Coucou tout le monde!

Comme vous l'aurez constaté jusqu'à présent, j'ai publié les chapitres dans un laps de temps assez court parce que je disposais d'assez d'heures de libre mais cela va malheureusement changer!

Je vous l'ai dit précédemment, je vais entrer en stage (dès demain!) et je devrai occuper mon peu de temps libre à travailler sur un projet scolaire qui comptera pour beaucoup dans ma côté finale et ma réussite pour cette dernière année.

Je ne vous abandonne pas, parce que j'aime beaucoup cette histoire et je veux que vous en profitiez aussi, mais sachez que je compte désormais publier UNE FOIS PAR SEMAINE!
Je ne sais pas quand durant la semaine mais puisque nous sommes dimanche aujourd'hui, disons que les prochaines publications auront lieu du weekend!

Si jamais d'autres changements survenaient, je vous en informerais! ;)

En tout cas, merci pour vos commentaires et votre engouement pour l'histoire!

Je vous laisse en compagnie de Bella et de ses tribulations! ;D

Bisous, prenez soin de vous!

ValouPili


Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!


VIN ET YOUTUBE

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Point de vue de Bella
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Durant toute cette semaine, j'avais tenté de mettre de côté mes pensées remplies d'Edward Cullen.

Entre m'assurer que Will s'habituait à sa nouvelle vie et moi à mon nouveau travail, je n'avais pas vraiment eu le temps de penser à ce qu'Edward faisait naître dans mes entrailles lorsqu'il était près de moi ou aux rêves dans lesquels il était, mais ça c'était une autre histoire.

Cependant, je jetai tout ça par la fenêtre parce que là, je le suivais dans ma voiture alors qu'il allait jusque chez lui pour que nos garçons fassent une compétition de bombes dans l'eau.

J'avais passé le moins de temps possible avec lui, et même lorsque je m'étais rendue chez lui pour aller rechercher Will qui y avait passé la nuit. Nous avions ensuite dîné ensemble, mais j'étais surtout préoccupée par rapport aux enfants et je faisais de mon mieux pour ne pas regarder Edward. Quelque part, je savais que ma visite chez lui serait différente.

Jusqu'à aujourd'hui, j'avais été capable de laisser Edward en dehors de mon esprit et de me convaincre que je pouvais entretenir une relation amicale avec un célèbre acteur. Dès que nous nous asseyions tous les deux sur les gradins du terrain de football américain en attendant Will et Démétri, je savais que les paparazzi prenaient des clichés de nous mais je ne les voyais pas réellement. Je me doutais que les photos se retrouveraient dans les magazines et qu'ils spéculeraient mais je n'allais pas m'occuper l'esprit avec toutes ces conneries.

Le matin, Alice me harcelait à propos de l'amour de ma vie et de qui j'aimais en ce moment. Je ne pouvais pas lui dire qu'il s'agissait de son frère parce que cela aurait été étrange et inapproprié mais plus j'essayais de ne plus penser à lui, plus il occupait mon esprit.

Tout d'abord, je ne pouvais pas m'imaginer dans une quelconque relation alors que je devais m'occuper de Will et je n'allais pas passer mon temps à chercher quelqu'un. J'avais mieux à faire de mon temps que de sortir chaque nuit pour essayer de trouver l'amour. Personne ne m'intéressait enfin, mis à part Edward, mais qui n'avait pas de sentiments pour lui?

J'essayais de me convaincre qu'il ne s'agissait que d'un simple béguin mais lorsque je repensais à la manière dont je réagissais quand nous nous serrions la main ou quand je me noyais dans ses yeux émeraude pendant des heures, il fallait que je prenne mes distances.

Nous ne nous connaissions que depuis deux semaines et en plus, c'était un acteur célèbre. Si nos garçons n'étaient pas aussi inséparables, il n'aurait existé aucune foutue raison pour qu'il me remarque.

Sinon, mon nouveau boulot me permettait d'avoir les idées un peu plus claires.

Bon d'accord. De qui est-ce que je me moquais? Mon esprit était rempli par Edward toute la journée, tous les jours. J'étais dans la merde.

Je n'étais pas tellement fière de mon nouveau travail parce qu'au final, je n'étais que l'assistante de Victoria, qui était une patronne très garce et qui croyait être un cadeau du Ciel offert au monde. Elle me traitait comme une moins que rien mais je ne bronchais pas parce que c'était mon job. Je serrais donc les dents et faisais ce qu'elle me demandait. Ce n'était pas si ardu mais j'espérais pouvoir contribuer plus.

Bien sûr, le temps ferait son œuvre.

Le klaxon d'une voiture me ramena à la réalité et je me concentrai sur la circulation.

