Chapitre 15 : Désobéissant

Mozart ne trouvait son maestro nulle part, et cela le frustrait. Voilà deux jours qu'il vivait avec lui dans son immense manoir pour veiller à ce qu'il se repose, bien que la veille, il ne l'ait un peu fatigué par ce réveil qu'il ne regrettait toutefois aucunement, et voilà qu'il avait perdu l'italien. Tout se déroulait pourtant à merveille, après leur premier ébat que le blond ne pouvait se sortir de l'esprit, ils avaient dormi, puis mangé, et ils avaient discuté pendant que Salieri lui montrait quelques unes de ses affaires ou pièces plus personnelles. Ne voulant pas l'épuiser alors qu'il devait récupérer, Mozart avait insisté pour que son aîné se couche tôt, et cette fois, lui avait opté pour une chambre d'amis afin de ne pas céder à la tentation de recommencer si tôt. Et il avait bien fait, car en se levant la nuit pour boire un peu d'eau, il était passé devant la chambre de son hôte et l'avait entendu gémir de façon indécente dans son sommeil, Wolfgang avait du mettre toute sa raison au travail pour ne pas entrer et faire payer à l'insolent le prix de son inconscient désir. Le matin, ils avaient déjeuné en discutant, et le moment, calme, doux, complice, avait été apprécié, il semblait même à Mozart que son maestro était plus détendu, et légèrement moins gêné. En fin d'après midi, ils avaient pris un bain, pas ensemble, à son grand regret, Antonio y était allé avant, puis il avait proposé à son invité serviettes et vêtements de rechange. Wolfgang avait accepté, il était ressorti propre et satisfait, mais il ne trouvait plus Salieri. Il marcha dans les couloirs, ouvrit les portes, mais nulle trace de l'italien. Il s'arrêta soudainement, se rendant compte d'une chose. Non, le maître de la chapelle n'aurait pas osé aller dans son bureau travailler, alors qu'il devait se reposer. Mozart fonça vers le bureau, et il ouvrit la porte brusquement. Salieri, bel et bien à l'intérieur, sursauta.
- Je le savais ! cria le blond en le pointant du doigt d'un air accusateur. Vous êtes impossible ! La prochaine fois que je prends un bain, je vous emmène avec moi dans la baignoire pour être sûr que vous n'irez pas travailler.
Salieri rougit à la suggestion, détournant les yeux vers son travail.
- Ce n'est pas grand chose, ne vous fâchez pas… Je n'en aurais pas pour très longtemps.
Mozart contourna le meuble et il posa les mains sur les épaules de l'italien avant de susurrer à son oreille.
- Je ne suis pas fâché maestro, enfin, un peu contrarié que vous m'ayez désobéi, mais j'ai tout le temps pour vous apprendre à obéir… ou pour vous punir de ne pas m'écouter…
Il déposa un baiser dans le cou de son aîné qui glapit.
- Vous avez visiblement du mal à saisir l'importance de votre santé, alors je vais vous forcer à arrêter de travailler… Je peux être très convaincant…
Il glissa l'une de ses mains pour saisir le cou de son hôte, et l'autre le long de son torse pour plonger sous son pantalon et masser délicatement et très lentement son sexe. Salieri lâcha sa plume sous la sensation, et il s'y abandonna, gémissant longuement. Il commença rapidement à haleter sous l'envie, et inconsciemment, son bassin ondula pour approfondir les sensations offertes par les gestes de la main.
- C'est vraiment fascinant maestro, cette façon de votre corps de réclamer ce que vous n'osez demander…
Après quelques instants, il arrêta et recula, avant de contourner le bureau pour être en face de l'italien. Il le regarda réprimer sa frustration, satisfait. Antonio, des mèches s'échappant déjà de sa queue de cheval, le regard perturbé, et la respiration rapide, rougit, honteux de ses réactions, et il garda les yeux rivés ailleurs, fuyant son cadet, qui rigola doucement.
- Si vous voulez quelque chose, maestro, vous n'avez qu'à me le demander. Je ne peux rien vous refuser, vous le savez bien.
