Coucou tout le monde!

Je ne vais pas vous ennuyer tout de suite avec mes explications… vous avez attendu cette seconde partie assez longtemps comme ça donc vous aurez plus de détails tout en bas.

D'ici là, je vous souhaite une très bonne lecture et de vous amuser dans la petite tête de Bella! :D

Bisous, prenez bien soin de vous.

ValouPili

P.-S.: et un très bon premier mai à tous! :)


Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!


CONFÉRENCE DE PRESSE: SECONDE PARTIE

.
.
Point de vue de Bella
.
.

"Bon sang, mais où est-ce qu'il est?" Je vérifiai l'énorme montre dont Alice m'avait harnachée ce matin et continuai à taper du pied sur le sol en marbre du hall d'entrée du Beverly Hills Hotel.

J'étais déjà assez nerveuse parce qu'il s'agissait de mon tout premier évènement pour un client important et c'était une sacrée affaire. Une conférence de presse à Los Angeles ressemblait aux Jeux Olympiques, surtout lorsqu'il est question de l'un des films d'Edward Cullen, mais notre star était en retard. Cela me faisait une belle jambe. J'allais sans doute être renvoyée s'il n'arrivait pas dans les dix prochaines minutes.

J'avais été réveillée à un horrible moment lorsqu'Alice avait tambouriné à ma porte pour me faire sortir de mon lit. Comment avait-elle seulement découvert où j'habitais? Elle disait que je devais m'apprêter pour le jour J et j'avais tenté en vain de lui dire que je m'étais toujours habillée seule depuis toute petite, mais elle pensait que j'avais besoin d'aide. J'aurais été heureuse de juste enfiler une jupe et une blouse mais elle avait insisté pour que je porte une robe de Nicole Miller qui semblait trop habillée pour une conférence de presse, d'autant plus que je n'étais pas le principal centre d'intérêt.

Je pensai que j'allais m'en tirer avec mes propres choix vestimentaires mais lorsque j'arrivai à l'Hôtel, je fus reconnaissante envers Alice de m'avoir obligée à porter cette robe et ces chaussures. Tout le monde était sur son trente-et-un et je ne me sentis pas du tout à ma place. Comment, bon Dieu, étais-je supposée vivre avec ces personnes?

Bon, d'accord.

Je devais repousser au loin mes insécurités parce que j'étais sur le point de vivre et de travailler dans cette ville, il fallait que la Confiante Bella sorte. Elle avait déjà fait quelques apparitions ces derniers jours parce qu'Edward semblait aimer flirter avec elle et c'était tout à fait réciproque. J'aimais la manière dont il me faisait me sentir et dont mon corps réagissait. Je n'avais jamais rien ressenti de tel auparavant et je découvrais à quel point j'en étais toute humide rien qu'avec un seul de ses regards. J'étais éprise, désireuse, en chaleur, am…oureuse?

Non, c'est bien trop tôt.

Je ne savais même pas si nous avions ce petit quelque chose mais j'avais envie d'essayer. Je le sentais et je savais que lui aussi. Voilà pourquoi j'étais si confiante avec lui. Je savais qu'il en pinçait pour moi, je ne savais pas si ce sentiment était aussi fort que le mien mais nous pouvions au moins essayer. Je voyais bien qu'il s'intéressait à moi mais peut-être qu'il recherchait simplement un coup d'un soir. Je ne dirais pas non à un peu moins de pression mais avec Edward… je voulais plus. Je désirais être avec lui et je ne pouvais l'expliquer.

Depuis Jacob, sortir avec quelqu'un ne m'avait pas intéressée. Qu'est-ce qui faisait la différence ici? Edward. Il était différent. Il était si attentionné et aimant, et même si nous ne nous connaissions que depuis un mois, j'avais l'impression que nous étions des amis de longue date.