Edward conduisit à travers Beverly Hills et nous arrivâmes dans l'allée privée de son énorme maison qui se trouvait sur l'un des morceaux les plus réservés de Los Angeles. La première fois que j'étais venue, j'étais restée dans ma voiture durant dix minutes parce que je ne me sentais même pas digne de la regarder.

Ce n'était pas non plus différent cette fois et alors qu'Edward tapait le code de sécurité de la porte, je ne pus m'empêcher de penser que j'allais entrer dans SA maison. La maison d'Edward Cullen. Angela serait en train de se pisser dessus si elle savait.

Maintenant que j'y pensais, j'étais assez chanceuse. Mes deux seuls amis à Los Angeles étaient tous les deux des Cullen et en soi, c'était déjà très troublant. Comment pouvais-je avoir des amis qui ne fassent pas partie de la dynastie d'Hollywood?

Il faut vraiment que je rencontre des gens normaux.

Je ne pus y penser plus longtemps car quelques secondes plus tard, je garai ma Prius près de sa maison et la regardai alors que tout le monde sortait de la Volvo à la griffe rouge. Je ne lui avais toujours pas raconté l'incident parce que j'avais peur qu'il croie que j'étais une sorte de rôdeuse donc je gardai cette information pour moi.

"Allez maman. On y va." Will sautilla et frappa sur mon carreau pour que je sorte et verrouille la voiture.

"Ok, calme-toi. Tu n'as même pas de maillot." Ris-je et il me tira jusqu'à la porte d'entrée.

"Il peut utiliser l'un des miens Madame Bella. J'en ai beaucoup." Dit Démétri en souriant de ses dents blanches. Je savais déjà qu'il ferait des ravages lorsqu'il serait plus âgé parce qu'il était le portrait craché d'Edward, avec ce même foutu sourire en coin.

"Arrête de t'inquiéter Bella." Rigola Edward en voyant ma tête.

"Peu importe." Je haussai les épaules et entrai dans la maison. J'étais toujours fâchée contre lui pour sa remarque sur mon travail quand nous étions encore au terrain de football.

Tout semblait être fait de verre mais ce n'était qu'une illusion grâce aux grandes vitres qui apportaient énormément de lumière dans tout le rez-de-chaussée. Je n'avais pas été à l'étage mais s'il ressemblait au bas, il devait être magnifique.

Il y avait une belle et grande cuisine avec un plan de travail en granite et des appareils électroménagers en acier inoxydable que, selon ce que Démétri m'avait dit, Edward n'utilisait jamais, mis à part le micro-ondes pour les burritos. Dès que vous entriez dans la maison, vos yeux se portaient automatiquement sur le piano à queue qui se trouvait dans le salon en contrebas sur le côté de l'habitation.

Edward m'avait dit aimer en jouer lorsqu'il était stressé ou quand il avait du temps libre. Le sol était travaillé et certaines pièces comportaient des tapis très confortables, sur lesquels vous pouviez vous endormir.

Tout, des meubles jusqu'aux peintures sur les murs, était moderne mais cela ne ressemblait pas à une maison, ce qui m'ennuya quelque part. C'était joli mais pas douillet ni accueillant comme cela devrait l'être.

"Bella?!' J'entendis sa douce voix presque crier dans ma direction.

"Oh… Quoi? Désolée." Bégayai-je.

"Je t'ai demandé si tu voulais du vin?" Ricana-t-il.

"Euh… oui, bien sûr." Dis-je en continuant de marcher dans le salon.

"Tu es vraiment une petite curieuse." Rit-il en me regardant.

"Désolée. Ce n'est pas tous les jours que je peux entrer dans la maison d'une star. Je dois en profiter tant que je suis ici."

"Si tu arrêtais de m'éviter, tu pourrais venir ici plus souvent." Dit-il et il me donna le verre de vin rouge.

"Je ne t'évite pas." Mentis-je.

Il me regarda fermement sans rien dire. Je n'avais jamais été une très bonne actrice donc il pouvait sans doute lire en moi.

"Qui a conçu la maison?" Demandai-je.

"Ma mère m'a supplié mais c'était ainsi quand je suis venu l'habiter." Dit-il en haussant les épaules, comme s'il s'en moquait.

"Irina n'a pas…" Je réalisai soudain à quel point ma question était indiscrète et m'arrêtai avant de dire quelque chose de grossier.

"Elle n'a pas…?" Me pressa-t-il.

"Euh... Elle n'a pas voulu la concevoir? Je veux dire… c'était sa maison aussi." Dis-je tristement.

Il expira lourdement. "Je l'ai modifiée après sa mort. J'ai voulu que la maison ressemble à ce qu'elle était au début. C'était plus facile ainsi." Dit-il, l'air triste, et j'acquiesçai, me réprimandant intérieurement de lui briser le cœur.

"Désolée." Soupirai-je.

"Ce n'est rien. J'aime parler d'elle." Il sourit mais son sourire n'alla pas jusqu'à ses oreilles.

