Pairing : DMHP et d'autres couples
Tome : C'est après la mort de Sirius et ils sont tous en 7e année donc en 1997.
Disclamer : certains personnages appartiennent à J.K. Rowling mais d'autres personnages sont simplement originaires de mon imagination.
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Trop à mon goût
Chapitre 4 :
Albus soupira une énième fois alors que le grimoire qui était devant lui se refermait pour retourner à sa place d'origine. Il n'aurait jamais pensé que trouver une solution pour les futurs se serait avérée aussi difficile. Les doutes de Minerva et Flitwick faisait de plus en plus place et Albus ne pouvait qu'espérer que les parents des élèves trouvent une solution pour venir les chercher.
On toqua à la porte et Severus entra en compagnie de Remus.
- Ah Remus, s'exclama-t-il, Heureux de te revoir parmi nous !
- Moi de même Professeur.
Les deux professeurs se rapprochèrent et prirent place dans les fauteuils faisant face au bureau d'Albus. Ce dernier leur proposa du thé au citron, ce qu'ils refusèrent, et entama la discussion.
- J'espère que les deux ans autour du monde t'ont bien aidé.
- Oui, dit-il d'un hochement de tête, Avec ça je pense pouvoir donner un enseignement plus approfondi aux élèves.
- Bien, dit-il avec un hochement, Par contre tu supposes bien qu'il y a de nouvelles règles ?
- Comme celles concernant l'arrivée d'enfants venant d'un autre espace-temps ?
Remus grimaça quand il sentit le pied de Severus cogner contre son tibia. Le directeur se contenta d'un léger rire étouffé par la vieillesse, le regard malicieux, avant de finalement prendre un bonbon au citron qui se trouvait sur son bureau.
- Serait-ce la vue du jeune Basil qui t'a fait deviner ?
- Basil ?
- Ton fils, répondit Severus avec un sourire en coin, Tu vois, celui que tu auras avec un certains Lucius Malfoy.
Remus plissa des yeux envers son ami avant de faire de nouveau face au directeur. Ce dernier voyait très bien que Remus qui semblait hésiter à dire quelque chose.
- Parmi ces enfants, certains ne sont pas tout à fait sorciers. Je doute qu'à notre temps le ministère autoriserait cela, surtout pour des jeunes loups.
- Oui ça je le sais mon cher Remus, sourit Albus, C'est pour cela, en particulier pour les jeunes loups garous, que j'espère ton entière coopération.
Remus serra des poings sur les accoudoirs du fauteuil. Il voyait très bien ce que Dumbledore essayait de faire, mais il ne pouvait pas non plus refuser cette idée car derrière tout ça, un groupe de loups encore incapables se débrouiller dépendaient de son aide. Albus se leva de son siège, rapidement suivit des deux professeurs, et s'adressa à eux.
- On se retrouve pour le dîner, sourit Albus, Je suis sûr que notre cher Harry sera heureux de te revoir.
Les deux sorciers saluèrent le directeur et prirent la sortie. Severus n'attendit pas plus longtemps pour trainer Remus à ses appartements. Le loup tenta de savoir pourquoi son ami le trainait dans les couloirs mais il ne l'arrêta pas non. Severus était persuadé qu'il savait pourquoi il le trainait dans les couloirs. Le potionniste voulait absolument savoir tout ce qui lui était arrivé depuis les évènements au Ministère. Remus semblait tellement plus paisible qu'avant qu'il avait pensé à un sort d'illusion.
Arrivés devant le tableau de son appartement, Severus n'attendit pas longtemps pour dire le mot de passe et les engouffra dans l'appartement. Il poussa Remus vers le canapé, alluma la cheminée d'un sort et fit apparaître deux verres de Whisky Pur-feu. Il tendit un verre à Remus, qui l'accepta volontiers, avant de s'asseoir dans le fauteuil à côté. Les deux hommes burent tranquillement la moitié de leur boisson jusqu'à ce que Remus soupire, un air vaincu en direction de son ami.