Il ne me restait plus qu'à attendre qu'il se remette en selle. Je pourrais lui demander de sortir mais les problèmes pouvaient survenir. Bordel, je ne devrais même pas penser à m'impliquer avec quelqu'un mais je ne pouvais m'en empêcher. Il était un acteur, sous l'œil du public et mon patron pour couronner le tout. C'était une recette qui conduisait au désastre mais mon cœur avait plus d'influence que mon esprit dans ce débat.

Je voulais Edward bien au-delà du simple aspect sexuel, et je ne comprenais pas pourquoi cela m'affectait autant mais c'était le cas. J'aimais flirter avec lui et je voulais qu'il rentre dans mon jeu et me propose un rendez-vous, ou d'aller au cinéma ou bien dans un endroit où nous pourrions passer du temps seuls à deux. Je me serais arrangée pour que nous soyons chez moi pour que je puisse en apprendre plus sur lui, mais il fallait qu'il en montre l'envie. J'étais vraiment en train de considérer le fait de l'inviter à dîner mais il n'en restait pas moins mon patron donc ce n'était pas une bonne idée.

"Bons sang, dépêche-toi." Dis-je en grognant et je vérifiai mon téléphone.

Avant que je ne puisse penser à une amitié ou une relation amoureuse avec Edward, il fallait qu'il se rende à cette foutue conférence de presse. J'allais le tuer. Il me faisait passer pour une nulle et son cul n'allait pas me mettre dans une position embarrassante à cause de son satané retard.

"Où est ton gars Swan?" Me demanda un homme de l'organisation, près de la porte où il se trouvait.

"Il va arriver. Donnez-lui deux minutes."

"Bon, deux minutes. Qu'il soit là sinon, on commence sans lui." Cria-t-il en retour et il me laissa dans tous mes états.

"Je le jure devant Dieu…" Je l'appelai mais il ne répondit pas. J'appelai ensuite Alice et elle m'expliqua qu'il laissait souvent son téléphone portable à la maison.

Nous allions devoir travailler sur ce point.

Je frappai nerveusement mon pied sur le sol et ma peau commença à pétiller, comme un soda le ferait donc je savais qu'il était là tout près. Mon corps avait tendance à réagir de cette manière depuis quelques temps et je l'ignorais en général mais c'était devenu plus clair dès qu'Edward n'était pas loin.

Qu'est-ce qu'il se passe avec ce gars? Je parie qu'il possède une magie démoniaque.

Aujourd'hui s'annonçait difficile parce qu'il était absolument exquis et je devais concentrer toute mon énergie sur mon travail plutôt que sur lui, même si je voulais lécher…

Non. Arrête ça Bella.

Il portait un jeans foncé qui descendait bas sur son bassin ainsi qu'un T-shirt vert à longues manches qui étaient retroussées jusqu'à ses coudes. Ses cheveux cuivrés étaient plus domptés que d'habitude mais ils appelaient toujours au sexe. Mon Dieu, si seulement je pouvais y passer mes mains. Je dus me rappeler que j'étais fâchée contre lui pour que mon contrôle ne vacille pas en deux secondes, montre en main.

"Euh…salut." Dit-il, hésitant, un sourire en coin alors qu'il s'approchait de moi.

Mon contrôle s'est un peu relâché.

"Je t'ai dit d'être là à l'heure et tu as", je regardai ma montre, "dix minutes de retard." J'étais toujours fâchée.

"Désolé. Je devais préparer les enfants."

Je le conduisis jusqu'à l'endroit où les acteurs devaient normalement s'apprêter. Tanya Denali était assise quelques chaises plus loin, occupée avec son téléphone mais je pouvais constater sans mal que c'était une chienne. "Ne me sors pas des arguments pareils. J'ai aussi un enfant et je suis là depuis une heure." Le disputai-je.

"Désolé." Dit-il en pouffant de rire.

"Ne te fous pas de moi Edward." Je le fourrai sur une chaise où l'on s'occupa de le maquiller et je lui tendis le café que je lui avais pris ce matin. "C'est un jour important pour nous deux et je n'ai pas envie que tu foutes tout en l'air."