"Maman. Où est-ce que tu veux que je mette mes vêtements?" Demanda Will en sautillant à côté de moi dans un maillot de bain rouge, et Démétri juste derrière lui.

"Tu peux me les donner et je vais les mettre près de la porte d'entrée." Lui répondit Edward et Will les lui tendit.

"On peut y aller papa?" Demanda Démétri.

"Où est ta sœur? Elle ne veut pas nager?"

"Non, elle est encore en train de lire." Répondit Démétri. "Allez!"

"Ok, c'est parti!" Il nous conduisit tous à l'extérieur et Démétri, Will et Coco sautèrent dans l'eau turquoise en même temps.

Le jardin était immense. Il était complété par une piscine, une cascade, des meubles pour le patio, un barbecue ainsi qu'un grand et bel espace d'herbe verte. La maison entière était sur une colline et la vue d'en bas sur la ville était incroyable. Si Los Angeles n'était pas recouverte d'un nuage de pollution, on aurait pu en faire une magnifique photo.

"Tu veux t'asseoir?" Me demanda Edward en me montrant le grand canapé rempli de peluches et de coussins.

"Merci, c'est très beau." Je pris une gorgée de mon verre de vin.

"Ouai, j'ai acheté cette maison après avoir réalisé mon tout premier film et je suis parti de chez mes parents."

"C'était il y a longtemps?"

Il fronça les sourcils alors qu'il réfléchissait. "Ouah, ça doit bien faire dix ans. Je ne m'en étais même pas rendu compte." Il rit à moitié. "Sinon, comment va la vie?"

"C'est une question très vague." Répondis-je.

"Et bien, je ne connais pas tant de choses que ça à ton sujet donc je ne peux pas être très précis, mais je pense que tu en as assez de parler de ton boulot sans arrêt donc je préfère rester vague."

"Je suppose que c'est logique." Je pris une profonde inspiration. "La vie est… belle?" Dis-je et cela ressembla plus à une question.

"Mmmhh. Je viens de me rendre compte que tu es chez moi et je ne sais absolument rien de toi." Il se pencha en arrière et le bouton bleu de sa chemise s'ouvrit davantage, dévoilant les quelques poils qui couvraient d'incroyables pectoraux. Je dus croiser les jambes pour que l'humidité de mon entrejambe ne commence pas descendre le long de mes cuisses.

"Euh… qu'est-ce que tu veux savoir?" Demandai-je le plus normalement possible.

"D'où viens-tu?"

"Je viens de Seattle, de l'Etat de Washington. En fait, c'est plus une petite ville de Seattle appelée Forks mais personne n'en a jamais entendu parler donc je parle toujours de Seattle." Dis-je maladroitement.

Tais-toi Bella. Tu vas te faire passer pour une folle.

"Et tes parents vivent toujours là-bas?"

"Mon père oui mais ma mère vit à Chicago. Ils sont divorcés, donc séparation oblige."

"Oh, je suis désolé." Dit-il bizarrement.

"Ne le sois pas. C'était il y a longtemps. Et toi?"

"Qu'est-ce que tu veux savoir sur moi?" Rit-il.

"Je ne sais pas. Dis-moi quelque chose que je n'aurais pas lu dans les magazines."

"Euuuh, je n'aime pas le chocolat. Les magazines ne diraient jamais ça." Rit-il. "Ne me demande pas pourquoi mais je ne supporte pas le goût."

"Quoi?!" Criai-je presque. "Comment est-ce que tu ne peux pas aimer le chocolat?"

"Je n'aime pas, c'est tout. Il passe encore lorsqu'il est mélangé avec autre chose mais si c'est un morceau de chocolat comme la barre Hershey (NDLR: chocolat américain), je n'arrive pas à le digérer. Il y a un dessert au chocolat dans l'un des restaurants que je préfère et c'est le seul que je supporte. Tout le monde pense que je suis un mutant."

"Tu l'es. Je ne peux pas vivre sans le chocolat, surtout pendant une certaine période du mois." Dis-je si vite que je ne pus m'arrêter.

Comment est-ce que je pouvais sortir ça?

Seigneur Dieu.

Je pensais qu'il allait prendre ses jambes à son cou mais il a juste ri et a pris une autre gorgée de son vin.

Maudit soit-il. Ses compétences pour discuter m'empêchaient de garder l'esprit critique. Il devait avoir des pouvoirs démoniaques.

"Bon, laisse-moi te demander comment ça se passe à ton travail." Lui demandai-je en tentant de changer de sujet.

Stupide Bella.

"Euh… c'est difficile mais j'aime ça. J'ai terminé de tourner dans le film de mon père et je tourne le prochain dans quelques semaines. "

"Je suppose que c'est compliqué. Aller à droite et à gauche sans arrêt pour le travail."

