Coucou tout le monde!

Merci à tous pour votre compréhension! Je vous avoue que c'est de plus en plus difficile de trouver du temps mais je fais tout mon possible!

Merci aussi pour vos commentaires, favoris et alertes! Je n'en reviens toujours pas d'en être là et cela me donne une motivation supplémentaire! :D

Bref, vous allez pouvoir retrouver notre chère Bella dans ce chapitre haut en couleurs et vous plonger dans sa petite tête! ;D

Je vous souhaite une très bonne lecture et vous dis à bientôt!

Bisous, et prenez soin de vous.

ValouPili


Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!


CÉSAR FRAPPE À NOUVEAU

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Point de vue de Bella
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"Will, dépêche-toi. On va être en retard!" Criai-je du bas des escaliers.

C'était le premier match de Will et il avait passé tout le weekend à sauter d'excitation. Il devenait fou et il voulait juste "frapper quelques personnes" disait-il. Cela m'inquiéta un peu mais je mis ça sur le compte de son comportement de petit garçon.

Mon Dieu, j'espérais qu'il n'allait pas devenir un de ces délinquants violents.

Ces deux derniers jours avaient été les plus beaux depuis un bon moment.

Je savais bien qu'Edward m'aimait bien. Je le savais.

Heureusement, il ne sembla pas être intimidé par la Bella confiante et je n'avais aucune idée d'où elle venait mais elle semblait aimer flirter davantage que la Bella normale. Je suppose que m'enfuir était la solution parce que lorsqu'il avait demandé à m'embrasser, toutes mes émotions étaient sorties et c'était tout ce que j'avais pu faire pour ne pas lui sauter dessus et lui retirer son pantalon.

Du calme Bella.

Pour être honnête, j'étais sceptique quant à flirter avec lui parce que je n'avais jamais rien fait de tel auparavant. La confiante et sexy Bella était en moi mais elle était dormante. Jacob l'avait étouffée il y a longtemps et je n'avais pas pensé qu'elle referait surface. Mais Edward m'avait aidée à casser Jacob et il y avait peu de chance qu'il sache l'effet positif il avait sur moi.

La Bella confiante avait pris les choses en main et jouait avec sa sensualité. Je ne pensais pas être aussi sexy mais je savais que je pouvais l'être si je le voulais. Je ne savais pas si Edward aimerait ce côté mais je me doutais que ce serait le cas. Ce presque baiser en était l'évidence.

Bien sûr, sa diablesse de sœur avait tout ruiné et me lever de ce siège avait été la chose la plus compliquée à faire. La tension sexuelle dans la voiture était si palpable et je pouvais jurer que si je l'avais goûtée, ça aurait été foutrement bon.

Pendant le déjeuner, j'avais été surprise par le naturel de notre conversation et la facilité avec laquelle nous avions révélé certaines choses que je n'aurais pu dire qu'à Charlie et Renée. Il semblait juste vouloir en savoir davantage sur moi et j'avais fatalement parlé plus. Lorsqu'il devait répondre aux questions, je me rendais compte que je voulais aussi en savoir plus sur lui.

En plus d'être attirant, il était aussi intelligent, marrant, attentionné et il voulait vraiment passer du temps avec moi. Il était incroyable et je ne savais pas ce que je ressentais pour lui mais c'était fort.

Secrètement, j'étais heureuse qu'Alice ait préparé un coup monté par rapport à mon boulot parce que je ne voulais plus passer un seul jour sans Edward Cullen.

Est-ce que j'avais l'air d'une rôdeuse dit comme ça?

Peut-être étais-je juste submergée par l'excitation? Je ne l'espérais pas. Je voulais passer chaque heure du jour avec lui et aller d'un endroit à un autre mais je savais que je ne devais pas exagérer.

La situation était délicate. Il avait des enfants et j'en avais un aussi. Il était très célèbre et n'avait sans doute pas le temps pour être dans une relation. Il était riche et j'en étais loin. Il était mon foutu patron pour l'amour de Dieu. Nous n'étions pas tellement de parfaits contraires mais il y avait beaucoup trop de facteurs externes qui apporteraient des tensions sur tout ce que nous essaierions de construire.

