Pairing : DMHP et d'autres couples
Tome : C'est après la mort de Sirius et ils sont tous en 7e année donc en 1997.
Disclamer : certains personnages appartiennent à J.K. Rowling mais d'autres personnages sont simplement originaires de mon imagination.
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Trop à mon goût
Chapitre 5 :
Deux semaines s'étaient écoulées depuis l'arrivée des élèves du futur. Les cous reprenaient rapidement leur rythme, malgré l'effectif d'élèves présents, alors que du côté des élèves du présent on cherchait encore un moyen de renvoyer leurs enfants dans le futur. Harry et Ron avaient réussi à récupérer des livres dans la réserve, malgré le désaccord de Hermione.
Harry ignorait de quoi le couple avait discuté mais il était visible que quelque chose avait changé. Ron s'était juste contenté de lui dire qu'ils avaient mis leur relation en pause en attendant de régler leurs différents et les autres problèmes tel que la présence de leurs futurs enfants.
Ce matin-là était l'un des plus rares matins qui étaient arrivés à Poudlard. Snape en avait avalé ses œufs de travers quand il constata que la Grande Salle était calme. Il y avait des chuchotements mais comparé aux autres jours, c'était calme. Quand il en fit la remarque, ce fut Remus qui lui répondit.
- Ce soir c'est la pleine lune, et les élèves doivent sûrement se rendre compte à quel point cela doit être difficile pour leur camarade.
- Il y en a tant que ça ?
Remus sourit discrètement en hochant la tête. Tous ces clans. Lui-même en était étonné. Il voyait vraiment la différence entre le présent et le futur. Une joie et un espoir immense grandissaient en lui en voyant toutes ces créatures magiques mélangées aux sorciers. Ce soir ne serait pas que la nuit des loups garous mais il valait mieux ne pas inquiéter ce cher professeur de potion. Et en voyant les yeux malicieux de Dumbledore, Remus savait qu'il n'était pas le seul à savoir.
- N'est-ce pas trop dangereux ?, s'inquiéta Mc Gonagall.
- D'après ce qu'un des élèves du futur m'a dit, ils sont plutôt bien intégrés dans la société et ils apprennent depuis tout petit à s'entendre avec leur loup, répondit Remus.
- Oui mais…
- Et au cas où, je serais là Professeur, dit Remus avec un sourire rassurant.
- Et nous aussi, firent remarquer Mathis et Matthew.
- Mais monsieur Potter-Malfoy n'est pas un Loup-garou, dit subitement Pomfresh.
- J'ai toujours pris ma forme animagus pour rester avec Mathis et ce n'est pas aujourd'hui que je vais m'arrêter.
- Aussi têtu que son père, fit remarquer le professeur Chourave faisant sourire la table des professeurs.
De son côté, Snape ne cessait de regarder Remus. Maintenant qu'il le regardait attentivement, il était vrai que Remus semblait être en meilleur état. À la mort de Sirius, Severus avait pensé que Remus ne s'en remettrait jamais. Déjà que la mort des Potter l'avait affecté, comme pour lui. La mort de sa meilleure amie avait été un gros choc, donc il pouvait très bien imaginer sa peine. Mais à part ça, il y avait une question que Severus se posait : qu'avait fait Remus pendant ces deux années ?
Remus leur avait dit avoir découvert un peu plus le monde magique, surtout les créatures magiques, mais il n'avait pas approfondi le sujet. Et la curiosité de Severus était à son maximum. Qui dit découvertes, dit ingrédients pour les potions. Mais il attendait le bon moment pour le bombarder de questions.
La journée se passa tranquillement jusqu'au cours de Botanique et au cours de Soin des Créatures Magiques avec les septièmes années qui furent remplis de surprises. Les cours des cinquièmes aux septièmes années, avec quelques cours d'années inférieures, furent stupéfiants pour certains.
Pendant le cours de Botanique, Harry et ses amis purent voir Léo avoir un moment d'égarement avant qu'il ne se mette tout à coup à chanter des paroles antiques d'une voix qu'ils ne pensèrent pas être la sienne au début, mais les autres futurs leur confirmèrent que c'était bien lui qui chantait. Quelques secondes après, trois autres élèves du futur se mirent à chanter à l'étonnement de tous, mais au moment où le professeur Chourave tenta de les stopper, Dracus leur expliqua rapidement qu'ils étaient de la même nature que Léo : des elfes.
Alors que Léo s'était mis à chanter, les plantes qui remplissaient la serre se mirent à bouger, grandir, et certaines plantes émirent de doux sons qui accompagnaient le chant de Léo et des autres. Des branches qui avaient grandies, se mirent à bouger autour de Léo et des trois autres élèves. Quelques feuilles virevoltaient autour des jeunes elfes. Même Théodore en était époustouflé. Son fils chantait magnifiquement bien. Il se demanda un instant si son futur mari chantait aussi bien.
Quand les quatre commencèrent à s'arrêter, tous les élèves présents, y compris ceux du futur, furent étonnés de les voir pleurer. Gabriel, ses frères et ses cousins ne les avaient jamais vus pleurer après leurs rites. Ce fût quand les pleurs de la seule fille des quatre elfes redoublèrent qu'ils s'inquiétèrent. Ils regardaient Léo, en espérant que ce dernier réponde à la question qu'ils se posaient tous mais il gardait les yeux désespérément clos. Un prince se devait de rester fort, pour son peuple. Il le devait.
Il fût étonné quand il sentit son père le prendre dans ses bras. Il se laissa enfin aller. Il n'entendit même pas le professeur Chourave demander à Théo de l'accompagner à l'infirmerie de même pour Ron, Blaise et Harry qui durent accompagner les trois autres elfes.
Léo avait tellement mal. Il préférait se raccrocher au soutien que lui portait son père dans ce grand moment de souffrance. Il ne sentit même pas son pouvoir elfe appeler un autre pouvoir elfe qui se trouvait très loin de Poudlard, mais qui avait décidé de répondre à son appel et de venir le rejoindre. Léo ne reprit pied que lorsqu'il sentit la présence de son compagnon.
- Léo ?
Léo ouvrit un peu ses yeux et plongea dans les yeux bicolores de Matthew. Ce dernier passa tranquillement sa main sur son front, puis sur sa joue avant de l'embrasser. Quand il avait vu Théodore venir en portant un Léo tout tremblant, il avait eu peur. Très peur. Mais en voyant les autres elfes venir aussi, il comprit que cela ne concernait pas seulement Léo mais tous les elfes du futur.
- Que s'est-il passé ?, demanda Matthew.
Cependant le jeune homme ne répondit pas, répétant à peine des « ils souffrent » tout en restant évasif. D'autres Elfes plus jeunes entrèrent dans l'infirmerie en pleurant. Matthew observa un peu mieux et vit qu'en effet tous les enfants d'elfes avaient changé d'apparence, même Léo.
Ils avaient toujours leur uniforme mais leurs oreilles étaient beaucoup plus pointues et une aura chaleureuse et séductrice se dégageait d'eux. Matthew et Mathis durent aller s'occuper des jeunes elfes. Mais ils furent vite rejoints par Léo qui voulait aider ses « confrères », selon lui. Il regarda rapidement Matthew et ce dernier comprit qu'il valait mieux le laisser faire. Les jeunes elfes des années supérieures rejoignirent Léo pour consoler tous les jeunes qui venaient autour de Léo pour du réconfort. Quand les deux infirmiers remarquèrent les regards interrogateurs des élèves du présent, ils soupirèrent. Décidément, ils devaient s'expliquer sur beaucoup de choses.
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À midi, toute l'école ne parlait que de ça. Certains enfants du futur s'étaient mis à chanter, pour les plantes ou pour les animaux. Snape s'était même retrouvé avec sa salle remplie d'oiseaux magiques en tout genre. Hagrid était aux anges, il avait pu enfin rencontrer un troupeau de licorne entier. Un pégase avait même survolé le parc de Poudlard. À cause de toutes ces perturbations, Dumbledore avait libéré l'après-midi des élèves.
Un certain Gryffondor n'avait pas du tout la tête à penser à ça. Deux semaines que les futurs étaient à leur époque et sa vie se retrouvait chamboulée. Il tentait tant bien que de mal de se dire qu'ils l'avaient détruite mais la présence de ses enfants lui avait bien montré qu'il passerait ce cap.
Ron faisait toujours tout de manière à ce que Hermione soit satisfaite. Ce n'était que depuis qu'il avait vu les enfants du futur qu'il avait su que Hermione ne finirait pas sa vie avec lui, donc pourquoi se donner tant de mal alors qu'elle le quitterait pour rejoindre cet attrapeur bulgare.
Elle se plaignait de le voir toujours s'amuser ? Avant l'arrivée des futurs, il ne savait même pas s'il vivrait assez longtemps avec cette guerre qui planait au-dessus de leurs têtes. De plus, il fallait absolument qu'ils trouvent une solution pour renvoyer leurs futurs enfants dans leur temps d'origine, sinon Voldemort saurait un jour ou l'autre ce que Poudlard renfermait entre ses murs. Et ce serait un point faible pour Harry. Un énorme point faible.
Et Hermione. Il avait vraiment été bête de croire qu'une jeune femme aussi intelligente puisse rester avec un idiot comme lui. Et elle avait bien prouvé qu'elle était intelligente. Ron ignorait comment certains avaient réussi à savoir toute cette histoire. Mais maintenant, personne ne se gênait de dire, ou de souffler, à quel point il avait été naïf.
Ron, qui était sorti du château, arriva enfin dans le parc de Poudlard. Il vit un groupe d'élève près du saule pleureur vers le lac et décida de s'éloigner pour un peu plus de tranquillité. Il n'avait pas remarqué que ce groupe était en grosse partie des Serpentards et que parmi eux se trouvait une personne qui avait senti immédiatement son odeur alléchante.
Toute la journée il avait résisté à son envie de se coller à lui ou encore de le plaquer contre un mur des couloirs pour lui faire connaître le plaisir. C'était leur première pleine lune et depuis ce matin, il avait une grande envie sexuelle qui lui martyrisait l'esprit.
- Weasley.
- Laisse-moi seul Zabini.
Blaise rigola un peu sur l'humeur de Ron. Aucun doute là-dessus, Weasley était encore troublé par ce qui s'était passé à l'infirmerie. Blaise s'assit tout de même à côté de Ron alors que ce dernier se tendait sous cette insistance.
- Tu es encore énervé à cause de Granger ?, demanda le noir.
- Qu'est-ce que ça peut te faire ?, grogna Ron, Ce n'est pas parce qu'on sera marié plus tard qu'il faut te montrer gentil à mon égard.
- Cesses de monter sur tes grands chevaux Weasley, répondit Blaise, J'essaye d'avoir une conversation correcte avec toi.
- Je ne t'ai rien demandé.
- Ce n'est pas parce que Granger t'a fait un sale coup qu'il faut que tu te défoules sur les autres.
Ron referma sa bouche avant de tourner à nouveau son attention vers le lac. Les deux élèves restèrent un bon moment dans un silence convenable, aucun n'osant prendre la parole. Étonnamment, l'ambiance ne fut pas pesante, ni pour Ron ni pour Blaise. Ce dernier savourait chaque seconde qu'il passait aux côtés de Ron sans pour autant se battre et respirait avec joie cette odeur boisée que dégageait le roux. Ron quant à lui, trouvait une sorte de sécurité dans ce silence. Il avait pensé que le métisse en profiterait pour balancer tout ce que l'école chuchote derrière son dos mais le noir s'était contenté de rester à ses côtés sans un mot.
