Bonsoir tout le monde!
Merci encore pour votre présence, vos commentaires, vos mises en favoris et en alerte! :D
Voici encore un nouveau chapitre pour vous remercier, mais aussi parce que j'ai toujours un peu de temps devant moi pour vous gâter! ;)
Je tenais aussi à m'excuser pour les fautes qui se glissent dans mes textes. Je relis beaucoup avant de vous poster les chapitres mais il en reste toujours quelques récalcitrantes! x)
Vous l'aurez compris je crois… nous retrouvons notre cher Bella! Je pense que beaucoup d'entre vous vont adorer ce looong chapitre, mais je n'en dis pas plus! ;P
Bonne lecture à vous!
A bientôt, portez-vous bien!
ValouPili
Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!
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JE DÉTESTE HOLLYWOOD
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Point de vue de Bella
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Jesus Christ Tout Puissant
Je sortis du magasin de glaces après être tombée sur le cul devant l'homme le plus magnifique de la terre.
Les photos dans les magazines et les coupures de presse à la télé ne lui rendaient pas justice. Il était certainement la créature la plus élégante de nos jours et il avait fallu que je tombe juste devant lui.
Saleté de stupide maladresse.
Je pouvais sentir tout mon corps se réchauffer avec mon rougissement qui devait me faire ressembler à une foutue tomate.
"Maman, elle est où ma glace?" Bouda mon fils lorsque je revins les mains vides.
"Ils n'en avaient plus." Répondis-je rapidement et je filai hors du parking.
"Ils n'avaient plus de glaces dans un magasins de glace?" Dit-il en haussant les sourcils.
Il est trop intelligent pour ça Bella.
"Hum…ouai. Et si on en prenait à un autre moment?" Dis-je et il n'argumenta pas.
Le reste de la nuit passa extrêmement vite et je ne pensai qu'à ses yeux verts et ses cheveux bronze. Il avait une mâchoire ciselée magnifique. Je n'avais presque pas su le regarder. Même avec un T-shirt et un jeans, il était l'homme le plus divin que j'ai jamais vu ou dont j'aurais pu rêver.
Je me souvenais encore de son tout premier film que j'avais été regarder avec ma meilleure amie Angela revenue à Forks. Nous étions des adolescentes à cette époque mais tout le monde se pâmait devant lui comme s'il s'agissait de la Seconde Venue du Christ. Je pensais bien sûr qu'il était beau, mais je ne comprenais pas tout le battage que l'on faisait autour de lui.
Personne n'avait jamais vu Justin Timberlake? Brad Pitt? Johnny Depp? George Clooney?
Je comprenais désormais.
Ces hommes n'étaient que des jouets à côté d'Edward foutu Cullen.
Il était là, debout dans ce magasin de crèmes glacées comme si tout était normal. Savait-il qui il était? Je pensais aussi avoir vu ses enfants mais mon esprit était tellement dans l'embarras que je n'avais même pas su penser correctement. J'avais sans doute dû avoir l'air de quelqu'un qui bégaie.
Je déteste Hollywood, il y a des gens magnifiques partout.
oOoOoOoOo
Je me réveillai le lendemain et je tapai aussitôt sur le bouton d'alarme de mon réveil. La première chose à laquelle je pensais fut à quel point ma journée s'annonçait chargée. Tout d'abord, j'allais devoir conduire mon fil à son deuxième jour d'école et il n'avait pas arrêté d'en parler du weekend donc je savais que ça serait une corvée de le préparer.
Après l'école, je lui avais juré que nous irions regarder des chiens mais je ne lui avais pas promis d'en prendre un. J'avais effectué quelques recherches à propos de la ligue de football des poussins (NDLR: foot pour les plus petits) mais il n'y avait pas vraiment d'épreuve de sélection, seulement une petite sélection pour placer les garçons dans une équipe adaptée. C'était prévu pour demain donc j'allais devoir l'ajouter à ma liste des choses à faire cette semaine.
Je ne commençais à travailler qu'à partir de mercredi donc j'avais un peu de temps libre. Toutes les courses avaient été faites et la maison ressemblait véritablement à quelque chose. Elle commençait à ressembler à une maison en tout cas.
J'appuyai à nouveau sur l'alarme mais je savais que je ne pouvais plus l'ignorer parce que j'avais atteint mon maximum d'heures de sommeil. Je me lançai hors du lit et me dirigeai tout de suite vers la chambre de Will qui était juste au bout du couloir.
J'entrai et le trouvai vautré sur le ventre, les bras ballant de chaque côté du lit. Même s'il était assez grand pour lui, Will avait le sommeil agité.
Je soupirai fortement car le pire arrivait.
"Lève-toi et souris mon ange." Dis-je en lui caressant le dos.
Il roula sur lui sans dire un mot.
"Allez, c'est ton premier jour d'école." Dis-je, la plus enthousiaste possible.
Il grogna quelque chose.
"Et tes nouveaux petits copains?"
Il grogna encore.
Ok, supermaman allait devoir faire parler d'elle.
"On doit y aller." Je le relevai afin qu'il soit assis mais il se débattait. "Je ne rigole pas Will, tu dois aller à l'école."
"Noooooon!"
"Tu avais tellement hâte vendredi."
"Noooooon!"
"N'en fais pas tout un drame", soupirai-je, "active-toi mon grand."
"Laisse-moi tranquille."
Je le mis sur ses pieds et tout son corps s'affala comme s'il avait pris une grosse cuite la veille.
"Je t'avais dit d'aller te coucher tôt", dis-je et je regardai sa table de chevet. Je vis alors sa lampe de poche au-dessus de son livre.