- Très bien, soupira-t-il, Que veux-tu savoir ?
- Tout, claqua Severus d'un ton sec.
Remus sourit d'un air amusé à son ami avant de s'installer un peu mieux dans le canapé. Il fixa calmement les flammes de la cheminée, cherchant par où commencer. Tous ces souvenirs. Il sourit encore plus en se rappelant de tout ça. Deux ans à vivre à découvrir autant de choses et à se découvrir lui-même. Remus avait l'impression que ces deux années avaient été même trop courtes.
- Comme tu le sais, commença-t-il, Après la mort de Sirius, j'avais décidé de m'éloigner un peu de la Grande-Bretagne.
- Épargne moi l'épisode avec le cabot, grogna Severus.
Remus sourit doucement à Severus avant de continuer son récit. Pour lui, comme pour Harry, la perte de Sirius avait été une bombe. Sirius avait été l'un de ses piliers dans la vie, la base de tout ce qu'il avait réussi à construire. Le voir partir aussi vite, Remus n'avait pas été préparé à ça.
- Je suis allé en France. Je voulais rester tout près au cas où Harry aurait besoin de moi. Comme j'avais prévenu Dumbledore, il m'avait demandé de chercher des protections anciennes ou nouvelles que je pourrais apprendre en voyageant.
- Et tu en as trouvé ?, demanda Severus avide de savoir.
- Oui, sourit Remus, Anciennes et très puissantes. C'est justement là le meilleur. Quoi que pas totalement, grimaça-t-il. En France j'avais trouvé d'anciennes archives qui parlaient de ruines anciennes. Tout cela m'a fait aller en Inde, en Chine, au Venezuela, au Chili, et cetera… où j'ai pu voir des plantes rares et aussi d'autres plantes efficaces pour les soins.
- J'espère que tu as amené des pousses. Je suis sûr que Londubat pourra les faire pousser.
Remus s'arrêta de boire quand il entendit Severus mentionner le nom de Neville Londubat. Le potionniste semblait lui-même conscient de ce qu'il venait de faire et changea rapidement de sujet.
- Tu as trouvé quoi d'autre ?
- J'ai dû voyager jusqu'au Mexique où les grandes pyramides qui sont gardées par les moldus renfermaient aussi des informations. Ces informations m'ont mené jusqu'en Suède et en Norvège où j'ai vu une magie tellement brute que tu en serais étonné. Les sorts ne sont pas dangereux mais ils peuvent être puissant selon les motivations du lanceur. Un peu comme le Crucio.
- Tu comptes l'enseigner ?
- Uniquement aux septièmes années. Avec eux je suis sûr d'y voir la motivation recherchée.
- Tu sais qu'il y en a qui risque d'être du côté du Lord ?
- Je prends le risque, dit Remus d'une voix ferme. Une bonne majorité des septièmes années sont devenus des Loups garous, Severus. Tu ne vas pas me dire qu'ils continueront à idolâtrer un monstre qui a détruit leur vie ? Aucun enfant ne mérite d'être transformé si jeune.
- À commencer par toi, marmonna Severus.
- Cette histoire est entre moi et Greyback.
Severus regarda avec étonnement Remus. Depuis quand n'était-ce qu'une affaire entre Greyback et lui ? Il avait toujours eu cette rancœur envers Greyback pour l'avoir mordu et là on aurait dit que Remus était prêt à passer outre ce fait. Severus commençait vraiment à croire qu'il était une illusion.
- Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de Remus Lupin ?
- Ne dis pas n'importe quoi Severus, rigola Remus, C'est juste qu'après mon voyage, je commence à comprendre certaines actions de Greyback.
- Et il t'est arrivé quoi pour que tu te remettes autant en question ?
- J'ai vécu avec des loups garous.