Et puis, il y avait aussi Jacob qui entrait dans l'équation. Il avait commencé à téléphoner à Will la semaine dernière, bien plus souvent mais je ne savais toujours pas s'il était investi dans la vie de Will comme il le devrait. C'était sans doute un peu de ma faute puisque j'avais déménagé avec son fils de l'autre côté du pays mais tout de même. Serait-il d'accord si Edward sortait avec lui? Est-ce que cela importait? Je savais que oui parce que Will était son fils et il avait le droit de désapprouver si je sortais avec quelqu'un, mais j'avais le droit de garde donc Jacob n'avait pas son mot à dire logiquement. C'était bien trop confus pour y penser maintenant.

"Maman, je peux aller dormir chez Démétri?" Demanda Will en descendant les escaliers, son sac en main.

"Je ne sais pas mon grand. On verra ce qu'Edward dira lorsqu'on le rejoindra aujourd'hui." Je souris et lui donnai des œufs et du bacon pour petit-déjeuner.

Il commença à enfourner sa nourriture sans hésitation quand il s'arrêta soudain pour me regarder.

"Quoi? C'est bon?" Demandai-je.

"Ouai." Il prit du bacon, "tu aimes Monsieur Edward?" Demanda-t-il.

Aussi direct que son père.

"Euh… je ne sais pas, pourquoi?"

"Parce que c'est le gars le plus cool que j'ai vu et il t'aime vraiment bien. Tu savais qu'il avait une moto et une voiture super rapide et un punching-ball dans son sous-sol et je sais qu'il t'aime vraiment beaucoup beaucoup."

"Vraiment? Et comment sais-tu ça?" Demandai-je d'une voix excitée.

Je suis en train de cancaner avec mon petit garçon de cinq ans. Mon Dieu, aide-moi.

"Démétri dit que Monsieur Edward parle tout le temps de toi avec Madame Alice et Dani dit que sa grand-mère veut te rencontrer."

Qu'est-ce que c'est que ce bordel?

"Et alors, qu'est-ce que cela signifie?" Dis-je en essayant d'obtenir plus d'informations de mon fils.

"Ça veut dire que Monsieur Edward est ton petit-ami." Il fit une bouche en cœur et tenta de me pourchasser dans la cuisine.

"Arrête de dire ça. Et n'en parle pas en face des gens aujourd'hui si on les voit." Le suppliai-je.

"D'accord, mais vous devez sortir tous les deux. Dani dit que c'est ce que font les petits-copains et petites-copines."

"Arrête de leur parler de ça. Je ne veux pas que vous commenciez à créer des rumeurs. Alice me rend déjà assez folle et non, il n'est pas mon petit-ami."

Et ce n'est pas manque d'essayer pourtant.

"Bien." Bouda-t-il puis il courut dans le salon pour regarder la télévision avant que nous partions.

Le téléphone dans ma poche vibra et je priai pour que ça ne soit pas Alice parce que ce serait vraiment trop flippant. Un sourire de la taille du barrage de Hoover prit place sur mon visage lorsque je découvris l'appelant.

"Bonjour Monsieur Cullen. Vous avez besoin de quelque chose ce matin?" Demandai-je et j'essayai de parler à voix basse pour que Will n'entende rien.

"Bonjour Mademoiselle Swan! Je me demandais si vous aviez fait ces beaux rêves dont je vous avais parlé la nuit dernière?" Je pus presque voir son sourire en coin à l'autre bout du fil.

"En effet." Répondis-je simplement.

"Et sur quoi portaient-ils?"

Toi.

"Je vois que vous évitez les questions aujourd'hui mais ça me convient. Alors comment vas-tu ce matin?"

Nous n'avions pas encore pose les "questions" du où tout cela allait mener mais j'étais heureuse de simplement encore flirter. Je ne savais pas combien de temps ce manège durerait mais j'étais capable de le faire durer pendant au moins les dix prochaines minutes avant que mon clitoris n'explose de désir.

Arrête ça Bella.

"Euh… je vais bien. Will est déjà prêt à partir et nous sommes tout excités par notre tout premier match." Dis-je après avoir serré les jambes pour obtenir une friction.

