Coucou tout le monde!
Je vais me répéter encore et encore et encore, mais merci mille fois de me lire et de laisser un petit commentaire! :)
Je suis contente que l'histoire vous plaise! Je ne fais que la traduire mais si vous arrivez à vous plonger dedans, je suppose que je fais bien ma part du job! ;)
Bella est une véritable maladroite mais c'est pour cela qu'on l'aime. Quant à Edward, et bien... il reste Edward! Lol :P
Et puisque je parle de lui, je vous le laisse pour ce chapitre! So, enjoy! ;D
A tout bientôt, prenez soin de vous!
ValouPili
Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!
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SON NOM
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Point de vue d'Edward
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Elle s'appelait Bella.
J'étais heureux d'enfin connaître le nom de la fille que j'avais sauvée dans le magasin de crèmes glacées.
Ok, sauver était peut-être un peu exagéré mais je n'arrêtais pas de penser à elle. Elle était si différente et unique en son genre. Je ne la connaissais même pas mais je savais qu'elle ne ressemblait à personne.
Dès qu'elle ouvrait la bouche, du surprenant en sortait.
Je me réveillai tard ce matin parce que je n'avais rien de mieux à faire. Je m'occupai du petit-déjeuner de Démétri et Dani avant qu'Alice ne les amène à l'école et je retournai à l'étage pour me reposer encore un peu.
Le téléphone me réveilla, il vibra jusqu'à ce que je décroche. Et je découvris que mes vacances étaient terminées.
Ma père était au téléphone et me parlait de refaire certaines scènes la semaine prochaine parce que Tanya avaient encore tout foutu en l'air. Carlisle était un perfectionniste et si une scène ne lui plaisait pas, alors nous devions la refaire jusqu'au résultat souhaité. C'est pour cette raison qu'il avait remporté six Oscars. Ne posez pas de questions au patron.
J'avais pu profiter d'une semaine de congé mais mon père voulait que je revienne sur le plateau de tournage pour terminer certaines choses. Je détestais aller travailler lorsque j'avais promis à mes enfants que ce ne serait pas le cas, mais le devoir m'appelait et je savais qu'ils comprendraient. Ils m'encourageaient toujours à tourner dans des films parce qu'ils disaient adorer les regarder, mais je ne pouvais m'empêcher de penser que mon absence les blessait plus qu'ils ne le laissaient paraître.
Après cet appel, je décidai qu'il était temps de me lever et dès que je fus lavé, habillé et eut mangé quelque chose, les entraînements de football avaient déjà commencé. J'adorais vraiment regarder Démétri jouer parce qu'il aimait ça, puis il était assez bon. C'était du football poussin donc les enfants n'avaient pas à jouer de manière compliquée ou à suivre des règles strictes mais mon garçon était rapide donc il jouait souvent avec le ballon.
Je courus jusqu'au terrain et arrivai au moment où les équipes venaient d'être séparées. J'allais sans doute un rien trop vite mais j'essayai de parvenir jusqu'au terrain comme je l'avais promis à Démétri.
La seconde suivante, je me retrouvai avec le T-shirt recouvert d'une fraîche substance visqueuse rouge qui s'infiltrait jusque dans mes os. Je frissonnai violemment avant de réaliser que la personne qui m'avait percutée était en train de tomber. Je tendis les bras et l'attrapai.
Mon corps entra en contact avec le sien et un parfum de vanille remplit mon cerveau. Je ne savais absolument pas qui c'était mais elle sentait incroyablement bon et était tendre dans mes bras.
Elle commença à frotter frénétiquement mon T-shirt et je n'arrivai pas vraiment à réfléchir à ce qu'il se produisait parce que c'était comme si le temps s'était arrêté.
La créature leva la tête et je vis à nouveau du chocolat.
Magnifique.
C'était elle, la fille rencontrée au magasin de crèmes glacées. Que faisait-elle ici?
Les rougissements apparurent dès qu'elle réalisa qui j'étais et je voulus presque tendre la main et prendre ses joues en coupe pour sentir sa chaleur, et je ne savais pas pourquoi.
Qu'est-ce qu'il m'arrive?
Peut-être que mon esprit était trop blasé la dernière fois que nous nous étions rencontrés parce qu'il me semblait qu'elle était plus belle encore aujourd'hui. Je ne pus m'empêcher de parcourir son corps des yeux. Elle était petite, mais pas aussi mince qu'Alice, et ses courbes étaient couvertes d'un jeans et d'un T-shirt. Ses cheveux couleur noisette coulaient le long de son dos et rayonnaient au soleil. Heureusement que je portais des lunettes de soleil car elle ne put voir mes yeux suivre la courbe gracieuse de son cou et admirer sa peau de porcelaine. Je luttai contre mon besoin d'être plus proche pour découvrir la couleur exacte de ses grands yeux.
Vivre à Hollywood m'avait évidemment permis d'être entouré par des gens magnifiques tout au long de ma vie mais elle était… exceptionnelle.
Elle courut jusqu'à sa voiture avant que j'aie eu la chance de dire quelque chose et je ressentis le besoin de la suivre mais Alice m'arrêta avant que je n'aille trop loin.