"Ok, je serai sage comme un agneau." Il me sourit en coin à travers le miroir et je le lui retournai.

Que le flirt commence.

"Tiens. Je t'ai pris un bagel. J'ai pensé que tu n'aurais pas le temps de manger." Je le luis tendis après l'avoir sorti de mon sac.

"Tu es un ange. Je me disais justement que j'allais crever de faim aujourd'hui."

"C'est pour ça que je suis là. Ok, il va falloir y aller."

Il grogna.

"Je ne peux pas simplement répondre aux questions?" Il mordit dans son bagel et je dus regarder ailleurs pour ne pas voir de quelle manière ses lèvres fines dévoraient la pâtisserie encore chaude.

Bordel de merde, je suis foutue.

"Euh… ouai mais je dois savoir s'il y a des questions qui dépassent le cadre de la conférence. Quelque chose dont tu ne veux pas parler?" Je sortis un crayon et m'apprêtai à écrire tout ce qu'il me dirait.

"Non, je suis un livre ouvert. Lâche-toi." Rit-il.

"Vraiment?" J'arquai un sourcil.

"Ouai. Je n'ai rien à cacher."

"Les questions sur la famille?"

"Ouaip."

"Tes relations?" Je souris à ma question. Je voulais voir sa réaction.

Son visage se crispa et il se tourna vers moi. "Je ne suis avec personne donc je n'aurai pas de problème à y répondre."

"Tu es bon." J'acquiesçai et il ricana.

Mais je suis meilleure que toi à ce jeu-là.

"Assure-toi de promouvoir le film autant que possible et reste sur le sujet s'il te plaît. J'ai regardé certaines de tes anciennes interviews et tu as tendance à prendre la tangente." La maquilleuse partit et je me plaçai devant Edward pour fixer les quelques cheveux qui lui tombaient devant.

Et son petit sourire en coin sexy était de retour.

"Quoi?" Demandai-je tout en lissant ses cheveux et passant la main à leur naissance.

"J'apprécie simplement ton toucher. C'est très doux." Il me prit la main et caressa mon poignet de son pouce. Il l'amena à ses lèvres et y plaça un doux baiser dans ma paume, ses yeux ne quittant pas les miens.

Toute la pièce disparut pour ne plus laisser que nous. Nous étions les seuls qui comptaient et je ne savais même plus où nous nous trouvions. Je sentis son souffle sur mon visage et je me noyai. C'était un endroit étrange pour partager un premier baiser mais je n'en avais franchement rien à faire.

"Qu'est-ce que tu fais Edward?" Lui demandai-je. Il écarta un peu plus ses jambes et il me poussa doucement entre elles avec ses pieds. Nos visages n'étaient pas trop proches mais assez près tout de même.

"Je suis… je ne sais pas." Dit-il sérieux.

"Nous sommes en public." Mon esprit commença à se vider à cause de notre proximité.

"Je m'en fous. Je ne peux plus rester loin de toi. Nous avons tourné autour du pot pendant des semaines. S'il te plaît, ne me laisse plus agir comme ça." Me supplia-t-il.

"Nous devons d'abord parler." Lui répondis-je tout en m'approchant encore de ses lèvres.

"Alors parle."

"Je... je..."

Sa main ne quitta pas la mienne et j'étais heureuse qu'elle y soit. Il s'approchait toujours davantage mais je m'en fichais.

"Eddie!"

Un cri strident me parvint de la gauche et de choc, j'en tombai presque.

Tanya et ses cheveux blonds décolorés bondirent vers Edward alors qu'il était toujours assis, moi devant lui. Je reculai et me tournai pour ne pas qu'il voie mon visage mais ce fut une idée stupide car nous faisions tous les deux face au miroir. Je plongeai dans son océan émeraude et il me regarda. Nous respirions assez péniblement et mon visage était tout rouge.

