire disparaitre dans sa poche. D'une autre poche, elle retira une coupe identique et la donna au Gobelin, grimaçant de dégout en frôlant sa main.
_ Va mettre celle-ci à la place de la première.
Elle devait ce double à Dumbledore qui, l'ayant déjà vu dans des souvenirs ne lui appartenant pas, avait put la reproduire sur un morceau de papier et charger un fabriquant Moldu de la faire. Elda avait été clair, absolument aucune magie ne devait être avec elle lorsqu'elle entrerait dans la banque !
Le Gobelin revint une seconde fois après avoir déposé la coupe, le regard chargé de méprit.
_ Je vais finir par croire que tu ne tiens définitivement pas à tes phalanges.
Il marmonna une excuse et reparti, repassant devant le dragon avec la jeune fille sur les talons.
Une fois la cascade des Voleurs franchie dans le sens du retour, Elda tira sa baguette et la pointa sur le Gobelin.
_ Impero ! Maintenant écoute-moi. Si l'on te demande ce que Bellatrix Lestrange est venue chercher dans sa chambre forte, tu répondras ''de l'or''. Tu refuseras désormais d'accompagner les clients au-delà de la cascade des Voleurs. Tu oublieras que je t'ai jeté ce sortilège, et ton comportement ne sera pas affecté autrement que par les ordres précédemment donnés.
Elda rangea sa baguette et resta royalement indifférente lorsque le Gobelin revint à lui, légèrement désorienté.
Ils revinrent finalement dans le hall d'entrée et Elda s'en alla sans un regard en arrière. Elle sorti le plus naturellement du monde dans la rue et rejoignit le point où l'attendait un Dumbledore invisible. Elle le sentit lui prendre le bras et ils transplanèrent pour rentrer à Poudlard.
Elda n'avait mit que trente-trois minutes pour braquer l'inexpugnable Gringotts.
_oOo_
Rogue fut surprit de la vitesse à laquelle Elda revint de sa visite à Gringotts. Il cru tout d'abord qu'elle avait renoncé avant de réaliser qu'elle avait réussi sans la moindre difficulté la mission qu'elle s'était adjugée.
Il la regarda, impressionné, s'empresser de se débarrasser de sa perruque brune et de l'épaisse couche de maquillage tartinant son visage.
_ Alors ?
_ Tellement facile que ça en était presque décevant ! Pour une banque de sorciers soi-disant hautement sécurisée, vous avez encore du travail. Le premier Moldu venu pourrait vous braquer avec un bras lié dans le dos. Ah, Severus, fait moi penser qu'une fois Voldemort hors-jeu, j'aille lever le sortilège sur ce pauvre Gobelin. Mon Imperium ne devrait pas l'handicaper dans sa vie quotidienne, mais tout de même !
Sans lui laisser le temps de répondre, elle alla chercher dans son sac le flacon contenant sa potion Thanos et posa la coupe sur le bureau de Dumbledore. Comme pour le diadème, une sphère noire se format autour de l'objet, détruisit le fragment d'âme de Voldemort à l'intérieur et ne laissa derrière qu'une coupe parfaitement intacte et saine.
_ Et voilà. Quand je pense à la galère de Harry pour récupérer et détruire les Horcruxes… Sans doute que l'histoire aurait été moins palpitante si tout avait été aussi simple.
Mais le dernier tome était le plus ennuyant malgré ça.
La jeune fille sourit à la remarque acerbe de sa conscience avant de prendre la coupe et de l'examiner, fascinée. Pour le diadème, elle l'avait déjà confié à Luna pour qu'elle le mette quelque part dans la Salle Commune de Serdaigle. La tentation de garder des goodies aussi prestigieux était grande, mais elle y avait résisté.
_ Bon, et si j'allais demander à Jack de s'en occuper… Je n'aime pas Wintersea, mais son petit copain de Poufsouffle est bien gentil, il saura où cacher la coupe.
Elda souffla sur une mèche retombant devant ses yeux et sourit tranquillement.
Tout allait vraiment pour le mieux, et elle était confiante. Elle savait ne pas avoir le droit de se relâcher, l'histoire cherchait toujours à reprendre son cours originel, comme en témoignait les difficultés rencontrées par les couples formés par sa présence.