"Edward, laisse-la juste se calmer. Je pense qu'elle est gênée." Dit-elle.
"Pourquoi?"
"Est-ce que tu as vu l'état de ton T-shirt?" Ricana-t-elle.
"Oh, ouai." Je retirai le reste de glace mais pour l'instant, c'était le cadet de mes soucis.
J'allai la chercher quelques minutes plus tard pour la convaincre de sortir de sa voiture. Je ne savais pas ce que j'allais lui dire mais il fallait que je lui montre que ce n'était pas sa faute, il ne fallait pas qu'elle soit dure avec elle-même pour ça. Mon Dieu, je crois que j'ai piqué ce T-shirt dans la loge des costumes.
Nous parlâmes. Nous avions en fait une conversation qui n'impliquait aucun trébuchement et je fus surpris par la facilité avec laquelle je discutai avec elle. Elle ne semblait pas se soucier de mon statut à Hollywood et oublia même l'espace d'un instant qui j'étais… jusqu'à ce que je voie des flashes d'appareils photos.
Ma première réaction fut de la protéger parce que je ne savais pas quelle serait la sienne mais si je l'avais fait, les magazines auraient commencé à en faire tout un foin. La meilleure manière de les ignorer se résumait à être sympa et souriant et là, ils repartaient rapidement.
Après que Charles et ses amis ont pris leurs photos, elle sembla indifférente. C'était comme si rien ne s'était passé et j'étais étonné qu'elle n'ait pas pris ses jambes à son cou comme d'autres personnes le feraient. Une fois de plus, elle me surprit et garda son calme tout au long de la bousculade même si j'aperçus les magnifiques rougeurs de retour sur ses joues.
Je rencontrai enfin l'insaisissable Will dont mon fils parlait sans arrêt et découvris qu'il était aussi étonnant que sa mère. Je ne lui avais parlé qu'une minute mais déjà je découvris qu'il était bien plus mature pour son âge. C'était un garçon de cinq ans avec un esprit d'une personne de quarante ans.
En conduisant jusqu'à la pizzeria avec les enfants qui jouaient à l'arrière, je ne pus m'empêcher de regarder la petite Prius noire dans le rétroviseur qui me suivait de près. La vitre était ouverte, le vent balayait les longs cheveux bruns de Bella dans tous les sens et il semblait noyer son visage dans une mer de boucles et d'enchevêtrements.
"Papa, Will peut rester dormir cette nuit?" Demanda Démétri à l'arrière.
Il fallait que je reste concentré. "Hum… pas ce soir mon grand. Tu as école demain. Peut-être ce weekend?" Suggérai-je et les garçons se mirent à crier.
"Vous devez vraiment vous taire. J'essaie de lire." Les cassa Dani.
"C'est ok Dani. Ne sois pas triste que j'ai des amis et toi non." Ricana Démétri avant de recevoir une tape de sa sœur.
"Ok, ça suffit derrière. On se calme." Dis-je avant que quelqu'un ne soit blessé.
"Tu devrais demander à ta maman si tu peux rester ce weekend. On pourra jouer à la Xbox et mon chien Coco est très gentil. On pourra jouer au football avec lui." Divagua Démétri en parlant tout excité à Will.
"On a un chien depuis hier. Il s'appelle César et il est 'énormissime'". Will écarta ses bras le plus possible et je dus rire en entendant le faux mot qu'il avait utilisé.
Nous arrivâmes à la pizzeria un peu plus tard et je me garai à la seule place de parking que je trouvai. Bella suivit Alice autour du bâtiment où il y avait plus de places. Elles nous attendirent à la portée d'entrée alors que je faisais descendre les enfants de ma voiture.
"Maman, je peux rester dormir chez Démétri ce weekend?" Will courut jusqu'à Bella et elle me regarda timidement.
"On verra mon cœur. Tout le monde est très occupé pour le moment. On en reparlera quand on sera à la maison, d'accord?" Dit-elle doucement.
"Ok."
"Oh zut." Dit Alice en faisant la moue exagérément.
"Quoi?" Demandai-je alors qu'elle regardait son téléphone.
"Papa a besoin de moi pour maquiller Tanya." L'air d'Alice aurait pu paraître innocent si je ne lisais pas en elle comme dans un livre ouvert. C'étaient certains des inconvénients lorsque l'on avait des acteurs dans la famille; le mensonge est comme une seconde nature.
"Vraiment? Je lui ai parlé aujourd'hui et il n'avait pas prévu de recommencer le tournage avant quelques jours." Dis-je pour la mettre en porte-à-faux.
"Hum… ouai. Je suppose qu'il a changé d'avis. Au revoir Bella." Elle la prit dans ses bras puis se tourna vers moi. "A plus tard." Et elle repartit.
D'une manière ou d'une autre, cette situation semblait avoir été planifiée.
Bella paraissait horrifiée au vu de son visage et je la vis reculement doucement, comme si elle tentait de repartir vers sa voiture.
Super. Maintenant, j'allais devoir m'asseoir et manger avec cette femme qui pensait sans doute que j'étais stupide, une star complaisante qui tentait de la mettre dans son lit.