"Eddie." Cria encore Tanya.

"Quoi Tanya?" Grogna Edward. "Qu'est-ce que tu veux?" Il se tourna vers elle.

"Tu n'es pas tout excité? C'est notre première conférence de presse depuis… quand était-ce? 'The Golden Sea'? Je crois bien. C'était notre dernier film. C'est tellement génial."

Je la vis faire courir sa main froide sur son bras musclé et la jalousie commença à prendre le dessus. C'est là que je réalisai que mes sentiments pour Edward allaient au-delà de la simple attirance sexuelle. Je me tournai pour leur faire face et Tanya enregistra enfin ma présence.

"Oh, je suis désolée. Qui êtes-vous?" Demanda-t-elle.

Salope.

"Tanya, voici Bella. Ma nouvelle… publiciste." Il se tassa sur lui-même en utilisant ce mot et je savais pourquoi. Il n'était pas à l'aise avec l'idée que je travaille pour lui, surtout avec ce qu'il venait presque de se produire.

"C'est que tu es mignonne." Elle me tapota le bras comme si j'étais un vulgaire chien. "Tu n'es pas de Los Angeles, je me trompe?"

"Chicago." Répondis-je tout en serrant les dents.

"Bienvenue." Elle était horriblement gentille puis elle se tourna vers Edward sans plus me considérer. "Tu es prêt à mettre l'ambiance?" Elle se plaça entre Edward et moi. Je lui en arrachai presque les cheveux.

"Tanya s'il te plaît, arrête de me toucher. Les gens vont commencer à raconter des mensonges." Edward la repoussa légèrement.

"Laisse-les parler. Nous connaissons la vérité et ce n'est pas comme si tu n'appréciais pas ça." Soupira-t-elle. "Tu sais, ces quatre heures incroyables dans le jacuzzi au Sundance."

De quoi est-ce qu'elle parle? Quatre heures? Oh non. Attends un peu que je l'aie en face de moi et que je lui pose la question! Il va vraiment falloir qu'on parle lui et moi.

"Tanya, s'il te plaît." Dit-il, sévère.

Quelqu'un appela Tanya et je vis qu'il s'agissait de son producteur.

"On se retrouve sur scène." Elle descendit sa main le long de son torse puis rejoignit l'homme qui l'avait appelée.

"Je suis tellement désolé pour ça. Elle se fout totalement des autres." Il se releva de sa chaise et se rapprocha de moi. "Nous devons parler."

"Je sais. Je le veux. On doit parler." Je le regardai.

"Bon sang, c'est tellement difficile." Il ferma les yeux.

"Tu n'as pas à faire quelque chose que tu ne veux pas." Dis-je en prenant son visage en coupe. Il appuya pour plus de contact. J'aimais la sensation de sa mâchoire ciselée et éraflée sur ma paume lisse.

"Tu viens manger ce soir? Nous pourrons discuter comme ça." Il ouvrit les yeux et ils semblèrent briller.

Enfin.

"Ce serait sympa." Je souris.

"Bien. Ca fait des jours que j'attendais de te le demander." Il gloussa et recula doucement. Je me sentais déjà vide.

J'entendis des gens murmurer et je vis quelques serveurs regarder et nous pointer du doigt. Je laissai tomber ma main et remuai les pieds.

"Ne t'en fais pas pour eux." Il m'entraîna dans une étreinte mais j'étais hésitante.

"On doit d'abord discuter. Il y a bien plus en jeux que juste toi et moi."

"Tu as raison." Il me lâcha et passa sa main dans ses cheveux.

"On va juste se concentrer sur aujourd'hui. Puis on mangera." Lui dis-je pour l'encourager.

"Puis on dînera." Il acquiesça.

"C'est parti."

Je le conduisis dans la pièce principale où Tanya et les deux autres acteurs de second rôle attendaient avec leurs publicistes. Le film allait se finir bientôt et les critiques allaient commencer. Et c'est Edward qui allait ouvrir la marche aux questions.

