Pairing : DMHP et d'autres couples

Tome : C'est après la mort de Sirius et ils sont tous en 7e année donc en 1997.

Disclamer : certains personnages appartiennent à J.K. Rowling mais d'autres personnages sont simplement originaires de mon imagination.

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Trop à mon goût

Chapitre 3 : Découvertes sur découvertes.

Cela faisait deux jours depuis l'incident à la salle sur demande. Blaise et Draco s'en étaient sortis avec quelques égratignures. Harry fût étonné par la réticence de Pomfresh à les laisser partir et avait fini par décider de les garder dû à la magie des jumeaux qui empêchait une bonne cicatrisation. Leurs blessures, bien que minimes selon Matthew et Mathis, avaient du mal à cicatriser et avaient dû être panser à la façon moldus.

Les deux Serpentard étaient drogués par les anesthésiants et potions et dormaient en attendant que leur cicatrisation reprenne normalement. Ron n'avait pas quitté le lit de Zabini, au grand damne de Harry qui s'était retrouvé aux côtés de Malfoy. Ce dernier n'avait cessé de sortir des mièvreries à l'encontre d'Harry à cause des potions jusqu'à finalement s'endormir.

- Ne t'inquiète pas Oncle Ron, intervint Matthew à ses côtés, Ce sont de puissants sorciers, ils guériront bien assez vite.

- J'espère que tu as raison, soupira Ron en retournant son attention sur Blaise.

Matthew et Mathis se regardèrent, puis se retournèrent vers Harry et Ron se contentaient d'observer les deux comateux d'un air absent.

- Pourquoi n'allez-vous pas manger et vous reposez un peu, proposa Mathis, Rester là ne vous avancera à rien.

Harry accueillit cette idée avec soulagement et quitta l'infirmerie en compagnie de Ron qui ne cessait de regarder en arrière. Ils arrivèrent assez rapidement à la Grande Salle et comme à leur habitude le silence pris place parmi tous les élèves. Tout le monde était au courant du pourquoi de l'incident.

Harry et Ron scrutèrent la salle pour trouver des têtes familières, qu'ils trouvèrent en compagnie des autres Serpentard présents à la salle sur demande : Pansy Parkinson et ses enfants et Théodore Nott et son fils. Les enfants du futur étaient aussi présents et les regardèrent avec appréhension.

Harry fut tenté de les agresser d'emblée mais ce retint à cause du lieu où ils se trouvaient. Il attirait déjà bien l'attention à lui seul. Il fut surpris de voir Ron agir de la même manière et d'un commun accord ils s'assirent à leur table sans un mot et se commencèrent à manger. Six des jeunes hésitèrent à poser la question fatidique. Que ce soit dans le passé ou dans leur présent, leurs parents gardaient toujours cette même expression qui n'était jamais bon signe pour eux. Cependant, l'un d'eux osa poser la question fatidique. Après tout, il est un Gryffondor, non ? Et un Gryffondor était reconnu pour son courage.

- Comment vont-ils ? demanda le jeune Gryffondor.

Toute la tablée tourna son attention sur le duo qui, posant calmement leurs couverts et mâchant tranquillement, s'était arrêté de manger pour les fusiller d'un regard rempli de reproches.

- Mais oui c'est vrai, comment sont-ils ? C'est tellement bien de s'inquiéter après avoir lâché ses nerfs, dit ironiquement Harry.

- Elle n'avait pas qu'à être là !, se plaignit Gabriel.

- Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ?

- Nous ne visions pas Père et Oncle Blaise, se justifia Dracus.

- Que ce soit eux ou Ginny ne change en aucun cas ce que vous avez fait !

- Si elle change !, s'obstina Gabriel.

- Et en quoi ?, s'emporta à son tour Ron, J'aurais dit quoi à ma mère et au ministère ? Elle a été attaquée par nos enfants qui viennent du futur mais ce n'est pas grave, hein ? Savez-vous que les voyages dans le temps sont interdits ? !

- Et il n'y a pas seulement ça, se lamenta Harry, Quand un élève se retrouve à l'infirmerie, surtout les Serpentard, l'infirmière est dans l'obligation de prévenir ses parents.

Tous les élèves du présent de la table arrêtèrent de manger pour fixer Harry qui venait de leur annoncer un gros problème pour eux.

- Je ne vois pas le problème..., dit calmement Gabriel qui s'était remis à manger.

- Laisse-moi rafraîchir ta cervelle de Serpentard qui, apparemment, semble plus ressembler à celui d'un Poufsouffle, dit calmement Théo, Dans le présent auquel vous êtes, il y a plusieurs Grandes familles de sorciers : Malfoy, Zabini, Nott, Parkinson, Snape, Flint, Lestrange, Black, Londubat, Potter, et cetera.

- Bien sûr, vous pouvez enlever les deux derniers puisque les deux héritiers se trouve à notre table et étant trop jeunes ils ne peuvent servir d'exemples, rajouta Pansy.

- Exactement, dit Théo, Donc pour en venir à mon explication, ces grandes familles de sorciers sont les plus respectées et les plus craintes. Et sachant que nos familles sont très rancunières, il ne faudra pas s'étonner de les voir rester ici un bon moment tant qu'ils n'auront pas trouvé le coupable. Et je peux vous assurer que la nouvelle ne leur plaira pas du tout.

Après l'explication de Théo, la table toute entière fût plongée dans un silence de plomb. Ce fut Pansy qui reprit la parole mais ce qu'elle ajouta ne rassura en rien les enfants du futur.

- Rien que d'imaginer Lady Malfoy et Lady Zabini venir ici me donne la chair de poule.

- Pourquoi ça ?, demanda innocemment Johan.

Tous les élèves du présent regardèrent Johan avec effarement, mais ensuite ils froncèrent les sourcils en voyant les regards interrogatifs qu'avaient les autres élèves du futur de la tablée.

- Vous n'avez jamais entendu Lady Malfoy crier ?, demanda Pansy.

- Non, dit Lyly penaude.

Les élèves la regardèrent en fronçant des sourcils avant de la regarder avec un étonnement sans limites.

- J'ai du mal à y croire, dit Pansy étonnée, Basil tu n'as jamais entendu ta mère crier ?

- Ce n'est pas ma mère, dit sombrement Basil.

Tous les élèves du présent le regardèrent avec étonnement. Le jeune homme s'arrêta de manger quand il vit les regards qui lui donnait l'air de se demander s'il n'avait pas été adopté.

- Je sais exactement qui sont mes parents et Narcissa Malfoy n'est certainement pas ma mère, dit-il en la fusillant du regard.

- Si je m'attendais à ça.

- Mais il y a une chose qui m'intrigue, intervint Théo attirant l'attention de toute la tablée sur lui.

- Quoi donc Théo?, demanda Pansy

- Sachant que les Malfoy et les Zabini vont venir, ils sauront forcement l'histoire sur les enfants du futur, en voyant les autres acquiescer il continua, Ce qui m'intrigue c'est que si Basil est le fils de M. Malfoy mais pas celui de Mme. Malfoy, qui est sa mère ?

Tous les élèves restèrent silencieux, alors que les élèves du futur se jetaient des regards pour savoir s'ils devaient leur dire ou pas. Une œillade en direction de Gabriel leur permit immédiatement de savoir quoi faire : Ce n'était pas à eux de le dire mais au concerné. Et ce dernier n'aimerait pas qu'on parle de sa famille sans son accord.