"Ce n'est pas si terrible. Je n'ai pas voyagé hors du pays depuis des années mais heureusement que ma famille est là pour m'aider avec les enfants lorsque je dois partir ailleurs." Dit-il en hochant la tête.

"C'est bien. Dis-moi autre chose." M'enquerrai-je et je sus que ma tête devait ressembler à celle d'une enfant le jour de Noël. J'étais en train de parler avec Edward foutu Cullen.

"Est-ce que tu peux m'attendre ici une seconde?" Demanda-t-il, hésitant.

"Bien sûr. Où est-ce que tu vas?"

"Je veux juste te montrer quelque chose. Je reviens." Il posa son verre de vin et je portai mon attention sur les raz de marée qui éclaboussaient partout. Le soleil commençait à se coucher dans le ciel de Los Angeles et je savais qu'il serait bientôt temps pour Will et moi de partir mais je n'en avais pas envie. Pas du tout.

"Ok, je veux que tu regardes ça." Edward revint avec son ordinateur Mac et il le posa sur mes jambes.

"Qu'est-ce que je vais regarder?"

"Le discours de mon premier Oscar. Je veux que tu le voies parce que je parle de presque tout ce que tu dois savoir en moins d'une minute." Dit-il rapidement alors qu'il tapait sur le clavier.

"Mais je pense l'avoir déjà vu à la télé."

"Ouai mais maintenant tu sais que tout est vrai. La plupart des discours sont écrits et mémorisés. J'ai parlé de plus profond de mon cœur et même si des millions de personnes l'ont vu, seules quelques-unes savaient que c'était ce que je pensais réellement." Il me regarda dans les yeux et mon corps voulu sauter au-dessus de l'ordinateur pour m'asseoir sur ses genoux et le manger tout cru.

J'étais étonnée qu'il me laisse regarder ça alors que je pouvais le faire sur l'ordinateur quand je le désirais mais cela paraissait plus personnel et plus réel que si je le regardais à la télé. J'avais l'impression qu'il voulait que je voie qui il était vraiment; l'homme derrière le masque et le maquillage.

"Donc… quand était-ce?" Demandai-je en essayant de revenir dans le présent.

"Il y a trois ans et demi. C'était le premier film que j'ai tourné après la disparition d'Irina et j'étais vraiment au bout du rouleau. Mais j'ai mis toutes mes émotions dans mon interprétation et c'est pour cette raison que j'étais si bon." Il sourit à moitié mais il restait magnifique. "Ok, c'est celui-là."

Il tourna l'ordinateur vers moi et j'écoutai ce qui se disait.

Un Edward très nerveux était assis près de ses parents sur des chaises en velours rouge au Kodak Theater (NDLR: appelé désormais le Dolby Theater) alors que les noms des acteurs pour la catégorie "Meilleur Acteur" étaient annoncés. Il tremblait presque et l'Edward normal que l'on connaissait n'était pas là, il était remplacé par un lycéen qui allait à son premier bal. Je ne voulais pas rire mais je ne réussis pas à retenir certains gloussements.

"Ne te fous pas de moi. C'était une nuit très stressante." Dit-il en se joignant à mes rires.

"Je sais, et j'en suis désolée mais c'est tellement marrant de te voir épuisé."

Je reportai mon attention sur l'écran.

Son nom fut annoncé et Edward donna l'impression d'avoir été renversé par un camion. Ses yeux s'agrandirent et sa respiration s'arrêta complètement. Sa mère dut presque le pousser sur la scène et il fut debout devant la salle comble, le sourire aux lèvres. Ses yeux brillaient comme s'il était sur le point de pleurer et il tentait visiblement de reprendre contenance mais cela ne fonctionnait pas vraiment.

Il commença son discours en remerciant sa femme qui était décédée six mois plus tôt et sa famille qui l'avait aidé durant cette douloureuse épreuve. Il remercia aussi ses enfants et tous ceux qui lui apportaient une quelconque forme de lumière. Il en fit de même avec les organisateurs de la cérémonie et ceux qui avaient votés pour lui, mais il continua à faire un discours personnel en bénissant les personnes qu'il aimait le plus.

Au moment où la vidéo sur youtube se termina, je combattis mes larmes mais il était évident désormais qu'il avait parlé avec son cœur et cela lui avait coûté de le dire sur la chaîne nationale. Je n'aurais jamais été capable de m'ouvrir comme ceci devant tant de gens et il avait raison, cela aurait semblé impossible pour ceux qui ne le connaissaient pas, mais il avait dévoilé son âme et cela avait dû le terrifier.

"Donc, voilà. C'est moi et tous ceux que j'aime." Dit-il simplement avant de refermer l'ordinateur.

"C'était… ouah." Dis-je en prenant ma respiration.