Je gardai la tête baissée et tapai furieusement sur les touches de mon Blackberry mais je pouvais toujours sentir les yeux d'Edward sur moi. Il parlait avec l'un des autres acteurs et je le sentais me percer du regard. Je ne voulais pas lever les yeux parce que je savais que je pouvais m'effondrer. Je devais rester forte jusqu'à ce que nous parlions. Nous ne pouvions pas nous jeter dans une relation, il y avait trop de facteurs en jeu. S'il avait été un homme "normal" nous aurions pu, mais il ne l'était pas. Puis, nous devions aussi nous préoccuper des enfants.

Reste concentrée Bella. Tu peux faire ça au dîner.

Le film prit fin et les acteurs furent conduits sur la scène accompagnés d'une salve d'applaudissements. Je n'avais pas encore vu le film mais j'avais entendu dire qu'il était très bon. Pas vraiment en lice pour remporter un prix mais c'était un succès de pris auprès des critiques. Je m'assis dans la pièce principale aux côtés des autres publicistes et nous prîmes rapidement note des questions qui étaient lancées, pour savoir de quels magazines il s'agissait et qui ils étaient.

Hollywood était une grande famille et dès que vous saviez qui était de votre côté, vous pouviez l'utiliser pour faire tout ce que vous vouliez. Vous pouviez soudoyer n'importe qui dans cette ville. Voilà ce qu'Hollywood représentait: vous faire de l'argent à n'importe quel moment. C'était un business collant mais j'aimais chacun de ces aspects.

Comme je le disais, j'étais bonne dans ce que je faisais.

Après quelques minutes de civilités, ce fut le tour d'Edward et les fans féminines devinrent folles. Il savait comment réagissait la foule et répondait aux questions avec aisance.

"Alors Edward, avez-vous jamais pensé à vous caser depuis le décès de votre femme?" Demanda un journaliste du Variety.

Il passa sa main dans ses cheveux et j'entendis quelques filles laisser échapper un soupir tremblant.

"Euh en fait, pas du tout jusqu'à récemment. J'ai commencé à m'ouvrir aux possibilités. Ma femme me manque c'est certain, mais j'ai appris à accepter le changement." Répondit-il, fort. Mes pieds me conduisirent presque sur scène pour le plaquer au sol. Les lumières étaient tellement vives qu'il ne pouvait me voir assise dans le public mais je voyais très bien qu'il me cherchait.

"Est-ce que cela signifie que vous êtes dans une relation?" Demanda un journaliste du magazine People.

"Pas en ce moment mais j'espère prochainement. Je cherche toujours." Il fit un clin d'œil. Ma culotte devint toute humide et les filles devinrent folles une fois de plus.

Que Dieu nous bénisse toutes.

"Et qu'en est-il d'Isabella Swan? Vous avez été photographié avec elle récemment. Que pouvez-vous nous en dire?" Ajouta le même journaliste.

Je rougis intensément mais fort heureusement, personne ne savait qui j'étais. Il y avait peu de chances que les gens me remarquent.

Avant qu'Edward ne puisse ajouter quelque chose, le médiateur de la conférence de presse lui répondit: "Je crois que c'est assez pour les questions d'ordre privé. Essayons de nous concentrer sur le film s'il vous plaît."

"Avez-vous aimé votre performance dans ce dernier film?" Demanda un écrivain pour un site internet.

"Je crois que c'est l'une de mes meilleures performances. Je peux dire que mon jeu d'acteur se perfectionne à chaque film. J'ai vraiment hâte que les spectateurs voient ce film parce que je me suis énormément investi." Edward rit et regarda le réalisateur qui prit le relais à partir de là.