Severus s'était relevé immédiatement. Remus avait complètement perdu la tête ! Quelle idée de vivre avec des loups garous !
- Tu as quoi ? !
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Harry fut un peu soulagé de voir la bande de Serpentard complète au repas du soir. Malfoy et Zabini semblaient avoir été libérés de l'infirmerie et semblaient en meilleure forme. Crabbe et Goyle ne cessaient de s'occuper d'eux, oubliant le fait qu'eux-mêmes s'étaient retrouvés à l'infirmerie.
Le brun retourna à sa table et ne put s'empêcher de soupirer avec lassitude. Depuis qu'ils s'étaient tous rejoints pour manger les enfants du futur s'étaient divisés en plusieurs groupes. Harry trouvait sa table bizarrement vide comparée aux derniers jours. Gabriel, Dracus, Angel, Johan et des cousins de la même année que lui étaient les seuls présents sur la table.
Leurs futurs enfants ne cessaient de leur poser des questions, mais bizarrement ce jour-là aucun ne semblait d'humeur à poser des questions.
- Il vous arrive quoi ?, demanda finalement Harry.
- Rien de spécial, éluda Gabriel.
- À d'autres. Vous êtes toujours ensemble et bruyants, fit remarquer Dean, Et bizarrement ce soir vous semblez être en froid.
Harry fût soulagé de voir qu'il n'avait pas été le seul à remarquer cette différence de comportement chez les enfants du futur. Chacun d'entre eux vit très bien la gêne des futurs. Quelque chose s'était passé et les enfants ne voulaient pas leur dire quoi exactement. Harry se tourna vers ses meilleurs amis, Ron fronçait des sourcils alors que son regard était fixé sur Angel alors qu'Hermione regardait les enfants avec lassitude. Elle leur jeta un dernier regard avant de fixer Harry.
- Ils se sont battus, dit-elle finalement.
- Tante Hermione, se plaignirent Angel et Dracus.
Hermione ignora les protestations des deux Gryffondor et fixa le groupe de Gryffondor qui attendait plus d'explications.
- Cet après-midi, Basil a senti l'odeur de Lucius Malfoy et de Remus. On a croisé Neville et ses fils qui ont conseillé à Basil de ne pas aller les voir Remus. Basil a refusé et a fini par se battre avec Angel.
- Neville a vu Remus ?
Neville afficha un sourire désolé à Harry qui s'était fixé sur la venue de Remus.
- Il t'a dit pourquoi il était là ? Il revient à Poudlard ?
- Il était en train de se disputer avec Lord Malfoy donc je ne me suis pas approché.
- Malfoy ?
- Oui, soupira Neville, Selon Marvin et Daniel, Remus est le deuxième parent de Basil et vu ce que Remus a pu dire à Malfoy, Malfoy serait son compagnon.
Ron ne put s'empêcher de faire semblant de vomir alors qu'Harry jetait déjà son regard sur la table de Serpentard. Draco parlait calmement aux jeunes Serpentard du futur, en particulier à leurs enfants alors que les autres se contentaient d'écouter. Il se demanda si le blond leur parlait de la bagarre ou de ce qu'il s'était passé dans la Salle sur demande. Harry n'eut pas le temps d'approfondir le sujet de la bagarre que Dumbledore attirait déjà l'attention de tout le monde.
- Bonsoir à tous. Ce soir nous accueillons notre nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal et je souhaiterais que vous l'accueilliez chaleureusement.
Dumbledore tendit une main vers Remus qui se leva de sa chaise et Harry remarqua immédiatement sa présence, un sourire peint sur son visage. Certains, voire même la majorité des élèves, furent étonnés de le revoir à Poudlard. Ils continuèrent à le fixer alors que Remus s'avançait aux côtés de Dumbledore, puis il fit face aux élèves et prit une voix assurée et douce.
- Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis le professeur Remus Lupin et j'espère que nous passerons une bonne année ensemble.