Il adorait lire tard le soir mais je l'avais averti que ça ne l'aiderait pas car il devait aller tôt à l'école.
"D'accord, j'y vais." Il avança lentement dans le couloir pour rejoindre la salle de bain et je le suivis pour m'assurer qu'il n'essaie pas encore de s'endormir.
Il me fallut trois quart d'heures pour mettre à Will son uniforme, qu'il détestait et sur lequel il criait, mais il n'y avait rien que je puisse faire. Je lui servis ses céréales préférées et il s'endormit pratiquement dessus et je le tirai presque en dehors de la maison.
"Tu es sûr d'avoir tout ce qu'il faut?" Lui demandai-je pour la centième fois alors que nous arrivâmes à l'école.
"Oui maman." Grogna-t-il.
Je l'aidai à sortir de la voiture et nous marchâmes jusqu'à la porte de l'école où je vis Alice attendre avec d'autres parents.
"Bonne journée mon cœur." J'embrassai son front et il l'essuya.
"Les règles maman." Me réprimanda-t-il.
"Désolée. Amuse-toi bien."
Il courut dans l'école et la cloche sonna quelques secondes plus tard.
J'allai me poster près d'Alice qui était la seule personne que je connaissais à Los Angeles.
"Et bien, bonjour! Mais c'est que tu es jolie aujourd'hui." Dit Alice avec une pointe de sarcasme mais il était trop tôt pour que je rentre dans son jeu.
"Hum… merci alors. Ce ne sont qu'un jeans et un T-shirt. Rien de spécial."
"On verra ça plus tard", rit-elle, "tu ne m'as pas appelée ce weekend."
"Ok, j'étais obligée?"
"Je te l'avais dit." Dit-elle de manière prononcée.
J'essayai de fouiller dans mes souvenirs pour revenir sur ce qu'il s'était passé la semaine dernière mais tout ce qui me revenait à l'esprit, c'était cette bête chute sur les fesses dans le magasin de glaces.
"Désolée. J'ai du oublier. J'ai été assez occupée ce weekend avec le déménagement et tout le reste." Souris-je. Je ne pensais pas qu'il était nécessaire que je lui raconte mon horrible expérience.
"Je suppose que je comprends, mais ne recommence pas." Elle rit mais je sentais qu'elle était sérieuse. J'avais découvert qu'Alice avait cette étrange double personnalité. Elle pouvait être quelqu'un de très doux et une seconde après, un véritable démon. Je ne sais pas pourquoi je me sentais ainsi mais j'espérais simplement que ma seule amie à Los Angeles soit une psychopathe.
"Tu viens de déposer ta nièce et ton neveu?"
"Ouai. Comme chaque matin. Leur père est très occupé et quand il ne l'est pas, je le laisse dormir."
"Tu n'as pas d'enfants?" Je ne savais pas si c'était indiscret de lui demander mais je lis fis quand même.
"Pas encore. Mon petit-ami et moi ne sommes ensemble que depuis un an mais après le mariage, c'est parti." Rit-elle. "Will est ton seul enfant?" J'acquiesçai.
"Il est gentil."
"Merci."
"J'ai besoin d'avoir plus d'amies. Je ne sors pas vraiment avec d'autres personnes à part ma belle-sœur." Lâcha-t-elle sans crier gare. "Je suis heureuse que tu sois là et que tu ne sois pas une hypocrite."
"Et bien, en voilà une amitié rapide." Je lui tendis ma main et elle la serra fermement.
"Ok alors, première règle de notre amitié, garde-les yeux sur moi." Dit-elle sérieusement et je me sentis gênée aussitôt.
"Pourquoi, qu'est-ce qu'il y a?" Demandai-je, paniquée et j'essayai de tourner la tête.
"Ne bouge pas."
"Alice, tu me fais peur."
"A ta gauche, il y a deux femmes qui sont les mamans de certains enfants de l'école. Si tu croises leurs regards alors elles viendront te parler. Ce sont les pires garces que tu rencontreras."
"Oh, ok."
"Merde." Souffla-t-elle et je perçus un point de couleur rose dans ma vision périphérique.
"Bonjour. Je suis Lauren Mallory et voici Jessica Newton." Me dit une femme aux cheveux blonds clairs et elle me tendit la main.
"Je m'appelle Bella Swan. Enchantée de vous rencontrer." Répondis-je. Elle ignora complètement Alice. Je trouvais son attitude étrange mais je ne dis rien.
"Vous êtes nouvelle?" Demanda l'autre femme.
"Oui, mon fils Will et moi-même."
"Et bien, nous sommes heureuses que vous soyez là."
"Merci."
"Alors, que faites-vous dans la vie?" Demanda Lauren.
"Je travaille dans les relations publiques."
"C'est génial, et votre mari?"
"Je suis divorcée." Dis-je aussitôt et la conversation changea. Je vis à leur regard qu'elles me jugèrent et je ressentis le besoin d'être sur la défensive.
"Oh bien, c'est… chouette." Dit Jessica.
"Est-ce que ton mari ne vient pas d'être arrêté pour fraude à la carte bancaire Jess?" Demande Alice.
"Non, il n'y a eu qu'une enquête Alice. Ce n'est pas la même chose."
"J'en ai entendu parler dans la section business du LA Times. Il est très fiable. Selon lui, il a volé des millions à ses clients." Dit Alice innocemment.
"C'est article a été inventé de toutes pièces." Claque Jessica.
"Oh vraiment? Combien coûte ce sac Prada?" Demanda Alice et Jessica se tut alors qu'elle regardait son sac.