- Comment quelqu'un peut-il faire ça ?, dit subitement Ron, Jouer autant avec les sentiments. Je ne l'ai pas obligée à sortir avec moi. J'avais même accepté le fait qu'une fille comme elle ne puisse pas être avec un garçon comme moi.
- Une fille comme elle ?, répéta Blaise avec un haussement de sourcil, Je trouve que vous surestimé beaucoup Granger.
- Tu ne la connais pas, répliqua Ron, Hermione est intelligente, assidue, belle, douce.
- Je pense avoir compris, grogna Blaise, Mais crois-moi quand je te dis que tu es aussi intelligent et beau qu'elle. Bon, c'est vrai que l'assiduité n'est pas ton fort mais tu bats Granger dans pleins de domaines si tu décides de t'y mettre un peu. Et chaque homme a un peu de douceur en lui.
Ron ne put s'empêcher de laisser quelques petites rougeurs apparaître sur ses joues et de détourner le regard. Ça faisait bizarre de se faire complimenter, surtout par un homme tel que Blaise Zabini. Il avait vraiment envie de se frapper la tête contre un tronc d'arbre jusqu'à l'os tellement son comportement était à s'en arracher les yeux. Combien de fois il avait critiqué les jeunes filles qui gloussaient à chaque fois qu'un garçon les complimentait, et bien le voilà servi.
- On pourrait croire que tu m'as observé pendant des jours, plaisanta Ron.
- C'est le cas.
La réponse déstabilisa Ron qui ne sut quoi répondre. Zabini rigolait, n'est-ce pas ? Il ne venait pas de confirmer le fait de l'avoir observé pendant des jours ? Ron pâlit de plus en plus en voyant l'air sérieux de Blaise. Blaise, ayant sentit son malaise, soupira avant de s'expliquer.
- Pendant que, toi, tu observais Granger, moi je t'observais. Quoi que ce soit un peu plus qu'avant, ajouta-t-il pensivement.
- Tu…
- Oui et alors ?, le coupa le Serpentard avant de sourire sournoisement, Tu devrais t'y habituer, il y a cinq enfants qui pourront t'y aider.
Ron referma sa bouche et fusilla Blaise du regard. Le duo retourna dans leur silence confortable avant que le groupe, où Blaise était précédemment, n'attire l'attention de Ron. Maintenant qu'il regardait mieux, il y avait presque une majorité de Serpentard, à son centre Remus Lupin. Il remarqua facilement que les élèves des autres maisons étaient des futurs et quelques rares têtes d'autres maisons étaient du présent. Pourquoi ce rassemblement ?
- Pourquoi vous êtes rassemblés là-bas ?, demanda-t-il.
- Depuis mon rétablissement, le Professeur Lupin nous aide à améliorer notre aspect Loup-garou, répondit Blaise. Il nous a fait tout un discours sur le lien qui nous lie au loup, continua Blaise en grimaçant, Il répète les mêmes choses que Greyback.
- Tu as parlé avec Greyback ?, grimaça Ron.
- Non, nia Blaise, Le livre qu'il m'a donné explique la même chose. Qu'on doit chercher notre loup intérieur et qu'on fasse ami-ami avec. Qu'on essaye de le comprendre… ce genre d'explications.
- Et vous y arrivez ?
- Quelques-uns y arrivent. J'ai réussi aussi, ajouta-t-il fièrement, Mais il nous faudra du temps avant de nous transformer comme les enfants du futur.
En repensant aux enfants, Ron retomba dans ses pensées moroses. Maintenant qu'il savait qu'il avait une famille avec Zabini, il se demandait ce que le Serpentard lui trouvait ou lui trouverait plus tard.
Ron se tourna vers le Serpentard, ce dernier le fixant de ses yeux intenses, et les deux élèves se perdirent dans le regard de l'autre. La douceur qui se trouvait dans le regard du noir était à couper le souffle. À moins que ce ne soit un don lycanthrope. Ron sentit un grand frisson traverser son corps dû à l'intensité du regard.
- Pourquoi tu m'aimes ?, demanda Ron.
Blaise sursauta à la question avant de détourner le regard. Pas qu'il ne voulait pas lui dire, ce n'était pas trop la bonne période pour en parler.
- Ce n'est pas trop le moment pour parler de ça, dit Blaise.
- Moi je trouve que si, affirma Ron.
- Ça ne sert à rien de te le dire si c'est pour oublier après, dit Blaise irrité.
Ron ne put rien ajouter. Il avait complètement oublié l'avertissement du directeur signalant des oubliettes à leur intention pour ne pas modifier le futur. Ron retourna dans sa contemplation du lac et constata une chose qu'il avait complètement oubliée. Sa colère. Sa frustration. Étrangement, la conversation avec Zabini l'avait soulagé. Il était moins tendu. Il ne put s'empêcher de sourire à cette constatation. Il commençait à comprendre certaines choses qu'il aurait trouvé inadmissible il y a quelques jours. Ron se leva avant d'adresser un mince sourire à Blaise.
- Merci Zabini.
- De quoi ?, demanda Blaise avec un sourire presque innocent.
Ron rigola un peu de son attitude avant de se retourner en direction du château, tout en lui faisant un signe de main sans pour autant se retourner.
- Reviens si tu veux parler !, cria Blaise à l'attention du roux.
Plus loin, un louveteau regardait avec attention le sourire que ses pères avaient chacun sur leur visage alors que Ron s'éloignait de plus en plus du lac. Aucun doute là-dessus, tout se passerait bien pour ce couple-là. Ils n'avaient pas à s'inquiéter.
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Pendant ce temps, grâce à l'annulation des cours de l'après-midi, le reste du groupe de Gryffondor et Serpentard avait trouvé refuge dans la bibliothèque pour continuer leurs recherches sur les voyages spatio-temporels. Quelques enfants du futur avaient décidé de les accompagner alors que le reste de la fratrie avait décidé de profiter de l'après-midi. Narcissa, Lyly, Clara et Ambre n'avaient pas hésité à venir. Dracus, Alan, Daniel et les jumeaux Weasley-Zabini furent aussi de la partie.
Alors que certains étaient comme plongés dans un bain moussant, d'autres comme Harry et ses compagnons de dortoirs avaient du mal à rester concentré. Ils étaient vraiment motivés à renvoyer les enfants dans leur temps, mais trouver la solution semblait être comme retrouver une pierre précieuse au fond du lac noir.
Harry soupira bruyamment en ne trouvant rien dans le livre avant de l'envoyer négligemment sur la table. Draco et Hermione lui jetèrent un regard acéré avant de retourner à leur lecture.
- Il n'y a rien.
- Je suis sûr qu'il y a quelque chose, répondit Kenny.
- Sinon nous ne serions pas là, répondit Benny, Quoi que Oncle Harry est le premier à nous dire que la magie peut être capricieuse.
- - Vous pensez que ça peut être la magie ?, demanda Hermione.
- Pas forcément, dit Daniel, Quelqu'un a pu faire un sort en rapport avec le temps et, sans faire exprès, il aurait ouvert une brèche dans le château pour nous faire venir ici.
- Alors pourquoi seulement les élèves ? Il y a des professeurs à Poudlard, non ?, demanda Pansy.
- Père et Papa sont professeurs à Poudlard, répondit Daniel.
- Je pense que la directrice a dû remarquer que nous ne sommes plus là, dit Alan.
- La connaissant, les parents doivent être sûrement au courant, dit Narcissa.
- Oh ! J'imagine l'humeur de père, sourit Ambre.
- Pas celle de papa, répliqua Kenny, Il n'est pas en bonne condition pour supporter ça.
- Je suis sûr qu'il va bien, dit Daniel.
Les élèves du futur se tournèrent vers leur cousin qui semblait un peu trop calme pour accepter ça. Il savait autant qu'eux que le Ronald Weasley du futur prenait tout au premier degré.
- Et sur quoi te bases-tu ?, demanda Kenny.
- Je connais père, et sachant que papa est dans le même état qu'oncle Ron, je pense qu'il n'hésitera pas à leur donner une potion calmante avant de leur annoncer.
- Papa doit être en pleine crise de panique, soupira Lyly.
- Vous pensez vraiment que nos futurs vont trouver une solution ?, demanda Dean.
Harry tout à coup cette vicieuse sensation que les enfants avait été élevés dans le manoir Malfoy. Ils s'étaient tous mis à regarder Dean d'un air suffisant, à la limite de la supériorité, comme si ce qu'il venait de dire n'était qu'une imbécilité. Mais il était vrai qu'il ne savait rien à propos de leur futur.
- Papa est un inventeur hors-pair, dit Narcissa, Oncle Severus est un spécialiste en potion, Père et oncle Blaise sont les meilleurs en sortilèges, Oncle Ron et Oncle Seamus sont de grands médicomages. Grand-père Remus et Tante Hermione s'y connaissent beaucoup en magie ancienne.
- Donc il n'y a aucune raison qu'ils ne trouvent pas la solution, sourit sa jumelle.
Les élèves se contentèrent de cette réponse. Apparemment les élèves du futur avaient une grande confiance en leurs parents, mais ce n'était pas pour autant qu'ils arrêteraient de chercher la solution.
Tout était calme. On n'entendait que les bruits des feuilles. Une chance pour le groupe, ils étaient dans un coin tranquille de la bibliothèque. Cependant, il ne fallut pas longtemps avant qu'ils n'entendent des bruits bizarres. Tous se regardèrent, se posant la question silencieusement. Le bruit se fit de plus en plus insistant et précis. Ils commencèrent rapidement à le distinguer. Des soupirs, des gémissements, des voix saccadées. Les filles ne purent s'empêcher de rougir, alors que les garçons pâlirent à vue d'œil. Harry était plus rouge qu'une tomate. Comment quelqu'un pouvait trouver le moyen de faire ça dans une bibliothèque.
- Je crois que nous avions oublié de signaler quelque chose, dit Kenny tout pâle.
- Tu veux me dire que c'est un élève du futur ?, siffla Hermione.
Les futurs se contentèrent de lui envoyer un sourire crispé tout en acquiesçant. Connaissant Hermione Granger, que ce soit du futur ou du présent les remarques de sa part n'allaient pas tarder. Et elles ne tardèrent pas à fuser. Hermione critiqua tout de suite le comportement des deux élèves qui était, selon elle, inadmissible dans une bibliothèque.
- Granger, si tu pouvais cesser tes remarques de sainte-nitouche ça nous ferait du bien.
- Malfoy, tu …
Hermione ne put terminer sa phrase qu'un autre gémissement se fit entendre. Le groupe rougit encore plus. Ces jeunes avaient les tripes de faire ce genre de choses dans une bibliothèque ! Chacun ne savait plus où se mettre. Seuls Draco et Théo se contentèrent de sourire sournoisement.
- C'est quoi cette chose que vous avez oublié de nous signaler ?, demanda Théodore à Kenny.
- Comme vous le savez, dit Kenny le plus calmement possible, Aujourd'hui c'est la Pleine Lune.
Tous les élèves du présent hochèrent de la tête. Tout le monde le savait, on ne parlait que de ça dans tout Poudlard.
- Donc vous savez que c'est un jour spécial pour toutes les créatures magique ?, continua Benny.
- Pour les loups garous c'est un soir où ils deviennent des bêtes assoiffées de sang et …
- Granger je te déconseille de dire ça devant Blaise, fit remarquer Théodore.
- Déjà que tu as fait du mal à son futur compagnon. L'insulter, lui et ses enfants, n'est pas trop une bonne idée, ajouta Draco alors que Hermione perdait un peu de sa stature.