Après sa présentation, Harry et ses amis, suivi rapidement par les autres Gryffondors, exprimèrent rapidement leur joie. Remus Lupin, un ancien Gryffondor, comme professeur était une joie pour la maison rouge et or.
Remus alla se rasseoir à la table des professeurs, aux côtés de Snape pendant que Dumbledore reprenait la parole, attirant l'attention de tous sur lui.
- Sur ce, Bon appétit, sourit-il.
Dumbledore fit un geste de la main, faisant apparaître le repas, puis alla manger comme tout le monde. À la table des Gryffondor, Harry tenta quelque peu de discuter avec les enfants concernant la bagarre.
- Alors, en quoi la bagarre entre Basil et Angel fait que vous soyez si divisés ?
Angel s'agita un peu sur son siège avant que Gabriel ne prenne la parole à sa place, son air blasé qui rappelait trop Draco Malfoy à Harry.
- Angel est lié à Daniel, soupira Gabriel, En se battant avec Basil, Angel a cherché à soumettre Basil qui est le compagnon de Stephen.
- C'est qui Stephen ?, demanda Ron.
- C'est le fils aîné d'oncle Dean et oncle Seamus, souffla Dracus, Et il est très protecteur avec Basil.
- Mais en se battant avec Basil, Angel a énervé Daniel et Alan qui veille sur Basil quand Stephen n'est pas là, ajouta Gabriel.
- Marvin et Clara s'y sont mis aussi et après Ambre et les jumelles ont commencé à blâmer Angel.
- Attendez, dit subitement Dean en se pinçant l'arête du nez, Vous voulez dire que tout ça c'est à cause d'une petite bagarre ?
Les enfants du futur se tendirent face à la manière dont Dean prenait l'affaire. Pour lui, cette bagarre était juste des chamailleries.
- Tu n'aurais pas dit ça si on était dans notre temps.
- Alors mon futur a un balai dans le derrière.
- Attention Dean, rigola Seamus, Peut-être que c'est vrai.
L'ambiance finit par s'alléger un peu et chacun dériva sur différents sujets de conversation. Ron et Harry, qui avait l'équipe de Quidditch à établir, n'attendirent pas longtemps pour faire leur mise au point sur chaque joueur qu'ils avait testé.
- Et que penses-tu de Palmer ?, demanda Ron, Il a un bon maintien sur son balai.
- Oui, mais pour le poste qu'il veut ce n'est pas suffisant, répondit Harry, S'il veut être batteur il faut qu'il soit un peu plus fort.
- Vous parlez de quoi ?, demanda Johan.
- De Quidditch, sourit Harry.
Hermione soupira de manière assez prononcée, ce qui dérangea un peu les garçons qui voyaient où cela amènerait. Ils n'eurent pas à attendre ou à demander les raisons de ce soupir qu'elle s'expliquait déjà.
- Vous devriez réviser pour vos Apics.
Ron grogna un peu alors que les autres prenaient déjà leurs airs las et exaspérés.
- Hermione à force tu te réincarneras en grimoire, plaisanta Dean.
- Hermione et sa quête des ASPICS, dit théâtralement Seamus.
- Ça suffit vous deux, dit Harry tout en rigolant un peu.
Ron se leva et s'excusa devant ses amis avant de quitter la salle. Harry ne comprit pas tout de suite le silence de son ami avant qu'il ne voie subitement Hermione se lever pour rejoindre Ron. Certains de la tablée voulurent les rejoindre mais Harry les interrompit en affirmant qu'ils avaient besoin d'être seuls.
Ron ne savait même pas où il allait. Il voulait juste sortir de cette soudaine ambiance qui avait tourné vers Hermione. Il ne supportait plus l'attitude de la jeune femme et sa présence commençait à peser sur sa poitrine. Il n'avait pas parlé de leur problème et la jeune femme semblait décidée à ne pas en parler alors que Ron n'attendait que ça ! Il était encore impressionné de ne pas avoir éclaté de colère depuis la présentation d'Emy. L'enfant était la copie parfaite d'Hermione si ce n'était pas leurs yeux et leurs cheveux.