- Il y a aussi un autre problème, dit pensivement Dean, C'est qu'on ne peut pas laisser ce genre de chose arriver sinon nous risquons d'attirer le Ministère ici.

Avant même que le débat ne continue, Dumbledore s'était levé de sa chaise et avait demandé l'attention de la salle. Harry fût un instant inquiet du sujet que leur directeur allait aborder. Il espérait que ça ne concernait pas les causes de l'état de Malfoy et Zabini.

- Chers élèves, je demande votre attention pour vous annoncer une très bonne nouvelle. J'ai enfin trouvé un professeur pour le cours de DCFM. Ce cher professeur sera à Poudlard demain soir. Je compte sur vous pour l'accueillir comme il se doit. Et pour bien commencer le week-end, nous ferons un festin pour lui souhaiter la bienvenue à Poudlard.

Le directeur alla se rasseoir et laissa les élèves reprendre leur repas et leurs discussions qui s'étaient recentré sur ce nouvel individu qui avait choisi de prendre le poste maudit de Poudlard.

- Vous pensez que c'est qui ?, demanda Seamus.

- Peut-être le futur époux de Snape, railla Neville.

Toute la table, y compris les élèves du futurs, regardèrent Neville qui semblait avoir gardé cet air maussade sur le visage.

- Serais-tu jaloux Nev' de ce cher époux ?, plaisanta Dean.

Neville se contenta de toiser son ami avant de reprendre son repas, choisissant le silence à la parole.

- Oh c'est bon, tu ne vas pas nous dire que tu es amoureux de la chauve-souris, rigola Seamus.

Sans un autre mot, Neville se leva, coupant son repas, et sortit de la Grande Salle, laissant ses amis interrogateurs.

- Qu'est-ce qu'il a ?

Harry resta un moment à regarder les portes de la Grande salle avant de finalement prendre une décision. Il termina sa quiche rapidement et se leva brusquement, attirant l'attention de ses amis et du reste de la table.

- Harry tu vas où ?, demanda Ron.

- Parler à Neville.

Harry, sans se retourner, partit direction de l'endroit préféré de Neville, qu'il supposa être les serres, suivi de ses amis qui n'avaient pas voulu rester en dehors de ça.

Arrivés à la serre de Neville, ils eurent droit à une scène déroutante. Snape et Neville se disputaient, ou plutôt Neville lâchait ses nerfs sur leur professeur de Potion qui se contentait de plisser des yeux face au Gryffondor. Harry se rapprocha d'eux rapidement, espérant éviter à Neville une heure de colle avec le potionniste.

- Il y a quelque chose qui ne va pas ?, coupant cours à leur dispute.

- Rien qui ne vous regarde Potter, cracha Snape.

- Cet imbécile se permet de prendre des plantes dans ma serre pour ses potions !, cria Neville sans se préoccuper du surnom donné au professeur.

- Monsieur Londubat, je vous demanderais d'avoir plus de respect envers votre professeur.

- Les plantes que vous avez arrachées étaient l'une des espèces que j'allais présenter au concours de jeunes botanistes de talent !, cracha Neville ?

- Tu ne peux pas présenter un autre plante Neville ?, proposa calmement Harry.

- C'est une espèce très rare Harry ! Elle se nomme « larmes des enfers » elle est très difficile à faire pousser. La présenter au concours m'aurait donné une bonne avance par rapport aux autres ! Vous avez gâché ma chance de partir en exploration avec le meilleur botaniste du monde sorcier !, s'exclama Neville en direction de Snape.

- Chourave, m'a donné l'autorisation pour cueillir ces plantes, s'expliqua Snape qui avait semblé comprendre la détresse de son élève, Cette serre renferme plein de plantes rares et elle m'a dit que les plantes s'accumulaient donc j'en ai pris.

- Elles ne s'accumulaient pas ! Et elle n'avait pas à vous donner d'autorisation. Ce sont mes plantes et pas les siennes !

- Comme si vous m'auriez donné quelques une de ces pousses...

- Si vous me l'aviez demandé, je vous en aurais donné sans que vous les abîmiez ! La prochaine fois demandez-les directement à moi !

Neville se détourna de son professeur et s'éloigna vers sa serre, faisait fi de ses amis.

- Attends Neville ! On veut te parler !, s'exclama Harry.

- Non ! Foutez-moi la paix !

Alors que Neville s'enfermait dans sa serre, Snape regarda le petit groupe qui s'était rassemblé et demanda l'explication de ce rassemblement.

- Et si vous m'expliquiez les raisons de cet attroupement ?, cracha-t-il à l'encontre des Gryffondors.

- Il semblerait qu'il fasse une crise de nerf parce qu'il serait le seul à ne pas avoir d'enfants dans le groupe, répondit Daniel en le fusillant du regard.

Harry ne manqua aucunement la réaction de Snape aux paroles de Daniel. Quand le professeur s'était subitement tendu, la conclusion était vite montée dans sa tête.

- Eh bien, bonne continuation.

Cependant, Daniel et Marvin ne l'entendirent pas de cette façon et Marvin bloqua le passage à son père.

- Si tu ne lui dis rien, c'est nous qui le feront et devant toute le Grande Salle, menaça Marvin, je n'aime pas le voir comme ça !

- Comme si c'est ma faute...

- Théoriquement c'est la tienne, répondit Daniel, Tu nous as interdit de révéler notre nom en entier et de dévoiler le nom de notre second père...

- Et vous écoutez toujours ce que l'on vous dit ?

- Fais attention à ce que tu dis, Marvin pourrait bien s'en servir dans le futur et tu en pâtirais.

Alors que les Snape se disputaient, le reste du groupe regardait cette scène d'un air ahuri. Ils avaient l'impression d'avoir manqué une pièce du puzzle et avant même qu'ils n'aient pu dire quoi que ce soit, ils virent Severus Snape partir vers la serre où était Neville, tout pâle.

- Il pense faire quoi là ?, demanda Ron qui le regardait ouvrir la porte d'un Alomora.

- Il va parler à son futur époux, répondit calmement Daniel.

Alors qu'ils fixaient tous les portes de la serre, les élèves du présent pâlirent au fur et à mesure, les uns après les autres, tout en se retournant vers les deux Snape.

- Je crois qu'il faut que je m'allonge, dit Ron en se posant dans l'herbe.

Tous les élèves firent de même, attendant que les deux futurs époux sortent de la serre. De toute façon, ils ne seraient pas en retard en cours, ils avaient Potions.

- Si on m'avait dit ça avant, j'aurais ri au nez de la personne, dit Ron toujours blanc comme un drap.

- Je ne vois pas de raison d'en rire.

- Alors ils ne seront pas ensemble ?, espéra Ron d'un grand sourire.

- Bien sûr qu'ils seront mariés !, s'offusqua Marvin.

Ron perdit son sourire et se rallongea dans l'herbe, encore plus blanc au point de bien distinguer ses tâches de rousseur.

- Neville avec Snape, se lamenta Ron, Londubat-Snape... deux gamins avec Snape.

- En fait, nous avons une grande sœur, une petite sœur et un petit dernier en attente, énuméra Marvin.