Je conduisis tout le monde à l'intérieur de la pizzeria et un serveur, qui sembla faire une attaque cardiaque lorsque nous entrâmes, nous installa dans le fond. Démétri et Dani s'assirent, chacun l'un de chaque côté de moi et Bella et Will se mirent en face de nous.
Dès que nous fûmes installés, Démétri me supplia pour que lui et Will aillent jouer dans la salle de jeux, qui était à deux pas de notre table. Je lui donnai de l'argent et ils partirent. Dani resta avec nous et fit ses devoirs. Nous commandâmes les boissons et nous attendîmes, gênés, nos pizzas. Le silence était vraiment très lourd.
"Donc, si je me souviens bien, vous venez d'emménager ici?" Commençai-je et j'observai sa beauté.
Quelque chose chez elle me rendait tout excité. Il fallait que je me concentre parce que ma libido faisait battre mon cœur dans mes oreilles.
Pourquoi est-ce que je réagissais ainsi avec cette femme?
"Ouai. Will et moi avons quitté Chicago et nous sommes arrivés ici la semaine dernière."
"Wow, Chicago. C'est impressionnant. Pourquoi êtes-vous partis, sans indiscrétion?"
"C'était juste un nouveau départ." Répondit-elle rapidement comme s'il s'agissait d'une réponse préenregistrée. Attitude typique de l'acteur. Si je ne la connaissais pas un minimum, j'aurais tout de suite pensé qu'elle était dans le business. Elle était très bonne à ce jeu-là, presque naturelle.
"Cela me semble logique mais pourquoi Los Angeles? Vous auriez pu choisir une ville plus mouvementée!" Ris-je.
Elle mordit sa lèvre rose pleine et j'en gémis presque. J'étais vraiment allumé.
"Ouai. Je regrette un peu mon choix maintenant." Dit-elle calmement et elle commença à jouer nerveusement avec ses mains sous la table.
"Ne le soyez pas. J'aime vous avoir ici." Je souris et réalisai que je flirtais. Elle me regarda au travers des ces longs cils et des rougeurs revinrent sur ses joues. Elles étaient encore plus prononcées que les précédentes.
"Dans l'intérêt de Démétri bien sûr. Il n'a pas beaucoup d'amis donc Will est bon pour lui." Ajoutai-je dans l'espoir qu'elle n'ait pas noté mon erreur.
Elle resta silencieuse une minute avant de se reprendre. "Ouai. Ils ont l'air vraiment heureux." Acquiesça-t-elle en regardant l'aire de jeux où les garçons semblaient passer le meilleur moment de leur vie en sautant sur une machine à danser.
"Tu aimes les maths?" Demanda Bella à Dani alors qu'elle gribouillait sur ses devoirs. "Je n'ai jamais vraiment aimé quand j'allais à l'école."
J'avais complètement oublié la présence de ma fille assise à côté de moi jusqu'à ce qu'elle se lève de table.
"Je vais à la toilette." Lâcha-t-elle et elle s'en alla en piétinant.
"Désolé pour ça." Dis-je embarrassé par le comportement de ma fille.
"Pas de problème. J'étais à peu près pareille à son âge."
Lorsque Dani revint, nos pizzas étaient déjà là et les garçons dévorèrent presque tous les morceaux avant que nous ayons eu le temps d'avoir des serviettes.
Il fallait vraiment voir la scène, mais je les comprenais puisqu'ils venaient tout juste de courir sur un terrain de football.
Nous avons bavardé et je réalisai que je parlais vraiment avec Bella; je ne faisais pas que répondre aux questions comme j'en avais l'habitude. Elle était intelligente et ses propos m'impressionnaient. Je ne voulais pas paraître obsédé mais j'étais suspendu à ses lèvres. Plus les secondes passaient, plus je l'appréciais.
Cela ne faisait même pas deux heures et j'étais complètement obnubilé. Du son de sa voix à ses yeux qui brillaient lorsqu'elle parlait, et ne me parlez pas de ses rougissements. Elle était incroyablement attachante mais sexy à la fois. Dieu, dès qu'elle mordait sa lèvre, je devais me retenir de gémir.
Est-ce que j'aimais bien cette femme?
Je pense que oui.
Nous nous quittâmes à la porte de la pizzeria et quelque chose à l'intérieur de moi ne voulut pas la voir partir. Je voulais encore lui parler et en apprendre plus, mais pourquoi? Qui était-elle et pourquoi avait-elle un tel contrôle sur moi? Je n'aimais pas ça du tout.
Je conduisis ma petite famille à la maison, plongé dans de nouvelles pensées tourbillonnantes. Je m'arrêtai dans l'allée du garage et je vis la Porsche jaune vif d'Alice.
Super!
"Tout le monde à l'étage et à la douche! Pas de jeu ce soir." Dis-je alors que Dani et Démétri sortaient de la voiture.
"Papa, tu as dit que je pourrais regarder la télé." Se plaignit Démétri.