"Ok bon, c'était sympa de vous rencontrer Bella." Répondit Lauren rapidement et elle tira Jessica dans un autre coin de la cour de récréation avec d'autres parents.
"Stupides garces." Souffla Alice alors qu'elles partaient.
"Qu'est-ce qu'elles cherchent? J'ai eu l'impression d'être en pleine guerre d'Inquisition espagnole." Ris-je.
"Il n'y a rien de risible Bella. Ces femmes de pouvoirs sont très compétitives, mais tu as bien su gérer la situation." Elle tapota mon épaule.
"Grâce à toi. Pourquoi se comportent-elles ainsi?"
"Je ne sais pas. Les mariages à Hollywood battent pratiquement de l'aile et il n'y a aucune exception à la règle. Le mari de Jessica couche avec presque toutes les femmes de l'Etat. Il se pourrait qu'il te courre après. Je n'en serais pas étonnée." Elle me détailla. "Tu vois cet homme là-bas?" Alice me montra un homme qui conduisait un groupe d'enfant dans la cour de récréation.
"Ouai?"
"Et bien, le mari de Lauren couche avec lui donc… tout n'est qu'apparence dans cette ville." Ricana-t-elle.
"Je suppose que oui."
"En fait, c'est assez triste. Je les avais assez bien cernées les dix premières minutes de notre rencontre."
"Elle n'aiment pas du tout leurs maris?"
"Probablement pas, mais c'est un mariage de raison. Jessica a toujours essayé d'attraper mon frère dès qu'il assiste à des matchs de football. Son fils et Démétri sont dans la même équipe."
"Démétri joue?" Demandai-je en essayant de parler d'un autre sujet que les deux blondes décolorées.
"Ouai. Il est très bon en réalité." Dit-elle fièrement.
"Will aimerait bien jouer. Je l'ai inscrit hier."
"Oh bien. J'espère qu'ils seront dans la même équipe ainsi, tu pourras venir assister aux matchs et je pourrai te présenter à son père." Elle eut ce regard malicieux qui en disait long, "qui est célibataire soit dit en passant."
"Ce n'est pas une bonne idée Alice. Je ne cherche personne." Dis-je aussitôt.
"Mais tu es si gentille et douce, exactement la personne dont il a besoin dans sa vie. Et pas une de ces femmes hypocrites qui lui tourne toujours autour pour essayer d'avoir son argent."
"Merci mais, non merci. Je dois me concentrer sur Will. Ces derniers mois ont été difficiles pour lui et je ne sais pas comment il réagira si j'ajoute un homme à l'équation, et qui n'est pas son père." Soupirai-je.
"Je suppose que c'est logique. Tu as quelque chose de prévu?" demanda-telle joyeusement.
"Pourquoi?" Dis-je sceptique.
"Respire, je voulais juste savoir si tu voulais venir déjeuner avec moi. Je ne dois pas aller travailler aujourd'hui donc je n'ai rien de mieux à faire jusqu'au moment de venir récupérer les enfants."
"Ok, je crois que c'est bon pour moi."
Je passai les heures suivantes en compagnie d'Alice dans un café chic et branché d'Hollywood qui servait toutes les stars. Je ne savais pas comment Alice avait réussi à avoir une table mais nous n'eûmes pas à attendre longtemps avant de nous asseoir. Nous discutâmes principalement de moi et de la raison pour laquelle j'avais quitté Chicago. Je restai vague sur les détails mais bizarrement, j'avais l'impression de pouvoir lui faire confiance.
Nous parlâmes des enfants et de la ligue de football. Elle me donna des aperçus de ce qu'il se passait dans l'école et de qui ne pas s'approcher quand il s'agissait des parents. Elle dut partir lorsqu'elle reçut un appel pour aller travailler en urgence mais je lui dis que je la verrais le lendemain matin à l'école.
J'allai dans une libraire en attendant la fin de la journée et achetai quelques livres que j'avais envie de lire depuis un moment. Avant que je ne puisse m'en rendre compte, il était déjà l'heure d'aller rechercher Will.
J'attendis à la porte lorsqu'il sortit de l'école avec un énorme morceau de papier. Il sauta dans la voiture et n'arrêta pas de parler mais j'adorai entendre tout ce qu'il s'était passé à l'école pendant la journée.
"Regarde ce que j'ai fait maman." Il me tendit sa peinture et je la regardai au travers du rétroviseur.
"C'est magnifique mon cœur." Le félicitai-je en voyant le dessin de notre nouvelle maison.
"Je crois que je vais l'envoyer à papa."
Jacob avait dit qu'il appellerait tous les jours mais ce n'était pas encore arrivé dernièrement. Jacob n'avait appelé qu'une fois et même là, il n'avait parlé avec Will que durant quelques minutes. Je ressentis comme un coup de poignard dans le cœur pour mon fils mais il ne semblait pas remarquer à quel point son père le négligeait et j'espérais que son insouciance continuerait car je ne savais pas ce que je comptais faire quand Will demanderait après lui.
"Et si on allait voir les chiens?" Demandai-je joyeusement pour garder mon esprit loin de mon ex-mari.
"Ouaaai!" Cria-t-il.
J'allai à l'endroit dont j'avais entendu parler pour l'adoption et Will sortit de la voiture si vite que je ne le vis presque pas partir. Il me tira vers la porte et nous passâmes l'heure suivante à regarder les chiens. Will avait les yeux grands ouverts durant notre visite et quand il me supplia dans prendre un, je ne pus lui refuser.