- Ce ne sont pas que les loups garous qui sont affectés par cette journée, dit subitement Dracus.
- Que veux-tu dire ?, demanda Théodore.
- Père ne vous a rien expliqué à ce que je vois, soupira le jeune homme en envoyant une œillade à son père qui l'ignora totalement, Et bien …
Les gémissements se firent plus insistants. Ne pouvant en supporter plus, Hermione se leva subitement de la table avant de se rapprocher du bruit. Elle regarda dans un rayon et se stoppa net, les mains plaquées sur sa bouche. Les autres, ne comprenant pas son attitude, se levèrent rapidement pour la rejoindre. Les gémissements se firent de plus en plus précis alors que Hermione en restait stupéfaite. Quand ils arrivèrent enfin, ils purent constater avec précision de qui il s'agissait. Quel ne fût pas leur étonnement lorsqu'ils constatèrent que les deux personnes étaient en fait Gabriel et Mathis. Un pantalon était au sol alors que celui de Mathis était baissé au niveau de ses chevilles.
Les jeunes femmes ne purent s'empêcher de cacher leurs visages alors que les élèves du futur affichèrent un air dégoûté. Les garçons, eux, étaient en arrêt. Ils étaient trop stupéfaits par ce à quoi ils assistaient. Mathis et Gabriel semblaient y prendre tellement de plaisir que ça en gêna plus d'un. Le couple ne sembla pas prêter attention au groupe, ce qui les intimida encore plus. Mathis continuait ce qui semblait être des allers et venues en Gabriel, ce dernier essayant de se retenir de crier. Harry avait envie de se cacher. Il était en train de surprendre son fils en plein ébat sexuel avec le fils de son meilleur ami. Il n'oserait même plus regarder son fils droit dans les yeux sans rougir.
- Que diriez-vous de s'éclipser rapidement ?, proposa Dean, Déranger un loup-garou en plein ébat doit sûrement se rapprocher du suicide et je tiens à ma vie.
Tout le monde hocha silencieusement de la tête. Ils récupérèrent rapidement les livres et leurs sacs avant de partir le plus rapidement possible pour se trouver une salle plus silencieuse et plus discrète.
Ils purent enfin trouver une salle libre, qui n'était autre que la salle sur demande. Neville et Seamus leur avait dit qu'ils les rejoindraient après avoir déposé un devoir non rendu. Ils espéraient qu'ils penseraient à venir ici.
- Je crois que je suis traumatisé à vie, maugréa Harry en s'asseyant dans un canapé de la salle.
- Et bien, hésita Lyly, C'est une procédure qui se passe à chaque jour de pleine lune.
- Quoi ?
- Chaque créature magique a un comportement spécial ce jour-là, lui répondit Alan, Les loups-garous chassent.
- Les incubes et les succubes pensent à se reproduire, dit Daniel.
- Les elfes et les sirènes chantent, dit Benny.
- Les Veelas désirent raffermir leur lien avec leur compagnon, comme nous l'a montré Gaby, sans le vouloir bien sûr, dit Dracus en repensant à son idiot de frère.
Harry s'affala encore plus dans son fauteuil, un air désespéré affiché sur son visage. Ses amis eurent de la peine pour lui. Aucun d'entre eux n'aurait aimé voir une telle action de la part d'un de leurs enfants.
- Dis-toi déjà que nous ne ferons pas ça puisque nos compagnons sont dans le futur.
Harry pâlit lorsque Narcissa tenta de le rassurer. Il espérait vraiment que ce n'était pas une autre blague des jumelles car cette image de débauche de la part de ses enfants, il s'en passerait largement.
- Ne t'inquiète pas Papa, le rassura Lyly, Nous ne sommes pas comme Gaby.
- C'est à croire que vous y prenez plaisir, maugréa Hermione.
- C'est dans leur nature Granger, claqua Pansy.
- De coucher avec des inconnus en plein couloir ?, dit Hermione sur un air de dégoût.
- Tais-toi le castor, siffla Draco, Les Veelas ne le font qu'avec ceux avec qui ils sont liés. Si ce n'était pas le cas, tu aurais déjà vu un Serdaigle te sauter dessus, vu les regards qu'il te jetait. Mais te connaissant, je doute que tu n'écarterais pas les jambes pour lui.
- Tu n'es qu'un …
- On se calme Granger, sourit narquoisement Draco, Tu devrais garder ces mots pour toi.
- Malfoy.
Harry fixa d'un air sombre Draco qui le regardait avec un air suffisant avant de s'attaquer aux livres sur la table. Harry fût même étonné de la facilité à calmer Malfoy. Il avait pensé que le blond n'aurait pu s'empêcher de lui envoyer une remarque désagréable, cependant la remarque ne vint pas.
Les autres suivirent l'action de Draco et la salle devint calme à nouveau. Les seuls mots qui brisaient le silence étaient les propositions faites avant qu'elles ne soient considérées comme « à étudier plus profondément ».
La tranquillité qui s'était installée fût subitement coupée par l'arrivée de Neville qui entra brusquement dans la salle, accompagné de près par un Seamus et un Marvin hilares. Les autres, ne comprenant pas ce qu'il se passait, demandèrent calmement à Seamus et Marvin ce qu'il y avait pour que Neville soit si en colère. Mais ils étaient tellement morts de rire qu'ils ne purent donner une réponse claire.
- Mais vous allez vous taire, oui !
L'éclat de voix de Neville étonna plus d'un avant qu'il se retourne vers le reste du groupe d'élèves et les fusilla du regard.
- Vous voulez savoir ce qu'il se passe, s'exclama t-il, Je vais vous le dire moi. Il se …
- Snape s'est fait accosté par un Poufsouffle en chaleur !, s'exclama Seamus en rigolant de tout son souffle.
Il y eut un léger blanc dans l'assistance avant que les élèves du présent ne se mettent à rire, accompagnant Seamus dans son hilarité. Neville se renfrogna encore plus et se rassit bruyamment dans le fauteuil. Seamus essaya à chaque rire de raconter le fait qu'ils aient vu un élève se frotter lascivement contre leur professeur de potion alors que ce dernier était statufié face à ce comportement.
- Vous avez laissé l'élève avec Snape ?, demanda Hermione qui s'était calmé.
- Neville s'est chargé de leur envoyer un Aguamenti, rigola Seamus, Ça a réveillé Snape. Il a ligoté le Poufsouffle et l'a emmené on ne sait où.
- Et en quoi ce qui arrive à mon parrain concerne Londubat ?, demanda Draco qui ne comprenait pas l'expression de Neville.
- Ton parrain, dit Dean avec un grand sourire, se trouve être le futur mari de notre ami ici présent.
Les Serpentard écarquillèrent des yeux alors que Draco détaillait Neville de haut en bas. Neville rougit de honte sous le regard presque insultant de Malfoy. Ce dernier ne comprenait pas ce qui pouvait passer par la tête de son parrain. Il ne pouvait pas se marier avec … Ça ! Il jura avant de se lever précipitamment et de sortir de la salle. Tous devinèrent facilement où il allait, mais ils ne s'en préoccupèrent pas et continuèrent à charrier Neville tout en poursuivant leurs recherches.
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Severus était en pleine discussion avec Remus. Ce dernier lui parlait des progrès faits par les élèves loups garous et ne cessait de lui rabâcher oh combien il serait bien de voir cette époque où toutes les créatures magiques se mélangeraient aux sorciers.
Severus s'apprêtait à rajouter quelque chose quand la porte s'ouvrit en fracas. Les deux professeurs se retournèrent vers l'intrus quand ils constatèrent que ce n'était autre que Draco.
- C'est quoi cette histoire ?, dit Draco d'une voix sourde.
Severus, comme Remus, ne comprirent pas la question du blond. Severus ne voulait pas s'en occuper non plus, il avait largement affaire avec un imbécile de loup.
- Pas maintenant Draco.
- Comment ça « Pas maintenant » ? !, s'exclama t-il, Tu es sérieux là ! Non mais franchement !
Draco ne faisait plus attention à rien. Ni à la tentative de Remus pour qu'il se calme, ni au regard noir que lui envoyait son parrain.
- Depuis quand tu as des vues sur Londubat ?, demanda subitement le blond.
Les deux adultes sursautèrent à cette question. Severus maudit mille fois son filleul qui ramenait le sujet « Londubat » sur le tapis. N'aurait-il pas un seul moment de répit sans entendre parler de ce foutu Gryffondor maladroit ? Si Draco s'y mettait aussi, ça n'allait pas finir de sitôt.
Remus, lui, était étonné. Alors comme ça, Severus allait être, dans un futur proche, marié à Neville ? Pas que Neville soit un mauvais choix, mais il n'avait jamais imaginé qu'un jour Severus tomberait amoureux de ce jeune homme. Il se tourna pour fixer Severus et le vit facilement se tendre. Severus avait senti son regard moqueur et n'osait pas imaginer la suite.
- Neville ?, dit Remus avec un sourire en coin à l'attention de Severus, Tu m'étonnes de plus en plus Severus. Moi qui pensais que Sirius était plus ton genre.
- La ferme Lupin, siffla Severus, Tu n'es pas mieux.
- Moi c'est mon âme sœur, dit-il avec un peu de fierté, Donc c'est forcément le meilleur choix.
- C'est pour cela que tu l'as rejeté la dernière fois ?, dit sournoisement Severus.
- Tu as rejeté père ?
Remus eut froid dans le dos quand il entendit la voix blanche de Draco. Il ne put s'empêcher de grogner envers Severus quand il vit le visage du jeune Malfoy devenir plus blanc que d'habitude.
- Je ne l'ai pas rejeté, grogna Remus, Il est pour le moment marié à ta mère. Je ne veux pas qu'il croie que je vais revenir vers lui juste parce qu'on aura un enfant ensemble.
- Mais c'est la vérité, dit subitement une voix à l'entrée, vous en aurez même d'autres !
Tous les trois purent voir un Basil qui regardait Remus d'un air triste. Il était habillé de l'uniforme de Serpentard et avait encore un bandage autour de son cou, rappelant l'attaque d'Angel sur lui. Severus fit un toussotement grossier et Basil rougit immédiatement quand il se rendit compte du lieu où il se trouvait.
- Désolé, s'excusa-t-il face à Severus, Je cherchais mon pè … le professeur Lupin et l'odeur m'a amené ici.
- Bien sûr, ironisa Severus, Prenez mon appartement pour un moulin à vent aussi. Mieux ! Un salon de café, tiens !
- Je préfère le thé rouge, s'immisça Draco qui se tut sous le regard noir de son parrain.
- Severus je peux …
Severus regarda Remus et comprit tout de suite ce qu'il voulait. Il soupira avant d'empoigner le col de son filleul et de l'emmener dans une autre salle.
- Hey ! Attends ! Tu dois m'expliquer l'histoire de Londubat !, se révolta le blond, Ne tire pas ! Quatre-cents galions la chemise !
On ne put en entendre plus que Severus avait déjà fermé la porte. Un silence presque tendu s'installa dans la salle. Basil n'osait pas regarder son père alors que Remus ne faisait que ça. Il attendait juste de savoir ce que ce jeune homme voulait. Il savait que c'était son fils dans le futur, puisqu'il avait un peu de son odeur sur lui mais elle était vraiment atténuée. Il était lié à un puissant dominant. Remus soupira quand il vit que Basil n'allait pas parler. Il tapota sur le côté du canapé, invitant Basil à s'asseoir. Ce dernier le fit sans hésitation.