"Cela signifie tout autre chose lorsque l'on sait tout ce que cela inclut, non?" Demanda-t-il et j'acquiesçai. "Tout ce que disent les magazines est faux la plupart du temps, tout ce qui est en ligne n'est pas mieux et je ne veux même pas te montrer les interviews télé. C'était moi; à vif et simple." Dit-il en haussant les épaules.

A ce moment précis, je savais que je ressentais plus qu'un simple béguin pour Edward Cullen. Il ne s'agissait pas simplement d'une attirance sexuelle… c'était bien plus.

Je rentrai à la maison avec Will et le bordai avant de rejoindre mon propre lit pour essayer de dormir… mais c'était peine perdue. Je tentais de combattre ce que je ressentais mais le besoin de revoir Edward était très fort. Je sortis du lit et ouvris mon ordinateur pour regarder encore et encore son discours sur youtube. Je me sentis plus proche de lui mais je ne voulais pas découvrir que je commençais à éprouver des sentiments pour lui.

Cela aurait été gênant.

Je ne lui avais reparlé qu'une seule fois lorsque j'étais allée chercher Will à l'entraînement de football américain et heureusement, Will était puni pour avoir cassé un carreau donc il savait très bien qu'il ne pouvait pas demander pour aller s'entraîner chez Démétri.

Etonnamment, Edward et moi continuions à flirter comme avant, comme si c'était naturel. Je détestais me sentir aussi à l'aise avec lui parce que même si je désirais plus, je savais que cela ne fonctionnerait pas, donc je gardais toujours mes distances avant que quelqu'un ne soit blessé dans son amour-propre.

"A quoi est-ce que tu penses?" Demanda joyeusement Alice de l'intérieur de sa voiture alors que je déposai Will à l'école.

Ton frère.

"A rien. Je suis juste très stressée à cause de mon boulot." Je tournai la tête pour qu'elle ne voie pas mes yeux.

"Mmmhh. Comment ça se passe là-bas?"

"Bien, rien de spécial. Et toi?"

"J'ai une pause avant qu'Edward ne tourne son prochain film dans quelques semaines donc je sors avec Rose." Elle commença à s'exciter. "Oh, tu n'as pas encore rencontré Rose! On doit justement déjeuner."

Elle sortit son Blackberry à la vitesse de l'éclair et commença à écrire un message frénétiquement.

"Attends Alice, j'ai du travail et je ne crois pas qu'Edward tienne à ce que je connaisse tous les membres de sa famille. Ce serait bizarre."

"Bella, elle fait aussi partie de ma famille. Et personne n'était en train de parler d'Edward." Rigola-t-elle et je pus sentir des rougeurs commencer à apparaître sur mon visage.

"Ça ne change rien au fait que j'ai du travail et je ne crois pas que ma patronne appréciera que je prenne trois heures pour déjeuner."

"S'il te plaît Bella. Arrête de te chercher des excuses. Elle veut vraiment te rencontrer. Tu as combien de temps pour manger?"

Je soupirai lourdement parce que je savais que j'allais perdre cette bataille. "De midi à une heure."

"Bien, ça nous laisse une bonne heure donc on peut aller quelque part dans le centre ville et tu n'auras pas à conduire."

"Super." Je levai les pouces, sarcastique.

Je passai le reste de ma matinée, assise derrière mon bureau à feuilleter des dossiers ennuyeux de l'agence. Volturi Relations géraient des clients, des acteurs pour la plupart, depuis plus de cent ans et avait beaucoup d'influence sur cette superbe ville que nous appelions Hollywood. Aro, Marcus et Caius étaient les patrons et tous les trois étaient assez vieux pour pratiquement nous rappeler à quelle date Lincoln avait été Président.

Je ne les avais jamais vus mais les employés disaient qu'ils vivaient au trentième étage et descendaient rarement donc il y avait très peu de chance pour que je les rencontre. Ma patronne en ligne directe était Victoria et elle était l'une des personnes les plus désagréables que j'ai rencontrée. Mais elle faisait du bon travail donc les gens se prosternaient devant elle comme si le monde lui appartenait.

Elle avait des cheveux roux de feu qui me rappelait le Diable et un corps qui semblait interminable. J'étais légèrement jalouse lorsque je la voyais balancer ses hanches quand elle marchait.

J'aurais aimé avoir des hanches pareilles.

Je travaillais en étroite collaboration avec un gars appelé James, qui était l'assistant d'un autre gros bonnet de l'agence, et il était mon seul ami au boulot. Je n'étais pas en position de rejeter les gens qui voulaient me parler, même si je savais qu'il tentait de flirter avec moi. Je déclinai toujours ses invitations à déjeuner et je savais que je n'allais plus pouvoir le tenir longtemps à l'écart, j'étais presque prête à le maudire avant dimanche prochain.