Selon la volonté de Will, nous choisîmes le plus gros chien qu'ils possédaient et je ne sus pas comment cela allait se passer parce que c'était tout bonnement impossible que je m'occupe d'eux deux. César était un grand Saint Bernard qui devait peser plus de 30 kilos mais il n'avait qu'un an. Le centre d'adoption nous avait donné un grand sac de nourriture pour chien et une laisse pour César. Nous l'amenâmes ensuite jusqu'à la voiture. Il s'accordait à peine avec Will derrière lui. Au moins, il avait appris à être propre.
Will le prit tout de suite près de lui et il rit tout le long du trajet vers la maison alors que César lui léchait le visage.
Cela annonçait de très longs weekends.
oOoOoOoOo
Le lendemain matin, je dus réveiller Will comme d'habitude mais c'était différent parce que je dus aussi m'occuper du monstre géant qui dormait sur le lit. César avait pris place dans le lit de Will quand ce fut l'heure d'aller se coucher et je pensais l'avoir mis en bas dans la buanderie pour qu'il dorme mais il avait dû en sortir.
Je grognai en voyant Will prendre l'énorme bête dans ses bras alors que celle-ci restait sur les couvertures de football. Tous les deux ronflaient comme des tronçonneuses et je sus que ce matin allait être très rude.
"Allez, on se bouge maintenant." Dis-je haut et fort.
C'était si mignon de les voir rouler sur eux-mêmes exactement en même temps mais ils gardèrent les yeux fermés. César expira l'air de sa gueule et ses babines claquèrent comme les lèvres d'un cheval.
"Je ne rigole pas. Tu dois donner à manger au chien et t'apprêter pour l'école." Je relevai Will.
"Mamaaaaaan. Laisse-moi tranquille."
"Non. Fais ce que tu as à faire. Il n'y a rien de changé par rapport à Chicago. Allez." Je le tirai du lit et César pensa que c'était l'heure de jouer.
Il sauta sur nous et je tombai à terre avec César au-dessus de nous. Il commença à me lécher le visage et Will rit de manière incontrôlable. Nous étions tous les deux coincés sous son énorme poids et plus j'essayai de bouger, moins j'y arrivai.
"Maman, je crois que César t'aime bien." Rit William et il réussit à faire partir le chien.
"Ouai, ça n'arrive pas tous les jours. C'était injustifié." Je soufflai et me relevai. "A la salle de bain. Oust." Commandai-je.
"Ok, allez mon gars, on va se préparer." Will joua avec César tout en y allant et je me maudis d'avoir promis à Will de prendre un chien, mais du moment qu'il était heureux, je pouvais vivre avec cette idée.
César fut nourri et nous le laissâmes sortir de la salle de bain avant de le mettre dans la buanderie avec tous ses jouets et son panier. Nous eûmes à peine le temps de manger des "pop tarts" (NDLR: pâtisserie sucrée que l'on met dans le grille-pain pour un petit déjeuner dépourvu de valeur nutritive mais qui plaît parce qu'il est savoureux.) et je pressai Will à entrer dans la voiture pour que nous arrivions à l'heure à l'école. Je le déposai juste au moment où le dernier enfant entrait dans l'établissement.
"Je viendrai te chercher juste après les cours pour les sélections au football." Criai-je.
"Ok maman. Je t'aime." Dit-il sur le même ton.
"Je t'aime aussi."
Il courut à l'intérieur comme les autres élèves.
"C'est-il pas mignon." Roucoula Alice derrière moi.
"Bonjour à toi aussi Alice."
"Tiens, je t'ai pris un café." Elle me tendit une tasse qui venait du Starbucks et je la pris.
"Merci."
J'en pris une gorgée. "Comment tu savais ce que j'aimais?"
"Tu ressembles au type de fille qui aime deux suppléments crème et deux sucres." Rigola-t-elle.
"Bon, encore merci." Souris-je.
"Alors, quoi de prévu aujourd'hui?" Demanda Alice.
"Rien d'autre à part le football après l'école. Je ne dois pas lui acheter des affaires, si?" Je ne pensais même pas à me rappeler de ce genre de trucs.
"Non. Ils ont déjà tout. Les parents absolument fans apportent leur touche personelle mais tu n'as rien d'autres à amener à part ton fils."
"Bien. Et toi? Quel est ton programme?"
"Je dois aller travailler plus tard mais je devrais avoir terminé à temps pour aller rechercher les enfants."
"Où est-ce que tu travailles au fait? Je ne pense pas que nous en ayons discuté durant le déjeuner."
"Oh, je suis maquilleuse. En fait, mon père me considère comme la personne responsable des vêtements mais il vient tout juste d'inventer ce terme. En gros, je m'assure que tout soit en ordre avant le tournage." Dit-elle fièrement.
"Ouah! C'est très glamour." Gloussai-je.
"Et toi alors? Je parie que tu as travaillé avec de grandes stars." Dit-elle sur un ton détaché comme si elle ne voulait pas en parler.
"Et bien non, pas vraiment. Je n'ai plus travaillé dans les relations publiques depuis la naissance de Will et il n'y a pas tant de personnes célèbres à Chicago. Juste un tas de gens riches. Je suppose que tu pourrais considérer que je suis publiciste, je m'assure que tout soit en ordre pour les interviews et autres."
"Bon, peut-être que tu pourrais bosser avec quelqu'un de connu d'ici."
"J'en doute fort, mais on ne sait jamais." Dis-je en haussant les épaules.
"Evidemment que tu ne sais pas", dit-elle d'une voix futée. "Dans quelle agence travailles-tu?
"Volturi Relations. Ils sont dans le grand building en verre dans le centre-ville."
"Tous les buildings du centre sont grand et en verre." Pouffa-t-elle. "Mais je vois de quoi tu parles."