- Alors ? De quoi voulais-tu me parler ?
- Daddy …
- Professeur Lupin, ne put s'empêcher de répliquer Remus.
Basil le regarda étonné. Remus pensait sûrement que cela s'arrangerait pour la suite de la conversation mais il ne sut pas quoi faire quand il vit les yeux du jeune homme se remplir d'eau.
- Pourquoi es-tu aussi distant ?, souffla-t-il, Le Daddy que je connais n'est pas comme ça. Pourquoi détestes-tu autant papa ?
- Calme-toi, obtempéra Remus, Je ne déteste pas Lucius.
- On m'a raconté que tu lui as dit de continuer à prendre sa potion inhibitrice et de t'oublier.
- Je lui ai dit ça, en effet.
- Pourquoi ?, demanda Basil choqué.
- « Pourquoi » ? Ton père et moi étions fiancés Basil. Du jour au lendemain, j'apprends son départ et ses fiançailles avec Narcissa Black. Tu ne peux pas imaginer à quel point mon loup avait envie de les tuer.
- Mais tu l'aimes, n'est-ce pas ? Tu aimes papa ?
Remus soupira un grand coup. Voilà la vraie question. Basil voulait vraiment savoir ses sentiments à l'égard de son second père. Sûrement qu'il croyait que dans le futur il avait épousé avec Lucius par pitié. Il regarda le jeune homme qui attendait sa réponse avec appréhension.
- J'aime Lucius, c'est un fait. Mais pour le moment, je ne peux pas lui pardonner ce qu'il m'a fait. Mon loup est encore en colère contre sa trahison. La conception de ton grand-frère a été la pire des trahisons de la part de ton père.
Cette réponse sembla suffire à Basil qui lui sourit un peu avant de mieux s'installer dans le canapé. Remus fit de même. Bien qu'il soit en colère contre son second père, il avait envie de connaître ce jeune homme.
- Alors comme ça, tu es lié ?
Il ne pût s'empêcher de sourire quand il vit Basil rougir. Le jeune homme bégaya un peu avant de confirmer d'un hochement de tête.
- Oui. C'est le fils aîné des Thomas-Finnigan : Stephen, dit Basil avec un fin sourire.
Remus ne pût s'empêcher de froncer des sourcils. Les Thomas-Finnigan ? Pourtant Basil avait l'odeur d'un loup-garou dominant sur lui. Et que ce soit Thomas ou Finnigan ces deux-là étaient tout sauf des loups garous.
- Mais … tu …
- J'ai l'odeur d'un dominant sur moi ?, dit Basil avec un sourire fin, C'est bien celle de Stephen.
- Mais la famille Thomas-Finnigan n'est pas une famille de loup-garou, n'est-ce pas ?
- Stephen est le seul qui l'es
Basil sourit paisiblement. Que ce soit au passé ou au futur, son père resterait toujours le même.
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Ce fût enfin l'heure du dîner. Ayant pris cette habitude, le groupe prit une table qui s'agrandissait en fonction du nombre et ils mangèrent ensemble. Seul Blaise et Draco étaient allés sur une autre table pour rester avec d'autre Serpentards. Ils lisaient un livre et en parlaient avec les autres Serpentards qui acquiesçaient sous chaque parole. D'après ce que leur avait expliqué Théodore, tout ce groupe rassemblait les Serpentards qui avaient été mordus.
Ils étaient calmement en train de manger, parlant de tout et de rien lorsque la tension grimpa d'un coup. Harry, qui ne comprenait pas, regarda chaque personne et remarqua facilement que c'était la magie des jumeaux et un peu des jumelles. Même la progéniture Weasley-Zabini sortait quelques grognements. Harry se retourna pour voir la raison de cette tension et soupira lorsqu'il vit Ginny juste dernière lui. Il ne manquait plus que ça. Quelques conversations s'arrêtèrent lorsqu'ils virent Ginny près de la table du Survivant. Aurait-il la même dispute que la dernière fois ? Personne ne le savait mais ils avaient bien l'intention de ne rater aucune miette de la conversation.
- Harry
- Que veux-tu Ginny ?
- Harry je suis désolé, dit-elle précipitamment, Je ne voulais pas que ça arrive.
- Je t'avais dit de ne pas venir, siffla-t-il, Et ce n'est pas auprès moi qu'il faut t'excuser mais auprès de Malfoy et Zabini.
Ginny grimaça et regarda furtivement vers le groupe de Serpentard qui ne faisait pas attention à eux. Elle retourna son regard vers Harry en espérant qu'il retire la demande mais Harry ne cilla pas et attendit sa réponse.
- D'accord, dit-elle, Je peux manger avec vous ?
Les élèves du présent acquiescèrent, mais les choses s'envenimèrent lorsqu'elle tenta de pousser Sébastien qui parlait avec Harry avant qu'elle n'arrive.
- Tu penses faire quoi là, Weasley ?
- M'asseoir. N'est-ce pas évident ?, dit-elle effrontément.
- Il y a une place libre entre François et Milly, fit remarquer Benny qui était à côté de Sébastien.
Ginny regarda François et Milly qui étaient assis entre Gabriel et Dracus. Elle grimaça légèrement et fusilla ses futurs enfants du regard avant de regarder Sébastien.
- Je préfère être assise à côté de Harry.
- Ginny tu ne penses pas que ce serait mieux si tu allais t'asseoir aux côtés de François et Milly ?, trancha Harry, Je parlais déjà avec Sébastien et tu sais que ce n'est pas très courtois de couper la conversation entre deux personnes, n'est-ce pas ? Et puis tu feras leur connaissance comme ça.
Ginny jugea Harry du regard et soupira avant d'aller s'asseoir entre ses deux futurs enfants. Ce n'était pas ce qu'elle visait au départ mais Harry et les autres l'acceptaient à leur table donc elle avait encore le temps pour que Harry lui revienne. Oh oui, elle était sûr et certaine que toute cette histoire n'était qu'une plaisanterie. Une plaisanterie pas si marrante que ça puisque son Harry y croyait. Et c'était évident que Harry se marierait avec elle plus tard. Malfoy n'avait rien à envier. Elle était largement meilleure que Malfoy. C'était à elle que Harry était destiné. Mais pour le moment, il valait mieux faire profil bas. Ginny décida de parler un peu à ses présumés enfants et de ne plus attirer l'attention sur elle.
Harry se tourna à nouveau vers Sébastien et continua leur discussion. Leurs enfants avaient de curieuses habitudes lors des pleines lunes. Mais il y avait une chose qui l'intriguait.
- Et comment as-tu supporté la journée ? Benny était avec nous toute l'après-midi.
- Benny a pris comme résolution de ne pas le faire tant que Kenny n'aura pas trouver son compagnon, dit-il en jetant un regard à Benny qui rougit tout en détournant le regard, Donc je fais de la méditation. C'est moins pire que la potion inhibitrice.
- Quels effets ont cette potion ?, demanda Hermione.
- L'impression d'une cage brûlante, selon oncle Draco, s'immisça Féline, Mais ça ira mieux pour lui quand il sera lié à oncle Harry.
- Papa n'est pas encore lié à père, dit-il alors que Harry rougissait, Ça se sent. Père prend la potion inhibitrice depuis ses quinze ans pour que sa part Veela ne séduise pas papa contre son gré.
- Toi non plus tu n'es pas encore lié à Benny, affirma Florian.
- Je viens d'avoir mon héritage Veela, contra Sébastien tout en fusillant du regard Florian, J'ai juste à m'y habituer en attendant que Benny se décide.
- Et peut-être que Benny trouvera quelqu'un de mieux que toi, sourit sournoisement Florian.
- Quelle belle sollicitude de ta part Florian, siffla Kenny, Mais juste pour t'apprendre une chose : Un Veela est d'office le meilleur compagnon. Mais continue comme ça et Sébastien te tuera pour avoir essayé d'approcher Benny.
Quelques voix protestèrent face aux paroles de Kenny à l'encontre de Florian. Ce dernier ne souriait plus et fusillait Kenny du regard alors qu'il serrait ses couverts de plus en plus dans ses mains. Harry fût étonné de voir la fourchette et le couteau se tordre.
- Tu es juste jaloux que ton frère soit plus attirant que toi, contra Florian, Toute la famille savait depuis longtemps qu'il était le compagnon de Sébastien.
- Flo' …, tenta Féline.
- Mais toi tu n'as personne. Comme tu dis, le Veela est le meilleur compagnon qu'une personne puisse avoir mais c'est donnant-donnant. Il faut que l'autre personne réponde aussi aux attentes du Veela. Toi tu ne réponds aux attentes de personne.
Personne n'osait parler. Le regard de Kenny devient rapidement vitreux avant. Les émotions qui y passaient avaient de quoi serrer le cœur. On pouvait y voir une infime détresse dans ses yeux, que Florian ne vit pas, avant qu'il ne se lève de table et ne parte en courant. Toute la tablée se retourna vers Florian qui s'était remis à manger tranquillement sans faire attention aux regards noirs que lui jetaient les autres. Mais la tension y était tellement forte qu'il finit par lever le regard vers eux.
- Quoi ?, dit-il avec colère.
- Florian Mc Copernick, siffla Féline, Tu as intérêt à aller le rejoindre pour t'excuser et tout de suite.
- Il l'a cherché, répliqua Florian, Ce n'est pas de ma faute s'il est jaloux de Benny.
- Pitié, soupira Gabriel, Arrête ton cirque, il n'est plus là.
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Mais bien sûr, soupira Basil, Sébastien ne l'a peut-être pas remarqué mais on a très bien vu que tu dragues Benny que lorsque Kenny est là.
- Tu dis n'importe quoi, riposta le jeune homme.
- Calmez-vous, tempéra Hermione avant de se tourner, J'ignore ce qu'il s'est passé pour que vous vous détestiez autant mais tu y es allé un peu brusquement, tu ne trouves pas ?
- Mais vous allez me laisser tranquille, oui ?
- Après que tu ais fait mal à mon fils ? Non, répliqua Ron, Et pourquoi tu le détestes ? Il ne t'a rien fait. Il t'a juste prévenu de ne pas approcher Benny parce qu'il a un compagnon possessif.
Sébastien ne put s'empêcher de répliquer qu'il n'était pas possesif, attirant tous les regards des futurs vers lui.
- Sébastien, dit Clara, c'est un fait. Tu es possessif.
- Si ce crétin s'occupait de l'autre au lieu de Benny aussi !
- Je ne suis pas intéressé par Kenny, siffla Florian.
- Avant ce ridicule accident tu t'occupais plus de lui que de Benny, fît remarquer François.
- Je ne suis pas intéressé par lui.
- Oh, arrête, dit Narcissa, Vous étiez tout le temps collé ensemble et depuis c'est comme chien et chat.
Le jeune homme grogna avant de se lever brusquement pour partir, on ne savait où. Les jeunes du futur attendirent qu'il sorte de la Grande Salle avant de se sourire mutuellement. Il fallait avouer qu'ils étaient forts.
- Vous êtes de vrais démons, fit remarquer Sébastien.
- Tu es pire qu'eux à toi tout seul, fit remarquer Benny alors que les autres lui souriaient.
- Daniel …
Tout le monde regarda Angel qui s'était rapproché de la table. Ayant mangé avec son père, il n'avait pas pu s'approcher d'eux mais la tension était trop forte pour lui. C'était la Pleine Lune dans environ quatre heures et une semaine sans son compagnon, ça faisait mal. Très mal. Son loup regrettait amèrement son coup d'éclat sur Basil. Il le considérait comme un petit-frère mais son entêtement avait de quoi énerver aussi.