Edward sembla écouter attentivement les conversations en cours tout comme les interviews, puis il commença à scanner la foule. J'espérais qu'il me cherchait et je pensais que c'était le cas. Je toussai bruyamment ce qui m'attira quelques regards mais cela retint son attention. Ses yeux verrouillèrent les miens et un énorme sourire lui barra le visage; un sourire qui pouvait mener au Paradis. C'est là que je compris qu'il était sérieux à propos de moi. Notre relation pouvait fonctionner.

Il garda un œil sur moi durant le reste de la conférence en regardant la foule par intermittence. Je pensais qu'on allait éviter les foutues questions de Tanya mais cela aurait été trop beau.

Un journaliste casse-pied du magazine InTouch se leva et changea la situation. Tanya était la dernière à interviewer de la journée. C'était bien ma veine.

"Edward, je me demandais si vous pouviez nous donner un aperçu de votre relation avec vous et Tanya Denali. Vous avez bien sûr une très bonne alchimie à l'écran mais qu'en est-il lorsque les caméras ne tournent plus?"

Il soupira, "nous sommes juste amis. Nous avons collaboré sur plusieurs films donc ça fait partie du travail. Il n'y a rien de plus que…"

"Oh Eddie, ne sois pas si modeste."

Tanya, qui était juste assise à côté de lui, lui agrippa l'avant-bras et commença à la masser. Je grognai littéralement à ce contact et je m'attirai davantage de regards des personnes qui m'entouraient.

Ils devaient penser que j'étais dingue. Bien.

"Edward et moi sommes un peu plus que de simples amis. Nous sommes constamment en contact l'un avec l'autre et je l'aime comme s'il était mien." Et cette chienne sourit.

Qu'est-ce que c'était que ce bordel? Accordez-moi cinq minutes avec elle dans la salle de bain. Je peux très vite gérer ça.

Cette phrase qu'elle venait de lâcher allait se retrouver dans chaque foutu magazine d'ici jusqu'en Chine. Et elle amènerait différentes conclusions selon la signification qu'on lui donnait. Tanya lançait des mensonges et elle savait très bien ce qu'elle faisait.

"Et bien, merci à tous d'être venus et j'espère que vous avez eu réponses à toutes vos questions."

L'intervention du médiateur sonna donc la fin de la conférence de presse.

Les acteurs furent conduits hors de la scène et amenés dans une salle où nous les retrouverions. Je vis Edward parler avec un autre acteur dans un coin de la pièce mais il s'excusa auprès de lui lorsqu'il me vit et se dirigea vers moi. Ses mains étaient dans ses poches et il avait ce sourire en coin tout en s'approchant.

"Alors, comment est-ce que j'ai géré ça, patronne?" Me demanda-t-il en se balançant sur ses pieds.

"Bien. J'ai été impressionnée." Répondis-je, honnête.

"C'est l'une des meilleures interviews de ces dernières années." Il se rapprocha jusqu'à presque me surplomber. Je commençai à jouer avec les boutons de son tee-shirt au-dessus de son estomac. C'était le seul contact que nous pouvions nous permettre pour le moment et c'était bien assez.

"Tu as aimé me regarder?" Souffla-t-il, la voix rauque.

"Comme toujours." Répliquai-je sur un ton qui lui faisait comprendre ce que je sous-entendais.

Et à voir ses lèvres esquisser un sourire, je savais que c'était le cas.

"Vous êtes très dangereuse, Mademoiselle Swan."

"Je sais."

L'étape suivante de cette journée consistait en une séance photos des acteurs pour les différents magazines. Ils seraient photographiés devant un simple arrière-plan, mais il s'agissait plus de portraits rapprochés et de clichés de leurs visages. Le pire dans cette histoire, c'est que Tanya allait s'accrocher à Edward comme le ferait un parasite. C'était leur travail de jouer mais son attitude ne rendait pas la chose plus aisée.

"Viens ici bel étalon. On doit en finir." Je plaisantai et je pris sa main jusqu'à la piscine où les photos allaient être prises.