"Donc, pour en revenir aux entraînements de football, est-ce difficile?" Demandai-je, un peu inquiète pour mon petit garçon.
"Non, ça va. Tous les garçons se contentent de courir avec le ballon. C'est un moment de pur plaisir, rien de bien sérieux."
"Bien. Je pense que Will aura besoin d'un exutoire pour toute cette énergie. Je ne peux pas gérer ça seule." Ris-je.
"Je te comprends. Démétri ne sait pas rester assis sans bouger. C'est assez dingue."
"J'ai hâte." Dis-je, sarcastique.
Nous restâmes debout quelques minutes à simplement regarder les enfants qui jouaient dans la cage à écureuil et en buvant doucement notre café.
"Mon frère sera là." Dit-elle en remuant les sourcils.
"Oh bon sang Alice, tu dois arrêter avec ça. Je n'aurai certainement pas besoin de toi pour avoir des rendez-vous ou pour trouver quelqu'un de spécial. J'ai déjà essayé donc j'y vais doucement."
"Je ne faisais que le remarquer."
"Je ne crois pas Alice."
"Mais il est tellement seul", supplia-t-elle. "Il n'a que ses enfants et il essaie de se convaincre qu'il est heureux mais ce n'est pas le cas. Ca se voit, tout le monde le voit."
"Donc tu veux que j'aille à un rendez-vous par pitié pour ton frère?"
"Ou à un vrai rendez-vous…"
"Laisse tomber Alice. On change de sujet."
"Ok, ok."
Alice dut aller travailler donc je passai le reste de la journée à la maison et laissai César vagabonder. Je découvris que c'était un chien dont on pouvait facilement s'occuper, s'il n'agissait pas comme un fou dès que mon fils s'y mettait. Je décidai de préparer un grand repas pour Will afin qu'il mange à son retour du football.
Je cuisinai ce qu'il préférait: poulet frit, pommes de terre écrasées, macaroni, fromage et brocolis. Je priai tous les Saints pour que Will mange tout ce que je lui donnai, peu importait ce que c'était. Depuis qu'il était né, il avait été capable de tout manger sauf des bananes, et je ne savais pas pourquoi. Les légumes n'avaient jamais été un problème et il recevait donc toutes les vitamines nécessaires.
Je finis de préparer l'énorme repas et me rendis compte qu'il me restait dix minutes pour aller à l'école. Will ne me pardonnerait jamais s'il était en retard à son premier entraînement à cause de moi. J'arrivai à l'école au moment où la cloche sonna. Will me rejoignit en courant et il sauta dans la voiture.
"Allez maman. Vas-y." Cria-t-il de l'arrière.
"Calme-toi mon poussin. Ça s'est bien passé à l'école?"
"C'était marrant. J'ai un super meilleur ami maintenant. Il s'appelle Démétri et il joue aussi au football. C'est le fils d'Alice. Tu te souviens maman? On l'a rencontrée le premier jour."
"Son neveu mon cœur. Alice n'a pas d'enfant. Démétri est son neveu." Gloussai-je.
"C'est la même chose. On va se retrouver là-bas. Va plus vite maman." Dit-il en poussant l'arrière de mon siège.
"Je ne veux pas qu'on meure. Mon Dieu. On a du chemin à parcourir avant d'y arriver."
"Non, Démétri dit que si on arrive plus tôt, on pourra courir avec les autres garçons avant l'entraînement."
J'arrivai au terrain de football du parc quelques minutes plus tard et Will sortit de la voiture mais je l'interpellai.
"Hé Will! Tu dois changer de vêtements." Criai-je.
"Ooooh maman. Allez. Je vois déjà Démétri là-bas!" Me dit-il en pointant le groupe de garçons qui jouaient à chat.
"Alors tu dois te dépêcher et te changer. Tu ne vas pas salir tes vêtements d'école."
J'emmenai Will aux toilettes non loin du terrain et j'attendis à l'extérieur pendant qu'il se changeait pour mettre son short de gym et un T-shirt. Je remarquai la présence des paparazzis qui préparaient leurs caméras et je me dis qu'il devait y avoir un enfant de star ici.
Will sortit des sanitaires et me jeta ses vêtements avant de courir vers le terrain de football.
"Fais attention." Criai-je.
"Ok maman."
J'allai me placer près du stand et pris un granita (NDLR: boisson sucrée avec de la glace pilée) avant d'apercevoir Alice assise dans les gradins avec d'autres parents que je connaissais de l'école.
"Salut. Enfin tu es là." Alice me tira sur le siège à côté d'elle. "J'ai écouté ses hyènes glousser pendant les trente dernières minutes."
"Désolée. Will devait se changer." Je bus une gorgée de ma boisson.
"Pas de problème. Alors, ta journée?"
"Bonne. Je me repose avant d'aller travailler demain. Mes vacances sont terminées." Dis-je.
"Comment vas-tu faire avec Will après la fin des cours?"
"Et bien, je ne travaille pas tous les jours mais lorsque c'est le cas, il peut rester à la garderie de l'école." Dis-je en haussant les épaules. "Je suppose que je devrai vérifier ça."
"Ne te stresse pas. Je peux le prendre et le déposer à son entraînement. A quelle heure termines-tu?"
"A peu près à l'heure où l'entraînement se termine."
"Alors c'est parfait. Tu pourras le reprendre ici tous les jours."
"Merci, ça serait génial. Tu es sûre que ça ne t'ennuie pas?"
"Mais non, vraiment. Regarde comme ils sont copains." Rayonna-t-elle.
"Tu es incroyable Alice. On dirait un enfant." Ris-je.
