Chapitre 18 : L'appartement de Mozart

Mozart ouvrit la porte, se décalant pour laisser passer son invité. Il était très heureux d'avoir Salieri ici, pour la première fois, et ce même si son appartement n'était pas très bien rangé.
- Faites ici comme chez vous maestro. Ce qui est à moi est à vous !
Salieri ne répondit rien, et l'autrichien se permit de le taquiner.
- Tout comme la réciproque est vraie, vous êtes à moi…
Il rigola en voyant son aîné rougir. Ils allèrent jusqu'au salon, et le blond se glissa dans le dos de Salieri pour lui retirer son manteau, puis sa veste. Antonio lui jeta un regard étonné, et Mozart sourit.
- Vos vêtements sont trempés à cause de la neige, je vais les mettre à sécher, il ne faut pas que vous preniez froid. Je m'en voudrais si vous tombiez malade.
L'italien soutint son regard, tout en le laissant le déshabiller.
- Ce détail ne semblait pas vous inquiéter tout à l'heure lorsque vous me jetiez d la neige.
L'autrichien rigola de nouveau.
- Je n'ai pas pu résister à la tentation de vous taquiner. Mais je tiens vraiment à vous, je vous le promets.
- Donc vous n'êtes pas en train d'utiliser cette excuse pour me retirer mes vêtements ?
- Disons que je fais d'une pierre deux coups, maestro.
- Vous êtes incorrigible.
- Et vous adorez ça.
Salieri, maintenant torse nu, détourna les yeux face à cette vérité pendant que son cadet se mettait à genoux pour lui déboutonner le pantalon et le faire glisser le long de ses jambes. Le brun rougit doucement, ce qui amusa son partenaire.
- C'est drôle qu'après tout ce temps vous soyez toujours si facilement embarrassé.
- C'est à cause de votre regard…
- Qu'est ce qu'il a mon regard ?
Antonio pinça ses lèvres, restant silencieux. Wolfgang posa le pantalon sur le fauteuil et il se remit debout, face à son aîné, lui prenant la mâchoire d'une main pour le forcer à le regarder.
- Maestro, qu'est ce qu'il a mon regard ?
Salieri se sentit perdre contenance, et ses jambes tremblèrent. Il bégaya légèrement en répondant.
- C'est que… Enfin… Il est… euh… très… intense… et aussi.. perturbant…
Il y eut un silence, gênant pour le maître de la chapelle, et le blond lui profitait de ça, il s'amusait de cet instant.
- J'adore vous voir comme ça.
Il glissa ses mains dans les cheveux longs et sombres de son amant et s'empara doucement de ses lèvres, tout en dénouant ses cheveux pour les laisser retomber sur ses épaules. Puis il recula et retira ses propres vêtements. Quand ils furent tous deux en sous vêtements, il revint se coller contre le compositeur impérial pour regoûter ses lèvres avec envie, pouvant cette fois sentir sa peau contre la sienne. Salieri l'avait observé pendant les quelques minutes ou il s'était dévêtu, et s'il avait essayé de contenir ce qu'il pensait, Mozart lui avait su lire à quel point il le dévorait des yeux. Maintenant qu'ils étaient l'un contre l'autre, leur fougue s'exprimait à travers leur baiser ardent, et Wolfgang poussa doucement son partenaire pour le faire assoir sur le canapé, avant de le chevaucher pour continuer de l'embrasser. Après quelques minutes, Mozart sentit une légère sensation sous lui, et il sourit avec malice.
- Décidément, vous semblez avoir facilement chaud pour la saison, Antonio.
- Cessez de vous moquer, vous êtes responsable de cette situation.
- Je plaide coupable, et j'en suis très fier.
Le blond plongea aussitôt dans le cou de son aîné pour l'embrasser, ce celui ci gémit doucement. Il descendit ses lèvres progressivement, faisant gémir davantage son amant, jusqu'à lui retirer la dernière barrière de tissu qu'il portait, libérant son entrejambes éveillé, qu'il s'appliqua à lécher et sucer avec application. Si Salieri n'avait pas été assis, ses jambes l'auraient lâché, incapables de soutenir les sensations grisantes. Mozart le força à s'allonger dans le canapé, pendant qu'il continuait à se jouer de lui, savourant le fait de le voir être un simple pantin entre ses mains. Sa langue glissa un peu plus en bas, s'insérant en lui avec taquinerie, le faisant glapir. Après un instant, il redressa sa tête et retourner embrasser son cou, ne voulant pas museler ces sons indécents qui l'excitaient, et il s'allongea contre lui, frottant leurs bas ventres l'un contre l'autre. L'italien était en pleine perdition, les mains plongées dans la chevelure claire et ébouriffée du jeune génie, en train de lui murmurer d'en vouloir toujours plus. Wolfgang approcha l'une de ses mains de son cul, pour y faire entrer le bout d'un doigt, puis l'intégralité des phalanges, l'agitant pour dilater l'espace. Antonio, sans le vouloir, ondula son bassin pour accentuer les sensations, gémissant de plus en plus fort, au point que son amant n'ajouta un second doigt pour le soulager, en vain, il voulait encore plus. L'autrichien retira sa main, provoquant un soupir frustré de la part de l'italien.
- Mais j'arrive, ne soyez pas si impatient enfin, rigola doucement le blond.
Il lui écarta les jambes et s'enfonça en lui, et rapidement, l'aise qu'il ressentit lui fit perdre aussi toute lucidité, et il accéléra brutalement, pendant que l'autre criait de plaisir, pour prolonger ce bonheur partagé.
- Antonio… gémit-il doucement, je vous aime, vous êtes divin… Laissez moi vous prendre jusqu'à la fin des temps…
Salieri aurait répondu très rationnellement que la chose était impossible en temps normal, mais à cet instant, il aurait accepté n'importe quelle demande du blond, il s'y soumettait complètement, il répondit dans un souffle saccadé.
- Tout ce que vous voulez, je vous en prie…
Ils atteignirent l'extase simultanément quelques instants plus tard, et, essoufflés, ils se blottirent dans les bras l'un de l'autre pour se reposer un peu. Le canapé était étroit, contrairement à ceux de l'italien, mais cela les obligeait à se serrer, pour leur plus grand bonheur. Machinalement, Antonio commença à embrasser le cou, les épaules, les clavicules de son amant, qui souriait un peu plus à chaque baiser, heureux comme il ne l'avait jamais été.
- Vous êtes drôlement démonstratif aujourd'hui… commenta-t-il doucement.
- Je vous aime tellement…
Le coeur de Mozart fondit sous cette déclaration débordante de sincérité. Il lui caressa doucement les cheveux.
- Je vous aime tout autant.