Pairing : DMHP et d'autres couples
Tome : C'est après la mort de Sirius et ils sont tous en 7e année donc en 1997.
Disclamer : certains personnages appartiennent à J.K. Rowling mais d'autres personnages sont simplement originaires de mon imagination.
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Trop à mon goût
Chapitre 8 :
Ce même matin, Blaise et Théodore se réveillèrent et se préparèrent tranquillement. Blaise semblait de moins en moins en froid avec sa partie loup. Théodore ignorait ce qui lui avait ramené son sourire mais il ne pouvait qu'être soulagé de ne plus le voir aussi dépressif qu'avant.
- Oncle Blaise, Oncle Théo, hésita Lyly en jetant des regards à Ambre et Narcissa.
- Que se passe-t-il ?, demanda calmement Blaise un mince sourire sur son visage.
- C'est … nous …
Les deux Serpentards s'envoyèrent des regards interrogateurs lorsqu'ils virent que même la jumelle hésitait à parler alors qu'elles étaient celles qui étaient les plus vocales. Les deux jeunes filles regardèrent Ambre qui soupira avant de s'expliquer avec son père et son oncle. Qu'il soit de son temps où celui-ci, son père n'allait pas apprécier ce qu'elle allait lui annoncer.
- Il y a un problème avec oncle Draco, déclara-t-elle.
Blaise perdit immédiatement le sourire qu'il avait sur le visage et regarda sa fille qui regardait les jumelles avec tristesse.
- Quoi ?, demanda calmement Théodore, la tension se faisant ressentir dans sa voix.
- Après l'incident avec Papa, il est allé s'assurer que tout allait bien et …
- Vous les avez laissés seuls ?, siffla Blaise.
Les jeunes filles tremblèrent sous la colère presque palpable de Blaise.
- On ne pensait pas que …
- Ça irait jusque là ?, termina Théodore sur un ton ironique alors que les jeunes filles hochaient de la tête.
- Que s'est-il passé ?, demanda Blaise.
- Il … Père est devenu fou, déclara Narcissa.
Blaise et Théodore écarquillèrent les yeux avant de se précipiter en dehors de leur dortoir. Ils sortirent rapidement de leur salle commune, sous les yeux étonnés des élèves présents, et prirent la direction de l'infirmerie. Blaise ignorait vraiment ce qu'il avait, mais il se sentait moins oppressé. Ses deux parties s'entendaient parfaitement sur son idée principale : il avait une grande envie de réduire ces gamins en pièce. S'il avait ignoré leurs identités, il aurait succombé à cette tentation si sanglante.
Lorsqu'ils arrivèrent au couloir de l'infirmerie, ils surent immédiatement que cela était grave. Des cris. Des cris agonisant retentissaient dans le couloir. Sans plus attendre, Théodore et Blaise entrèrent dans l'infirmerie et ce qu'ils virent les stupéfia. Leur ami Draco était attaché à un lit de l'infirmerie grâce à des sangles magiques, qui semblaient se resserrer à chaque protestation. Les cris de Draco furent encore plus aigus et enroués alors que ses ailes noires s'agitaient de plus en plus. L'infirmière et ses assistants temporaires tentèrent de lui lancer des sorts pour l'endormir, voire l'immobiliser, mais une protection semblait entourer Draco qui ne cessait de crier, comme si ça pouvait le soulager. Ils usèrent de différentes solutions, pour calmer le Veela qui devenait de plus en plus fou mais rien ne semblait fonctionner. Ils ignorèrent combien de temps cela dura, mais ils furent heureux lorsque cela se calma. Draco lança un dernier cri assourdissant avant de s'évanouir sur le lit de l'infirmerie. Madame Pomfresh se rapprocha doucement de Draco, craignant une nouvelle agitation. Elle fronça des sourcils en voyant que son état s'aggravait. Elle fit quelques analyses, sous les regards attentifs des élèves, du professeur McGonagall et du directeur.
- Alors Pompom ?, demanda le directeur.
L'infirmière finit ses derniers sorts avant de se retourner en direction des professeurs Dumbledore et McGonagall, l'air grave.
- Monsieur Malfoy semble être tombé dans un coma magique, dit l'infirmière.
Il y eut quelques cris de stupeurs de la part de quelques demoiselles alors que les garçons s'étonnaient du bilan. Harry écarquilla des yeux. Était-ce sa faute ? Malfoy lui avait dit qu'il aurait dû le repousser, mais comment aurait-il pu ? Il avait succombé à cette tentation et il en voyait déjà les conséquences.