"C'est ce que mon grand frère dit."
L'entraînement débuta et le groupe de plus ou moins cent garçons fut divisé en douze équipes et leurs conversations furent interrompues pour que les garçons rencontrent leur coach et leurs coéquipiers.
"Oh mon Dieu, Will et Démétri sont dans la même équipe." Dit-il Alice en tapant des mains.
"Il va falloir que je rencontre Démétri. Will n'arrête pas de parler de lui."
"Pareil pour nous. Attends ici, je vais chercher ma nièce pour que tu la rencontres." Alice sauta des gradins et courut jusqu'à un arbre où se trouvait un groupe de filles qui semblaient avoir entre neuf et dix ans.
Elle revint en tenant la main d'une magnifique jeune fille aux longs cheveux blonds qui était tout aussi pétillante qu'Alice. Elle était petite et avait de grands yeux bleus qui brillaient au soleil. Même à son âge, on pouvait déjà prédire qu'elle serait d'une beauté incroyablement saisissante.
"Bella, voici ma nièce Danielle." Dit Alice en me l'amenant.
"Salut." Je tendis ma main pour qu'elle la serre mais elle ne fit que m'observer bizarrement.
Et là, elle éclata de rire. Je ne savais pas ce qui l'amusait autant mais elle était presque en train de se rouler par terre tout en s'esclaffant.
"Hum… Je peux savoir ce que j'ai fait?" Demandai-je, hésitante.
"Non, elle est simplement grossière." Répondit Alice, furieuse. "Danielle, tu arrêtes ça!"
"Je suis désolée tante Alice mais c'est la femme dont je te parlais, celle du magasin de glaces dimanche, celle qui est tombée et qui nous a fait rire." Dit-elle tout en continuant à rire.
Attendez, quoi? Est-ce qu'elle parle du jour où je suis tombée sur les fesses en face d'Edward Cullen?
Je ne me rappelais pas avoir vu quelqu'un d'autre mais comme je l'avais expliqué, il aurait pu y avoir un éléphant dans la pièce que je ne l'aurais pas remarqué.
Bordel de merde.
"Attends… tu es la fille à la crème glacée?" Demanda Alice qui tentait de retenir son propre rire.
A ce moment-là, Danielle était sur ses genoux et elle avait les larmes aux yeux.
Je ne pensais pas que c'était amusant mais peut-être que cela serait différent si ce n'était pas moi la victime.
"Je suppose." Dis-je en haussant les épaules.
Et c'est là que les pièces commencèrent à s'emboîter dans ma tête.
Si Danielle était présente le jour où j'ai rencontré Edward, cela signifiait qu'elle était là avec lui puisqu'il n'y avait pas d'autres adultes dans le magasin à ce moment précis. Cela voulait donc dire que Danielle était la fille d'Edward. Alors si elle était la nièce d'Alice, Alice était forcément la sœur d'Edward. Alice était une Cullen et son frère était Edward Cullen.
Je regardai le terrain de football et vis mon fils lutter contre un garçon aux cheveux couleur bronze qui devait être Démétri. Il était le neveu d'Alice donc le fils d'Edward.
C'était bien ma chance.
Double, triple bordel de merde.
"Tu m'as rendue heureuse pour la journée." Danielle tendit sa main. "Je suis Dani."
Je sursautai mais mon esprit était complètement hors-service. Je ne savais pas ce qu'il se passait autour de moi.
"Je dois aller à ma voiture." Il restait encore une heure avant la fin de l'entraînement, je pouvais donc attendre dans la voiture que Will ait terminé puis nous déménagerions. Sérieusement. Je déteste Los Angeles.
Je me relevai de mon siège et me dirigeai si rapidement vers le parking que je percutai quelque chose de dur, en pulvérisant mon granita rouge un peu partout. J'entendis un halètement collectif des spectateurs et sentis quelques paires d'yeux sur moi.
Il ne s'agissait pas d'un mur mais cela aurait pu car c'était très solide. Je sentis une paire de bras s'enrouler autour de moi alors que je tombai au sol. Après m'être stabilisée, je cherchai un moyen de trouver une formule pour ne pas me sentir gênée. J'avais peur de lever les yeux parce qui que soit la personne que j'avais heurtée, j'allais devoir lui acheter un nouveau T-shirt depuis que j'avais ruiné le sien.
"Je suis désolée Monsieur." Je commençai à frotter la glace rouge de son T-shirt et levai la tête pour voir ses yeux verts, d'un vert émeraude.
Triple, quadruple bordel de merde sur un putain de volcan.
"Bella, voici mon frère Edward", dit Alice, contente d'elle. "Je suppose que vous vous êtes déjà rencontrés." Rit-elle.
Edward me regarda, confus pendant une seconde mais sa mémoire fit le lien. "Je vous ai déjà vu avant. Le magasin de glaces, non?"
Je laissai tomber ma tête aussitôt et remarquai la glace rouge à terre. Elle recouvrait ses chaussures et je pouvais parier que mon visage était dix fois plus rouge que la couleur artificielle de mon granita qui inondait son T-shirt.
Je geignis et tentai de dire quelque chose mais j'étais tellement au-delà de l'embarras que j'arrivais tout juste à respirer correctement.
"Vous allez bien?" Me demanda sa voix douce et j'essayai à nouveau de parler mais j'en fus incapable.
"Bella, sérieusement. Ce n'est pas si grave que ça." Dit Alice.
"Je dois y aller." Annonçai-je d'une voix calme à peine audible.