- Ron !
Oh, Merlin devait être sûrement contre lui. Il ne se retourna pas vers Hermione et pressa un peu le pas mais c'était sans compter sur l'acharnement de la sorcière qui le rattrapa assez rapidement, le souffle quelques peu saccadé. Ron décida finalement de s'arrêter et attendit qu'Hermione décide de parler, mais aucune parole ne vint.
- Tu me trompes depuis combien de temps ?, dit-il finalement.
- Quoi ?, s'étonna-t-elle.
- Oh arrêtes Hermione, dit Ron ironiquement, Tu me crois assez idiot pour ne pas voir ça ?
Ron resta un moment à fixer Hermione, attendant une réponse qu'il connaissait déjà depuis bien longtemps. Hermione baissa les yeux, se pinça les lèvres et se serra les mains. Pourquoi avait-il pensé qu'Hermione aurait été différente des autres ?
- Tu ne semblais même pas étonné de voir Emy Krum. Elle te ressemble comme deux gouttes d'eau.
Hermione soupira avant de lever ses yeux vers lui, le regard peiné.
- Ron, où vas-tu chercher ça ?
- Si c'est pour me faire la morale, Hermione autant qu'on arrête de parler.
- Mais …
Ron leva sa main face à la jeune femme, lui demandant implicitement de se taire. Son souffle se fit plus saccadé alors que des larmes naissaient dans ses yeux bruns. Le cœur de Ron se serra à la vue d'une Hermione en larmes. Une partie de lui avait envie de la consoler mais le jeune homme ressentait toujours ce sentiment de trahison de la part de la brune et il ne pouvait pas supporter sa présence pour le moment.
- Il vaut mieux que nous ne nous voyons plus. Pas tant que toute cette histoire ne soit réglée.
Hermione baissa la tête. Ron cru un instant qu'elle se mettrait à défendre ses arguments mais elle n'en fit rien et se contenta d'hocher difficilement de la tête avant de lui tourner le dos et de quitter le couloir.
Ron ne put s'empêcher de soupirer de soulagement, comme si un poids venait de s'enlever de sa poitrine. Il se remit en route et prit la direction de la tour d'astronomie.
- On s'est disputé avec Granger ?
Ron se tourna subitement vers la voix et découvrit Zabini qui était appuyé sur une partie assombrie du balcon qui entourait la tour. Le roux ignorait si c'était de la malchance ou une vengeance d'une force supérieure qui l'empêchait d'être seul un moment.
- Je n'ai pas le temps pour nos chamailleries Zabini.
- Ai-je dit que je voulais me chamailler ?
La voix étrangement calme de Zabini eut pour effet de faire descendre son irritation. Il devait avouer que le Serpentard était là bien avant lui. Il fronça un peu des sourcils à ce constat. Il lui semblait pourtant que le basané était encore dans la Grande Salle quand il était à table avec Harry et les autres.
- Tu as encore du mal à accepter que Granger ne finisse pas avec toi ?
La question surprit un peu Ron. Il savait que sa relation illusoire avec Hermione était devenue l'un des sujets principaux de l'école, mais de là à ce que tout le monde se dise que c'était lui qui avait plus de mal à le prendre…
- Je ne sais pas.
Ron souffrait. C'était évident. Mais jamais il ne l'avouerait au Serpentard, même si ce dernier s'avouait être son futur époux et qu'ils auraient des enfants ensemble plus tard.
- Leur relation ne date pas d'hier, soupira Zabini, Je parle de Granger et son 'amant', ajouta-t-il face au regard perdu de Ron.
- Et comment le sais-tu ?, cracha Ron.
- Parce que Draco et moi les avons vu cet été.