- Un coma magique ?, demanda Gabriel.
- Tu es si ignorant que ça ?, dit sarcastiquement Théodore en le fusillant du regard, Le Veela en Draco est en train de mourir.
Des respirations se coupèrent. Des regards s'écarquillèrent. Des bouches s'ouvrirent sous la stupeur. Des corps se crispèrent. Qu'avaient-ils fait ?
Les professeurs parlèrent encore quelques instants sur les directives à prendre pour régler ce problème avant de reprendre leurs activités. Le directeur décida qu'il valait mieux éviter de prévenir Lucius Malfoy, pour ne pas avoir le ministère aux portes de l'école. Les élèves restèrent un bon moment dans un silence pesant. Des regards se fixaient avant de fixer de nouveau le Veela endormi.
- Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ?, demanda Narcissa.
Inconsciemment tous les enfants du futur se tournèrent vers Sébastien. Ce dernier, qui était occupé à lire son livre sur une chaise aux côtés de Benny, toujours endormi, sentit les regards sur lui. Il leva les yeux et soupira en voyant les têtes que faisaient ses frères et sœurs.
- Génial, maintenant c'est derrière moi que vous accourez ?, demanda-t-il avec dédain, Débrouillez-vous.
- Sébastien !
- Quoi ?, siffla-t-il à l'attention de ses grandes sœurs, Vous avez joué avec les liens d'un Veela. Les liens de Père. Tout le monde sait à quel point cela peut être dangereux. Vous êtes des Veela, comment pouvez-vous être aussi ignorants ? Oncle Blaise et Oncle Théo vous avaient prévenu. JE vous avais prévenu, mais vous ne m'écoutez jamais, ajouta-t-il d'un sourire faux.
- Mais … nous avions bien le droit de tenter quelque chose, dit Narcissa.
- C'est vrai, affirma Lyly, C'est trop dur de les voir comme ça.
- Alors, parce que vous êtes là, ils doivent se mettre à s'embrasser comme leur futur ?, dit Sébastien avec un sourire jaune, Vous êtes encore plus idiotes que je ne le pensais. C'est très clair, Papa n'a aucun sentiment pour père.
- Je …
Harry ne termina pas sa phrase en voyant le regard que lui envoyait Sébastien. C'était comme s'il le défiait de le contredire. C'était une parfaite copie de Malfoy, sauf les yeux qui était d'un vert émeraude à en couper le souffle. Ses yeux, Harry hésitait entre couper le regard avec Sébastien ou défier le regard. Les yeux de Sébastien semblaient s'enflammer. Nul doute que Harry sentait le mépris et la colère dans ce regard.
- Ose me dire que tu te voyais déjà faire ta vie avec Père.
Harry resta silencieux. Il y avait pensé, mais seulement à l'arrivée des élèves du futur. Jamais il ne s'était imaginé une vie future avec Malfoy, avec personne d'ailleurs. Il savait qu'il devait battre Voldemort mais il avait toujours pensé qu'il mourrait au combat. Si quelqu'un lui avait dit qu'il ferait sa vie avec Malfoy, il aurait d'abord ri avant de lui conseiller un des psychomages qu'on lui avait conseillé lorsqu'on pensait qu'il mentait sur la réapparition de Voldemort.
- Tu vois. Tu n'aimes pas Père. Tu as couché avec lui sur le moment, la tentation était trop forte pour toi. Tu ne l'aimes pas, tu le désires, termina-t-il calmement, Ça me déçoit.
- Sébastien !
Tous ses frères et sœurs s'étaient mis à crier. Les autres enfants du futur regardèrent la dispute se faire sous leurs yeux sans qu'ils ne puissent ajouter quelque chose. Et même s'ils disaient quelque chose ? Cela n'aurait rien changé si ce n'était Sébastien qui les aurait bien remis à leur place et la dispute aurait empiré.
- Sébastien, tu dois nous aider, protesta Lyly, C'est pour la survie de Père !
- Sa survie ? Y avez-vous pensé lorsque vous vidiez sa potion inhibitrice ? Y avez-vous pensé lorsque vous le laissiez s'approcher de Papa avec son Veela actif ? Non, alors ne venez pas me parler de sa survie. Vous vous êtes foutus dans cette merde, sortez-vous en seuls.