- Je crois que c'est l'information de trop, soupira Dean alors que Seamus rigolait à ses côtés.

Alors que les deux enfants Londubat-Snape confirmaient leur paroles, Ron ne cessait de marmonner pleins de choses, s'étonnant sur les raisons qui aurait poussé Neville vers leur professeur, ce qui lassa assez vite Harry.

- Ron, soupira-t-il, Tu as bien 5 gamins avec Zabini.

- Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de mon meilleur ami ?, s'exprima Ron de façon découragée.

Harry ne répondit rien et se contenta de laisser son regard vagabonder sur le lac qui s'étalait devant eux.

- C'est le monde à l'envers, soupira Harry après un moment de silence, I jours, on se battait encore contre Malfoy et Zabini. et là, du jour au lendemain on se retrouve à parler calmement avec les Serpentards et avec une bande de gamins qui ne savent même pas retenir leur magie. Et comme par hasard ces gamins sont les miens et ceux de Malfoy !

- En fait, ce sont tes gamins qui ne savent pas trop se retenir, fit remarquer Seamus e rigolant.

Harry se renfrogna dans son coin, insultant le plus possible son ami alors quece dernier rigolait de futurs Potter-Malfoy.

- Que faites-vous encore là ?

Tous tournèrent leur regard vers Severus qui était sorti de la serre, et un Neville tout rouge juste derrière. Ils ne purent s'empêcher de se demander les raisons de l'état de leur amis. Alors qu'ils se posèrent pleines de questions dans leur tête, une voix cassante leur firent vite revenir sur terre.

- J'espère pour vous que vous êtes conscients que dans 10 minutes vous avez cours de Potions, parce que le moindre retard vous fera écoper d'une retenue tous les après-midis de samedi et dimanche pendant un mois.

- Mais il y a la sortie à Pré-au-lard !

- Vous m'en voyez désolé monsieur Weasley. Ah, et bien sûr cela compte aussi pour les élèves du futur, susurra-t-il.

La seconde d'après, Severus commença à partir en direction du Château calmement alors que les élèves se remettaient rapidement du choc qu'il venait d'avoir. Ils n'avaient pas du tout fait attention à l'heure. Arrivé à une certaine distance Snape se retourna vers eux.

- Il ne vous reste plus que six minutes, leur cria-t-il.

Il ne fallut pas deux secondes avant que les élèves du présent se lèvent et commencent à partir à la suite de Severus en direction des cachots. Les élèves du futur, quant à eux, y allèrent tranquillement.

- Six minutes devraient suffire, non ?, supposa Gabriel aux autres septièmes années du futur.

- Quatre minutes devraient être déjà assez pour arriver avant père. Le connaissant il a dû accélérer le pas, répondit Daniel avec un sourire Serpentard.

- Faites ce que vous voulez, moi j'ai cours avec Nanny McGo.

- Aller Seb' !, s'exclama Marvin, C'est Métamorphose, on va s'amuser !

- Toi tu vas t'amuser à parler avec Clara pendant tout le cours, dit Sébastien d'un air indifférent.

- C'est ça qui est cool ! Elle m'a dit avoir une idée pour remettre Stone à sa place.

- Je vois. Moi je vais devoir supporter Mc Copernick qui n'arrive même pas à transformer une épingle en brosse à cheveux, dit-il.

- Dégagez au lieu de nous faire part de vos querelles !, s'exclamèrent les deux préfets de Gryffondors.

Les cinquièmes années partirent en courant sous la menace alors que les septièmes années prirent un couloir en direction des cachots. La seconde d'après le couloir fût complètement vide.

Quand le cours débuta Severus ne pensa qu'à une seule chose : ces enfants étaient des montres. Comment avaient-ils fait ? Comment avaient-ils fait pour arriver avant lui alors qu'il était parti avant eux ? Certes, il avait eu la satisfaction de pouvoir coller Potter et toutes les petites crasses de Gryffondor qu'il avait à sa suite. Ce n'étai pas parce qu'il avait découvert que son filleul allait faire sa vie avec Potter, qu'il allait s'assagir pour autant, non, il n'était pas de ce genre de personne.

Concernant les Serpentard, il avait deux de ses meilleurs éléments à l'infirmerie dans un état comateux en attendant une pleine cicatrisation. Qu'allait lui dire son meilleur ami, il n'osait même pas imaginer. Ce serait pire quand sa femme commencera sa litanie remplie de menaces pour les responsables. Il faudrait qu'il prépare des potions contre les maux de crâne d'ailleurs.

Ces enfants du futur avaient réussi à bousiller tout ce qu'il avait prévu pour cette année en même pas une semaine ! Il ne pouvait même pas martyriser ses élèves sans qu'un de ses enfants, voire neveux ou nièces, ne sorte une parole pour le discréditer devant cette bande de peureux. Et en parlant d'élèves peureux, il perdait son préféré à cause de ces gamins qui étaient arrivés et qui lui avaient appris qu'il ferait sa vie avec un maladroit né !

Severus devait avouer que le jeune Londubat avait un vrai don en botanique mais en Potions c'était carrément un bon à rien. La preuve, même pas vingt minutes que le cours avait commencé qu'il avait déjà fait explosé sa potion. Et ses fils qui l'avaient obligé à lui dévoiler qu'il serait le second père de ses enfants dans le futur. Il avait pensé que le jeune Gryffondor aurait fui loin de lui en niant tous liens entre eux dans un futur proche mais non.

Il avait sauté sur lui pour l'embrasser. Et le pire dans tout cela c'était qu'il avait aimé et avait carrément commencé à caresser son fessier pour ensuite passer ses mains sous sa chemise. Il avait honte et il redoutait la suite. Rien que Basil Malfoy allait amener pleins de problèmes dans Poudlard dans les jours suivants. Et les Weasley-Zabini ? Encore pire

Severus n'avait qu'une envie en ce moment : Retourner à ses appartements, se fondre dans ses couettes et espérer que tout ce qu'il voyait là n'est qu'un rêve.

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L'arrivée du couple Malfoy fût à peine remarquée cependant il ne fallait pas compter sur les jumelles Potter-Malfoy pour garder secret leur présence au château. La prestance de Narcissa Malfoy donnait toujours cette impression de se donner une claque face à cette beauté froide. L'épouse Malfoy fût un grand sujet de conversation pour les jeunes filles, n'ayant que des mots admiratifs envers elle. Lyly n'hésita pas à faire part de son admiration pour Narcissa Malfoy qui était devenu son nouveau modèle et s'outra de ne pas avoir eu un prénom tel que celui-là à la place de sa soeur.

- Des fois, je me demande de quelle famille tu viens, soupira Daniel.

- Des Potter-Malfoy bien sûr !, s'outragea la jeune fille.

- Permets-nous d'en douter, répondirent calmement les jumeaux Potter-Malfoy.

- Les Potter-Malfoy ne sont jamais jaloux des autres, sourit Johan avec fierté.

- Et ils ne boudent pas, critiqua Sébastien, c'est infantile …

- Dois-je vous rappeler ma ressemblance avec Cissy ?

- La « potion de gènes », tu connais ?, dit sa jumelle avec un sourire en coin.

- Traîtresse.