Salieri resta muet.
- Mais quelle fierté, sourit Mozart.
Salieri reprit sa plume, espérant se concentrer sur ce qu'il faisait pour ne pas avoir à gérer le blond. Mozart sourit davantage.
- Je suppose que je dois encore continuer si je veux vous arrêter, soit.
Il disparut aussitôt du champ de vision périphérique de Salieri, et ce dernier redressa la tête à sa recherche. Il ne comprit qu'en sentant ses cuisses être brutalement écartées que le jeune homme n'avait pas disparu, mais qu'il s'était simplement glisser à quatre pattes sous son bureau. Mozart avait réprimé un rire en voyant que son aîné avait fermement serré ses jambes pour dissimuler son érection. Une fois celles ci bien écartées, il avait plongé ses mains dans le pantalon de son aîné et avait sorti son sexe, qu'il commença à lécher avec attention. Les gémissements provenant du dessus du meuble lui affirmèrent que le geste était apprécié, il l'avala donc pour le faire coulisser dans sa bouche avec entrain. Pendant de longues minutes, il accéléra le rythme, et quand il sentit l'homme sur le point de défaillir, il recula subitement, sortant de sous le bureau, pendant que Salieri jurait sous la frustration. Mozart sourit avec insolence, et il contourna le bureau pour se rapprocher de son amant, qui lui jeta un regard plaintif.
- Pitié…
- Pitié quoi ?
- Arrêtez ça… C'est de la torture…
Mozart se pencha pour aller susurrer à son oreille.
- Vous ne me ferez pas croire que vous n'adorez pas ça… maestro…
Le visage de Salieri s'enflamma.
- Mais, reprit doucereusement l'autrichien, il ne tient qu'à vous d'avoir ce que vous désirez, il suffit d'une part que vous cessiez de travailler comme je vous l'ai ordonné, et d'autre part que vous me disiez précisément ce que vous voulez…
Salieri détourna les yeux.
- Vous êtes bien cruel…
Mozart lui saisit la mâchoire pour le forcer à le regarder.
- Vous adorez ça.
Son autre main s'abaissa pour masser l'entrejambes de son hôte, et Salieri gémit.
- Alors, vous capitulez ?
- Oui… souffla-t-il avec difficulté… S'il vous plaît…
- S'il me plaît quoi ?
Salieri émit un gémissement de protestation, son cadet ne le ménageait pas.
- Je vous en prie… Je vous veux… Je veux plus… Je veux vous sentir…
Ses paroles étaient décousues, mais assez claires pour le blond, qui accepta cette demande. Il saisit le bras de son amant pour le lever et lui abaissa son pantalon, avant de plonger en lui son index, doucement, puis en l'agitant frénétiquement pour le préparer. Salieri manqua de tomber sous la sensation, mais le corps de Mozart contre le sien l'aida à rester sur ses pieds. Après quelques minutes, Mozart le força à se pencher en avant sur le bureau, les jambes légèrement écartées, et il lui maintint les bras dans le dos pour l'immobiliser, ce qui eut l'effet d'accélérer drastiquement la respiration du maître de la chapelle. D'une main, il abaissa ses propres vêtements et il colla son sexe déjà bien éveillé entre les fesses de son aîné, le caressant doucement avec. Salieri gémit de frustration, et Mozart entra en lui, le faisant crier. Il commença alors à le marteler, terriblement excité par la situation et par cette tension instaurée par cette punition qu'il lui donnait, et les cris de plaisir de son amant ne firent que l'encourager dans cette voie. Il se libéra après de longues minutes en lui, essoufflé par l'énergie qu'il venait de dépenser, et la sensation coulante en lui rendit fou de plaisir l'italien, qui atteignit l'orgasme dans une violente convulsion. Mozart baissa les yeux sur lui, écroulé sur le bureau, à bout de souffle et les jambes tremblantes, et il eut un sourire fier et satisfait.
- Finalement, continuez de me désobéir, maestro… J'adore vous sanctionner….