Sans une parole de plus, le jeune sortit de l'infirmerie alors que ses frères et sœurs s'inquiétaient de la suite. Leur petit frère avait, une fois de plus, raison face à leurs idées qui étaient complètement irresponsables. Leurs pères leur avaient souvent dit de prendre exemple sur lui. Mais comment le faire en sachant qu'ils demandaient de prendre exemple sur un plus petit qu'eux ? Ils étaient les plus grand, sans compter Matthew, et ça pesaient beaucoup sur leur fierté d'entendre leurs parents dire ça. Ils devaient l'avouer, Sébastien était de loin, le plus intelligent. Ils avaient entendu un soir leurs parents se disputer à propos d'une école de sorcier où Sébastien aurait pu aller. Cette école n'était possible d'accès que pour les sorciers à grand quotient intellectuel. Mais ils ignoraient pourquoi, ils n'en avaient plus entendu parler et Sébastien était venu à Poudlard. Alors comment allaient-ils s'en sortir de cette galère sans l'aide de Sébastien ?
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Sébastien n'était pas sorti des appartements de Severus et il ne le voulait pas. Après la dispute avec sa fratrie, il avait tout de suite pris la direction de l'appartement de Severus. Même s'ils cherchaient tous, ils ne le trouveraient pas avant qu'il ne sorte. Il s'était même assuré à faire disparaître son odeur pour que la famille de loup-garou ne le trouve pas. Il ne voulait pas retourner à l'infirmerie et il était persuadé que sa famille devait le chercher partout juste pour qu'il trouve un moyen d'aider leur père, ou encore attendait à l'infirmerie en pensant qu'il faisait un de ces caprices comme le faisaient si bien Lyly et Narcissa quand quelque chose leur déplaisait. Non. Sébastien préférait attendre, en compagnie de Severus et Remus, près de la cheminée devant une bonne tasse de thé anglais.
Alors que Sébastien souriait à la situation, le feu de la cheminée de Severus devint rapidement vert avant qu'une personne n'en sorte. Lucius Malfoy dans toute sa splendeur. Ce dernier écarquilla des yeux lorsqu'il vit la présence de Sébastien et Remus mais il ne s'en formalisa pas plus et vint s'asseoir sur l'un des fauteuils de l'appartement. Sébastien sourit. Si Dumbledore pensait vraiment qu'il n'allait pas appeler son grand-père, il se trompait largement.
- Alors ? Quelle était cette chose si urgente ?, commença d'emblée Lucius après s'être assis.
- Avant tout, commença Sébastien, je voudrais que vous me promettiez de ne pas attaquer les futurs, surtout ma famille.
- Et pourquoi ferais-je ça ?
- Parce que je voudrais éviter les pertes inutiles. Mes frères et sœurs ont eu une idée soit disant de génie, alors que selon père le génie serait moi, ajouta-t-il d'un sourire.
Lucius considéra les paroles de Sébastien avec attention alors que Sébastien le regardait tout aussi placidement qu'un Malfoy pouvait le faire. Severus et Remus regardèrent la scène avec étonnement. Aucun doute là-dessus, Sébastien devait sûrement être l'une des plus grandes fiertés de Draco et Lucius dans vingt ans. Lucius et Sébastien continuèrent de se fixer pendant quelques secondes avant que Lucius ne soupire d'exaspération.
- Je présume que tes frères et sœurs ont, une fois de plus, attenté à la vie de Draco.
- Il faut les excuser, dit Sébastien avec un sourire désolé complètement faux, Il se trouve que la fierté du côté Malfoy prend souvent le dessus quand leur petit frère, en l'occurrence moi, a raison.
- Donc tu veux me dire que tu n'étais pas d'accord avec eux ?, dit Lucius avec dédain.
- Je suis rarement, voire quasiment jamais, en accord avec leurs idées. Cependant, ils souhaitaient absolument voir le lien de Papa et Père se concrétiser.
Sébastien, Remus et Severus virent rapidement la pupille de Lucius s'amincir autant qu'une pupille d'un chat face à la lumière. Remus sentit une partie de lui qui lui disait de le plaquer au sol pour qu'il se calme, cependant il préféra faire confiance à Sébastien et attendit. La dernière fois qu'il avait vu les yeux de Lucius devenir comme ça, la jeune femme l'avait regrettée. L'épreuve lui avait été tellement traumatisante que le directeur Dumbledore avait été obligé de lui effacer la mémoire, dans le plus grand secret.
- Donc si je comprends bien, dit Lucius d'une voix difficilement maîtrisée qui ne présageait rien de bon, Vous avez essayé de tuer mon fils en concrétisant un lien qui n'est pas encore fiable ?
- Si vous pouviez éviter de me mettre dans le lot, ça en devient vexant. Matthew est trop responsable pour faire une telle bêtise. Johan est trop jeune pour comprendre tout ça, dit Sébastien avec un air dramatique, Mais à part ça, oui c'est ça.