Mais je suis là pour veiller au grain. Ça va bien se passer. Je suis tranquille avec les autres Horcruxes jusque l'année prochaine.
_ Ah, en parlant d'Horcruxes ! Professeur Dumbledore, la grotte, oubliez. Le médaillon est un faux, le vrai à déjà été récupéré par Regulus Black, le frère de Sirius. Je me demande ce qu'il serait advenu de lui, s'il avait vécu. Il aurait peut-être eut une filleule adorable et une jeune épouse l'étant tout autant, qui sait ?
Rogue et Dumbledore ne cherchèrent même pas à répondre, le premier regardant avec un sourire imperceptible la jeune fille ranger ses affaires en fredonnant un air n'existant pas encore.
_oOo_
Comme l'avait escompté Elda, Jack, petit ami de Wintersea, se fit une joie de dissimuler dans sa Salle Commune la coupe de Poufsouffle.
La mort d'Aragog, alors que les premiers signes annonciateurs de l'été éclataient un peu partout dans le parc du château, terni un peu l'humeur d'Elda, Harry, Ron et Hermione. Dumbledore ayant décidé avec Elda d'épargner à Harry la quête des Horcruxes dont elle se chargeait elle-même à la perfection, il n'avait donc pas demandé à Harry de recueillir le souvenir de Slughorn. Il se contentait de lui montrer tous les souvenirs de Voldemort qu'il avait pour l'aide à connaitre au mieux son ennemi pour leur combat inévitable. Malgré la demande de Dumbledore pour savoir s'il n'y avait pas d'autre choix que d'obliger Harry à se battre, Elda avait été intraitable. Ce n'était pas tant la prophétie à laquelle elle ne prêtait qu'un intérêt douteux que par le fait que c'était la seule voie dont elle était certaine de voir triompher Harry.
Les Horcruxes, non. L'affrontement à mort, oui !
Avant d'aller enterrer l'araignée géante dont Elda espérait bien vider les crochets de leur venin, Slughorn en avait bien eut le droit dans le livre, les élèves ayant l'âge allaient pouvoir passer l'examen pour obtenir leur permit de transplaner. Elda, pas plus que Harry et Malefoy, n'avait pas ledit âge. Ce fut donc avec eux, en plus d'Ernie Macmillan qu'elle se retrouva en cours de potion cet après-midi-là. Depuis son coup d'éclat avec les poisons, Slughorn l'observait avec une sorte de méfiance dont elle se délectait. Elle continuait de l'ignorer superbement pendant ses cours, mais ne résistait pas de temps à autre à l'envie de fabriquer l'une de ses potions. Depuis quelques semaines, elle avait finit de décortiquer chacune des recettes de son livre, l'annotant au moins autant que Rogue l'avait fait, bien des années lus tôt, dans son propre livre actuellement entre les mains de Harry. Ayant achevé ce travail fastidieux qu'elle jugeait passionnant, la jeune fille avait reprit son habitude d'être la meilleure en potion, ne considérant pas Harry comme un rival.
J'ai hâte de le voir se déconfire en apprenant qu'il vénère Severus alors qu'il le hait… quelle ironie !
Pour ce cours, Slughorn demanda à ses quelques élèves de fabriquer une potion amusante. Lorsque Elda lui demanda s'il trouverait amusant de voir quelqu'un vomir ses boyaux, il blêmit et préféra préciser que la potion devrait être sans danger pour qui que ce soit.
Une potion amusante… Bon, Harry va piocher dans son bouquin, donc j'oublie. Drago va utiliser une potion Hoqueteuse passable… Bon, bah il n'y a plus qu'à en inventer une ! Il veut un truc amusant, il va l'avoir !
La jeune fille alluma le feu sous son chaudron en réfléchissant.
Je plaide coupable, j'ai adoré écrire ce chapitre et le braquage de Gringotts à la façon Moldue ! Lors de ma phase de recherches avant la rédaction, c'est l'un des premiers passages qui m'est venu en tête et qui m'a fait faire d'Elda une sorcière particulièrement dédaigneuse de la magie. Je trouvais amusante l'idée qu'une fan de Harry Potter tombant dans son univers préféré reste au final une fille normale ^^