- Que veux-tu ?, demanda froidement Alan qui s'était interposé.
- Alan.
Le jeune homme regarda les jumeaux Potter-Malfoy avant de s'écarter un peu. Bien sûr qu'il comprenait la raison de sa venue à la table. Mais il ne lui pardonnait toujours pas d'avoir attaqué Basil et d'avoir manqué de respect envers son meilleur ami. Parce que c'était ce qu'il avait fait. Il lui avait manqué de respect en imposant sa dominance à un autre Oméga et en ne l'ayant pas écouté quand Daniel lui avait demandé d'arrêter. Il avait montré que Daniel lui était inférieur. Dans le futur, son oncle Blaise leur avait pourtant enseigné ça : toujours considérer son compagnon comme son égal.
Angel se rapprocha de Daniel qui continuait à manger tranquillement. Il faisait comme s'il n'existait pas. Puisque qu'il ne prenait pas la peine de l'écouter, alors il ne voyait pas pourquoi il ne pouvait pas faire de même.
- Daniel on peut parler ?
- Je n'ai rien à te dire.
- Moi si, répliqua le métis.
- C'est bien pour toi, dit-il impassible, Mais je n'en ai que faire. Je t'ai dit de ne plus m'approcher.
Harry et ses amis regardaient avec étonnement le fils de Neville rester de glace face au loup-garou. On voyait tout de suite le gène Snape dans son attitude. Angel serra ses poings avant de s'accroupir près de Daniel.
- S'il-te-plaît Daniel, je ne tiens plus. Je suis en train de perdre la tête.
Daniel déposa ses couverts et pivota sur le banc pour regarder Angel en face. Personne ne s'attendit à ce qui arriva. La Grande Salle se fit silencieuse, même les professeurs avaient baissé d'un ton : Daniel venait de gifler bruyamment Angel. Ce dernier releva lentement son visage en direction de son compagnon qui gardait encore cet air impassible. Il le connaissait et il savait qu'il retenait ses larmes. Angel eut envie de se frapper pour avoir fait souffrir son compagnon. Daniel n'avait pas le droit de souffrir autant à cause de ses bêtises. Il s'apprêtait à dire quelque chose lorsque Daniel le devança.
- Excuse-toi.
- Je suis désolé.
- Non, siffla Daniel, Je veux que ton loup s'excuse auprès de Basil et qu'il me jure de ne plus essayer de dominer des Omégas.
Il y eut beaucoup d'exclamations dans la salle. Même sur la tablée, les élèves du futur respirèrent un grand coup.
- Daniel tu ne peux pas lui demander ça, protesta Ambre, C'est un Alpha et un Alpha a besoin de prouver sa supériorité.
- Oncle Blaise n'a jamais eu besoin d'attaquer des Omégas pour prouver sa supériorité.
- Tu compares un loup-garou de 37 ans qui a évolué en étant chef de meute et un loup-garou de 17 ans, dit Dracus.
- Vous comprenez très bien ce que je veux dire. Je ne dis pas qu'il ne doit pas imposer sa supériorité. Je veux juste qu'il comprenne qu'il n'a pas besoin d'user de la violence pour ça.
- Mais …
- D'accord.
Tout le monde fixa Angel qui regardait Daniel tout en se relevant. Il souffla un bon coup avant de se transformer en un loup immense, comme le jour de sa bagarre. Quelques cris surgirent de différents groupes. Même le professeur Lupin se leva pour se rapprocher au cas où. Le loup brun cuivré s'approcha doucement de la tablée et fixa Basil qui le regardait froidement.
- Je suis désolé Basil, grogna le loup à l'étonnement de toute la salle, Je jure de ne plus t'attaquer.
Puis le loup-garou se retourna vers son compagnon qui continuait de le regarder de cet air impassible. Le loup-garou rapprocha sa tête de celle de son compagnon et le fixa dans les yeux.
- Je te jure de ne plus te faire de tort et de ne plus te faire souffrir, toi, mon compagnon et mon égal. Je te jure de ne plus essayer d'imposer ma supériorité sur des Omégas.
Que pouvait-il dire ? Ça se voyait dans son regard qu'il était sincère. Angel lui avait juré de ne plus le faire. Il voulait y croire. Daniel voulait vraiment le croire mais il l'avait déjà fait souffrir par trois fois. Il ne pouvait y croire complètement, juste espérer qu'il tienne sa parole. Daniel soupira avant de caresser le pelage du loup. Il l'aimait vraiment trop pour son propre bien. Il se leva et sortit de la salle en compagnie du loup-garou alors que la salle se remplissait de chuchotements.
- Ils sont allés faire quoi ?, demanda Harry innocemment.
Mais personne ne répondit à sa question. Il eut juste besoin de regarder Gabriel qui souriait sournoisement pour comprendre. Il rougit immédiatement avant de soupirer de fatigue. Il ignorait comment son futur faisait, mais lui n'était pas pressé d'être 20 ans dans le futur.
Daniel ne fût pas étonné de voir une chambre apparaître quand ils entrèrent dans la salle sur demande. C'était le style de chambre qu'ils avaient l'habitude de demander quand c'était le jour de la pleine lune. C'était la réplique exacte de sa chambre dans le futur. Daniel le savait. Angel se sentait bien dans sa chambre, il ne cessait de le lui dire. Résultat, Daniel avait gardé sa chambre dans le même ordre.
Daniel fut rapidement sortit de ses pensées par deux bras qui l'enlacèrent avant de le coller contre un torse musclé. L'odeur de son amant lui monta directement au nez, toujours aussi envoûtante. Daniel se retourna pour faire face à Angel et à peine retourné, des lèvres s'emparèrent des siennes, ne lui donnant même pas le temps de s'y préparer. Le baiser se fit immédiatement plus sauvage. Jamais ils n'étaient restés séparés aussi longtemps. Daniel avait manqué à Angel, comme Angel avait manqué à Daniel. Une semaine était trop douloureuse pour laisser ça se répéter. Les lèvres s'ouvrirent et laissèrent sortir une langue qui alla retrouver sa jumelle. Le baiser se fit langoureux, les bras de Daniel s'accrochèrent immédiatement à la nuque de Angel alors que les mains de ce dernier se placèrent sur les hanches de son amant tout en sortant la chemise du pantalon. À bout de souffle, les deux jeunes hommes séparèrent leurs lèvres sans pour autant se détacher l'un de l'autre.
Le brun regarda le métis et vit immédiatement ses yeux lupins de couleur doré. Il ne pût s'empêcher de frissonner d'excitation. Angel commençait déjà la transformation en Loup-garou. Nul doute que ce qu'il allait suivre risquerait d'être douloureux pour lui le lendemain. Mais il n'en avait cure. Il aimait quand Angel était doux comme il l'aimait quand il était brutal. Daniel se hissa sur la pointe des pieds avant de passer sa langue sur les lèvres de Angel. Ce dernier grogna avant de happer les lèvres de Daniel. Les mains se mirent à bouger, celles de Daniel caressant avec délectation la chevelure de la métisse alors que les mains de celui-ci étaient déjà en-dessous de la chemise du Serpentard s'occupant à faire gémir de plaisir le brun.
Il était pressé. Il avait envie de lui et vite. Ne se posant pas plus de questions, Angel se baissa un peu et prit les jambes de Daniel pour les placer au niveau de ses reins. Continuant toujours de l'embrasser avec envie, Angel emmena immédiatement Daniel vers le lit. Il domina Daniel de toute sa corpulence alors qu'il commençait à frotter leurs hanches l'une contre l'autre. Leurs souffles étaient saccadés. Ils en voulaient plus. Toujours plus. Angel s'attaqua immédiatement au cou de sa victime et le mordit aussi fort que possible. Daniel ne pût se retenir de crier. La transformation avançait vite. Les crocs du loup-garou étaient sortis au point de le faire saigner. Angel lécha avec délice la plaie se délectant du sang de son bien-aimé. Son odeur n'avait pas disparu en une semaine. Elle avait diminué, pas de beaucoup, mais assez pour le faire grogner. Il continua de lécher, mordiller et embrasser le cou de son amant jusqu'à n'y sentir que son odeur puis, de ses mains griffues, il arracha l'uniforme de Daniel avant de se débarrasser du sien. Le regard de Daniel ne mit pas longtemps avant de s'accrocher à son torse. Qu'il l'aimait ce torse.
Le loup-garou vint immédiatement quémander les lèvres de son compagnon avant de descendre vers le torse pour poursuivre les mêmes supplices que dans son cou. La salle était remplie de gémissements, de souffles saccadés, de prénoms et demandes murmurés ou soupirés. Le pantalon de Daniel mit un bon moment avant d'aller rejoindre les restes des chemises. Une bosse était largement visible au niveau de son bas-ventre. Le brun, qui ne cessait de regarder son amant lui faire plaisir, frissonna un bon coup en le voyant se lécher les babines. Un vrai loup affamé. Récupérant un peu de conscience, Daniel releva ses jambes de façon provocante et les écarta sous le regard étonné et désireux de la métisse.
Il n'en fallut pas plus. Angel détacha rapidement son pantalon et le retira, suivi de près par son boxer ainsi que celui de Daniel. Daniel eut un soubresaut quand il vit le membre imposant du loup-garou. Ce dernier prit place rapidement entre les jambes de Daniel avant de frotter les deux membres ensemble.
Les frottements se firent plus rapide et plus brutaux, amenant Daniel proche de l'extase. Mais c'était sans compter sur un amant mesquin, qui prit plaisir à s'arrêter avant que son amant n'aille trop loin. Il l'embrassa langoureusement à nouveau avant de lui présenter trois de ses doigts. Son amant, les yeux embrumés de plaisir, commença à lécher les doigts précautionneusement avant de se mettre à les sucer alors que Angel était reparti à l'attaque de son torse.
A bout de patience, Angel retira les doigts de la bouche de Daniel et partit caresser les fesses fermes de son amant. Il les malaxa, les pinça avant de finalement passer ses doigts près de l'intimité du brun. Il joua un peu avec les nerfs de son amant en faisant exprès de passer ses doigts juste à côté.
Comment résister à une demande aussi sexy ? Angel ne pouvait pas lui refuser. Angel pénétra l'intimité de son amant d'un premier doigt. Daniel en fût presque soulagé, mais ce n'était pas assez. Il en voulait plus. Et il en demanda plus, donc un deuxième doigt vint rejoindre le premier. Daniel commença immédiatement des mouvements de va et vient sur les doigts alors que ces derniers se pliaient, s'écartaient de différentes façons à l'intérieur de lui. Son corps quémanda immédiatement beaucoup plus. Il voulait plus gros. Il voulait Angel.
Angel retira ses deux doigts de l'intimité, prit dans chaque main les cuisses de Daniel et les leva tout en les écartant. Il plaça les jambes au niveau de ses reins et entra en Daniel jusqu'à la garde. Daniel cria de plaisir. Voilà ce qu'il voulait. Ça faisait un peu mal mais c'était normal. Ça avait grossit, il pouvait presque le sentir vibrer. Il eût à peine le temps de s'y habituer que Angel repartait à la charge. Il s'accrocha aux épaules de Angel alors que ce dernier faisait des vas-et-viens brutaux au point de faire cogner le lit contre le mur à chaque coup de reins.