Lucius se leva subitement tout en foudroyant les trois hommes qui attendaient de voir ce qu'il programmait. Il sortit des appartements et prit immédiatement la direction de l'infirmerie. Les trois autres n'attendirent pas une seconde et le suivirent calmement. Lucius semblait voler tellement il allait vite. Les trois autres se demandèrent même s'il avait pris sa potion et ils en déduisirent rapidement par la négative, ce qui inquiéta Remus.
Lorsqu'ils arrivèrent à l'infirmerie, la même petite troupe se trouvait encore là. Par contre, aucun d'eux ne fut soulagé de voir Lucius présent. Certains se lancèrent des regards interrogatifs, Dumbledore n'avait pas dit qu'il ne fallait pas le prévenir ? Lorsqu'ils virent Sébastien entrer dans l'infirmerie d'une marche tranquille, ils comprirent rapidement la raison de la présence de leur grand-père, cet idiot l'avait appelé. Lucius se rapprocha de son fils endormi et caressa avec délicatesse ses ailes noires, comme s'il avait peur qu'elles se cassent.
- Ses ailes sont noires, souffla Lucius avec peine.
Les élèves se regardèrent alors que Sébastien baillait d'ennui. Lucius fusilla les frères et sœurs de Sébastien du regard alors que ces derniers se figèrent, n'osant pas faire une seule action.
- L'autre jour ne vous a pas suffit ?, siffla Lucius, C'est ça la raison de votre présence dans notre temps ? Tuer mon fils ?
- Lucius …
- La ferme Remus, cracha-t-il, Je suis persuadé qu'une partie de toi doit se sentir heureux que l'objet de ma trahison soit en si mauvais état.
- Monsieur Malfoy, vous ne pouvez pas dire …
- Je me permets ce que je veux Potter, surtout lorsqu'on voit les dégâts que vous avez occasionnés. Ses ailes sont aussi sombres que l'encre. Vous ne portez aucun amour à mon fils.
Harry baissa sa tête vers le sol quand il entendit les paroles de Malfoy senior. Entendre deux fois dans la journée qu'il n'aimait pas son futur mari avait le don de faire grandir cette culpabilité en lui. Il n'avait pas résisté une seule fois à Malfoy. Pourtant, Zabini et Nott lui avait déconseillé de rester seul avec Malfoy mais il n'avait pas pu résister.
Du côté de Remus, la culpabilité l'avait déjà atteint. Lucius n'avait pas tort. En tant que professeur il s'inquiétait pour son élève, mais une grande partie de lui se sentait bizarrement heureux de savoir le fils Malfoy dans un si mauvais état. Il était persuadé que c'était sa partie loup qui était heureuse, mais était-ce vraiment le cas ? Il était vrai que si Draco Malfoy mourrait, Remus ne verrait plus d'obstacle pour que son compagnon lui revienne. Mais était-ce vraiment bénéfique si Lucius en restait triste toute sa vie ? Un Veela chérit sa famille plus que tout et il ne fallait pas oublié que Draco Malfoy était le meilleur compagnon pour Harry. Le bonheur de Harry était très important pour lui.
En entendant des froissements de vêtements, tout le monde leva son regard vers Lucius qui enlevait sa robe de sorcier, ne restant qu'avec une chemise et un pantalon. Mais la chemise ne resta pas non plus, faisant grogner intérieurement Remus qui n'aimait pas que Lucius dévoile autant son corps.
Lucius ferma ses yeux et respira un grand coup avant que des marques blanches n'occupent la surface de son dos. Lucius serra sa mâchoire sous la douleur alors que les marques blanches semblaient sortir de son dos, prenant rapidement leur forme originale. Deux immenses ailes prirent place autour de Lucius, sous l'œil étonné de l'assemblée.
Lucius ne sortait que très rarement ses ailes, les périodes où son corps ne supportait plus la potion et que ses ailes le démangent trop. Il savait très bien que des ailes aussi blanches pouvaient attiser l'engouement mais il ne s'en formalisa pas et se rapprocha de son fils. Ses yeux devinrent entièrement blancs alors qu'il passait ses mains sur le corps de son fils, murmurant des paroles incompréhensibles. Quelques minutes après, les ailes disparurent et son regard redevint normal, sans qu'il ne quitte son regard du corps de son fils.
- Sortez.