"Bien. Je m'attends à t'y voir, et magnifique comme toujours."

"J'essaierai, mais je ne peux rien promettre." Je me regardai de haut en bas et je ressentis le besoin de me changer.

Je courus à l'étage, Edward toujours au téléphone, "Alors, tu n'as rien de prévu la semaine prochaine mis à part quelques interviews mais tu peux les faire par téléphone et aller à la conférence de presse lundi." Dis-je en tentant de parler business pour paraître plus professionnelle.

"Je sais. Je redoute celle avec People. L'interviewer est toujours une personne peu scrupuleuse qui veut connaître les moindres détails."

"Et tu ne peux pas simplement contourner les questions?" Demandai-je en retirant mon T-shirt.

"J'essaie mais elle creuse toujours plus profondément pour obtenir ce qu'elle veut. Mais ça va encore, j'ai déjà dû gérer pire."

"Au moins, tu es préparé."

J'enfilai mon nouveau T-shirt et entendis un gros aboiement alors que César fonçait dans ma chambre et montait sur mon lit. Il se coucha sur le dos comme s'il voulait que je lui caresse le ventre.

"Non! Dehors César!" Criai-je mais il ne bougea pas, "Will, viens rechercher ton chien!" Criai-je à nouveau.

J'entendais Edward rire au bout du fil, "je suppose que c'est ton grand Saint Bernard dont Will parle sans arrêt?"

"Ouai, il ressemble plus à un char qu'à un chien."

"Pourquoi tu ne l'amènerais pas sur le terrain aujourd'hui?"

"Vraiment? Je peux?"

"Ouai, je pense que je vais amener Coco. Il a besoin de courir mais je dois te prévenir, il a du mal d'accepter les étrangers."

"Tant qu'il n'essaie pas de me tuer, ça ira très bien."

J'entendis soudain un grand fracas de l'autre côté de la ligne et j'entendis Démétri crier.

"Bon sang." Souffla-t-il, "Bella, je te vois au match. Démétri vient de sauter de la table." Soupira-t-il.

"Ok, on se retrouve là-bas." Rigolai-je.

"J'ai hâte."

"Moi aussi. Salut."

"Salut bébé." Et le téléphone fut coupé.

Il venait de m'appeler "bébé". Qu'est-ce que cela signifiait? Essayait-il d'être gentil ou était-ce réellement un terme d'affection? Je me demandais s'il appelait ses amis comme tel.

Je restai debout durant cinq bonnes minutes avant de me rendre compte que l'on devait partir.

Je semblai finalement présentable dans mon short en jeans, un short assez court en réalité mais cela allait, parce que nous étions en septembre et nous étions à Los Angeles après tout. Peut-être que cela attirerait Edward un petit peu. Je portais un Polo jaune vif et des baskets bleu marine avec mes Ray Ban dans les cheveux qui descendaient dans mon dos.

"Maman! Allez." Cria Will d'en bas.

Je mis Will et César dehors dans les cinq minutes qui suivirent. Will sautait d'excitation sur le siège arrière et il jouait avec les oreilles de César. Il ne remarqua même pas que nous étions enfin arrivés jusque ce que je coupe le moteur de la voiture.

Il sortit de la voiture avant que je ne la rappelle, "Will." Criai-je et il revient vers la voiture.

"Quoi maman?" Il remonta, anxieux.

"Je veux que tu fasses attention, essaie de ne pas te faire frapper et porte-bien des protections, serre ton casque…"

"Je sais maman. Je sais. Je peux y aller maintenant?" Demanda-t-il.

"Oui. Amuse-toi bien et protégez-vous Démétri et toi si ça devient brutal." J'embrassai son front et il partit avec son équipe.

Je sortis César du coffre et regardai dans le parking si Edward était là mais ce ne fut pas le cas. J'attendis sur le capot de ma voiture jusqu'à ce qu'il arrive. César essayait de me tirer à l'endroit où couraient les autres chiens mais je me surpris à être plus forte que je ne le pensais. Je savais le retenir. Je dus quand même descendre de la voiture pour pouvoir me préparer s'il se décidait à courir.

