Ce recueil est créé pour l'Event de l'Eté du groupe Papotage, Lecture, Ecriture et Bonne Humeur. Il s'agit d'écrire des cartes fictionnelles que l'on envoie aux autres membres du groupe.

Cet Event se déroule du 1er Juillet et 31 Août seulement.

Chaque cartes postales fictionnelles doit faire entre 100 et 500 mots maximum pour conserver un format carte postale.

Le Fandom est au choix, mais il faut que la personne qui reçoit la carte le connaisse. Cela peut très bien être aussi un texte original.


Ce texte a été écrit pour Maeglin Surion, il fait 432 mots


APAISEMENT

L'idée lui était venue comme ça, sans que Charles ne réfléchissent réellement ce qui pour lui relevait du miracle, mais il ne le regrettait pas. Les dernières épreuves avaient laissé des traces indélébiles dans l'âme d'Erik. Sa femme et sa fille étaient mortes dans ses bras et il avait bien failli se perdre en se ralliant à Apocalypse, alors Charles avait décidé de lui faire la surprise.

Sans le prévenir, lui laisser le choix, il l'avait fait grimper dans le jet pour l'emmener dans un coin connu de lui seul. Les eaux du lac de Côme miroitaient sous les rayons estivales, la maison était luxueuse, paisible et sur la terrasse, étendu sur une transat blanc, vêtue seulement de son bas de pyjama, Erik avait fini par succomber au sommeil.

Il avait bien tenté de partir en comprenant l'idée de son ami, mais c'était Charles et malgré tout ce qui pouvait les opposer, il ne pouvait pas continuer à fuir. Il aimait sa compagnie, il l'apaisait et il l'incitait aux confidences même sans lire dans ses pensées.

Il était donc resté et il avait parlé pendant des heures : de mort, de perte, de deuil… Rien de bien folichon pour des vacances, mais cela lui avait permis de se sentir mieux peu à peu.

Doucement, Charles rapprocha son fauteuil du transat. Il faudrait encore du temps et beaucoup d'écoute avant qu'Erik se sente mieux, mais il était prêt à prendre ce temps pour lui. En revanche, il fronça les sourcils en le voyant commencer à s'agiter comme dans un mauvais rêve. Instinctivement, il tendit la main pour la poser sur son front, tentant de s'assurer que son ami ne faisait pas de cauchemars et sursauta quand il leva le bras pour lui prendre la main.

- Désolé. Je ne voulais pas te réveiller.

- Ce n'est rien… Tu manques juste encore de discrétion.

Charles ouvrit la bouche pour protester, mais Erik le prit de cours, s'asseyant en face de lui avant de lui demander en souriant.

- Il y a une barque au quai de la villa cela te dit un tour sur le lac ?

- Avec toi ?

- Nous sommes bien venus prendre des vacances…

Charles hocha la tête et sourit en captant des remerciements que son ami n'avait pas réussi à prononcer à haute voix. Heureusement que ce n'était pas un problème.

- Très bien, mais je te laisse les rames alors, lança-t-il sur un ton rieur.

Pour le moment, ils allaient juste profiter de l'instant, peut-être que plus tard, au centre du lac, ils pourraient reprendre leur discussion.