- Daniel …
Sa voix était rauque. Bestial même. Il se rapprochait de sa transformation. Pourtant il lui restait encore deux heures. Angel accéléra les coups. Toujours plus forts et plus profonds. Ils continuèrent ainsi, cherchant la chaleur de l'autre. Il fût un moment où ils arrivèrent au point de non-retour. Daniel fut, inévitablement, le premier. Son corps se contracta, le dos arqué vers l'arrière alors que ses mains se cramponnaient aux épaules de Angel. Il jouit immédiatement sur son ventre alors que son anneau intime se refermait sur le membre de son compagnon qui fit un dernier coup de reins tout en serrant son amant contre son torse alors qu'il jouissait en lui. Les deux amants épuisés restèrent collés ensemble, ne prenant pas la peine de se nettoyer, au contraire se serrant plus l'un contre l'autre. Angel embrassa le front en sueur de son amant alors que ce dernier somnolait.
Après quelques mots doux et quelques caresses, le couple n'attendit pas longtemps pour s'endormir et ils profitèrent des heures qu'il leur restait avant la Pleine Lune. L'heure de la chasse arriva rapidement. Lorsque Angel se réveilla, il était déjà sous sa forme de loup-garou. Il s'apprêtait à se lever lorsque quelque chose le maintint. Se préparant à chasser l'importun, il constata vite que ce n'était que son amant qui ne voulait pas quitter la chaleur de son corps. Le loup-garou lécha précautionneusement le cou de son compagnon avant de se dégager doucement et de s'en aller rejoindre sa fratrie qui était partie à la chasse.
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Quand Blaise se réveilla le lendemain de la pleine lune, son corps ne cessait de crier de douleur. Avec difficulté, il se releva à moitié sur le lit, posa un regard circulaire dans la chambre et vit que son partenaire de chambre n'était pas là. Heureusement pour lui, Théodore n'aurait pas hésité à l'embêter s'il avait vu à quel point il avait du mal à tenir debout.
Blaise essaya de se lever mais il se rallongea immédiatement dans son lit. Ses muscles lui faisaient vraiment trop mal, il sentait que ses os pourraient se casser en un rien de temps. S'il en croyait la luminosité des fenêtres magiques de la chambre, il devait sûrement être midi passé. En plus il avait faim, malgré leur repas de la nuit précédente. Blaise ne se rappelait que de quelques souvenirs. Le professeur Lupin les avait prévenus. Ils n'avaient pas encore vu tous les aspects de leurs loups. Le ventre de Blaise gargouilla bruyamment, le sortant de ses pensées. C'était cool tout ça mais, bien qu'il ait faim, son corps tirait de tous les côtés. Donc si son corps pouvait bouger ou encore si une personne avait l'idée soudaine de venir le voir, ce ne serait pas mal en effet.
Il devait être né sous une bonne étoile, se dit-il, quand il vit la porte s'ouvrir. Mais il douta de la véracité de la chose quand il vit que c'était son deuxième meilleur ami qui venait d'entrer. Il avait pourtant sa chambre de préfet, mais il fallait qu'il trouve encore le moyen de passer dans sa chambre à lui et à Théodore.
- Dis-moi que tu viens pour une bonne raison, soupira le noir.
- Je peux aussi bien partir, fit remarquer le blond, Mais j'emmène les boissons avec moi.
Draco montra trois grandes bouteilles de lait à Blaise et en ouvrit une. Blaise se releva brusquement à l'odeur alléchante et sucré, mais retomba immédiatement sur son coussin. Son ami était un sadique. Pire que Théodore Nott ? Oui encore pire. Salazar, ce crétin de blond ne pouvait pas être serviable pour les âmes en détresse ? Vu le sourire narquois qu'il affichait, c'était impossible. En fait, il aurait préféré voir Théodore à la place.
- Père, donne-lui les bouteilles, il souffre, s'outragea une voix à l'entrée.
Blaise ne cessait de remercier sa bonne étoile pour lui avoir envoyé ses neveux. Gabriel se précipita du mieux qu'il pouvait avec son ventre rond vers son père qui narguait son oncle avec les bouteilles de lait. Gabriel prit les bouteilles des mains de son père qui lui lança un regard noir sans pour autant répliquer.
- Quand je pense qu'il dit ça alors que c'était lui qui s'amusait à cacher les bouteilles à chaque pleine lune.
Sébastien entra dans la chambre, un sourire narquois au visage, immédiatement suivit par Basil et Dracus. Gabriel tendit les bouteilles à Blaise qui le remercia dans un soupir avant de commencer à boire au goulot la première bouteille.
- C'est un lait spécial, dit Draco de manière posée alors qu'il s'asseyait sur le lit de Théodore, Un lait modifié en fait. Apparemment, Lupin avait prévu le coup et s'est fait livrer des caisses de bouteilles de lait. Il m'a dit que tu devais boire les trois bouteilles entièrement.
Blaise acquiesça sous les paroles de son ami alors qu'il finissait la première bouteille. Ça lui faisait un bien fou. Alors qu'il buvait, il se sentait un peu gêné de tous ces regards fixés vers lui et se demanda rapidement où étaient les autres, sachant qu'ils restaient toujours ensemble. Mais il se rappela vite que ses enfants étaient dans la même situation. Surtout parmi les présents dans la chambre, il y en avait un qui était aussi un loup-garou et deux qui avaient des compagnons loup-garou.
- Pourquoi n'êtes-vous pas avec vos compagnons ?, demanda-t-il à Gabriel et Sébastien.
- Ils doivent sûrement dormir donc on les laisse se reposer, répondit Gabriel.
- Et toi ?, demanda Blaise en se tournant vers Basil.
- Stephen m'oblige à rester éveillé à chaque lendemain de Pleine Lune donc j'ai l'habitude, répondit Basil avec désinvolture.
- Qui c'est Stephen ?, demanda Draco en fronçant des sourcils, De quel droit se permet-il de commander un Malfoy ?
- Stephen, c'est mon compagnon. Le fils d'oncle Seamus et oncle Dean, sourit Basil alors que son grand frère le regardait étonné.
Draco voulut argumenter mais le sourire de Basil, qui paraissait innocent au début, devint un peu trop faux à son goût. Très bien. Il ne reviendrait pas sur le sujet. Enfin, pour le moment.
Blaise de son côté avait repris un peu de force. Il se sentait vraiment bien. Il ignorait ce qu'on avait rajouté au lait mais il ne sentait plus son corps le tirailler comme à son réveil. Blaise décida de se lever lorsqu'une odeur attira son attention. Elle n'était pas dérangeante, sans pour autant être aussi excitante comme celle de Ron mais il y avait cette familiarité qui ne lui donnait pas envie de vomir, comme le vieux parfum que Théodore s'est acheté pendant l'été. Blaise resta un moment à humer l'air avant de se tourner vers son ami. C'était lui. Il fronça les sourcils alors que Draco haussait les siens face à son regard.
- Quoi ?, demanda Draco.
- Ton odeur a changé, fit remarquer le noir.
- C'est bas Zabini. Très bas, siffla le blond, J'ignorais que tu étais encore un gamin dans la tête.
- Je ne disais pas que tu sentais mauvais Draco, soupira le noir en comprenant pourquoi son ami s'emportait, Je dis juste qu'elle est différente comparée à hier.
Draco sembla enfin comprendre de quoi son ami parlait puisqu'il soupira avant de s'expliquer. Ce qui lui arrivait n'allait pas s'arranger aussitôt.
- Il se trouve que je suis à cours de potion inhibitrice pour Veela, déclara son ami.
- Mais les gourdes venaient à peine d'être remplies !, s'étonna le noir.
- Je sais, soupira le blond d'un ton irrité, Mais il semblerait que quelqu'un se soit amuser à vider toutes les bouteilles, ce qui est un gros problème.
Blaise vit facilement les jumeaux échanger un regard alors que Sébastien restait tranquillement à sa place, comme désintéressé de la conversation. Blaise ignorait si c'était vraiment eux, mais ne voulant pas accuser à tort, il préféra se taire et demander le problème à Draco.
- Le problème ?, s'étrangla le blond, Tu risques de me voir plaquer Potter contre un des murs du couloir et de lui faire voir toutes les positions du livre que nous a montré Pansy.
- Évite de m'infliger ce genre d'image, grimaça Sébastien.
- Je vois, dit Blaise, Tu as demandé à Snape de t'en refaire ?
- Évidemment ! Je vais devoir attendre ce soir.
- Donc je suppose que la journée se résume à éviter les Gryffondors au maximum.
- De toute façon, il faut éviter de rester trop avec eux, dit le blond sur un ton suffisant.
- Quoi ?, s'exclama Blaise, Mais …
Blaise, ne me dit pas que tu comptais draguer Weasley alors que pleins de gamins immatures ont trouvé le moyen de venir à un temps de guerre ?
Hey !, s'exclamèrent les concernés, Ce n'est pas de notre faute, ajouta Dracus.
Draco se retourna vers eux avec un ton suffisant, un sourcil levé, avant de s'expliquer.
- Plus les recherches avancent et plus je me dis que c'est l'un de vous, ou encore vous tous, qui a organisé ce projet merdique.
- Ce n'est pas nous !
- Ah oui ? Qu'est-ce qui te rends si sûr ? Je sais que vous n'avez même pas été interrogés.
- Bien sûr que si !
- Il a raison les jumeaux, dit subitement Sébastien.
Les jumeaux se retournèrent vers leur petit frère qui semblait réfléchir, le regard baissé vers le sol. Quand il releva son regard, il vit que ses frères le regardaient comme s'il avait dit la plus grosse bêtise de sa vie. C'était évident, non ? Dumbledore ne leur avait fait ingurgiter aucune potion de révélation ou autre comme le Véritasérum. Il avait juste posé une dizaine de questions sur leurs identités mais après, il était parti annoncer la bonne nouvelle de leur arrivée ici. Il expliqua sa théorie à ses frères qui froncèrent des sourcils, de même pour Basil qui fût d'accord avec lui.
- Est-ce qu'ils cherchent même ?, maugréa Basil, Pour moi, on dirait plus que ça l'amuse de nous voir ici avec nos parents adolescents, quoi que les miens sont déjà adultes.
- Vous pensez vraiment qu'un élève a pu nous faire voyager 20 ans en arrière ?, dit Gabriel, Il faudrait être fou pour vouloir voyager 20 ans dans le passé.
Gabriel regardait tout le monde d'un air paniqué. Et si c'était vrai ? Il ne voulait pas rester dans ce passé auquel ils n'appartenaient pas. Il voulait revoir ses pères, sa maison. Gabriel plaça rapidement sa main devant sa bouche pour retenir une exclamation. Et ses bébés ? S'ils restaient trop longtemps dans ce passé, la naissance aura lieu dans un mauvais temps. Dracus, qui avait vu Gabriel commencer à paniquer, l'emmena s'asseoir sur le lit de Théodore pour le calmer.
- Si c'est vraiment quelqu'un qui a programmé tout ça, alors c'est qui ?
- Des ennemis de nos parents, supposa Basil en fronçant des sourcils.
- Je croyais que la guerre était fini, dit Blaise.
- Oh, on n'a pas de mage noir complètement cinglé qui court après tous les nés-moldus ou les sang-mêlés pour les exterminer, dit Sébastien, Mais il y a toujours des avares qui cherchent à être au pouvoir du monde sorcier par les pires manières.
- Attendez, les coupa Dracus, Vous êtes persuadés que quelqu'un, un élève, se serait amusé à nous envoyer ici. Il se peut très bien que ce soit une erreur ou une tout autre cause de notre arrivée ici.
- Je comprends mieux pourquoi tu es à Gryffondor, maugréa Draco, Pareil que Potter. Toujours là pour trouver l'excuse qui pardonne tout.