Ron eu l'impression d'un seau de glace sur sa tête. Entendre le Serpentard confirmer qu'Hermione le trompait bel et bien sans qu'il ne le sache n'était pas forcément la meilleure chose pour lui.
- Donc tu sais de qui il s'agit.
- Tu le sais aussi, mais tu refuses de te l'avouer.
Le regard de Ron se perdit dans le vide vu par le balcon alors que ses mains se serraient l'une contre l'autre. Bien sûr qu'il le savait, sinon il n'aurait pas affirmé qu'Hermione l'avait trompé.
- Et toi que fais-tu ici ?
Zabini lui montre un livre. Ron remarqua tout de suite l'air qu'affichait le basané. Lire ce livre lui semblait plus être une charge qu'un passe-temps. Il tourna un peu la tête pour lire le titre : « le journal d'un loup-garou ».
- Mathis et les autres ne cessent de me dire de le lire, soupira le basané.
Ron se rendit compte qu'il l'avait lu à voix haute et il soupira alors qu'un sourire triste apparaissait sur son visage.
- Je présume que c'est de toi qu'ils tiennent le gène.
Zabini perdit son sourire et hocha de la tête. Ron passa sa main dans ses cheveux, signe qu'il était un peu perturbé par la nouvelle. Le seul loup-garou qu'il avait connu de près était Remus et de ce qu'il s'en rappelait, ce dernier vivait très mal son statut de loup-garou.
- J'ignorais que tu étais un loup-garou.
- Je ne le suis que depuis cet été.
Blaise releva son bras et retroussa sa manche. Les yeux de Ron s'élargirent en voyant la marque des ténèbres tatouée sur son avant-bras. Sans qu'il ne puisse s'empêcher, sa main alla directement à la recherche de sa baguette. Cependant, il se stoppa quand il vit le regard de Zabini vers main. Il l'avait vu.
- Le Lord a voulu tester tous les enfants entrant en septième année en nous faisant nous battre les uns contre les autres. Que l'on soit gagnant ou perdant on se retrouvait avec la marque, mais si nous perdions nous avions droit à une morsure de loup-garou.
- Et tes parents n'ont rien fait pour empêcher ça ?
Blaise se tendit immédiatement à la mention de ses parents. Pouvait-il encore les qualifier de parents ? Ils l'avaient tout simplement abandonné.
- Mes parents n'ont rien fait, dit-il, Ce n'était pas comme s'ils avaient le choix.
- On a toujours le choix.
- Aurais-tu encore le choix si on menaçait ta famille ?
Ron eut la décence de se taire.
- Nous avons tous reçu des menaces de la part du Lord, expliqua Blaise, Draco, Théodore, Pansy, Gregory, Vincent et pleins d'autres. La plupart d'entre nous ignorait juste qu'on ne signifiait rien pour nos parents.
Blaise serra son livre ne repensant aux paroles de son père. Ils avaient espéré quoi ? Qu'il réussisse à battre Draco en magie noir juste parce que le Lord Noir leur demandait qu'il se batte contre l'héritier Malfoy, son meilleur ami ? Draco avait même évité les pires sorts qu'il connaissait pour l'épargner alors que ses parents à lui n'avait même pas lever les yeux vers lui lorsque Greyback l'avait mordu.
Blaise avait appris la magie noir grâce aux Malfoy, ce qui lui avait permis d'éviter une plus grande humiliation devant le sorcier le plus craint de leur temps. Mais rien que ce combat avait changer sa vie et avait fait de lui un loup-garou.
- Blaise.
Ron et Blaise se tournèrent vers la porte d'entrée et virent Théodore les regarder avec une panique non dissimulée.
- Nous avons un problème, Draco veut te voir.
Blaise fronça des sourcils et quand Théodore lui fit un signe au niveau du cou, il comprit que c'était par rapport à un des loup-garou. Il soupira et rejoignit le brun sans oublier de faire un signe au roux qui l'observait, le regard trop compatissant pour lui. Il ne le méritait pas.