Trois minutes plus tard, j'aperçus le reflet de sa Volvo métallisée alors qu'il arrivait et je me mis à sourire. Edward sortit de sa voiture et aida Démétri, Dani et Coco.

Comme toujours, Edward était le seul que je voyais et il était superbe. Il portait un jeans délavé et une chemise bleu foncé dont les manches étaient roulées jusqu'aux coudes. Les premiers boutons étaient ouverts et révélaient un maillot blanc ainsi que les quelques poils clairs que j'aimais tant sur sa poitrine. Les reflets bruns et dorés brillaient au soleil et il avait une paire de lunettes de soleil qui cachait ses yeux verts perçants mais je m'en moquais. Il était toujours aussi beau.

Ils coururent vers moi et Démétri me fit un câlin.

"Salut Démétri. Prêt à gagner?" Demandai-je alors qu'il m'agrippait la jambe.

"Ouai. Papa dit que vous pouvez venir après à la maison et nager. Vous pouvez hein, vous pouvez?" Il sautilla sur place.

"Je suppose que oui. Je n'y vois pas d'inconvénient."

"Ouiiiiiiiii." Il lança le poing en l'air, "où est Will?"

"Sur le terrain. Il t'attend."

"Ok d'accord, salut." Il me fit signe et courut rejoindre mon fils.

"Salut Dani." Je lui fis signe et elle sourit.

"Salut. C'est ton chien?"

"Ouaip. César la bête. Il est gentil mais encore pénible." Je ricanai et reçus quelques léchouilles de Coco que je n'avais pas remarqué avant qu'il ne me renifle le derrière.

"Il est trop mignon. Papa, je peux aller le promener et Coco aussi?" Dit-elle, rayonnante.

"Tu sauras t'occuper des deux en même temps?" Demanda-t-il.

"Oui, et je peux demander à Joanna de m'aider. Je la vois là-bas!" Dit-elle en la pointant du doigt. "S'il te plaîîît?"

"D'accord, mais juste sur le terrain où je peux encore te voir." Il lui tendit la laisse et elle les mena jusque dans l'herbe.

"Est-ce que ça va aller avec les deux chiens? On ne devrait pas s'inquiéter?" Demandai-je.

"Elle ira bien. Une fois, elle a promené Coco dans la rue parce qu'il n'arrêtait pas de l'ennuyer."

"J'espère que tu as raison. Je m'en voudrais si elle se faisait mal." Nous n'avions toujours pas bougé du parking.

"En fait, je suis assez surpris que Coco agisse si bien avec toi. Généralement, il mord les gens."

"Vraiment?"

"Oh oui. Mon voisin me dit que je devrais l'euthanasier mais les enfants me tueraient. Je suis content que personne ne m'ait encore intenté un procès." Rigola-t-il.

"Ce n'est pas marrant." Tentai-je de dire en gardant une expression neutre mais cela ne fonctionna pas vraiment.

Nous restâmes près de la voiture et cette tension sexuelle était à nouveau là, et si incroyable que l'on pouvait la sentir. Nous ne parlâmes évidemment pas du presque baiser mais je ne croyais pas que je me serais sentie embarrassée si nous l'avions fait, et cela me surprit.

"Tu ressembles au soleil." Il rigola en me regardant quelques secondes, "tu crois que ce polo est assez vif?"

"Ce n'était pas très original." Je roulai des yeux.

"Tu es jolie." Il me serra dans ses bras et je me noyai presque dans son odeur. C'était le parfait mélange entre la propreté et la masculinité, "je suis content de pouvoir enfin te voir." Me souffla-t-il à l'oreille et j'eus des frissons dans le cou.

"Je sais, je ne t'ai pas depuis deux jours depuis… ouai, depuis notre premier rendez-vous."

Je reculai pour voir l'impact de mes mots sur lui et je ne savais pas si j'avais bien fait cela mais il me souriait.

"Je suis content que tu t'en souviennes." Rigola-t-il.

"Tais-toi. Allons voir les garçons jouer au football américain."