- Non. Elle répond juste à l'une de tes suppositions, s'immisça Angel tout en mangeant.

- Tu te la boucles le louveteau.

- Louveteau ? Je fais parti des plus gros gabarits de Poudlard alors fais gaffe petite fouine, dit Angel en montrant un sourire plein de dents pointues.

- La fouine ?, demanda Neville alors que tous les autres se posaient la même question.

- Son Animagus, à elle et Cissy, sont deux petites fouines : l'une noire et l'autre blanche, se moqua Angel.

Tous les Gryffondors du présent éclatèrent subitement de rire alors que les jumelles se renfrognaient face à cette attitude qu'elles trouvèrent lassante. Que ce soit dans ce temps ou un autre leurs parents ne cesseraient de rigoler de ça.

- Pourquoi vous rigolez ? Dans le futur vous avez fait la même chose, dit Lyly.

- Sauf Père, rajouta Narcissa, c'était le seul à avoir mal pris la rigolade, dit-elle avec fierté.

Les Gryffondors rigolèrent encore plus avant que Harry ne s'explique tout en se calmant.

- Si Malfoy ne rigolait pas c'est parce que nous l'avons toujours appelé « La fouine » depuis notre 4ème année

- Pourquoi ?, demandèrent tous les enfants du futur.

Les autres élèves les regardèrent avec interrogation tout en se calmant rapidement et ils surent que les enfants n'étaient pas au courant de cette information si primordiale pour eux.

- Nos futurs ne vous l'ont jamais raconté ?, s'étonna Dean.

- Non, répondirent ses enfants.

- Malfoy a dû nous en convaincre dans le futur, dit Seamus avec un froncement de sourire.

À l'étonnement des élèves du futur, les Gryffondors se regardèrent avant d'afficher chacun sur le visage un sourire en coin. Ron s'apprêta à parler lorsque Pansy l'arrêta de suite.

- Weasel, si tu tiens à ta vie, tu devrais éviter de parler de ça.

- C'est gentil de t'inquiéter pour moi, Pékinois. Mais je pense que ça ira, dit-il avant de se retourner vers les enfants, Malfoy a été transformé en fouine lors du « Tournois des Trois Sorciers » par l'un de nos professeurs, c'est pour cela qu'il n'a pas dû rire.

- Le plus beau jour de ma vie, fit Harry avec un grand sourire nostalgique.

Les autres Gryffondors pouffèrent de rire alors que les élèves du futur rigolèrent de l'anecdote qui était arrivé à Draco.

- Je croyais que le plus beau jour de ta vie c'était quand père t'avait …

Dracus n'eut pas le temps de terminer sa phrase que Sébastien et Gabriel qui lui donnèrent chacun un coup sur le côté bien remarqué par Harry.

- Parfois tu parles trop, dit Gabriel.

- Quoi, se plaignit Dracus, J'étais juste en train de lui demander …

- Ouais, c'est cool pour toi, maugréa Sébastien, Mais dois-je te rappeler que ce magnifique jour dont tu veux parler n'est pas encore arrivé ?

- J'avais oublié.

- Des fois t'es trop bête Dracus, plaisanta Johan avec un grand sourire.

- Fais gaffe Johan, dit Dracus avec un sourire sournois, Je pourrais avoir envie de laisser Bones te draguer sans rien faire.

- Oublies ce que je viens de dire alors, dit Johan tout pâle.

- Qui est ce Bones ?, demanda Harry qui était inquiet de voir pâlir Johan

- C'est un garçon de mon année, dit Leny, il est en troisième année à Gryffondor.

- Et quel est le problème ?, demanda Ron.

- Le problème est qu'il colle trop Johan, maugréa Lyly.

- Beaucoup trop à mon goût, si tu veux mon avis, ajouta Angel, Ce mec n'est pas normal. Khââl doit se ronger les doigts…

- Ne me parle pas de lui, siffla Dracus.

- C'est qui ce Bones ? et ce Khââl ?, demanda Harry.

- Bones est le petit-fils de Rufus Scrimgeour, dit calmement Daniel à l'attention des élèves du présent qui ne comprenait pas trop, Et cet homme-là cherche à tout prix à être lié à la famille et comme Johan est le seul « non-lié » parmi les Potter-Malfoy, il a implicitement demandé à son petit-fils de faire « ami-ami » avec lui, voire plus.

- Et moi qui pensait qu'on n'aurait plus entendu parler de ce mec, maugréa Dean.

- Ça ne sert à rien de critiquer un homme qui n'est pas dans notre espace-temps. Peut-être que les choses ont changé.

Une colère monta à l'intérieur de Harry quand il entendit Hermione sortir une telle phrase. Jamais il ne laisserait s'approcher un tel homme de sa famille : présent ou futur.

- Hermione aurais-tu oublié Sirius ? Cédric ? L'accident de M. Weasley au ministère ? Scrimgeour n'a pas cessé de me persécuter et aujourd'hui encore il pense que je mens à propos de Voldemort !

- Potter !, siffla Pansy.

- C'est son nom Parkinson donc fais-toi à l'idée.

Toute la table regarda avec étonnement Harry qui se leva rapidement avant de sortir de la Grande Salle. À la table, tout le monde était encore dans le silence dans lequel était partit Harry.

- Quelqu'un s'y connaît sur les voyages dans le temps ?, demanda Théo soudainement.

- Pourquoi ?, demanda Neville.

- Parce que Potter nous a rappelé quelque chose que nous avons oublié là : La guerre.

Les Gryffondors et Serpentards du présent pâlirent à la mention de la guerre alors que les élèves du futur se contentait de les observer l'air ne rien comprendre ou encore un léger froncement de sourcils.

- Je vois, dit distraitement Hermione, tu veux qu'on renvoie les enfants.

- Bien sûr, siffla Théo, Tu croyais quoi ? Que j'envisageais d'y aller pour l'été ? Dois-je vous rappeler que Vous-savez-qui est toujours en vie ? Et je ne veux pas que mon seul fils se fasse tuer.

Léo frissonna après les paroles de Théo. Lui non plus n'avait pas envie de mourir. Surtout pas maintenant.

- Tu as raison. Je pense savoir où l'on pourrait trouver des livres sur ce sujet, répondit Ron.

- Ron, c'est interdit d'y aller, dit Hermione, Il faut l'autorisation du Professeur Dumbledore.

- Hermione si tu veux voir ta fille mourir, tant mieux pour toi. Mais moi j'ai cinq gamins que je ne veux pas voir mourir à cause d'un vieux serpent fripé.

- Dumbledore doit sûrement déjà travailler dessus, répondit Hermione en le fusillant du regard.

- Des recherches de notre côté ne lui seront que plus bénéfique, dit Neville, Moi non plus je ne veux pas que mes enfants disparaissent.

- Nous non plus, répondirent Seamus et Dean.

- Et bien, on dirait qu'il y a la majorité, dit joyeusement Pansy.

Les enfants du futur, eux, se sentirent perdus. Leurs parents du passé et du futur étaient largement différents. Ils comprenaient enfin pourquoi, dans le futur, ils avaient de temps à autre des attitudes d'adolescents. Parce qu'ils profitaient de la vie. De la vie qu'ils n'avaient pas eue. Leurs parents étaient nés dans la guerre. Eux dans la paix. Ils étaient totalement différents.