Tout le monde sut à qui il s'adressait, et Blaise et Théodore n'attendirent pas une seconde pour le faire, connaissant bien le père Malfoy, mais le reste des élèves ne semblèrent pas décidés. Lucius les fusilla de son regard mercure et leur cria de sortir. Seuls restèrent les infirmiers, les deux professeurs et Sébastien. Lucius passa doucement ses mains sur les plumes des ailes de Draco. Ses caresses semblaient tellement douces qu'on pouvait réellement penser que les ailes étaient fragiles. De voir les ailes de son fils dans cet état lui serrait le cœur. L'état de son fils lui serrait le cœur.
- Tu l'avais remarqué n'est-ce pas ?, dit subitement Lucius à l'attention de Sébastien.
Ce dernier se contenta d'hocher de la tête alors qu'il continuait de lire son livre aux côtés de Benny qui dormait encore. Au moins, son grand-père restait toujours le même. Depuis qu'il était tout petit, son père et son grand-père ne le prenait pas pour un idiot et lui parlait comme un adulte. Seul son papa le voyait encore comme un gamin. Remus et Severus froncèrent des sourcils aux paroles du blond le plus âgé.
- Remarqué quoi ?, demanda Severus.
Lucius pointa les ailes de Draco et Severus et Remus se rapprochèrent pour voir ce qu'il y avait mais ne virent absolument rien.
- Il a des ailes noires et alors ?
Lucius soupira et écarta quelques plumes d'une aile pour le montrer aux deux professeurs. Ils s'étonnèrent de voir la peau violette. Lucius prit sa baguette et fit une mince entaille sur la peau de Draco et du sang ne tarda pas à couler.
- Sens, dit calmement Lucius.
Remus se rapprocha du comateux et sentit le sang qui sortait de l'entaille. Il s'écarta rapidement quand l'odeur envahit ses narines. Severus fit de même et eut la même réaction, mais il avait un air horrifié sur le visage.
- Du poison ? !, s'étonna Remus.
Lucius acquiesça et se retourna en direction de son futur petit-fils. Ce dernier ne semblait pas étonné de son constat. Était-il au courant ? À en croire son regard, il l'était et cela énerva Lucius qui prit conscience d'avoir été utilisé par son petit-fils. Il était fier mais aussi en colère.
- Tu le savais ?, demanda Severus, qui avait fait le même constat que Lucius.
- Je ne suis pas idiot, dit Sébastien avec suffisance, Les ailes noirs sont, certes, signe de rejet, mais j'ai eu le temps de vérifier la peau sur les ailes et la couleur violette n'était qu'une confirmation à l'empoisonnement.
- Alors tu peux m'expliquer ce cinéma avec papa ?, dit Matthew avec un air ferme.
Sébastien perdit son sourire hautain et plaça une expression froide sur son visage.
- Ce garçon n'est pas mon père, dit-il, Papa aurait résisté à la tentation, siffla Sébastien, Il arrêterait de faire l'égoïste en pensant que ça n'arrive qu'à lui ce genre de choses. Il aurait gardé son sang-froid.
- Ça n'explique pas ton action Sébastien, s'exclama Matthew.
- Il nous aurait plus gêné qu'autre chose dans la recherche d'un antidote et du coupable, répliqua-t-il en s'approchant du lit de Draco.
- Le coupable ?, siffla Lucius.
- Bien sûr, dit Sébastien, Et la liste est longue. Le Fidelitas que le professeur Dumbledore a placé a bien des failles, comparé aux sorts de notre temps.
- Cela pourrait avoir un rapport avec le Lord ?, s'étonna Remus.
- J'en doute. Si j'étais un mage noir, j'aurais tué ce fameux sujet qui me préviens avoir vu la progéniture Potter-Malfoy mais ce n'est que mon avis.
Matthew et Mathis regardèrent Sébastien avec des airs sidérés. Ce gamin était beaucoup trop calme et réfléchi pour son propre âge et cela en devenait effrayant. Matthew s'approcha de son père inconscient et préleva, sous l'œil attentif de Lucius, un peu de son sang pour l'analyser. Severus en demanda une fiole pour l'analyser de son côté et trouver un antidote le plus rapidement possible.
- Je dois prévenir le professeur Dumbledore, dit Pomfresh tout en se dirigeant vers son bureau.
Aucun ne protesta et ils regardèrent Draco une dernière fois avant de commencer les recherches sur l'antidote et le coupable.
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De l'autre côté de la porte, un groupe attendait impatiemment que l'on puisse leur autoriser l'accès à l'infirmerie. Théodore et Blaise restaient dans leur coin à attendre calmement qu'on leur autorise à rentrer de nouveau. Les enfants Potter-Malfoy semblaient très inquiets de la suite des événements.