Je voyais bien qu'il voulait une certaine forme de contact entre nous mais nous devions d'abord éclaircir certaines choses. Cela paraissait étrange mais il y avait bien trop en jeu et je ne voulais causer aucun problème même si je mourrais d'envie de lui tenir la main.

Nous nous assîmes dans les gradins et regardâmes les garçons s'échauffer.

"Est-ce que ce jeu peut devenir violent?" Demandai-je.

"De ce que j'ai pu voir, non. Démétri ne joue que depuis un an mais c'est du football poussin. Rien de grave ne se produit, à part quelques bleus au final."

"Si tu le dis."

"Comment se passe le boulot?"

"Je travaille pour toi donc tu devrais le savoir."

Il rit, "Oh ouai. J'avais oublié ce détail car je ne t'ai pas vu depuis que tu as commencé."

"J'ai passé beaucoup de temps avec Jane et Alec. Ils m'ont montré les ficelles du métier mais je ne commence vraiment que la semaine prochaine, et elle s'annonce très chargée pour toi aussi."

"Bien sûr qu'elle l'est." Soupira-t-il.

"N'as-tu jamais détesté ça?" Demandai-je avant de réaliser ce que je venais de dire.

"Détesté quoi?"

"L'agenda chargé, toute cette attention?"

"Non, j'ai ça dans le sang. Je DOIS jouer. C'est comme un besoin primaire et je réalise que l'un ne va pas sans l'autre." Il pointa quelqu'un du doigt sur le terrain, "Tu vois ces trois gars de l'autre côté?" Demanda-t-il et j'acquiesçai. "Ils sont toujours là. Parfois plus, comme la fois où nous sommes allés déjeuner mais je les ignore tout simplement. Est-ce qu'ils t'ennuient?"

"Je pensais que ce serait le cas mais en fait, je ne les ai pas vraiment remarqués."

"Bien, parce que tu peux être certaine qu'ils t'ont remarquée." Ricana-t-il.

"Qu'est-ce que cela signifie?"

"Cela veut dire qu'il y a beaucoup de photos de toi qui ont été prises dernièrement."

"Vraiment?"

"Oh oui. Alice est comme le chien de la famille qui déniche les potins et elles fouinent dans les informations présentes sur Internet ou dans les magazines. Apparemment, nous sortons ensemble et je t'ai rencontrée en Australie." Il rit mais quelque part, je voyais au travers de son masque, "c'est marrant parce que je n'y suis plus retourné depuis des années."

"Je suppose que cela doit être ennuyant."

Il ne fit que hausser les épaules.

Nous étions assis, silencieux depuis quelques minutes alors que le soleil descendait sur nous. Je remarquai qu'il jetait des coups d'œil à mes jambes et je me suis amusée à les bouger pour juste voir ses yeux les suivre. Il y avait peu de chance qu'il connaisse mon petit jeu mais je connaissais le sien.

J'ai le pouvoir, hahahahaha.

"Ta famille ne devait pas être présente aujourd'hui?" Demandai-je, pour simplement entendre le son de sa voix.

"Non, ils ont décidé de ne pas y participer."

"Bien, ça me donne plus de temps seule avec toi." Je blaguai et cognai gentiment son épaule.

Il me lança un regard sérieux durant quelques secondes avant que le match nous arrête.

Je ne connaissais pas grand-chose sur le sport donc j'étais contente qu'Edward soit là pour m'expliquer ce qu'il se passait. A la mi-temps, je me rendis compte que les garçons couraient dans tous les sens pour se frapper mutuellement et attraper le ballon. L'arbitre était normalement là pour s'assurer que la match continuait mais il ne faisait pas appliquer les règles de manière stricte.

Edward me révéla qu'il commencerait cela l'année prochaine lorsque les garçons auraient évolué.

J'étais surprise pour les capacités de mon fils. Il semblait avoir un œil sur la trajectoire du ballon et semblait savoir ce qui allait se produire quelques secondes avant. Démétri et lui ressemblaient à des éclairs et ils couraient sur l'herbe plus vite que je ne le pensais possible pour deux garçons de cinq ans.