"Il est tard maintenant. Tu t'es assez amusé à la pizzeria. Je parie que tu as des devoirs à faire et quand tu auras terminé, il sera trop tard." Grondai-je.
"D'accord papa." Démétri baissa la tête, signe qu'il était trop fatigué pour argumenter.
J'entrai et les enfants allèrent à l'étage. Je vis Alice assise dans la cuisine.
"Sors d'ici", lui dis-je avant qu'elle n'ait eu la chance de me poser des questions. A voir son expression, je savais qu'elle voulait me cuisiner.
"Comment était la pizza?" Demanda-t-elle, faussement timide.
"C'était super. On s'est beaucoup amusés." Dis-je rapidement et je fis la vaisselle qui était dans l'évier.
Je pouvais presque entendre ma sœur rouler des yeux.
"Et avec Bella, ça s'est bien passé?" Elle vint près de moi et m'aida à essuyer.
"Elle était sympa." Soupirai-je.
"Sympa?"
"Ouai, sympa."
"Moi, je pense qu'elle est jolie." Rit-elle.
Je ne répondis rien parce qu'Alice voulait que je tombe dans son piège et je n'étais pas prêt à ce qu'elle soit tout excitée à propos de Bella.
"Donc… ouai." Dit-elle.
Je la regardai et elle afficha ce petit air suffisant que je détestais.
"Quoi?" Grognai-je.
"Rien, j'ai simplement vu quelque chose."
"Et bien arrête de voir des choses, tu me fous mes jetons."
Son téléphone vibra et elle répondit rapidement. "Ok, je te vois demain alors. Jasper vient de rentrer à la maison." Elle me pinça la joue avant de sautiller jusqu'à la porte.
J'allai me coucher cette nuit-là, l'esprit préoccupé par des pensées divergentes. En trois ans, j'avais été à des rendez-vous mais je ne les avais considérés que comme des dîners sympas. Il n'y avait jamais eu de connections avec mes précédents rendez-vous. Les femmes n'étaient que de jolis visages ou des personnes avec qui passer du temps pour ne pas me sentir seul, mais cette femme était… différente. Après la mort d'Irina, j'étais devenu une sorte de chien excité qui utilisait les femmes pour se débarrasser de certaines choses mais ce sentiment était… étrange.
Je l'aime bien, mais je ne peux pas.
Comment pouvais-je l'apprécier? J'avais l'impression de tromper ma femme, cela semblait idiot mais j'avais prêté serment de n'aimer qu'elle jusqu'à la fin de mes jours. Comment pouvais-je revenir sur cette promesse? C'était juste impossible. Irina était mon seul et unique amour. Elle était celle qui avait donné la vie à mes enfants et m'avait donné tout ce que j'avais voulu. Je ne pouvais laisser une autre femme dont j'étais attiré, venir détruire la mémoire d'Irina.
Ce sentiment dans le creux de mon estomac passerait, n'est-ce pas?
oOoOoOoOo
Je me réveillai le lendemain matin, exténué parce que j'avais passé la nuit à réfléchir. J'avais peur de me lever mais je savais qu'il fallait que je prépare les enfants pour l'école. Je me relevai et allai à la salle de bain.
Je sortis de la douche et vérifiai comme toujours mon téléphone.
14 sms. 5 messages vocaux.
Super.
J'appuyai sur la fonction bis pour rappeler mon père parce que c'était lui qui m'appelait le plus souvent.
"Allo?" Dit-il d'une voix douce à l'autre bout de l'appareil.
"Salut papa, désolé de ne pas avoir décroché, j'étais sous la douche."
"Bien, je pensais que tu filtrais mes appels." Rit-il.
"Bien sûr que non. De quoi as-tu besoin?"
"Tu vas me détester mais on doit tourner ces scènes plus tôt que prévu puisque tu vas passer le mois suivant à promouvoir ton nouveau film donc tu dois venir aujourd'hui. On doit le terminer. Tanya a fini de travailler sur son autre projet donc nous pouvons tourner les dernières scènes."
Je soupirai bruyamment et pinçai l'arête de mon nez. "Ok papa. Je te rejoins dès que j'ai déposé les enfants."
"Merci fils. Je suis désolé pour ça mais je t'ai promis que tu aurais un Oscar avec ce film", rit-il, "je le sens."
"Ce n'est pas pour cette raison que je travaille papa mais merci pour la motivation." Ris-je.
"Pas de problème. Viens aussi vite que possible."
"Ok." Je terminai l'appel et courus m'habiller.
Je nourris le chien, préparai les enfants, mis à réchauffer des burritos congelés dans le micro-ondes et tout le monde fut dehors dans l'heure. J'arrivai assez tôt à l'école et je cherchai presque immédiatement des yeux la beauté aux cheveux bruns que j'avais appris à connaître hier.
"Passez une bonne journée les enfants." Je les embrassai sur le front et ils descendirent de la voiture.
J'attendis dans le parking pendant dix minutes mais je ne la vis pas.
"Elle l'a déposé de l'autre côté." Dit Alice derrière moi, d'une voix enjouée.
"Qui?" Demandai-je en tentant de masquer l'anxiété dans ma voix.