A onze heures et demie, je ramassai mes affaires pour aller déjeuner. Et bien sûr, réglé comme une horloge, James apparut dans le couloir et s'arrêta devant mon bureau.

"Salut Bella. Tu es très jolie aujourd'hui, comme d'habitude."

Ses yeux naviguèrent sur mes chaussures noires à talon, ma jupe crayon noire qui s'arrêtait à mes genoux et ma veste bleue foncée. Mes cheveux ressemblaient à un nid d'oiseau donc je ne voyais pas vraiment à quel point il me trouvait jolie mais il voulait juste me charmer donc j'ai souri et hoché la tête.

"Alors, tu as quelque chose de prévu pour déjeuner?"

"Oui." Dis-je sincère, finalement heureuse qu'Alice m'ait forcé la main. "Je vais voir des amies en ville. Juste entre filles, tu sais." Dis-je pour qu'il n'essaie pas de s'imposer.

"Oh d'accord, peut-être une prochaine fois."

Il fallait vraiment que j'agisse pour qu'il arrête de me proposer des choses parce qu'il commençait vraiment à m'énerver.

"Hey James!" Dis-je alors qu'il marchait dans le couloir.

"Ouai?"

"Pourquoi tu n'inviterais pas Kate à déjeuner?" Elle est généralement toute seule à son bureau." Lui suggérai-je et je pointai du doigt le bureau où Kate se trouvait d'habitude, et qui était l'autre assistante de Victoria.

"Mmmhh, pourquoi pas. Merci Swan." Il sourit, sincère et il chercha Kate du regard.

Je sortis de l'imposant gratte-ciel cinq minutes plus tard et je marchai jusqu'au Yang Chow, un restaurant très privé mais Alice étant une Cullen, cela ne posa pas de problème pour y entrer.

Je marchai dans le restaurant, pas vraiment à ma place mais j'étais soulagée d'être bien habillée grâce à mon boulot.

"Tu es là." J'entendis la voix d'Alice me parvenir derrière moi et elle m'attrapa par le coude pour m'amener à la table du coin où était assise une magnifique blonde.

S'il vous plaît Seigneur, faites que ce ne soit pas Rosalie.

Et bien sûr, Alice me conduisit à cette table et j'entrai dans l'alcôve pour me retrouver en face de la plus belle femme que j'aie jamais vue. Sa beauté me fit en réalité reculer sur ma chaise et j'en pleurai presque.

"Salut, je suis Rosalie." Elle tendit sa main et je la serrai timidement.

"Voici Bella, celle dont je t'ai parlé. Son fils est dans la même classe que Démétri et ils jouent ensemble au football américain." Dit Alice.

"Et bien, c'est fantastique."

Je n'avais pas encore dit un mot parce que je ne savais pas quoi dire. Elle était si gracieuse et il semblait émaner d'elle plus de confiance que je n'avais pu constater chez quelqu'un. Ses cheveux blonds ondulés descendaient sur ses épaules comme une cascade dorée et ses yeux violets perçants étudiaient mon visage. Même si elle était assise, on pouvait remarquer qu'elle avait le corps d'un ange à la manière dont elle suintait le sexe. Elle était le parfait mélange de sex-appeal sans pour autant être vulgaire et je l'enviai presque à en pleurer.

Il fallait que je dise quelque chose afin qu'elle ne croie pas que je n'avais pas de cerveau.

"Je suis très heureuse de te rencontrer Rosalie." Lui répondis-je.

"Je t'en prie, appelle-moi Rose. Alors, tu es la Bella d'Edward?" Demanda-t-elle en s'adossant.

"Oui." Répondit simplement Alice avant que je n'aie pu parler.

La Bella d'Edward? Qu'est-ce que cela signifiait?

Je préférais ne rien demander pour ne pas dire quelque chose de stupide.

Le déjeuner se passa bien mieux que je ne l'avais espéré. J'appris que Rose était une personne assez normale mis à part sa beauté presque extraterrestre. Elle était mannequin et tout le monde pouvait facilement s'en rendre compte en la regardant. Elle était mariée au grand frère d'Edward et d'Alice, Emmett et ils avaient une petite fille prénommée Kim. Quand elle me montra sa photo, je constatai que sa ressemblance avec sa mère était incroyable, même à son jeune âge.

Rose n'était pas aussi pleine de vitalité qu'Alice mais elle avait une aura qui me donnait l'impression de pouvoir lui parler sans arrêt. Nous avions toutes les trois immédiatement accroché et il n'y avait plus aucune gêne après cette première rencontre. Elle me parla de ce que l'on ressentait lorsque l'on vivait à Los Angeles et comme elle y était née, elle me donna quelques conseils sur la manière de m'adapter plus facilement.

Je repartis au bureau plus heureuse que lorsque je l'avais quitté et j'avais déjà hâte de revoir Rose.