- Alors tu pensais à quoi Weasley ?, demanda Théo.

- La réserve de la bibliothèque, dit-il avec un grand sourire.

- Ok, donc c'est mort, soupira Pansy.

- Sois pas si défaitiste Parkinson. Nott, j'en parlerai à Harry et demain soir, nous vous apporterons les livres dont vous aurez besoin.

- Et tu comptes faire comment Weasley ?, demanda Pansy, Dois-je te rappeler que c'est impossible de pénétrer dans la réserve ?

- Ça c'est notre secret, dit-il en faisant un clin d'œil aux Gryffondors qui souriaient sauf Hermione qui pensait déjà aux conséquences.

Ils continuèrent à manger tranquillement et ne parlèrent plus du sujet.

- Au fait, où sont les jumeaux ?, demanda Angel.

- Ils sont allés rejoindre papa, répondit Johan.

Du côté de Harry, ce n'était pas trop la joie. Le jeune homme était devant le lac depuis un bon petit moment mais son humeur ne semblait pas s'être amélioré. Harry ne voulait pas de tout ça. De savoir que même après la guerre on tenterait de se rapprocher de lui pour user de sa popularité le dégoûtait. Il repensa tout à coup à ses parents, à Sirius et Cédric. Harry était tellement plongé dans ses souvenirs qu'il n'entendit pas deux personnes venir vers lui. Il constata leur présence que lorsqu'ils furent assis auprès de lui.

- Tu sais que ce n'est pas confortable pour moi la roche ?, ronchonna faussement Gabriel.

- Alors retourne au château, répondit Harry tout en continuant de regarder vers le parc.

Le trio resta dans ce silence à contempler le lac pour se vider l'esprit ou à attendre. Harry jeta des coups d'œil aux jumeaux, ces derniers discutant calmement en attendant qu'il veuille bien lui parler. L'esprit de Harry tournait pourtant à cent à l'heure. Il ne comprenait pas. Pourquoi et comment s'était-il retrouver à finir sa vie avec Mafloy et à avoir autant d'enfants. Il lui avait pourtant semblé que les grandes familles n'étaient pas adeptes de Grandes familles.

- Je peux vous poser une question ?

Les jumeaux stoppèrent immédiatement leur conversation pour porter toute leur attention sur lui. Le visage de Dracus le troublait toujours autant. Voir une expression aussi chaleureuse et innocente sur une copie conforme de Malfoy le déstabilisait complètement.

- Est-ce que vous êtes heureux ?

- C'est sûr qu'être ici m'empêche de voir Sean, mais ça va, dit Dracus.

- Je ne parle pas d'être à cette époque mais dans le futur, est-ce que vous êtes heureux ? Avec moi ? Avec Malfoy ? Nous deux ...

Harry crut un instant que les jumeaux n'auraient rien compris de sa question et ne verraient pas l'utilité de lui répondre. Les deux frères le regardaient comme s'il avait des cornes lui poussant un peu partout sur le crâne. Mais le brun vit bien qu'ils avaient compris quand il vit le blond faire un sourire discret alors que son frère se plaçait un peu mieux, le visage un peu plus blasé.

- Nous sommes dans une famille célèbre donc ce n'est pas forcément plaisant avec tous ces journalistes, grimaça Gabriel, mais je suis heureux dans cette famille.

- Moi aussi, répondit Dracus, Avec Oncle Severus et Oncle Neville qui nous parlent de leurs découvertes sur les potions et les plantes.

- Oncle Ron, Oncle Seamus et Oncle Dean qui débattent sur le sport.

- Père, tante Pansy et Oncle Blaise qui nous explique toujours comment manipuler les autres, rigola Dracus.

- Tante Hermione qui nous dit de ne pas les écouter, dit Gabriel faisant rigoler les deux autres.

- Et toi qui fait toujours tout pour que tout le monde soit heureux, dit Dracus à l'attention de Harry.

Harry était tellement ému. Il avait une envie de pleurer tellement il se disait que ce bonheur n'était pas pour lui. Il retourna son regard vers ses fils à nouveau et demanda.

- Et Nott ?

Quand il dit ça, les visages des jumeaux se rembrunirent avant que Dracus ne reprennent la parole

- Pour oncle Théodore, on ne peut rien te dire. Nous n'avons que de faible souvenir d'eux.

- Oncle Théodore et Oncle Jaïm sont morts quand on avait 4 ans, expliqua Gabriel d'un air sombre.

- Jaïm ?

- Le deuxième père de Léo, C'est un prince elfe dans votre temps je crois, réfléchit Dracus, Nous n'avons pas trop de souvenirs d'eux mais quand nous étions petits ils nous invitaient aux royaumes des elfes.

Harry hocha de la tête alors qu'il retournait à la contemplation du lac.

- Comment ils sont morts ?, demanda subitement Harry.

- Des Mangemorts …, répondit Dracus.

- Quoi ? Mais la guerre n'était pas terminée ?, demanda Harry d'un air étonné.

- Si, répondit calmement Dracus, Mais selon papa, toi, le père de notre oncle Théodore a pris pour cible son fils et sa famille.

- Je croyais que les royaumes elfiques étaient protégés ?

- Ils le sont. Mais quand ce n'était pas les vacances, oncle Théo habitait dans le monde sorcier avec oncle Jaïm et Léo. Et ce jour-là ce n'était pas le bon. Heureusement que Léo était chez nous, sinon je n'ose même pas imaginer ce que Matthew aurait subi.

Harry lui afficha un air interrogatif sur sa dernière phrase.

- Tu ne sais pas ce que nous sommes, n'est-ce pas ?, dit Dracus

- À vrai dire, Non, répondit Harry, Malfoy ne cesse de clamer qu'il est un « Sang-pur » alors je ne vois pas ce que vous pourriez être d'autre.

- Et bien, se moqua Gabriel, heureusement que la société sorcière du futur est plus approfondie sur le monde magique.

- Dois-je te signaler que je n'ai pas grandi dans le monde sorcier ou est-ce une habitude à vous de rabaisser les autres ? , s'irrita Harry.

- Désolé, c'est juste une habitude à moi.

Harry toisa Dacus et tenta d'oublier le début de conversation qu'il avait essayé d'avoir avec ses futurs fils. Peut-être qu'au final ce n'était qu'une vieille mascarade cette histoire.

- Nous sommes des Veelas, répondit finalement Gabriel, penaud.

- Quoi ? Comme … Fleur Delacour ?

- Elle est ¼ Vélane. Nous, nous le sommes entièrement, parce que nous avons eu notre héritage magique. Seuls, Johan, Lou et Adam ne l'ont pas encore eu. Ils sont trop jeunes.

Dracus tourna son regard vers Harry et vit que ce dernier le regardait interrogativement. Il comprit tout de suite que Harry ne savait pas qui était les deux derniers.

- Lou c'est notre petite sœur de 7 ans et Adam notre petit frère de 8 mois, dit Dracus avec un grand sourire.

- Nos futurs ne sont pas un peu vieux pour ça ?, dit Harry avec une grimace

- À chaque grossesse, vous ne semblez pas en colère donc c'est que vous êtes content d'avoir un autre enfant. Après, ce n'est pas nous qui décidons pour vous.