Dani nous rejoignit avec les chiens quinze minutes plus tard et je tins César pour qu'il ne s'élance pas. Etonnamment, Coco et lui s'assirent à nos pieds et regardèrent le match comme s'ils comprenaient ce qu'il se passait.

La mi-temps arriva et je ne savais même pas quelle équipe gagnait mais les garçons paraissaient heureux tout en mangeant leurs quartiers d'orange sur le côté du terrain et écoutant leur coach.

"C'était intéressant", ris-je.

"Qu'est-ce que je t'avais dit! Rien de quoi s'inquiéter."

Je remarquai que Dani lisait 'Le roi des casse-pieds' (ndlr: superfudge en VO), livre que j'avais moi-même lu lorsque j'étais plus jeune.

"Tu aimes le livre?" Demandai-je.

"Ouai, il est vraiment bon." Elle sourit. "Tu l'as lu?" Me demanda-t-elle.

"Bien sûr. Quel enfant de moins de dix ans ne l'a pas fait?"

"Quel est ton livre préféré?" Demanda-t-elle et elle ferma le sien.

"Euh, sans doute 'Les Hauts de Hurlevent'."

"Jamais entendu parler."

"C'est une lecture assez avancée pour ton âge."

Son visage afficha soudain un air agacé, "j'ai lu un livre de cinquième année." Me répondit-elle, fière.

"Oh et bien, fais juste attention alors." Rigolai-je.

Elle retourna son attention vers son livre après m'avoir souri.

"Ta fille est très intelligente." Dis-je à Edward assis de l'autre côté.

"Elle tient ça de sa mère. Je ne valais rien à son âge." Rétorqua-t-il.

"Je parie que tu as des livres intéressants. Après tout, tu es allé à l'université."

"Oui, pour le théâtre. J'ai réussi le reste de justesse."

"Au moins, tu auras essayé."

"Ouai, c'est sûr. Je parie que tu étais le genre de fille à obtenir des A.

"Coupable."

"Je le savais. Ca se voit. Tu es quelqu'un de très content de soi. Combien tu as obtenu à ton examen d'admission?" Me demanda-t-il en riant gentiment.

"Je ne veux pas le dire." Répondis-je calmement.

"Tu es obligée maintenant."

"Et bien, nous nous basions sur l'échelle de 1600 (ndlr: entre 99,93% et 99,98%) donc ce n'est plus comme aujourd'hui."

"Je sais ça Swan. Réponds juste à ma question."

"Tu crois me connaître mais ce n'est pas le cas." Ris-je.

"Dis-moi, combien, tu as, obtenu." Dit-il lentement.

"1540." Soufflai-je. (Ndlr: 99%)

"Je le savais. Incroyablement intelligente et magnifique. Tu pourrais gouverner le monde." Rit-il. "Si tu n'étais pas une fille si gentille, tu pourrais faire tomber cette ville."

Si tu connaissais seulement les fantasmes qui se jouent dans ma tête… tu ne penserais plus que je suis une si gentille fille.

L'une des amies de Dani la rejoignit et elles commencèrent à discuter.

"Papa, je peux aller acheter un Hot Dog avec Michelle?"

"Bien sûr." Il sortit son portefeuille et lui donna de l'argent avant qu'elle ne courre de l'autre côté du terrain.

"Tu ne t'inquiètes jamais pour tes enfants à cause de l'attention qu'il y a autour de toi?" Demandai-je.

"Sans arrêt, mais je fais tout pour qu'il reste dans ma ligne de mire et j'ai appris à ne pas tourner autour d'eux sinon, ils vont me détester. Mais ma mère a du gérer les mêmes choses avec nous donc elle est d'une grande aide."

"Je parie qu'elle est géniale avec les enfants."

"Tu la rencontreras un jour. Elle est l'une des femmes les plus incroyables que j'ai rencontrée." Je savais qu'il disait la vérité.

J'allais ajouter autre chose mais je sentis le banc plier légèrement sous le poids d'une autre personne et je fus presque choquée par la forte odeur d'Eau de Cologne de la personne assise à côté de moi. Edward se raidit mais je n'allais pas me retourner pour connaître l'identité de cette personne.