Je courus aussi vite que possible jusqu'à la voiture et je ne relevai même pas la tête même si j'aurais pu, histoire que je connaissance mon palmarès. Je verrouillai les portières et fus à l'intérieur en un temps record. Dès que la portière fut fermée, je frappai ma tête contre le volant et tentai de ne pas pleurer mais mes émotions débordaient.
Était-ce ce à quoi ma vie était réduite? Tomber sur les fesses dans des cafés-glaciers? Renverser des granitas sur les gens? Ruiner les vies des stars?
Je ne m'étais pas seulement mise dans l'embarras devant tous ces parents car j'avais aussi renversé ma boisson sur l'acteur le plus sexy, magnifique et célèbre de la planète.
Bordel, qu'est-ce qui clochait chez moi?
Il devait sans doute penser que j'étais stupide garde qui ne savait pas marcher droit.
Toc toc toc
Qu'est-ce que c'était bon sang? Sans doute rien.
Toc toc toc
Encore ce bruit. Merde.
Je relevai la tête du volant et je LE vis regarder par la fenêtre.
Qu'est-ce que je devais faire?
J'étais là, à observer son magnifique visage, et je me demandai s'il voulait vraiment parler ou s'il était juste venu pour se foutre de moi. Il avait ce sourire en coin sur le visage qui m'impressionna mais ses yeux étaient profonds et me montraient qu'il devait me dire quelque chose.
J'allumai le moteur et descendis la vitre.
Il pouvait toujours courir pour que je parle en premier.
"Hum… salut. Il semblerait que dès que nous nous rencontrons, une catastrophe survient." Rit-il.
"Ouai. C'est ma malchance. Vous devriez rester loin de moi."
Arrête de lui adresser la parole idiote. Tu te mets encore plus dans l'embarras.
"Et bien, peut-être que nous devrions nous asseoir et y aller doucement."
"Je suis tellement désolée pour votre T-shirt." Je fixai bêtement son T-shirt blanc qui était repeint en rouge. Etonnamment, il restait l'acteur le plus élégant que j'ai jamais vu.
"Pas de souci. Ce n'était même pas le mien. Vous allez bien?"
"Ouai. Pourquoi ce ne serait pas le cas?" Dis-je en baissant la tête.
"Vous vous êtes enfuie si vite que j'ai crus que vous alliez faire une crise cardiaque."
"C'était presque ça. Je n'en reviens pas d'avoir fait ça et puis la dernière fois que je vous ai vu, je suis tombée sur les fesses. Qu'est-ce qui cloche chez moi?"
"Je vous trouve fascinante. Je ne crois pas avoir jamais rencontré quelqu'un comme vous. Dit-il en levant la tête. Comme moi , il semblait lui aussi surpris par ce qu'il venait de dire.
Comment pouvait-il penser que j'étais fascinante? Il ne savait sans doute pas ce que ce mot signifiait.
"Je peux vous payer un autre T-shirt. Je ne l'avais vraiment pas fait exprès." Le suppliai-je.
"Que dites-vous de sortir de votre voiture et d'en discuter?" Il rit et tenta de m'attirer hors de mon sanctuaire.
"Non, je vais juste rester là jusqu'à ce que Will ait terminé. Il ne reste que quelques minutes."
"Attendez, vous êtes la mère de Will? Le Will dont Démétri n'arrête pas de parler?" Demanda-t-il et j'acquiesçai. "Là, vous devez vraiment sortir pour que nous fassions les présentations d'usage."
"Heureuse de vous rencontrer." Répliquai-je.
"Bien, je suppose que notre rencontre n'était pas vraiment une coïncidence."
"Je suppose, oui."
"S'il vous plaît, sortez de votre voiture." J'avais tout à fait prévu de dire lui non mais en regardant son visage, je ne pus rien lui refuser. S'il voulait me tuer avec une fourche, je l'aurais laissé faire.
"Très bien. Mais laissez-moi vous donner de l'argent pour votre nouveau T-shirt." J'ouvris doucement la portière et sortis de la voiture.
Je la fermai et m'appuyai contre, les bras croisés et la tête rivée au sol.
"Salut." Il tendit la main vers moi et j'essayai de reculer mais la voiture me bloqua.
Je n'avais pas d'autres choix que de la serrer. Il y eut une secousse qui passa de mon cerveau à mes genoux et je ressentis le besoin de retourner dans la voiture pour ne pas tomber.
Fais-t-en une raison Bella, c'est l'heure d'être une adulte.
Je me redressai plus et essayai de paraître plus confiante même si tout s'effritait lorsque j'observais son magnifique visage.
"Je m'appelle Bella Swan." Dis-je d'une voix à peine plus forte qu'un chuchotement.
"Très heureux de vous rencontrer Bella Swan. Je suis Edward Cullen."
Le son de mon nom prononcé par sa voix grave et soyeuse me fit presque trembler. Je n'avais jamais été aussi allumée de toute ma vie.
Arrête ça Bella. Tu n'es pas une de ces adolescentes remplies d'hormones. Sois une adulte.
"Je suppose que nos garçons semblent s'apprécier."
"Ouai. Démétri m'a supplié d'inviter Will depuis vendredi passé."
Il s'approcha un peu plus de moi et je sentis son odeur. C'était beaucoup trop pour l'ancienne adolescente pleine d'hormones que j'étais; mon sous-vêtement devint légèrement humide et je collai mes jambes l'une à l'autre pour essayer de stopper le plaisir qui se propageait dans tout mon corps. Il sentait… incroyablement bon. C'était doux, musqué et… viril. Qu'est-ce qu'il utilisait dans la douche?
Non. Ne pense pas à lui sous la douche.
"Ouai."
Ce fut tout ce que je pus dire. Poursuivez-moi en justice.