Il n'aurait jamais pensé que Draco Malfoy aurait pu être un Veela. C'était inimaginable pour Harry. Lui, compagnon de Draco Malfoy, c'était encore dur à croire. Il savait très bien ce qu'était un Veela, et surtout le compagnon du Veela. Élément important dans la vie du Veela, sachant qu'il était considéré comme l'âme-sœur du Veela, qui lui était très fidèle, protecteur. Il savait aussi que le Veela tenait très à cœur cette relation, sachant qu'il pouvait mourir d'un rejet ou quand son compagnon mourait. Et de là à avoir 9 enfants avec lui, relevait de l'exploit. Ils ne s'étaient jamais parlés sauf pour se lancer des insultes, donc à moins que ce soit la technique de drague de Malfoy il était vraiment difficile de voir comment ils avaient pu passer de l'insulte à « faire 9 enfants ». Harry soupira une fois de plus avant de s'adresser de nouveau aux jumeaux.

- Vous êtes sûrs que je suis son âme-sœur ?

- Absolument !

- J'ai un peu du mal à te croire, marmonna Harry, Avec Malfoy, il n'y a jamais eu autre chose que des insultes ou des coups de poing.

- Là j'ai un peu de mal à t'imaginer te battre avec Père, marmonna Gabriel.

- De toute façon, on sait que vous vous êtes mis ensemble cette année, sourit Dracus, Alors tu finiras forcément par mieux le connaître.

Ils restèrent encore un petit moment au lac avant que Gabriel ne leur rappelle qu'ils avaient cours de Potions. Ils remontèrent tous les trois vers le château en direction des cachots et continuèrent à parler joyeusement sous le regard étonné et parfois envieux de certains élèves.

- Au fait Dracus, dit Harry, Je suppose que le compagnon de Gaby c'est Mathis, mais toi tu en as un aussi ?

- Oui, sourit le blond.

- Tu m'étonnes qu'il en a un !, s'exclama Gabriel, Il s'appelle Sean Allord. On pourrait limite croire que c'est celui de père !

- Pourquoi dis-tu ça ?, s'enquit Harry.

Dracus donna un coup d'épaule à son frère sous cette remarque, un froncement bien marqué au niveau de ses sourcils, avant de s'expliquer un peu plus calmement à Harry.

- Père apprécie beaucoup mon compagnon, dit Dracus avec une grimace, Pas qu'il soit amoureux de lui, dit-il rapidement, mais il voit en lui le gendre parfait. Résultat, quand je rentre à la maison pour les vacances, je passe rarement du temps avec lui tellement il se l'accapare pour parler d'affaires.

- Parce qu'il habite chez vous ?, dit Harry interloqué.

- J'ai rencontré Sean aux États-Unis pendant un séjour là-bas. Et comme depuis notre rencontre, je pouvais difficilement me passer de lui, Père et toi lui avez proposé de venir chez nous.

- Et il a accepté, comme ça ?

- Pas du tout !, s'exclama Gabriel, Sean est un sang-mêlé mais il n'a pas connu le monde magique, donc quand on lui a parlé de Magie et compagnie, il nous a pris pour des fous. Résultat, on a dû lui montrer pleins de sorts mais il ne nous croyait toujours pas.

- J'ai dû déployer mes ailes de Veela devant lui et j'ai volé pour lui montrer que ce n'était pas des effets spéciaux, ajouta Dracus, Maintenant il vit chez nous et travaille avec père dans la partie moldu de son entreprise.

- Mais il ne faut pas exagéré non plus, quand tu dis qu'il te l'accapare tout le temps, dit Gaby, Il dort dans ta chambre et Papa t'aide souvent à « occuper » Père pour que tu sois tranquille avec Sean.

- Je l'occupe ?

- Des activités de chambre, dit Gabriel avec un sourire en coin.

- Qui ne sont pas toujours dans la chambre, grimaça Dracus.

Au grand désespoir de Harry les jumeaux commencèrent à énumérer les différentes salles où son futur n'hésitait pas à coucher avec Malfoy. La bibliothèque, le salon, le canapé, la salle à manger, la piscine, la voiture, la salle de bain et même la serre de chez eux. Dracus n'hésita pas à réprimander Harry à cause de la serre qui était apparemment son lieu sacré. Les répliques des jumeaux eurent pour effet de faire rougir Harry qui n'osa plus rien dire avant d'arriver à la salle.

Ils arrivèrent dans la salle de cours et allèrent s'asseoir à leur place, Gaby à côté de Daniel, Dracus aux côtés de Angel et Harry aux côtés de Ron. Ron interrogea Harry du regard pour savoir si tout allait bien, ce que confirma Harry d'un hochement de tête. Le professeur Flitwick attira l'attention des élèves et le cours débuta enfin.

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À la fin du cours, les élèves de Troisième année se précipitèrent pour sortir de sa salle de cours, au grand soulagement de Severus qui s'affala sur son siège et ferma les yeux pour essayer d'oublier ses préoccupations.

Il n'avait pas arrêté de penser à Neville. Et à son fessier superbement bien rebondi. Il était même resté plus longtemps assis à sa table pour pouvoir calmer ses esprits, ce qui avait étonné grandement ses élèves qui s'étaient attendus à des remarques sanglantes de sa part. Severus fut rapidement sorti de ses pensées quand il sentit une main passer en dessous de sa chemise pour caresser son torse. Quand il ouvrit ses yeux, qui étaient dirigés vers le plafond, il tomba sur un regard bleu pétillant de malice et de désir. Neville Londubat était en train de lui caresser le torse.

- Salut beau brun, susurra-t-il avant de fondre sur sa bouche.

Comment était-ce possible qu'en une journée, ce peureux ait pu acquérir autant d'assurance. Quand le baiser cessa, Severus ouvrit ses yeux et vit que Neville n'était plus derrière lui mais devant lui. Il n'avait même pas remarqué qu'il avait fermé ses yeux pendant le baiser. Neville se posa à califourchon sur ses genoux et enlaça ses bras autour de son cou.

- Tu sais que tu es beau quand tu réfléchis ?, dit Neville en embrassant sa mâchoire.

- Arrêtez tout de suite Londubat, siffla Severus.

- Pourquoi es-tu si froid aujourd'hui ?, dit Neville en faisant une moue, Quoi que j'aime bien quand tu es comme ça. T'es sexy, dit-il avant de l'embrasser sur la bouche.

C'était doux. Doux et chaud. Severus avait les bras qui tremblait. Il faisait tout son possible pour ne pas céder. C'était vraiment trop pour lui. Neville l'embrassa à nouveau puis il fit bouger ses lèvres avant de demander l'accès avec sa langue. Demande qui fut accepté facilement. Trop facilement même. Leurs langues se mirent à tourner l'une autour de l'autre, se cherchant, se titillant. Severus se perdait dans cet amas de plaisir. Mais il se devait de résister. Il tira Neville loin de lui, coupant le baiser et le fusilla du regard.

- Maintenant, vous allez arrêter de suite Londubat. Je n'ai guère de temps à perdre avec vous, siffla-t-il.

Non, non, non, non ! Il n'avait pas le droit de faire cette tête de chien battu ! Neville baissa la tête et murmura d'un air triste puis colérique.