"Mademoiselle?" Entendis-je et je me tournai sur mon siège pour voir un homme avec des cheveux blonds qui me souriait en coin.

"Salut." Répondis-je mais cela ressembla davantage à une question.

"Je m'appelle Mike Newton et je venais simplement me présenter à vous. Je ne vous avais pas vue avant."

"Salut, je suis Bella et je suis persuadée que vous connaissez Edward." Dis-je en le désignant.

Il souffla juste en guise de réponse, "alors, vous venez tout juste d'emménager?"

"Oui, avec mon fils."

Le match venait de recommencer et il m'était impossible de repérer Will dans cette masse d'enfants sur le terrain, donc je ne pris pas la peine de le lui montrer.

"Vous aimeriez sortir de temps en temps?" Me demanda-t-il franchement.

Et bien, il ne perdait pas de temps celui-là.

"Je… euh…" Bégayai-je.

"Tu n'es pas marié Newton?" Lâcha Edward.

"Tu connais ma situation Cullen." Lui rétorqua-t-il et il s'adoucit lorsqu'il se tourna vers moi, "Alors, qu'en dites-vous?"

"Je ne crois pas, mais merci pour l'invitation."

"Vous êtes sûre? Parce que je pourrais vous montrer les environs."

Il posa sa main sur mon genou et je me sentis incroyablement mal à l'aise. J'entendis grogner et je crus que cela venait des chiens mais je fus choquée de voir la lèvre d'Edward trembler comme s'il était un animal.

C'était assez sexy.

"Non, merci. Edward le fait déjà très bien." Soufflai-je mais sa main ne bougea pas pour autant.

"D'accord; si vous changez d'avis, voici ma carte." Il sortit une carte et me la tendit. Je prévis de la jeter dès que j'en aurais l'occasion mais en cet instant, je le remerciai.

Il se leva pour partir et fit un pas pour retourner à sa place mais il marcha sur la queue de César dans sa manœuvre.

Tout se passe si vite, je ne pensais même pas être capable de l'arrêter ça si je l'avais voulu.

César se leva aussi vite que l'éclair et mordit ce qui le dérangea durant son sommeil au soleil. La jambe de Mike se retrouva entre ses dents et ce dernier laissa échapper un cri qui fit écho hors des gradins.

César le relâcha tout aussi vite qu'il l'eut mordu. Mais je pus voir le sang sortir du trou du jeans de Mike.

"Oh mon Dieu, je suis sincèrement désolée." Dis-je avec frénésie mais je ne bougeai pas car je ne savais pas quoi faire.

Mike laissa échapper une ribambelle de mots injurieux dans sa barbe, agrippa sa jambe et se rassit à mes côtés.

Jessica se précipita vers nous et se comportait comme si on lui avait tiré dessus. Je roulai des yeux à voyant ses airs.

"Mon cœur, tu vas bien? J'ai tout vu. On peut lui intenter un procès dès que tu auras été soigné." Se lamenta-t-elle.

"Enfin Jessica, ce n'est pas comme si le chien n'avait eu aucune raison de le mordre." Répondit Edward et le sourire sur son visage me fit dire qu'il profitait à 100% de la scène.

"Je vais bien." Rétorqua-il dans ses dents.

"Non tu ne vas pas bien bébé. Il vaut mieux que cette chose soit en ordre avec ses vaccins." Dit-elle en rejetant la faute sur moi.

"Oui, il est à jour. Vous êtes sûr d'aller bien?"

"Ouai." Répondit Mike et Jessica l'aida à aller à leur voiture, non sans trébucher.

"Tu es un bon garçon." Edward faisait des grimaces à César et lui caressait les oreilles.

"Arrête de l'encourager. Il n'est pas un bon garçon." Lui dis-je.

"C'est foutrement hilarant. J'aimerais que Coco soit aussi téméraire." S'esclaffa-t-il.

"Tu n'es pas possible." Répondis-je en riant aussi.

"Tu n'as pas idée."


Le chapitre 8 arrivera dans 10 JOURS voire 8 JOURS si j'avance bien! ;)

En attendant, n'hésitez pas à me donner vos impressions sur nos deux protagonistes! :)