Tanya attendait déjà là et se faisait maquiller à nouveau. Edward devait bien connaître mes craintes parce qu'il m'envoya un regard triste.

"Bella, comprends bien que tout ça, c'est un mensonge." Il nous arrêta avant que nous allâmes à l'extérieur. "Rien de tout ceci n'est vrai alors s'il te plaît, ne sois pas fâchée contre moi."

"De quoi est-ce que tu parles?" Je gloussai mais je savais déjà à quoi il faisait allusion.

"Ce shooting n'est qu'une partie de mon travail. Cela n'implique absolument rien." Il prit mon visage en coupe.

"Je sais."

"Ok." Il embrassa mon front doucement puis s'assit sur une chaise pour se faire maquiller.

J'allai tout près de la piscine, là où le photographe installait son matériel.

"Il sera prêt d'ici peu." L'avertis-je.

"Ok, Je ne suis pas pressé", il se retourna, "ouah, vous êtes magnifique."

"Euh… merci." Lui répondis et je fis comme si je vérifiai quelque chose su mon Blackberry.

"Cela vous ennuierait de faire quelques essais pour moi?" Il brandit son énorme caméra.

"Non. Je suis juste une assistante, mais merci."

"Allez. S'il vous plaît?" Il me supplia comme Will le ferait et il se mit à genoux, les mains jointes.

"Levez-vous. Vous êtes en train de faire une scène." Lui soufflai-je.

"Pas tant que vous n'acceptez pas. Ce sont juste quelques photos. Je dois tester la luminosité et ces gars ne seront maquillés que dans dix minutes. S'il vous plaît?"

"D'accord d'accord." Je suivais maintenant un homme que je ne connaissais même pas.

"Tenez-ça." Je fourrai mon sac et mon téléphone dans ses mains soudainement apparues devant moi et me plaçai devant la caméra. "Voilà, asseyez-vous là-dessus." Il m'apporta une chaise et je me plaignis.

"Qu'est-ce que vous voulez que je fasse maestro?" Grognai-je.

"Soyez juste naturelle."

"Je ne sais pas ce que cela signifie. Je ne suis pas une actrice. Vous devez me diriger."

"Bien. Croisez les jambes, mettez vos mains sur vos genoux, tenez-vous droite et regardez juste ici." Il indiqua le point rouge au-dessus de la caméra et il recula un peu. "Hey Bernie. Arrange la lumière sur la gauche." Cria-t-il.

"Je n'ai pas besoin de maquillage ou d'autre chose?" Lui demandai-je alors qu'il se retournait vers moi.

"Non, vous êtes parfaite. Ne bougez pas."

"Vous voulez que je sourie?"

"Non, fixez juste le point."

Je fis ce qu'il me demanda et il commença à prendre des photos en rafale. Je ne savais même pas exactement ce qu'il se produisait. Je faisais juste ce qu'il voulait pour en finir au plus vite. Cinq minutes plus tard, et il n'en avait toujours pas terminé. Il me demanda de me mettre debout, de croiser les jambes puis il prit quelque photos de profil. Je ne savais pas quel était son problème mais après quelques minutes, je voulus juste déguerpir de là.

Je me sentis davantage gênée quand je vis Edward me regarder après qu'il en a eu fini avec son maquillage. Il affichait un sourire radieux, comme s'il profitait de la vue mais je lui tirai la langue lorsqu'il rit en me voyant embarrassée. Tanya eut un rire narquois mais je mis ça sur l'attention portée sur moi. J'aurais pourtant adoré lui passer le flambeau parce que c'en était trop pour moi.

J'avais un peu joué au lycée et j'avais aimé mais ce temps était révolu. J'avais des choses plus utiles à faire désormais et ça, ce n'était même pas un jeu. J'étais là, debout devant cette foutue caméra et j'étais toujours un peu gênée.

"Ok ma douce, c'est terminé." Dit le photographe. "Merci, je vous les enverrai."