Puis il éclata subitement de rire alors que je rougissais parce que j'avais encore dû faire une boulette.
Bordel. Et je m'y prenais si bien.
"Qu'est-ce qui est si drôle?" Le cassai-je.
"Je me dis juste que les deux seules fois où nous nous sommes rencontrés, vous êtes tombée ou avez glissé toute seule. Vous rendez ma vie intéressante."
"Je suis contente de vous amuser." Je rouvris la portière de ma voiture mais il la referma avant que je ne puisse y entrer.
"Allez, excusez-moi. Je n'avais simplement jamais rencontré quelqu'un comme vous." Rit-il.
Là, j'étais énervée. Qui pensait-il être pour se moquer de moi? Il ne me connaissait pas.
"Et puis d'abord, qu'est-ce que vous faites là?" Demandai-je puissamment.
"Démétri. Il est dans la même équipe que Will." Répondit-il. Il passa sa main dans ses cheveux et j'en tombai presque. Il était sexy à se damner sans même le faire exprès et je dus mettre ma main derrière mon dos pour ne pas l'attaquer.
"Oh, bien sûr." Je rougis parce que cette réponse était logique.
Je n'avais même pas enregistré le fait que je parlais avec un acteur célèbre jusqu'à ce que trois flashes photos me parviennent de côté.
"Hé Edward, comment allez-vous aujourd'hui?" Demanda le gars avec la caméra.
"Bien Charles. Et vous?" Répondit-il calmement.
"Bien. Qu'est-ce qu'il s'est passé avec votre T-shirt?" Demanda-t-il en prenant une autre photo.
"Cette charmante dame a renversé son granita sur moi." Dit-il en me désignant.
"C'est votre petite-amie?" Demanda un autre type.
"Non, juste quelqu'un qui a renversé sa boisson sur moi." Grogna-t-il.
"Comment pensez-vous que Tanya régirait?"
"Je vous ai dit que nous étions seulement amis." Soupira-t-il.
"Oh, d'accord. Merci pour les photos. Passez une bonne journée."
Tout s'était passé si vite que je n'avais pas eu le temps de comprendre ce qu'il venait d'arriver. Les caméramans partirent aussi vite qu'ils étaient venus puis le silence se fit de nouveau.
"Est-ce que cela vous embête?" Demanda Edward, soucieux.
"Hum… non. J'y ai déjà été confrontée. Aucun problème." J'agitai la tête.
"Vraiment?" Il fit un signe de la tête alors qu'il semblait beaucoup réfléchir.
"Quoi?"
"Ce n'est rien. Je ne m'étais pas attendu à ce que vous restiez calme. D'autres femmes avant vous ont posé pour leurs photos ou plongé dans leur voiture." Ricana-t-il.
"Non. J'avais l'habitude quand je travaillais dans les relations publiques donc ils ne me dérangent pas."
Et puis, mon ex-mari était assez célèbre donc ils étaient un peu partout.
Non. Je ne pouvais pas lui dire ça.
"Quand vous travailliez dans les relations publiques?" Demanda-t-il.
"Ouai, j'ai fait une pause carrière et je retourne travailler demain en fait."
Il était sur le point de me dire quelque chose mais j'entendis Will crier après moi alors qu'il était sur le terrain. Il courut vers nous avec Démétri sur les talons ainsi qu'Alice et Danielle qui suivaient de près.
"Maman. Tout le monde raconte que tu as renversé ton granita sur Monsieur Cullen. Qu'est-ce que tu as fait?" Dit-il, embarrassé.
"Oh ouai. Tu me connais bien. Ca s'est bien passé au football?" Demandai-je pour changer de sujet.
Il arqua son sourcil. "Bien. Pourquoi tu as versé ça sur son T-shirt?" Dit-il en pointant la tâche sur le torse d'Edward.
"Elle ne l'a pas fait exprès. C'était un accident." Répondit Edward.
"Elle est vraiment désolée." Will s'approcha d'Edward et tapota son bras comme s'il était mon père. Edward fut surpris par l'attitude mature de Will et je secouai la tête parce qu'il se comportait toujours ainsi.
"Aucun problème, promis." Ricana Edward.
"Bon, puisque tout est réglé, et si on allait ailleurs qu'au soleil?" Suggéra Alice. "Pizza les enfants?" Demanda-t-elle et les deux garçons commencèrent à crier. Dani roula simplement des yeux.
"On peut maman?" Demanda Will.
"Je ne crois pas. Nous avons beaucoup de choses à faire et tu es sans doute très fatigué."
"Allez, s'il te plaaaît." Démétri et Will se mirent tous les deux à genoux et me supplièrent.
"Ouai, allez maman." Edward bouda et j'en mourus presque parce qu'il était sacrément mignon même en me faisant faussement la tête. Je pensai à mon énorme repas à la maison qui allait tomber à l'eau, mais ma volonté s'évapora en le regardant dans les yeux.
"Je suppose que ça marche." Je soupirai et ce fut le délire pour les garçons.
"Est-ce que je peux aller en voiture avec Démétri et Monsieur Cullen?" Demanda Will.
"S'il est d'accord."
"C'est bon, et appelle-moi Edward s'il te plaît. Monsieur Cullen, c'est pour mon père."
Merde. Carlisle Cullen. Le roi d'Hollywood.
"Allez les garçons. On y va avant que ça ne soit plein à craquer." Edward les conduisit jusqu'à sa Volvo grise qui avait une griffe rouge vif sur le pare-chocs.
Seigneur, ne me dites pas que c'est le destin parce que ça en fait déjà trop pour aujourd'hui.
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