Dracus regarda son père avec un air outragé avant de répliquer qu'il préférait l'honneur à la fourberie. Mais Draco ne put répliquer que Blaise se levait déjà pour aller se préparer.
Quand il revint dans la chambre, Draco l'emmena dehors, suivi de près par les enfants du futur. Blaise ne put que soupirer à une chose qu'il avait oubliée. Loup-garou ou pas, potion ou pas, Draco ne changerait pas ses habitudes. Il ignorait pourquoi mais cette histoire de potion ne le calmait pas du tout. Il faudrait que ces prochains jours, il garde un œil sur Draco et sur quelques têtes qui se croyaient vraiment tout permis.
Arrivée à la Grande Salle, Blaise et Draco rejoignirent un groupe de Serpentard où se trouvait Pansy, Vincent, Grégory et Théodore. Apparemment, Draco n'avait pas attendu pour leur parler de l'éloignement des Gryffondors. Quand ils s'assirent à table, Blaise vit facilement Draco frissonner.
Blaise pencha un peu sa tête dans une direction et sentit que certaines fragrances avaient réussi à atteindre leurs narines, ce qui es avaient un peu plus que troubler. Il sût que Draco faisait tout son possible pour se contrôler face à cette odeur qui le ravissait, s'il en croyait les tremblements de ses mains. C'était l'odeur de Potter. Elle était aussi différente que le veille.
Blaise ne la trouvait pas si attirante que ça, par contre celle qui planait à côté était exquise. Il savait que c'était Ron. Il pourrait renaître son odeur entre mille. Elle était beaucoup plus forte qu'à son habitude. Blaise supposa que cela devait être sûrement dû à la Pleine Lune qui avait eu la veille, car beaucoup d'odeurs était devenues plus fortes, voir persistantes pour certaines. N'y arrivant pas plus longtemps face à cette odeur succulente, Blaise leva son regard en direction de la table des Gryffondors et vit Ron en train d'embêter Angel qui avait du mal à tenir la tête droite. Il était plus souriant. Il ignorait pourquoi mais il espérait que c'était grâce à leur conversation de la veille. L'humeur de Blaise se fana immédiatement, est-ce que Ron allait l'accepter pour cette partie en lui. Bien sûr, sinon il n'aurait pas eu ses enfants. Mais combien de temps allait-il devoir attendre ?
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- Arrête de le regarder.
Draco coupa son regard de la silhouette de Harry puis regarda ses amis qui le regardaient d'un air inquiet. Ils étaient mercredi et les choses ne s'étaient pas arrangées depuis la pleine lune. Les Gryffondors n'avaient trouvé aucune solution pour le voyage dans le temps, de même que les professeurs, selon Snape. Mais Draco et ses amis savait que les professeurs ne cherchaient pas beaucoup. Le professeur Snape leur avait dit que Dumbledore ne semblait pas trop préoccupé par le fait que des élèves du futur étaient dans le mauvais espace-temps.
Une deuxième chose ne s'arrangeait pas non plus pour Draco. Depuis la pleine lune, sa potion inhibitrice avait une tendance à baisser ou encore à carrément disparaître et Severus en avait assez d'en refaire pour lui. Il n'était pas idiot. Il savait que c'était quelqu'un. Impossible que ce soit un Poufsouffle qui ait vidé sa potion, ils étaient trop gentils. Un Serdaigle non plus, ils étaient trop respectueux du règlement. Les Gryffondors ? Draco en rigola intérieurement. Il n'était pas assez fou pour laisser un Gryffondor en possession du mot de passe de sa chambre de préfet. Pareil pour un Poufsouffle et un Serdaigle. Un Serpentard ? Draco regarda en direction de ses amis, certains lui jetant des regards inquiets, comme Pansy, ou encore Vincent et Grégory.
- Tu vas bien Dray ?, demanda Pansy soucieuse.
Non. Aucun des Serpentards n'aurait osé lui faire ça, surtout en connaissant les conséquences. Il y avait Boost mais jamais Boost n'aurait réussi à approcher de sa chambre. Blaise et Théodore lui envoyaient des regards suspicieux, comme s'ils pensaient qu'il prévoyait de faire quelque chose de très mal. Draco leva rapidement son regard vers Potter et ses amis quand il les vit sortir de la Grande Salle.
En effet, il pourrait faire quelque chose de très mal s'il n'arrivait pas à trouver cette satanée personne qui lui vidait ses bouteilles de potion inhibitrice. Il voulait que Potter soit sien. Il le voulait pour lui et lui seul. Le corps de Potter était parfait. Potter était parfait. Lui et ses yeux émeraude aussi précieux que l'émeraude elle-même. Cette bouche pulpeuse qu'il avait envie de voir autour de son sexe. Son fessier qu'il avait envie de caresser, frapper, pénétrer et de …
Draco secoua sa tête pour remettre ses esprits en place. Il se leva de table, son déjeuner à moitié terminé, et partit de la Grande Salle, laissant ses amis encore plus inquiets. Il déambula dans les couloirs d'un air amorphe avant d'arriver jusqu'à la salle où il devait avoir cours. Heureusement pour lui, il n'avait pas cours avec les Gryffondors, contrairement au matin où il avait dû se contrôler le plus possible au cours de Défense Contre les Forces du Mal car Potter avait trouvé le moyen de se placer la table juste devant la sienne. Draco s'appuya contre le mur en face de la salle et s'assit au sol. Ce serait dur. Il fallait absolument qu'il règle ce problème avec la potion pour qu'il n'ait pas de risque de viol sur la personne de Harry Potter.
Draco avait réussi à calmer un tant soit peu son côté Veela pour le reste de la journée. Il voulait toujours avoir Potter près de lui et grâce à Blaise et Théodore, sans oublier Pansy et quelques-uns des Serpentards, Draco avait réussi non sans mal à détourner son esprit de l'image de Potter. Mais quelle fût son erreur en se pensant en sécurité à la bibliothèque après les cours. Il avait un devoir en métamorphose qu'il devait finir sur les animagus car ils allaient commencer à aborder la pratique le mois prochain. Mais alors qu'il était plongé sérieusement dans son livre dans un coin tranquille de la bibliothèque, une odeur sucrée lui parvint aux narines. Potter. Draco releva un peu le regard et vit immédiatement Potter se diriger vers lui. Il essaya de se cacher avec le livre mais c'était peine perdue, Potter l'avait déjà vu. D'ailleurs, ce dernier ne se permit pas de demander et s'assit sur la chaise à ses côtés.
- L'espace personnel, tu connais Potter ?
- Pourquoi vous ne venez plus aux recherches ? demanda Potter en ignorant la question.
- Que l'on soit là ou pas ne change pas grand chose, répondit Draco, Vous êtes assez grand pour vous débrouiller sans nous.
Salazar ! Son odeur enivrait tous ses sens. Sa chaleur, il pouvait la sentir d'ici. Draco essayait par tous les moyens de ne pas croiser le regard du Gryffondor mais ce fût peine perdue lorsqu'il sentit un mouvement sur le côté de Potter. Poussé par sa curiosité, il leva son regard et vit Potter rougir avant qu'il ne réplique à sa réponse.
- Que je sache, ça concerne nos enfants, rougit Potter.
Draco ferma les yeux sous l'émotion. Son Veela était trop heureux. Entendre Potter dire « nos enfants » était comme une acceptation du lien pour son Veela. Draco rigola amèrement en lui. Il ignorait s'il devait le dire à Potter, mais aucun doute que ce dernier fuirait au loin après la révélation. Préférant jouer la carte de la taquinerie, Draco porta l'affaire sur un autre sujet que les recherches.
- Mon futur doit en avoir une chance, souffla-t-il, Toucher, caresser et embrasser le corps de son compagnon quand il le souhaite …
Draco sourit intérieurement lorsqu'il vit Potter rougir encore plus qu'il ne l'était. Mais ça ne dura qu'une seconde. C'était amusant quand c'était Potter qui était visé, mais quand on avait une partie Veela en manque de son compagnon, ça l'était moins.
- Je parle sérieusement Malfoy. Les enfant doivent …
Potter ne put terminer sa phrase qu'une bouche fondit sur les siennes. La bouche entrouverte, il ne put réussir à repousser la langue qui rejoignit la sienne. Harry était complètement stupéfait. Malfoy était en train de l'embrasser. Il sursauta quand il sentit une main monter le long de sa cuisse. Il devait le repousser. Il le devait, mais il ignorait pourquoi il commençait à participer à tout ça. Ni pourquoi il fermait les yeux. Il ne comprenait pas pourquoi il avait placé ses bras autour du cou de Malfoy pour approfondir le baiser.
Merlin, que ce baiser était bon. Il se sentait fondre. La main qui caressait sa cuisse passa soudainement à sa ceinture mais elle ne fut pas débouclée. Ce fut sa chemise qui fut enlevée du pantalon avant que la main ne passe en-dessous pour caresser son torse en passant par deux boutons de chairs qui le firent gémir de surprise et de plaisir. Il voulait faire de même. Il voulait voir ce corps, le sentir contre lui. Il voulait … La chaleur de la main et de la bouche de Malfoy s'éloigna doucement, ramenant doucement Harry à la réalité avant qu'il n'ouvre subitement les yeux pour voir Zabini et Nott tenir de chaque bras Malfoy qui semblait plus sauvage qu'à l'accoutumé. Son regard donna des frissons de plaisir à Harry. Il était intense, sauvage et tellement désireux.
- Je crois que tu devrais éviter d'approcher Draco pour un certain temps Potter, lui sourit faussement Nott.
- Et partir le plus rapidement possible avant qu'il ne te court après, ajouta Zabini.
Harry ne put que hocher rapidement de la tête avant de se relever rapidement pour partir le plus loin possible de Malfoy. Quand Harry fut parti, Théodore et Blaise attendirent quelques instants pour que Draco reprenne ses esprits pour qu'il puisse se lamenter sur son sort. Ce qu'il fit. À peine eut-il reprit ses esprits que Draco pâlit considérablement avant d'envoyer des regards affolés à ses amis. Qu'avait-il fait ?
- Je crois qu'il faudra que tu évites de te retrouver seul avec Potter, dit calmement Blaise à l'attention de son ami.
- Il vaudrait mieux, appuya Théodore, Entendre que Potter s'est fait agressé sexuellement par Draco Malfoy n'est pas ce qui peut arriver de mieux à notre maison.
Les deux Serpentards emmenèrent leur ami à sa chambre de préfet pour qu'il se calme avant le dîner. Quand ils allèrent à la Grande Salle, l'humeur était toujours là mais une personne manquait à l'appel. Potter n'était pas descendu pour le dîner et à voir la tête de ses amis Gryffondor, ils n'étaient pas au courant de ce qui lui arrivait.
Draco fût d'humeur maussade. Il s'en voulait. Il s'était laissé aller à ses instincts une seconde et il avait embrassé Potter. Et maintenant, à chaque fois que Potter le verrait, il verrait du dégoût sur son visage avant qu'il ne lui envoie des sorts pour ce qu'il aurait osé lui faire. Encore ce soir-là, Draco partit de la Grande Salle, son dîner à peine touché.