La journée se termina et il était temps que j'aille chercher Will à son entraînement de football. Alice allait tous les jours le chercher à l'école avec Démétri et Dani et elle les emmenait au parc. Démétri et Will jouaient sur le terrain pendant que Dani et Alice s'asseyaient dans les gradins pour regarder. Edward venait parfois assister aux entraînements et je m'assurais toujours d'avoir toute ma tête lorsque je m'y rendais sinon, j'allais déraper.

Je m'assis près d'Alice sur les gradins lorsque j'arrivai.

"Bonjour Dani." Dis-je doucement pour être gentille mais elle roula des yeux.

"Elle n'est pas contente parce que je n'ai pas voulu lui prendre de granita."

"Les granitas sont une très mauvaise idée." Rigolai-je en me rappelant de la dernière fois que j'en avais acheté.

"Parle pour toi." Claqua-telle et elle partit rapidement pour aller s'asseoir sous un arbre avec quelques amis.

"Cette petite est tellement méchante. Edward a vraiment besoin de lui mettre une claque sur les fesses." Grogna Alice.

"C'est ta nièce Alice." La grondai-je.

"Je sais mais j'aimerais lui apprendre à ne pas s'adresser aux gens de cette façon."

"Ce n'est rien, j'étais pareille à son âge."

"Non Bella, ce n'est pas rien. Attends qu'Edward l'apprenne." Dit-elle en croisant les bras.

"Allez Alice, ne va pas lui attirer des ennuis." Geignis-je.

"Bien, mais si elle est méchante comme ça avec moi, je la laisserai à la maison lorsque j'irai faire une virée shopping."

"Sinon, comment s'est passée ta journée après le déjeuner?" Demandai-je rapidement pour que sa colère ne s'élève pas plus.

"Bien. Rose et moi avons fait les magasins." Elle redevint heureuse.

"C'est tout?" Dis-je en roulant des yeux.

"Non et la prochaine fois, tu viens avec nous. Tu n'as pas d'excuse. J'ai quelques idées de relooking." Elle avait cette lueur dans les yeux qui me donna l'impression que j'allais être torturée.

"Je ne crois pas…"

"Je m'en moque. Je sais ce qu'aime Edward." Elle remua les sourcils.

"Oh mon Dieu, te voilà encore repartie là-dessus. Je ne veux pas que tu me pousses vers Edward. Nous sommes juste amis Alice, comme toi et moi sommes amies."

"Mais bien sûr Bella. Est-ce que tu essaies vraiment de me faire croire ça? Ne commence pas. Je vois tout." Elle eut l'audace de rire.

"Ce n'est pas marrant Alice. Ne dis rien. Tu vas rendre la situation encore plus bizarre qu'elle ne l'est déjà." La suppliai-je.

"Vous êtes tous les deux si aveugles. Je dois vraiment faire tout moi-même." Dit-elle dans sa barbe.

"Qu'est-ce que tu veux dire?" Dis-je en ne sachant pas si je voulais connaître la réponse.

"Rien du tout. Ne t'inquiète pas pour ta jolie petite tête." Dit-elle en souriant en coin.

Fort heureusement, Edward n'avait pas pu venir assister à l'entraînement donc je n'avais pas eu à discuter avec lui mais je ressentis un pincement au cœur quand je réalisai que je ne pourrais pas le voir.

Je ramenai Will à la maison et il était si fatigué à cause de son entraînement qu'il voulut aller se coucher lorsque nous rentrâmes. César fut nourri et je m'assurai que Will fit ses devoirs avant de lui faire prendre une douche. Je le bordai à neuf heures et nettoyai la cuisine avant d'aller moi-même me coucher.

Je m'y installai et posai ma tête sur l'oreiller. Mon livre David Copperfield était sur ma table de chevet et je repris ma lecture là où je l'avais arrêtée. Je terminai ma première page lorsque mon téléphone sonna.

Je décrochai sans vérifier l'appelant.

"Allô?"

"Bella?" Me répondit une voix douce à l'autre bout du fil.

"Edward? Que… euh… pourquoi est-ce que tu m'appelles à cette heure?" Bégayai-je.

"Je voulais juste savoir comment s'était passée ta journée. Je n'ai pas su venir à l'entraînement donc je n'ai pas eu la chance de discuter avec toi." Répondit-il d'une voix qui se logea directement entre mes jambes.

"Oh, tu n'avais pas à m'appeler." Mais je suis tellement heureuse que tu l'aies fait.

"J'en avais envie. J'aime entendre ta voix." Dit-il calmement.

"Oh, comme c'est gentil. Tu es un vrai charmeur."

"J'essaie Swan." Rigola-t-il.