- Pourquoi tu me rejettes tant que ça, murmura-t-il, Tu ne m'as pas dit que dans le futur nous serons mariés ? Alors pourquoi me rejettes-tu toujours autant ?

Neville se rapprocha de Severus, mais ce dernier l'en empêcha. L'éloigner le plus loin possible de lui, c'était ça la meilleure chose à faire.

- Pourquoi ?, murmura une fois de plus Neville.

- Que je te le dise ou pas, tu ne comprendrais pas, soupira Severus, Maintenant sort d'ici, siffla-t-il en le poussant, un peu brusquement, loin de lui.

Neville essaya de se stabiliser pour ne pas tomber à terre puis de revenir vers Severus, mais ce dernier le pointait de sa baguette et le fusilla d'un regard que Neville pressentait comme haineux.

- Je t'ai dit de partir, siffla-t-il.

Neville regarda une dernière fois Severus, avant de s'excuser et de partir précipitamment de la salle pour prendre la direction de sa serre.

Quand Neville eut quitté la salle, Severus posa sa baguette sur son bureau et s'affala dans son siège. Il soupira un bon coup avant de faire apparaître un verre de whisky-pur-feu et de le boire cul-sec. Elle allait être dure l'année, si ça continuait comme ça.

Neville passa rapidement dans les couloirs, ne faisant même pas attention aux personnes qu'il bousculait. La honte le démangeait de partout. Elle le tiraillait, c'était comme si elle voulait sortir de son corps pour prendre une forme et le rabaisser encore plus qu'il ne l'était.

Neville continua son chemin, sous le regard interloqué de Marvin qui partit à sa suite immédiatement. Ce ne fut que lorsqu'il vit où allait Neville qu'il prit le temps d'y aller. Il savait que c'était le seul endroit où son père se sentait bien à cette époque. Neville, de son côté, était enfin arrivé à l'intérieur de sa serre. Mais, à peine était-il arrivé qu'il vit devant lui, Daniel en train de caresser sa plante carnivore qui appréciait grandement ces caresses si on se basait sur ses branches qui bougeaient tranquillement.

- Qui t'as permis d'entrer ?, siffla-t-il en direction de Daniel, faisant sursauter ce dernier.

- Oh … désolé. C'est juste que j'avais besoin d'un peu de calme et j'ai l'habitude de venir ici à mon époque. Je vais y aller, désolé.

- Non, c'est bon tu peux rester, soupira Neville en essuyant ses larmes.

Daniel se garda de faire une remarque quand il le vit agir de telle, parfois le silence était mieux accepté qu'un interrogatoire. Neville apprécia grandement qu'il ne pose aucune question. Ce fut sous l'œil de Daniel et de Marvin, qui était arrivé, que Neville passa voir toutes ses plantes pour s'occuper d'elles. Les deux jeunes hommes décidèrent de savoir ce qui n'allait vraiment pas quand ils virent Neville recommencer à pleurer alors qu'il arrosait de jeunes pousses.

- Alors, lâcha Daniel dans un soupir, Qu'est-ce qui te tracasse ?

- Rien ne me tracasse.

- Et ça t'arrive souvent de pleurer pour rien ?, demanda Marvin.

Neville le fusilla du regard avant de s'éloigner pour s'asseoir près de l'une de ses plantes « vivantes » et de les caresser. Daniel fusilla du regard son petit frère qui eut un mouvement de recul. Des deux Marvin avait le tact d'un vrai Snape mais était aussi peureux qu'un Bogart hideux. Mavin se remit un peu plus droit et se rapprocha auprès de Neville à nouveau et de commencer la discussion d'une autre manière.

- Ça fait longtemps que tu aimes les plantes ?, demanda-t-il.

- Alors là c'est marrant, dit ironiquement Neville, Vous êtes soi-disant mes enfants, mais vous ne savez rien de moi.

- On sait que tu aimes les plantes assez pour avoir fait de la maison une vraie jungle, dit Daniel avec un sourire

- Mais on cherche aussi à connaître un peu plus notre papa adoré, sourit Marvin

Le visage de Neville se rembrunit et rapprocha ses jambes de son torse avant de poser sa tête.

- Je me demande si je suis vraiment votre père, murmura-t-il.

- Nous avons une preuve incontestable pour te prouver que tu es bien notre père, s'exclama Marvin un peu énervé, Et c'est quoi cette manie de douter ?

- Et c'est quoi cette fameuse preuve ? Votre parole ? Laissez-moi rire alors, dit Neville sur un ton sarcastique.

Ton que Marvin prit très mal, car il plissa des yeux avant de sortir une pièce d'une largeur de 2 pouces. En son centre, se trouvait un petit cristal qui pointait vers le haut. Marvin s'accroupit en face de Neville et il piqua son pouce sur le haut du cristal. Une goutte de sang se fit absorbée par le cristal qui devint rouge avant de projeter une sorte d'image qui était en train de bouger. Neville y vit plusieurs personnes.

- C'est quoi ?, demanda Neville un peu inquiet de voir cette chose nouvelle.

- C'est une invention d'oncle Harry, expliqua Marvin, J'aime beaucoup ses inventions donc il me l'a offert pour mon anniversaire. Mais regardes plus attentivement et tu verras ta preuve.

Neville reposa son regard sur l'image. Au début, l'image montrait un couple de deux hommes bruns. Neville reconnut facilement le visage de Severus. Dans ses bras, il enlaçait tendrement par la taille un autre brun aux yeux bleus. Neville le reconnu rapidement. C'était lui, mais en un peu plus grand. Au lieu de faire deux têtes de moins que Severus, il en faisait une de moins que Severus. Et lui qui pensait qu'il ne grandirait jamais.

L'image bougea à nouveau et Neville vit Severus caresser le ventre du brun. Ce qu'il vit le stupéfia. Non seulement, il voyait son futur avec un gros ventre, mais aussi il voyait aussi Severus sourire. Rien que de voir ce sourire, lui donna l'envie d'être à la place de son futur. Rien que pour ça seulement. Le couple s'embrassa tendrement, ce qui étonna encore plus Neville, avant qu'une personne s'incruste dans l'image en sautant vers le couple pour les enlacer. Neville reconnu rapidement Marvin. Il regarda rapidement ce dernier qui lui fit un sourire avant de retourner son attention sur l'image. Il vit son futur serrer très fort dans ses bras Marvin avant de lui ébouriffer ses cheveux, puis une autre personne arriva et se plaça derrière les deux bruns. C'était une jeune femme brune vraiment très grande. Elle dépassait Severus d'une tête.

- Et c'est qui là ?

- C'est notre sœur : Maëlle, répondit Daniel, Elle vient de terminer Poudlard. Elle étudie la Biologie.

- Elle est grande, s'étonna Neville.

- En fait, grimaça Marvin, Maëlle a un côté Gryffondor trop approfondi sur la découverte, grimaça Daniel, Elle est allée rencontrer un Homme-tigre et lui a demandé de la transformer.

- Pourquoi elle a fait ça ?, s'horrifia Neville.

- La découverte de l'espèce. Les hommes-tigres sont très rare donc elle en a profité pour en devenir un. Bon l'avantage, c'est qu'elle veut faire en sorte de faire renaître l'espèce, sourit Marvin.