"Tu ne me feras pas avaler ça. Tu sais bien de qui je parle Edward." Rit-elle.
"Pourquoi est-ce que tu es là d'ailleurs? Je t'avais dit que je déposais les enfants à l'école aujourd'hui." Soufflai-je.
"J'apportais du café à Bella pour que nous puissions discuter. C'est la seule amie que j'ai dans cette ville paumée et qui n'essaie pas de faire la une des magazines. Je l'aime bien. Pourquoi TOI, tu es encore là? J'aurais pu les déposer il y a dix minutes."
"Je… euh…" Je n'arrivai pas à me trouver d'excuse. "On doit aller travailler Alice. Tais-toi."
"N'essaie pas de le cacher Edward. Tu l'aimes bien." Elle enfonça son doigt dans mon torse.
"Au travail Alice." Je montai dans la Volvo et sortis à toute vitesse du parking avec Alice sur les talons.
Nous conduisîmes juqu'au parking d'Universal à vingt minutes seulement de l'école et je montrai ma carte de sécurité au garde qui la brandit. Nous allâmes jusqu'au bon studio et je sortis de la voiture. Dès que mes pieds touchèrent le sol, Alice était à mes côtés.
"Alors, tu vas l'inviter à un rendez-vous?" Dit-elle en bondissant.
"Non Alice. Je ne l'aime pas." Mentis-je.
"Bien sûr que si. Tu le feras comme je t'avais dit que tu le ferais avec Sussie Marckinson en CM1, Macy Gibbons en classe de cinquième, Dorothy Brit en terminale et Irina en première année à l'université." Dit-elle en comptant les noms sur ses doigts.
"Tu fourres ton nez partout, tu le sais ça?" Ris-je.
"Mais je te connais et je sais que tu l'aimes bien."
"Laisse-moi te le répéter une dernière fois. Je. Ne. L'aime. Pas."
Je pris ma décision à ce moment précis et me convainquis que j'allais passer au-dessus de cet engouement passager que j'éprouvais pour Bella. Elle avait un enfant et avait besoin de se concentrer sur lui comme je le devais avec les miens. Je n'allais pas tromper Irina de toute façon donc j'allais me forcer à me calmer. Nous pouvions être amis puisque nos garçons étaient comme cul et chemise mais je n'avais pas à la reluquer comme si j'étais un harceleur.
"Ça ne fonctionne pas avec moi Edward." Soupira Alice et elle partit jusqu'au plan de travail de maquillage où Tanya était assise et en train de lire son script.
J'expirai longuement et me préparai à débuter un autre jour de tournage sur le plateau.
oOoOoOoOo
Les deux semaines qui suivirent furent étranges. C'était le seul mot qui me venait à l'esprit. Je découvrais que mon magnifique plan était en réalité merdique parce que mon corps réagissait à Bella plus que je ne voulais l'admettre. Notre relation restait normale et nous discutions facilement lorsque nous nous voyions, ce qui voulait dire très peu puisque nous étions tous les deux très occupés par notre travail. Mais quand je la voyais de temps en temps, il y avait quelque chose dans l'air qui me conduisait vers elle.
Je remarquai de nombreuses choses chez elle et je voulais en savoir davantage. Je vis chaque changement subtil de son corps lorsqu'elle s'habillait de manière plus professionnelle pour son travail. Un jour, je la vis venir rechercher Will à l'école et j'en étais presque tombé à la renverse en voyant à quel point sa jupe taille-haute épousait son corps, s'arrêtant juste en-dessous de ses genoux. Ses chaussures hautes rendaient ses jambes crémeuses délicieuses et sa blouse en soie mettait en valeur ses formes.
C'était un démon, tout simplement. Elle avait des pouvoirs magiques, des pouvoirs démoniaques qui m'avaient mis sous son charme. Comment pouvais-je décrire cela autrement? Je n'avais jamais été attiré par une femme comme je l'étais par elle. Vraiment jamais.
Will était venu dormir chez nous le weekend comme je lui avais promis et Bella était revenue le chercher le dimanche. Ce fut l'un des jours les plus compliqués parce que je l'avais invitée à rester dîner contre ma bonne raison et j'avais regardé ses lèvres pendant tout le repas. Mon esprit avait été dans le brouillard durant le dîner et elle m'avait complètement fasciné.
Mes compétences en tant qu'acteur ne valaient plus rien autour d'elle et je m'étais planté plusieurs fois en disant des choses que j'aurais dû tenir pour moi. Ses magnifiques yeux chocolat s'étaient élargis, et elle avait mordu sa lèvre inférieure et pleine. Avait-elle seulement idée de ce qu'elle provoquait chez moi? Nous nous étions regardés pendant un temps indéterminé et j'avais ressenti cette étrange énergie qui nous engloutissait.
Plus j'étais captivé par elle, plus je combattais cette attirance. Dès que je pensais à Bella, je ramenais Irina à ma conscience pour combattre ces pensées robustes qui tourbillonnaient dans ma tête. Je me sentais coupable de cette attraction envers une femme qui n'était pas la mère de mes enfants, qui n'était pas celle avec qui j'avais partagé mes plus heureux moments, qui n'était pas celle que j'aimais plus que tout.