- Pourquoi cet imbécile peut rester ?, râla Gabriel.
- Peut-être parce qu'il est celui qui a prévenu grand-père, souffla Narcissa blasée.
- N'empêche que Sébastien a toujours été le préféré de grand-père et père, bouda Lyly.
- Cesse de dire des conneries Lyly, claqua Dracus, Ce n'est vraiment pas le moment pour tes gamineries.
La jeune fille regarda son grand frère outrée mais se tut face à son regard. Son regard se fit triste avant qu'elle ne baisse la tête. Le groupe resta un bon moment dans un silence complet et tendu. Blaise et Théodore ne se mélangèrent même pas au groupe. Tout ce qui les intéressait était l'état de leur ami. Et de toute manière, ils n'avaient pas envie de réconforter des gamins irresponsables. C'était de leur faute.
- Seb' a raison je pense, dit brutalement la voix de Dracus, Nous sommes de vrais idiots.
- Dracus.
- Si nous l'avions écouté, Père serait réveillé et en bonne santé, souffla-t-il, S'il ne se réveille pas, nous resterons bloqués à cette époque où nous disparaîtrons et … et …
La respiration de Dracus se bloqua, n'arrivant plus à sortir un seul mot. Le jeune homme craqua finalement et se mis à pleurer silencieusement, les larmes seules preuves de son désespoir.
- … Je veux revoir Sean, souffla-t-il de sa voix enrouée.
Gabriel rejoignit son frère et le prit dans ses bras pour le réconforter. Le groupe resta silencieux alors que la culpabilité de Harry était à son maximum. Tout cela était de sa faute. S'il avait résisté au charme de Malfoy et qu'il était reparti immédiatement à la tour de Gryffondor, rien de tout cela ne serait arrivé.
Harry s'apprêtait à s'excuser de sa bêtise mais il n'eut pas le temps de sortir un mot que son dos percuta tout à coup le mur du couloir. Il ferma fortement les yeux sous la douleur alors que des glapissements se firent entendre. Il se sentit maintenu de force contre le mur alors que ses pieds ne touchaient même plus le sol.
Harry finit par ouvrir un peu les yeux et tomba sur un Zabini en colère. Le regard de Blaise était devenu jaune et ses canines étaient toutes ressorties. Ses griffes n'étaient pas épargnées, elles étaient très longues et Harry fut heureux qu'elles ne perforent que son uniforme.
- Tout ça, c'est de ta faute Potter. Je vais te tuer, grogna Blaise.
Harry resta à fixer Zabini qui était vraiment énervé contre lui et il pouvait le comprendre. Son meilleur ami se retrouvait dans un état critique par sa faute. Harry ouvrit la bouche pour parler mais Zabini l'envoya au sol d'un coup de poing, blessant Harry au niveau des lèvres. Le rouge et or resta au sol, la tête un peu étourdie. Zabini s'apprêta à foncer vers lui quand une forme invisible le retint. Harry écarquilla des yeux et chercha la source de cet arrêt. Il fut amplement étonné lorsqu'il vit que c'était Nott qui retenait Zabini d'un sort.
- Toi, siffla Théodore à l'attention de Harry, Toi et tes petits amis griffons. Je ne veux plus que vous nous approchiez.
- Qu …
- Je te revois dans les alentours de Draco, Potter, et je t'égorge.
Harry regarda Théodore avec étonnement. Comment pouvait-il exiger une chose pareille ? Harry sursauta lorsqu'il entendit un grognement de colère et il vit Zabini de plus en plus bestial. Ce mec voulait le tuer.
- Dégage Potter, siffla Théodore, Dégage ou je le lâche.
Harry eut peur du regard de Nott. Il y avait une telle colère, c'était la première fois qu'il voyait Nott de cette humeur. Harry n'était pas du genre à s'abaisser. En particulier face à des Serpentards, mais pourtant il se releva et fit face à Théodore et Blaise une dernière fois avant de partir rejoindre ses amis. Il fallait qu'il demande conseil à Hermione, elle seule pourrait trouver une solution.
- Vous, claqua Théodore à l'attention des futurs, Ça sera pareil.
- Quoi ?, s'outra Gabriel.
- Tu ne peux pas nous obliger à faire ça !, s'écrièrent les jumelles.
- Non, vous croyez ?, grogna Blaise, Approchez Draco ou nos amis, une seule fois, et le Lord sera ravi d'avoir des cobayes en plus. Mon futur est peut-être attaché à vous mais nous non.