- Mais l'inconvénient c'est que son côté tigresse n'accepte aucun des hommes qu'elle trouve, soupira Daniel, il lui faut un homme grand, musclé, possessif, doux et protecteur. Et vu sa grandeur ce n'est pas facile à trouver.

Neville retourna son attention sur l'image à nouveau et vit que Marvin y était apparu et une petite fille aussi, qui se trouvait à présent sur les épaules de Severus. La famille regarda dans la direction de l'objectif avant de se serrer les uns les autres, puis ils sourirent puis se séparèrent pour faire différentes activités. Marvin, Daniel et Maëlle se disputaient alors que la petite fille courait un peu partout. Severus et son futur lui s'enlaçaient à nouveau avant de s'embrasser. Puis l'image recommença le même scénario.

- La petite fille ?

- C'est Stela, elle a 7 ans. Une vraie Serpentard, sourit Daniel.

- Tu l'as ta preuve maintenant.

- Oui …, marmonna Neville, Pourtant on dirait que Severus, celui du présent ne m'apprécie pas trop, dit-il morose.

- Pourquoi tu crois ça ?, s'étonna Daniel.

- Parce qu'il m'a rejeté tout à l'heure...

- Tu lui a fait quoi, au juste ?, demanda Marvin.

- Je l'ai embrassé, marmonna Neville tout rouge.

- Pourquoi ça ne m'étonne pas ?, soupira Daniel, Père est un intellectuel donc il a dû réfléchir un bon moment sur votre baiser et il a dû arriver à la conclusion qu'il ne devait pas accepter cette relation, du moins pour le moment.

- Mais … ça ne sert à rien de faire ça, marmonna Neville, ça n'a aucun sens.

- Ça en a, dit Marvin, Imagines. Vous commencez votre relation maintenant. Quand nous sommes là.

- Et sachant que quand nous partirons, vous oublierez tout ça, ajouta Daniel, Tu ne penses pas que tout ce temps que vous aurez passé ensemble n'aura servi à rien ? Tu oublieras ces tendres moments et redeviendras le Gryffondor chétif alors que lui redeviendra l'affreux professeur de Potions.

Malgré les critiques, au fur et à mesure que Daniel lui parlait Neville comprit pourquoi le potionniste l'avait repoussé. Il n'avait pas pensé à ça.

- Je n'y avais pas pensé, souffla-t-il.

- On l'avait remarqué, plaisanta Marvin.

- J'étais tellement heureux de savoir que j'allais avoir une famille avec lui que j'ai agi sans penser au reste.

- Tu auras le temps de charmer Père, lui dit Daniel, Tu pourras le faire quand tu seras sûr de l'avoir dans tes filets.

Neville sourit à Daniel avant d'acquiescer. Il n'avait vraiment pas réfléchi. Quand Severus lui avait dévoilé qu'il aurait des enfants dans le futur et que ce serait avec lui, il n'avait pas réussi à retenir cette joie qui débordait en lui et avait sauté sur Severus pour l'embrasser. Et quand il avait vu que Severus ne le repoussait pas et continuait le baiser, il avait pensé que c'était réciproque. Mais quand Severus l'avait rejeté tout à l'heure, il avait pensé « Tu t'es encore imaginé des choses mon petit Londubat ». Bien que ce soit possible qu'il s'imagine vraiment des choses.

- Ce n'est pas tout mais, moi j'ai faim !, s'exclama Marvin, Pas vous ?

- Tu sais que le dîner est dans trois heures ?, dit Daniel.

- Et ? Gaby a toujours quelque chose à manger.

- Contrairement à toi, lui, ce sont des fringales, critiqua Daniel, Toi tu es un estomac sur patte.

Alors que les trois jeunes rentraient au château, Neville souriait devant le spectacle que lui donnaient les deux garçons à se disputer ou encore à exposer des faits passés supposer gêner l'autre.

Ils marchèrent quelques minutes dans les couloirs avant qu'une silhouette n'attire l'attention de Neville. La personne était en train de parler, ou se disputer, avec Lucius Malfoy. Les deux enfants de Neville qui regardaient dans la même direction, étaient étonnés. Il ne pensait pas le voir ici à Poudlard. Neville reconnut immédiatement Remus Lupin.

Il s'arrêta au bout du couloir où ils purent tous voir au beau milieu, Remus et Lucius Malfoy se disputer.

- Oh !, souffla Marvin avec un grand sourire, C'est Oncle Remus !

- Oncle Remus ?

- Oui, affirma t-il, C'est le père de Basil.

- Je croyais que Basil était un Malfoy.

- C'est un Lupin-Malfoy, expliqua Daniel d'un air pincé, Père a demandé à Basil de caché son identité pour ne pas créer de danger pour Oncle Lucius.

Un mal de crâne vint rapidement à Neville qui se frotta les yeux d'un main avant que cette dernière ne s'arrête sur l'arrête de son nez.

- C'est quoi cette histoire ?, s'exaspéra-t-il.

- Regarde, dit Daniel en faisait un léger mouvement de tête vers le duo.

Le groupe se concentra sur le duo et Neville fut étonné par ce qu'il voyait. Lord Malfoy n'était pas méprisant et tentait de dire quelque chose à Remus qui ne semblait pas vouloir l'écouter. Etait-ce à cause du renvoi en troisième année ? Non, Neville était sûr que c'était pour quelque chose de bien plus vieux.

- J'ai fait ça pour te protéger.

- Tant mieux pour toi !

- Remus …

- C'est Lupin pour toi !, siffla Remus, Maintenant, retournes voir ta femme et fous moi la paix ! On n'a plus rien à se dire !

- Mais écoutes moi pour une fois.

- La dernière fois que je t'ai écouté, j'ai appris le lendemain tes fiançailles, grogna Remus.

- Lucius …

Les deux adultes se retournèrent pour faire face à une Narcissa Malfoy dans toute sa splendeur, accompagnée de Severus. Elle s'avança vers le duo et afficha un mince sourire à Remus, qui ne lui sourit pas en retour.

- Remus.

- Lady Malfoy.

Neville ne manqua pas le léger froncement de sourcil qui apparut sur ce visage si parfait. Un léger sourire triste fit place sur le visage de Lady Malfoy qui continua de s'adresser à Remus.

- Tu comptes nous en vouloir encore longtemps ?

- Mais c'est vrai quel idiot je fais. On devrait s'inviter pour le thé peut-être, dit ironiquement Remus.

- Lucius ne t'a pas expliqué ?

- Il l'a fait et je m'en fiche, cracha-t-il avant de se tourner vers Lucius, Continue de prendre ta potion inhibitrice comme tu l'as fait pendant 20 ans et foutez-moi la paix. Tous les deux.

Le trio continua de se disputer, sous le regard blasé de Severus et du trio d'élève un peu plus loin.

- On devrait partir, souffla Neville.

- Mais pourquoi ? Basil serait heureux de voir ses parents.

- Non Marvin, claqua Neville, Pour le moment je doute que voir Basil serait une bonne idée pour Remus.

Le Gryffondor posa une main sur chacun de ses futurs enfants et les poussèrent à prendre une direction opposée de la dispute. Neville jeta un dernier regard vers les adultes et vit Severus les regarder. Il ne put s'empêcher d'afficher un air défait avant de détourner le regard de Severus définitivement.

À Suivre.