Je gardais Alice à distance et dès qu'elle me posait des questions sur Bella, je lui mentais ou j'utilisais mes compétences d'acteur. Et là elle repartait en piétinant de manière désinvolte. Le film était terminé mais j'allais être davantage occupé parce que la promotion de mon autre film commençait sur les chapeaux de roues. J'allais avoir des interviews avec la presse, faire des séances photos pour des magazines, des interviews télé,… tout pour que mon nom soit partout. Je détestais cette partie de mon travail mais il fallait le faire, je devrais donc serrer les dents.
oOoOoOoOo
J'arrivai sur le plateau en sachant que c'était l'un des derniers jours de tournage, mais j'avais peur de ce que j'allais devoir accomplir. C'était aujourd'hui le jour de l'une des scènes d'amour avec Tanya et je pensais sérieusement faire demi-tour. Les scènes d'amour étaient déjà étranges avec toute l'équipe autour, plus mon père qui dirigeait, mais avec elle, c'était juste horrible. Elle allait s'accrocher à moi comme si elle tenait une corde de sécurité et elle n'abandonnait pas, peu importait la force que je mettais pour la repousser.
"Salut Eddie. Comment tu vas aujourd'hui?" Cria Tanya d'une voix aiguë, assise sur sa chaise de maquillage.
"Tanya." J'acquiesçai et m'assis à côté d'elle.
Alice commença à appliquer du maquillage sur mon visage et elle affichait un air renfrogné. Tout le monde détestait Tanya autant que moi dans la famille mais elle était l'une des meilleures donc mon père s'assurait de l'avoir pour certains de ses films.
"Nous allons tourner notre grosse scène aujourd'hui. Tu as hâte?" Demanda-t-elle.
"Tanya, arrête de parler. Tu vas ruiner ton maquillage." Dit Alice sévèrement.
"Merci." Lui soufflai-je.
"Ok tout le monde. Nous avons beaucoup à faire aujourd'hui donc c'est parti pour les prises et on attaque." Cria mon père et tout le monde commença à s'activer avec frénésie.
"Tu es prêt Eddie?" Sourit Tanya en coin et je grimaçai au surnom qu'elle me donna.
"Plus prêt que jamais."
Les deux heures suivantes furent dégoutantes. Il y avait bien trop de peau à mon goût mais il n'y avait rien que je puisse faire. La scène fut assez intense avec tous ces grognements, gémissements, cris et nombreux mouvements dans le lit. Tanya semblait aimer ça un peu trop et je détestais penser qu'elle s'imagine avoir une relation avec moi, autre que celle sur le tournage. Mais je pouvais voir ce qu'elle pensait à travers ses yeux.
Et bien sûr, mon père était là pour nous forcer à aller plus loin, et je n'allais pas le contrarier donc je faisais ce qu'il me demandait.
"Mon Dieu, c'était brutal." Dis-je en m'asseyant sur la chaise en face du miroir, Emmett à côté de moi.
"C'était assez chaud. Il va falloir que j'essaie ça avec Rose ce soir." Il rit et je ne voulus même pas penser à ce qui lui passait par la tête.
"Mmmhh."
"Alors, Alice m'a dit que tu avais un petit faible pour quelqu'un." Sourit-il en coin.
"Il faut vraiment qu'elle arrête de répandre des mensonges." Dis-je assez fort pour qu'elle puisse m'entendre depuis la loge des costumes. Elle se retourna et me tira la langue.
"Quand est-ce que je la rencontre?" Demanda Emmett.
"Quand on ira au premier match de Démétri. Son fils est dans la même équipe." Soupirai-je.
"Ah, elle a un gosse? C'est pas bon frérot. Tu ne peux pas sortir avec une femme qui a un gosse."
"Et pourquoi pas?"
"Parce que c'est un nid à problèmes. Il y a trop de facteurs à gérer."
"C'est vrai, surtout que tu es un expert en rencontres." Ris-je.
La seule relation sérieuse qu'Emmett ait eue était avec Rose, qui bizarrement était la sœur de Jasper. Toutes les filles précédentes n'avaient été là que pour le sexe.
"N'écoute pas Emmett. Bella est douce et Will est le garçon le plus mignon que j'ai vu, à part Démétri bien sûr." Rit-elle.
"Tout d'abord, on s'en moque qu'elle ait ou non des enfants parce que personne ne sort avec personne et ensuite, Emmett, tu es la personne la plus stupide qui existe."
"C'était juste un conseil d'ami frérot. Alice a dit que cette fille était ton âme sœur ou un truc dans le genre." Rit-il.
"Elle se trompe. Irina l'était." Dis-je, et Alice roula des yeux.
"Ok écoute Edward, j'aimais Irina comme tout le monde mais ça fait trois ans, presque quatre maintenant. Tout ce que tu fais, c'est rester chez toi, travailler et faire réchauffer des burritos au micro-ondes. Ce n'est pas naturel. Tu as besoin de sortir." Dit Alice sérieusement.
"Je vais à des rendez-vous."