Les enfants Potter-Malfoy eurent peur de la menace que leur envoyaient leurs oncles. Ils n'oseraient pas faire ça, si ? Sous un dernier grognement, les amis et cousins des enfants Potter-Malfoy les éloignèrent de la menace que représentaient leurs oncles en ce moment. Mieux valait attendre que leur père se rétablisse avant de pouvoir leur parler de nouveau. Léo regarda son père une dernière fois avant de rejoindre sa famille. Il espérait que son autre père ne parlait pas de ça, lorsqu'il avait parlé d'un changement dans l'histoire.
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Harry ne comprenait pas pourquoi il fallait se presser autant. Quand il avait rejoint la tour des Gryffondors, il n'avait pas tardé à expliquer à ses amis ce qui s'était passé la nuit précédente et il n'oublia pas de parler du coma de Draco. Hermione l'avait réprimandé pour ne pas avoir tenu face à la tentation de Malfoy. Les garçons l'avaient regardé avec stupéfaction avant que Seamus ne plaisante sur la rapidité de sa relation avec Malfoy. Personne n'avait rit et Hermione avait continué de crier derrière à propos de son irresponsabilité. Cependant, la nuit tombée, Hermione était revenue vers lui et l'avait traîné en direction de la bibliothèque.
- Tu peux me dire pourquoi nous sommes là ?, demanda Harry alors que Hermione l'entraînait dans différents rayons de la bibliothèque.
- Je viens de me rappeler d'un livre que j'avais lu sur les Veela lors de notre quatrième année.
- Et cela concerne l'état de Malfoy ?
- Je n'en suis pas sûre mais, il y a quelque chose qui me trouble sur l'état de Malfoy.
- Comment ça ?
- Écoute Harry, essaie de trouver le livre et tu comprendras.
Harry hocha de la tête et ils reprirent leur chemin à travers les différentes étagères de la bibliothèque pour finir finalement par les étagères des créatures magiques.
- Tu cherches quoi comme livre ?, demanda Harry.
- Un livre qui parle des Veelas.
- Tu ne connais pas le nom du livre ?
- Ça fait longtemps que je ne l'ai pas lu Harry.
Les deux amis ne perdirent pas de temps et se mirent à chercher, prenant chaque livre qui pouvait citer les Veela dans leur contenu.
- Maman ?
Hermione et Harry détachèrent leur regard des étagères pour se tourner en direction de Emy qui regardait Hermione en se mordant le coin de la lèvre inférieure.
- Emy ?
- Je …
Emy envoya un regard à Harry avant de se mettre à fixer le sol. Harry s'étonna de l'attitude de la jeune fille, de même que Hermione.
- Je vais vous laisser, sourit Harry.
- Mais …
- On cherchera plus tard 'Mione, Ok ?
Hermione ne dit rien, ne voulant pas débuter une dispute entre Harry et elle. Le jeune homme sourit à Emy, qui répondit de manière crispée, avant de sortir de la bibliothèque.
- Alors ?, sourit Hermione, De quoi voulais-tu me parler ?
- Hum … C'est possible d'en parler … ailleurs ?, demanda la jeune fille.
Hermione et Emy sortirent de la bibliothèque et se dirigèrent vers une des cours intérieures du château. Ce n'était pas une grande cour, juste trois grands arbres et quelques bancs. Emy ne tarda pas à s'asseoir sur l'un d'eux alors que Hermione attendait encore debout.
- Alors ? De quoi voulais-tu me parler ?, demanda Hermione frustrée de ne pas pouvoir continuer ses recherches.
Emy la regarda avant de détourner le regard. Elle joua un bon moment avec ses mains, hésitant par où commencer. Hermione ignorait pourquoi mais elle sentait que ce qu'elle devait lui dire était important.
- Maman … je crois que j'ai fait une grosse bêtise.
Hermione fronça des sourcils et s'assit sur le banc aux côtés de sa fille.
- Du quoi parles-tu Emy ?
- Je …
Emy se mordit la lèvre inférieure. Des larmes commencèrent à apparaître au niveau de ses yeux. Elle prit une grande respiration avant de parler.
- Quand j'ai lu le livre qu'on m'avait conseillé, il n'y avait aucune conséquence sur l'état des créatures magiques. Je l'aime tellement, mais de savoir qu'il ne pourrait jamais être avec moi … je ne voulais pas qu'il appartienne à quelqu'un d'autre que moi.
- Que veux-tu dire ?, demanda Hermione avec hésitation.