- A la prochaine Weasley.
Ron bafouilla un peu et finit par hocher sa tête. Quand la porte claqua Ron se trouva enfin seul, pourtant il ne put s'empêcher une prochaine rencontre avec le Serpentard.
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Mathis ne cessait de se triturer les ongles depuis une heure. Il était dans ses appartements en compagnie de Matthew et chacun d'eux avait expressément demandé à Gabriel et Léo de ne pas venir les voir ce soir-là. Gabriel avait haussé le ton, ne comprenant pas pourquoi il ne pouvait pas le voir mais Mathis avait tenu bon et avait eu gain de cause.
Mathis soupira alors que Matthew était encore dans sa transe. Cette après-midi, quand il était allé faire une simple promenade comme il le faisait si souvent à leur époque dans la forêt interdite, il n'aurait jamais pensé que l'environnement serait si différent.
La magie n'était pas présente. Elle était là mais elle restait inaccessible pour Matthew et Mathis. Mathis s'en était immédiatement inquiété et était allé voir Matthew pour lui en parler. Après une grande discussion, ils avaient décidé que Matthew essayerait une transe magique pour voir si ce qu'il disait était vrai et sinon comment la suite se passerait.
Mathis fit conjurer une tasse chaude de thé framboise au miel alors qu'il attendait patiemment dans le fauteuil faisant face à celui où se trouvait Matthew. Il ne sut combien de temps il avait attendu mais il reprit vite conscience de son entourage quand il vit le brun papillonner des yeux avant de se redresser dans le fauteuil, le regard encore vitreux.
- Alors ?
- Tu avais raison, soupira Matthew, Je ne ressens aucune trace de Lùmen.
Matthew massa un peu son cou puis leva son regard vers son beau-frère et ami qui n'avait toujours rien dit. Ce dernier le regardait, les yeux écarquillés, ne semblant pas croire ce qu'il venait de lui dire.
Le brun ne put s'empêcher d'expirer fortement pour lâcher la tension dans ses épaules. Mathis était comme son oncle Ron, la moindre modification dans ses habitudes pouvait le faire paniquer et leur problème présent le faisait avait une syncope. Il posa sa main sur l'épaule du métis qui le regardait toujours d'un air affolé.
- Ne t'inquiète pas Mathis, sourit Matthew, On ne nous appelle pas les enfants de Lùmen pour rien.
- Mais je ne sens rien Matthew, s'écria Mathis, Et si ce voyage nous avait fait perdre notre magie.
- Non.
La vox de Matthew claqua tel un fouet dans l'air. Il se leva de son fauteuil et s'étira un peu alors que Mathis lui faisait apparaitre un verre d'eau qu'il prit avec gratitude.
- Le voyage en est aucun cas la cause. Je pense que tu l'as remarqué mais tu es juste paniqué pour le moment. La source est juste endormie, du moins c'est ce que je pense.
- Endormie ?
- Oui. Elle n'est pas encore réveillée, expliqua Matthew, Tu ne te rappelles pas ? Papa et Oncle Ron nous ont dit qu'ils ne l'ont vu qu'à leurs cinq mois de grossesse.
- Et ils nous ont conçu en Décembre, ajouta Mathis en se mettant à réfléchir, Qu'allons-nous dire aux autres ?
Matthew se mit à réfléchir et hésita un instant à dévoiler cela aux autres. Il ne pourrait pas facilement cacher cela à Léo mais ce dernier ne pourrait pas s'empêcher de le dire à Daniel et Gabriel, et ce dernier était une pipelette ambulante.
- Rien. Attendons après la pleine lune. Si tout se passe bien, aucune raison de les faire paniquer.
Mathis hocha la tête et but un de son thé qui avait fini par refroidir. Gabriel finirait par le savoir et ses pauvres oreilles de loup auront à faire avec l'humeur d'un jeune sorcier enceint.
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