"Exactement. Tu y vas mais tu ne sors avec personne."
"Il y a une différence?"
"Bien sûr que oui! Jasper et moi sortons mais un mec qui sort dîner deux fois par an avec une magnifique femme ne sort pas avec elle. C'est la grosse différence et il est temps pour toi de te bouger le cul." Alice commençait maintenant à s'énerver.
"Ok, peut-être d'ici quelques années. Il y a beaucoup trop de choses en cours en ce moment." Argumentai-je.
"Vraiment? Et quoi?"
"Comme ces quatre films qui sortent en fin d'année et que je dois promouvoir. Et les trois autres que je vais commencer. Et les enfants que j'ai l'impression de négliger en travaillant autant donc ouai, je suis assez occupé. Je ne peux pas ajouter une femme en plus de tout ça."
"Alors tu ne vas pas faire un pas vers elle?" Demanda Emmett.
"Non. Et puis elle ne m'aime pas."
"Tu es aveugle?!" Me cria Alice.
"Qu'est-ce que tu veux dire?"
Elle prit sa respiration. "Peu importe. Ne t'en inquiète pas." Elle partit rapidement en marmonnant.
"Tu sais bien comment elle est." Rit Emmett.
"C'est de ta faute."
Il leva les mains en signe de reddition. "J'essaie juste de t'aider frérot." Il se leva de sa chaise et partit parler à mon père.
Je regardai ma montre et remarquai qu'il était tout juste l'heure d'aller rechercher Démétri à son entraînement. J'avais dit à Alice qu'elle n'avait pas à s'en charger et je sautai dans ma voiture pour aller jusqu'au terrain de football. Dani rentrait à la maison avec une amie aujourd'hui donc je n'eus pas à m'en inquiéter.
Dès que je m'approchai du terrain, mes pensées se dirigèrent vers Bella.
Arrête ça Edward.
Je recommençai à répéter le discours que j'avais servi à Alice afin de ne pas être distrait.
Je sortis de la voiture et fis un effort considérable pour garder la tête baissée dès que j'entendis les caméras se déclencher mais ils étaient déjà tous partis quand je m'installai sur les gradins avec les autres parents.
Et bien sûr, Mike Newton était débout et criait à son fils, sur le terrain, de mieux jouer. Il était l'un des pires parents que j'ai rencontré et même le pire des maris. Il avait couché avec tout le monde mais je supposais que cela ne dérangeait pas sa femme Jessica parce qu'elle agissait de la même manière. Elle m'avait déjà proposé à plusieurs reprises de faire quelques trucs que je n'aurais même pas demandé à une prostituée.
Je regardai la manière dont Will et Démétri faisaient leurs exercices sur le terrain et ils semblaient vraiment bien s'amuser. J'avais appris à connaître le petit garçon de Bella au fur et à mesure des semaines et j'avais découvert qu'il était aussi incroyable que sa mère. Il était curieux et saisissait chaque opportunité pour poser des questions à propos de choses qu'il pensait que je connaissais. C'était un grand rigolo et je ne pouvais faire autrement que rire à ce qu'il disait parce qu'il était très intelligent.
Démétri et lui se débrouillaient incroyablement bien et je pouvais voir les répercussions sur l'un sur l'autre et vice-versa. Même s'ils avaient le même âge, Démétri essayait de faire tout ce que Will faisait. Il me demandait chaque jour si Will pouvait venir chez nous après l'entraînement mais Bella avait toujours une excuse même si c'était le weekend. Je supposais qu'elle ne voulait pas qu'il soit distrait de son travail scolaire et je la comprenais, mais je pensais qu'elle tentait de m'éviter.
J'étais tellement pris dans mes pensées que je ne vis pas Bella jusqu'à ce qu'elle se trouve à quelques pas de moi. Comme d'habitude, elle était magnifique dans sa blouse jaune avec sa jupe noire et ses hauts talons noirs. Ses cheveux tombaient en vagues fatiguées sur ses épaules et elle était incroyablement sexy. Je dus penser à des personnes mortes pour empêcher à ma queue de faire une apparition.
Couchez mon gars.
Ce qui m'embrouilla le plus, c'est que nous discutions sans effort mais parfois, la tension sexuelle était si forte que j'arrivais difficilement à penser correctement. Je voulais arrêter notre discussion et courir avant de faire quelque chose de stupide, comme la mettre sur mon épaule et l'emporter quelque part. Aucune femme n'avait eu un tel effet sur moi, pas même Irina, et c'était assez effrayant.
Avec Irina, l'alchimie sexuelle était palpable mais elle avait grandi de l'amour que nous éprouvions l'un pour l'autre. Avec Bella, cette alchimie était présente depuis le début; toujours là depuis le premier moment. Cela m'effrayait davantage parce que j'avais encore l'impression de tromper ma défunte femme. Je fis tourner mon alliance autour de mon annulaire pour me rappeler de rester fidèle.
"Bonjour Monsieur Cullen." Sourit-elle et je m'assis à ses côtés.
"Je t'ai déjà dit de m'appeler Edward." Ris-je.
"Ça fait juste bizarre de t'appeler Edward alors que tu es si célèbre."