- J'ignorais que ce serait oncle Draco qui boirait la potion, pleura la jeune fille, J'ignorais que cela aurait eu cet effet sur un Veela. Cela devait être une potion inoffensive.
Hermione écarquilla des yeux alors que Emy se remettait à pleurer encore plus fort.
- Emy … tu veux dire que c'est à cause de toi que Malfoy est dans cet état ?
La jeune fille hocha la tête, toujours cachée par ses mains, ne s'arrêtant pas de pleurer.
- C'est quoi cette potion ?
- Juste … Ça devait être juste un inverseur de sentiments : tout ce que tu détestes, tu aimeras et tout ce que tu aimes, tu détesteras.
- Tu … Tu comptais la donner à Sébastien, n'est-ce pas ?
La jeune fille du futur renifla tout en hochant de la tête. Hermione eut envie de hurler. Pourquoi fallait-il que ce soit sa fille qui fasse une bêtise pareille ? Ça ne pouvait pas être un des enfants de Harry ou encore de Ron, voire Neville ? Non. Il fallait que ce soit sa fille. Mais pourquoi était-elle à Serdaigle si c'était pour agir ainsi ?
Plusieurs reniflements sortirent Hermione de ses pensées et elle vit sa future fille au plus mal. Elle la prit dans ses bras et lui caressa le dos pour la réconforter du mieux possible.
- Ne t'inquiète pas. Nous trouverons une solution à tout ça. Mais avant ça je voudrais savoir une chose ?
- Quoi ?, renifla la jeune Emy.
- As-tu quelque chose à voir dans l'état de Benny ?
Emy regarda Hermione avec stupéfaction avant de protester.
- Non ! Je ne lui ai rien donné !
- Je ne te demande pas si tu lui as donné quelque chose mais si quelqu'un l'a fait pour toi.
- Pourquoi tu demandes ça ?, demanda la jeune fille suspicieuse.
Hermione soupira intérieurement. Avec les empoisonnements de Malfoy et Benny qui étaient un peu trop proches, elle s'était demandé s'il y avait une seule personne derrière tout ça. Et si la personne qui avait empoisonné Benny était la même personne qui avait dirigé Emy vers ce livre, ça ne voudrais dire qu'une chose : sa fille avait été manipulé pour détruire la famille Potter-Malfoy.
- Je vais le répéter mais ce n'est pas grave. Nous sommes en guerre Emy, dit calmement Hermione.
- Je l'avais remarqué.
- Et tu as remarqué que certains élèves sont du côté du Lord Noir ?
La jeune fille écarquilla des yeux tout en gardant son regard sur Hermione. Cette dernière soupira. Emy n'y avait pas pensé.
- Tu plaisantes, n'est-ce pas ?
- J'ai l'air de plaisanter là-dessus ?, s'outra Hermione, Quoi qu'il en soit, as-tu parlé de ton amour désespéré pour Sébastien ?
- Tout le monde sait que je l'aime, protesta la jeune fille, Mais je ne vois pas ce que cela a à voir avec cette guerre.
- Tout, contra Hermione, Dans ton temps, toutes les maisons se font confiance. Dans notre temps, nous ne faisons confiance qu'à nos amis proches et notre maison. Si tu en as parlé à un élève de notre temps, il se peut que …
- Non !, Protesta Emy, Stan est un garçon très gentil !
- Stan ?, demanda Hermione en fronçant des sourcils, Stan qui ?
- Stan Boost, souffla la jeune fille.
Hermione écarquilla des yeux. Emy ne venait pas de dire Boost, n'est-ce pas ? Elle se leva prestement du banc et fit face à sa future fille. Cette dernière la regarda, le visage encore imbibé de larmes.
- Il faut dire la vérité aux professeurs.
- Quoi ? Non … il ne faut pas ! Sébastien me détestera !
- Arrête Emy, claqua Hermione, Tu te comportes comme une enfant gâtée. Mets-toi dans la tête que Sébastien est fait pour Benny.
- Mais … Je l'aime.
- Et cela justifie le fait que tu ais failli tuer son père ? Se mettre à dos des créatures magiques n'est vraiment pas la meilleure solution. Nous allons voir le professeur Snape et Madame Pomfresh.
Hermione tira la jeune fille par le bras et prit la direction de l'infirmerie. Hermione espérait que cela n'empirerait pas les choses. Ils avaient déjà assez de problèmes comme ça. Pourtant, elles ne virent ni les trois ombres qui les avaient entendues, ni les regards dorés qui programmaient une colère dévastatrice.
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À suivre.