De l'autre côté de la table, un professeur ne cessait de regarder un des élèves. Depuis leur dernière altercation, Londubat faisait tout pour ne pas être dans son champ de vision. En cours, il se faisait discret en essayant de ne pas faire exploser son chaudron, ce qu'il réussit à faire à l'étonnement de Severus. Il lui avait dit de ne pas l'approcher mais de rester aussi discret. Il devrait être heureux, n'est-ce pas ? Mais de quoi ? Que Londubat lui donne enfin la paix ou qu'il sera aimé et entouré de sa propre famille ? Il ne savait pas. Mais une partie de lui aurait aimé voir ce futur. Mais de savoir que c'était avec un jeune homme qui avait 20 ans de moins que lui avait de quoi le traumatiser. Il avait quoi, à peine 19 ans, quand Londubat devait être née.
- Arrête Severus.
Severus se contrôla le plus possible pour garder son calme et regarda son voisin de table qui n'était autre que Remus. Il le regarda un sourcil levé, s'attendant à des explications. Remus leva les yeux au plafond avant de pointer dans la direction de Londubat.
- Tu le fixes depuis qu'il est arrivé dans la salle. Tu as, à peine, touché ton repas.
Severus fixa son regard en direction de son assiette et il remarqua qu'en effet, il n'avait presque pas touché à son repas, voir quasiment pas du tout.
- Je sais que c'est ton futur mari mais …
- Ce n'est pas mon futur mari, siffla Severus.
- Marvin et Daniel Londubat-Snape, c'est leur nom non ?, lui sourit mesquinement Remus, Je ne comprends pas pourquoi tu repousses le fait de te marier avec Londubat. C'est un gentil garçon.
- Gentil, grimaça Severus, C'est l'un des principaux problèmes. Il est trop gentil. Comment mon futur a pu se marier avec lui ?
- Tu es désespérant, soupira Remus, À croire que tu veux te marier avec un mage noir. Tu aimes « Tu-sais-qui en fait ».
- Cesse tes conneries.
- C'est toi qui refuse d'accepter ton futur avec Neville et qui de mieux que le contraire de Neville à part Tu-sais-qui.
- Et toi ?, sourit Severus, Tu repousses ton lien avec Lucius.
- Je ne le repousse pas.
Severus regarda Remus, qui continuait à manger, d'un air blasé. Il se moquait de lui, c'est ça ? Ce foutu loup-garou avait eu une dispute avec Lucius, quand ce dernier avait su pour les enfants du futur, réfutant tout futur prédit entre eux. Il ne cessait de le repousser alors qu'il lui expliquait la raison de son mariage avec Narcissa. Mais bien sûr, Remus avait complètement accepté son futur avec Lucius. Severus jeta un regard éloquent à Remus alors que ce dernier soupirait.
- La dispute n'a rien à voir.
- Mais bien sûr, se moqua Severus, Il t'explique quelque chose et tu le renvoies dans les bras de Narcissa.
- Il voulait m'expliquer la raison de son mariage avec sa femme. Je lui ai juste dit d'aller se faire voir ailleurs et d'oublier notre soi-disant histoire de jeunesse.
- Parce que pour toi l'âme sœur d'un Veela n'est qu'une histoire de jeunesse.
Remus ne dit rien, se contentant de continuer son repas. Cependant c'était mal connaître Severus qui continua de le fixer en biais de son regard noir scrutateur. Remus soupira d'exaspération avant de se tourner vers son ami.
- S'il te plaît Severus. À la base nous parlions de toi et Neville. Nos raisons ne sont pas les mêmes. Tu refuses d'être avec Neville parce qu'il est trop gentil et trop jeune et ne me dis pas le contraire parce que je sais que c'est l'âge qui te dérange, ajouta-t-il lorsqu'il vit Severus s'apprêter à riposter, Mon problème avec Lucius est dû à sa trahison envers moi.
- Remus, ce gamin a l'âge d'être mon fils.
- Mais ce n'est pas ton fils et de plus les sorciers ont une durée de vie et une jeunesse plus longue que les moldus.
- 20 ans Remus, Vingt !
Remus se contenta de fixer son ami d'un air blasé avant de secouer la tête et de retourner à son repas. Severus était un idiot borné, mais il s'en fichait. Avec ou sans ses conseils, Severus se marierait avec Neville. Il était vrai qu'au début, il avait eu du mal. Neville était largement différent des goûts de Severus qui aimait plus le style de Sirius. Remus releva soudainement la tête et regarda Severus. Ce dernier fronça des sourcils alors que Remus le regardait avec un peu de colère.
- Tu penses à lui. Tu compares Neville à lui.
Severus écarquilla des yeux avant de froncer des sourcils pour comprendre de qui il parlait. La lumière se fit dans son esprit avant de détourner du regard. Penser à Black ? Jamais. Quoi que. Severus leva son regard vers Neville qui parlait avec Sébastien et Marvin. C'est vrai qu'il était différent de Sirius. Il n'était pas assez courageux, têtu, défiant, … il n'était pas Sirius.
- Arrête de penser à lui Severus, siffla Remus qui avait arrêté de manger, Il est mort alors arrête de remuer la plaie. Cicatrise-la.
Remus termina son repas et se leva promptement de table, laissant Severus et ses problèmes nostalgiques. Il avait raison, c'était un imbécile. Penser encore à son meilleur ami alors qu'il était mort. Severus refusait de tourner la page. C'était un gros imbécile.
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Dans une salle abandonnée, un petit groupe d'élève se rejoignait discrètement alors que le reste de l'école retournait à leurs salles communes respectives. Gabriel, parce que c'était lui, se posa rapidement sur un des bancs et regarda le groupe avant de se tourner vers Angel qui ne cessait d'embrasser Daniel.
- Alors comment ça se passe ?
- Pour Papa et Père, il n'y a pas à s'inquiéter, dit Ambre, D'après Angel, ça ne devrait pas tarder avant qu'ils ne se rapprochent.
- Pour Oncle Neville et Oncle Severus, c'est moins sûr, dit Narcissa.
- On n'a pas besoin de s'inquiéter pour eux, dit Marvin.
- Pourquoi tu dis ça ?, s'irrita Lyly, Tu ne vois pas comment Oncle Severus se comporte avec lui.
- Lyly, nous connaissons parfaitement bien nos parents, répliqua sèchement Daniel, Et contrairement à toi, j'ai très bien vu la manière dont il scrutait ses fesses
- Tu as vu ça aussi ? Père n'est pas du tout discret et il devient jaloux, rigola Marvin
- Pauvre Poufsouffle, soupira Daniel, Père va lui en faire voir de toutes les couleurs.
- Donc pour Oncle Severus et oncle Neville, tout se passe normalement, coupa Kenny, Pour oncle Seamus et oncle Dean il n'y a rien à faire puisqu'ils sont déjà ensemble.
Le jeune homme se tourna vers les garçons de la famille Potter-Malfoy qui restaient silencieux. Quand ils virent que tout le monde attendait leur avancée, ils ne purent que soupirer. C'était une réponse claire et précise.
- Bien que ce soit évident, Père sait que quelqu'un s'amuse à vider ses bouteilles donc il évite de croiser Papa, répondit Gabriel.
- Mais je n'aurais jamais pensé que Père puisse tenir aussi facilement à la tentation, dit Dracus.
- Vous pensez vraiment que c'est une bonne solution de les faire se rapprocher ?, dit calmement Sébastien.
Tous les élèves se tournèrent vers le blond qui semblait s'ennuyer ferme de cette réunion. Il savait très bien pourquoi Gabriel et les jumelles s'étaient donnés comme mission de lier leurs parents. Dracus était juste un dommage collatéral qui suivait Gabriel dans toutes ses facéties. Il savait bien ce que ses frères et sœurs pouvaient ressentir de ne pas voir leurs parents toujours collés l'un à l'autre. C'était une habitude dont ils devaient se passer dans cette époque et Sébastien ne voulait pas se mêler de ça, sachant très bien où cela pourrait mener.
- Vous essayer de rapprocher nos parents, mais qu'est-ce qui vous dit que ça n'empirera pas les choses ?
- Tu racontes n'importe quoi Sébastien, dit Lyly.
- Tu es sûre de toi ?, se moqua Sébastien, Que je sache j'ai toujours été le plus intelligent.
- Et le plus vantard aussi, maugréa Narcissa, Quoi qu'il en soit je ne vois pas pourquoi nous devrions arrêter.
- Une chose, ou plutôt une personne, dit Sébastien d'un air mesquin, Papa. Si vous faites UNE erreur cela pourrait être fatal pour leur couple.
- Nous n'allons pas nous tromper, siffla Gabriel, Si on continue comme ça, ils ne tarderont pas à se mettre ensemble.
- Je me disais bien que c'était vous.
Le groupe sursauta et se retourna en direction de la voix. Ils virent Blaise et Théodore les regarder d'un air sévère. Les deux Serpentards s'approchèrent des enfants d'une démarche tellement silencieuse que certains palissèrent à vue d'œil.
- J'espère que vous vous amusez bien, siffla Théodore, Parce que vous allez arrêter ça et immédiatement.
- Quoi !, s'exclama Dracus, Mais …
- Je crois que vous ne voyez pas l'importance du danger que vous apportez à Potter en faisant ça, siffla Blaise.
- Mais il faut qu'ils se lient, paniqua Lyly, Sinon c'est père qui sera en danger.
- Draco sait très bien ce qu'il encourt s'il ne se rapproche pas de Potter, claqua Théodore, Cependant cela reste sa décision.
Les futurs tentèrent tant bien que mal de se justifier mais les deux Serpentard restèrent intraitables. Blaise eut rapidement assez de ces plaintes et grogna assez fort pour faire taire toutes les voix.
- Vous faites partie du futur, nous n'avons pas besoin de vous pour nous mettre avec nos futurs compagnons. Que Ron veuille de moi ou pas, que Snape repousse Londubat ou couche avec lui, que Théodore se marie plus tard avec un elfe, ou encore que Draco se rapproche de Potter ou pas ne vous regarde absolument pas.
- Ce sont nos parents !, s'exclama Lyly.
- Vous venez comme ça et vous pensez que tout va se construire comme vous le voulez ? Redescendez sur terre un peu ! Nous sommes en guerre et notre priorité en ce moment est de vous renvoyer dans votre temps ! Alors cessez vos gamineries !
Les jeunes regardèrent avec stupéfaction Blaise qui s'était complètement aller à sa colère. Il n'avait pas tort. Il ignorait pourquoi les enfants avaient eu cette envie soudaine de former les couples de leurs parents, mais il savait au moins une chose : créer le lien de certains couples pourrait avoir de mauvaises répercutions pour leur futur et ils prendraient le risque de ne pas avoir leurs enfants plus tard.
Théodore posa une main sur son épaule, tentant de le calmer le plus possible, et d'un sourire faux plaqué sur son visage le brun s'adressa aux enfants.
- Bon, j'espère que vous avez compris ?
- Comment pouvez-vous ne pas les lier ?, souffla Lyly, Père a besoin de ce lien.
- Vous êtes bien vivants, n'est-ce pas ?, claqua Théodore d'une voix froide, Alors cela veut dire que vos parents ont réussi à former le lien sans vous. Vous ne savez pas du tout si ce que vous ferez changera le futur. De plus, si Potter n'est pas consentant, le lien ne sera pas complet et c'est Draco qui recevra les répercutions.
La salle resta un petit moment dans un silence de plomb. Personne n'osa parler. Blaise et Théodore, pensant que les jeunes les avaient bien compris, les laissèrent dans leur salle et rejoignirent leur salle commune où leurs amis devaient les attendre. Ils espéraient vraiment que les futurs avaient compris. L'incident de la bibliothèque n'était qu'un avant-goût de ce qui pourrait arriver à Potter. Personne ne savait ce qui pourrait arriver et Draco ne méritait pas de souffrir autant.
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À Suivre.