Au fil des semaines, elle était devenue plus à l'aise avec moi après qu'elle a réalisé que je n'étais pas vraiment une grande star mais elle rougissait toujours autant dès que quelqu'un prenait une photo.
Etonnamment, seuls quelques magazines avaient affiché les photos mais elle n'en avait rien dit donc elle ne devait sans doute pas en avoir connaissance. Alice m'avait donné quelques magazines people qui spéculaient sur une possible relation entre Bella et moi mais je ne leur prêtais pas attention parce qu'ils ne disposaient d'aucune information qui valait la peine d'être lue. Bella n'était pas célèbre et il ne savait presque rien d'elle. Je ne lui avais rien montré parce que je ne voulais pas qu'elle ait peur et qu'elle s'enfuie.
"Je ne suis pas si célèbre Bella. Tu as vu qui j'étais vraiment." Ris-je du bout des lèvres.
"Ça ne veut pas dire que tu n'es pas intimidant pour autant." Plaisanta-t-elle.
"Vraiment?"
"Oh oui. Tu es un Cullen, et ce nom de famille rend les gens complètement fous. Tu fais les plus gros films sur terre et tu es magnifique…"
Elle rougit comme une tomate et baissa la tête en lâchant la dernière partie pour elle-même mais j'avais pu l'entendre. Je supposais qu'il fallait que je change de sujet avant qu'elle ne relève la tête, même si je voulais rester sur le sujet "beauté", parce qu'elle ne se voyait vraiment pas clairement.
"Comment ça s'est passé au boulot?"
"Bien. Je ne fais pas grande chose à part du travail d'assistante donc ce n'est pas si compliqué mais j'aimerais travailler avec quelques clients." Soupira-t-elle.
"Alors, pourquoi tu n'en as aucun? Je parie que tu es douée. Tu as étudié à Northwestern."
"Je sais mais ma patronne Victoria m'a dit que je venais seulement de commencer et qu'il fallait que je fasse mes preuves. Je crois qu'elle me déteste, mais je suis originaire du même endroit qu'elle." Elle passa ses mains dans ses boucles brunes et je fis de même avec mes cheveux. Je réalisai mon geste quand je redescendis la mienne.
Ça, c'était bizarre.
"Tu devrais te plaindre." Suggérai-je et elle rit. "Quoi?"
"Le monde entier ne s'incline pas devant moi parce que je me plains. Cela me donnerait l'air d'une garce mais toi, tu obtiendrais tout ce que tu veux. Nous ne sommes pas tous des acteurs, Cullen." Elle cogna mon épaule avec la sienne et je ressentis à nouveau une secousse jusque dans mes os.
"Il ne s'agit pas vraiment de se plaindre, mais demande pour en faire plus. Montre-lui que tu peux prendre le travail en cours."
Nous continuâmes à discuter pendant dix minutes jusqu'à ce que les garçons reviennent en sautillant avec leurs affaires. L'odeur de sueur fut de plus en plus forte à mesure qu'ils s'approchaient et ils affichaient de larges sourires. Je savais déjà ce qu'ils allaient demander.
"Papa, Will peut venir à la maison et nager?" Demanda Démétri alors qu'il me tendait son casque.
"S'il te plaaaît?" Supplia Will et il regarda Bella.
"Ça me va." Dis-je en haussant les épaules.
"Euh… je ne crois pas Will. On a des choses à faire à la maison et je parie que César veut aller à la salle de bain donc peut-être une prochaine fois."
"Allez Bella. Je ne mords pas." Sauf si tu le veux.
Arrête ça Edward.
"Allez maman. J'ai déjà fait mes devoirs et je te promets d'aller me coucher tôt ce soir." Will tira sur son T-shirt.
Elle soupira. "Tu es sûre que c'est bon?" Me demanda-t-elle et j'acquiesçai. "Alors d'accord. Tu peux y aller."
Will et Démétri crièrent à pleins poumons et planifièrent une compétition de bombes dans l'eau.
"Tu peux me suivre si tu veux." Lui suggérai-je.
"Oh, je ne peux pas y aller. J'ai du travail à la maison donc je vais retourner au bureau." Dit-elle en m'indiquant la voiture.
"Oh, je suppose. De gros travaux de secrétaire?" Demandai-je, sarcastique, en utilisant ses propres mots.
Elle était fâchée à ce propos. "Bien!" Claqua-t-elle. "Will, donne-moi tes affaires et je les mets dans la voiture."
Will lui donna ses protections et son casque et elle partit en un éclair jusqu'à sa voiture garée dans l'autre parking.
"Ça alors papa, pourquoi est-ce que tu l'as énervée?" Demanda Démétri alors que je le conduisis lui et Will jusqu'à ma voiture.
"Je ne pensais pas qu'elle réagirait ainsi." Ricanai-je. Je voulais juste provoquer un haussement de ton chez elle. Je savais qu'elle avait ça en elle.
"Non, elle est parfois comme ça. Il vaut mieux la laisser faire." Dit Will en haussant les épaules comme si ce n'était rien.
Cela s'annonçait très intéressant.
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