Nous discutâmes durant une heure sur rien de bien particulier et je m'étonnai d'être devenue aussi naturelle avec lui. Je ne le considérais pas comme un acteur dont le visage était placardé sur tous les magazines mais comme une personne normale, un père qui aimait simplement manger de la crème glacée et regarder son fils jouer au football américain.

"Alors, tu vas venir à l'entraînement demain?" Demandai-je alors que notre conversation touchait à sa fin.

"Je pense bien. Les garçons ont leur premier match ce weekend donc je dois être là comme soutien moral."

"C'est vrai, tu es un si grand expert en matière de match à gagner." Ris-je.

"J'ai eu mes jours de gloire à l'époque Swan."

"Je n'en sais rien. Tu ne représentais qu'Hollywood pour moi."

"Ouai je suppose, mais on a toujours besoin de moi sur le terrain. Ils font une fête chez moi chaque année donc je mets un espace à disposition."

"Ohlala, quel atout tu as!" Dis-je sarcastique.

"Va au lit Swan. Je te vois demain." Rit-il avant de raccrocher.

En déposant le téléphone, je réalisai qu'Edward avait peut-être des sentiments pour moi. Cela semblait bizarre mais il y avait eu quelque chose dans sa voix qui me faisait penser qu'il en pinçait pour moi.

On se croirait presque au lycée.

S'il ne m'appréciait pas, il fallait que je fasse monter la mise et que mes sentiments deviennent plus évidents pour lui. Je l'avais évité jusqu'à présent mais je pouvais oublier ça désormais. Et si je me faisais vraiment des idées? Seigneur, faites qu'il ressente les mêmes choses que moi.

Il était habitué à côtoyer de magnifiques femmes pleines de confiance et qui n'hésitaient pas. Il fallait que je me comporte comme tel mais je savais que je ne pouvais être aussi belle que Rosalie. Peut-être que je devais travailler sur ma personnalité. Je savais bien comment flirter et il fallait sans doute que je lui montre sans en faire trop pour autant.

Je me couchai, un grand sourire aux lèvres qui était toujours là à mon réveil.

oOoOoOoOo

Je mis une heure à préparer Will, nourrir César, amener Will à l'école et j'avais eu ma petite discussion matinale avec Alice. Elle semblait beaucoup trop confiante et cela m'effrayait mais je ne l'avais pas critiquée parce que je ne voulais pas qu'elle commence à râler.

"Allez, passe une bonne journée au boulot Bella." Alice sourit de manière diabolique et entra dans sa voiture en bondissant.

Je conduisis dans la circulation matinale de Los Angeles jusqu'à atteindre le grand building en verre et d'acier qui appartenait à Volturi Relations. J'attrapai mon sac à main et entrai dans le grand hall d'entrée en grès des bureaux.

Je pris l'ascenseur jusqu'au vingtième étage et marchai dans le couloir tapissé du lieu que je craignais depuis un mois et demi.

Dès que je passai entre les box de l'étage, je reçus LE regard de tous les employés. Je grognai parce que je savais pertinemment que dès que je m'assoirai à mon bureau, Victoria allait m'appeler dans le sien pour l'une ou l'autre chose. Je repensai rapidement à toutes les fautes que j'aurais pu commettre la semaine précédente mais rien ne me vint à l'esprit.

Comme prévu, dès que mon cul toucha le rembourrage de ma chaise, le téléphone sonna et la voix dure de Victoria s'échappa du haut-parleur.

"Swan, je peux vous parler une minute?" Dit-elle sévère.

Je me relevai et lissai mes vêtements avant de parcourir la distance qui séparait mon bureau du sien, très grand, au bout du couloir. Je frappai doucement à la porte avant d'entrer.

Elle était assise derrière son bureau en acajou, ses cheveux attachés en un chignon serré et ses doigts tapant furieusement sur le clavier.

Je m'avançai sur le tapis et m'arrêtai derrière la chaise en face de son bureau.

"Asseyez-vous." M'ordonna-t-elle et j'obtempérai.

"Vous devez avoir des amis hauts placés." Commença-t-elle et ses yeux gris me jugèrent de là où elle était.

"Excusez-moi?" Dis-je calmement.

"Vous n'êtes là que depuis un mois et vous êtes déjà sollicitée." Dit-elle en saisissant des feuilles sur son bureau.

"Sollicitée?" Elle venait de piquer ma curiosité.

"Oui. Nos clients ne sont généralement en contact qu'avec des personnes qualifiées dans les relations publiques mais puisqu'il s'agit d'un client important qui vous a précisément choisie, je ne vois pas pourquoi nous devrions l'ignorer."

"Je ne comprends toujours pas de quoi vous parlez." "Répondis-je.

"J'ai reçu un appel du personnel de Carlisle Cullen ce matin et ils veulent que vous soyez leur responsable personnelle en relations. Félicitations." Dit-elle en soupirant lourdement comme si elle désapprouvait.

Je vais tuer Alice.


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