"Non, c'est bon. Vous pouvez les garder." Lui répondis-je et je partis récupérer mes affaires au type dont je ne connaissais même pas le prénom.

"Je les prendrai." Edward écrivit son e-mail sur un morceau de papier et le tendit au photographe.

"Edward, arrête ça." Le grondai-je, et j'essayai d'attraper le papier des mains du photographe, mais il le glissa dans sa poche.

"Elles étaient magnifiques", me souffla Edward.

"Je te déteste, et je donnerais ma démission si je ne t'appréciais pas autant." Le réprimandai-je.

Il arbora un grand sourire, "tu m'aimes bien?"

"Oui", souris-je, "Maintenant arrête de faire l'ado." Dis-je en roulant les yeux. "Va travailler."

Je le poussai en face de la caméra et le reste de l'équipe le rejoignit.

J'observai Edward briller face à l'appareil et je réalisai seulement à quel point il était bon lorsqu'il fit fonctionner le charme magique à la Cullen. Il était si naturel, bien mieux que ce que j'avais imaginé. Il souriait quand il le fallait et ne laissait aucune émotion transparaître quand c'était justifié. Il était parfait en cet après-midi, sous le soleil de Los Angeles.

Je dus serrer constamment les jambes pour que l'humidité évite de couler entre mes cuisses. J'allais devoir prendre une bonne douche froide quand je rentrerais à la maison. C'était vraiment beaucoup trop pour moi.

Et puis cette sale chienne blonde reprit sa conquête. Elle s'accrochait à lui et agissait comme s'ils étaient les meilleurs amis du monde. Ce qui me blessa le plus, c'était de le voir réagir avec le sourire. Je savais que c'était son travail mais c'en était trop. Je ne pouvais en voir davantage. Je me retournai et composai frénétiquement un numéro sur mon téléphone.

"Salut Bella", me répondit Alice à l'autre bout de la ligne.

"Salut Alice", Dis-je, la voix plus rude que prévu mais j'étais énervée.

"Bella, est-ce que ça va?"

"Non, cette femme est…" Et là, je réalisai qu'Alice ne connaissait pas mes sentiments pour Edward. Bon, elle s'en doutait mais je ne lui avais rien révélé.

"Quelle femme?"

"Tanya. C'est vraiment une…"

"Salope, pute?"

"Ouai, tout ça."

"Alors, pourquoi m'appelles-tu? Je suppose que tu vas enfin me dire que tu es éperdument amoureuse de mon frère. C'est ça?"

"Non, enfin oui mais… non. Je ne sais pas." Je bégayai et commençai à ralentir.

"Bella, j'aimerais t'aider mais je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il se passe." Ajouta-t-elle et je sus qu'elle voulait juste me l'entendre dire.

Je soufflai un bon coup, "j'ai besoin de ton aide pour ce soir."

"Pour?" Je perçus clairement son sourire en coin dans sa voix.

"Pour mon rendez-vous avec Edward."

Je dus écarter le téléphone de mon oreille lorsque le cri d'Alice fendit l'air.

Dans quoi me suis-je fourrée?


Je suis sincèrement désolée pour ce long délai d'attente. :(

Je n'ai plus eu la tête à traduire durant ces deux derniers mois parce que j'ai un travail scolaire colossal à réaliser et que mes journées en stage me fatiguent donc quand je reviens, vous comprenez que je dois bosser là-dessus.

Et puis il faut encore manger, se laver et après, c'est déjà l'heure de dormir donc franchement, c'est une période très compliquée.

J'ai quand même trouvé la force que vous traduire celui-ci parce que c'est congé demain pour moi et je voulais que vous ayez la seconde partie! J'espère d'ailleurs qu'elle vous a plu comme à moi! :D

Cependant, ne vous attendez pas à retrouver la suite de cette histoire de si tôt. Je suis vraiment désolée mais mes études passent avant tout et dans mon état actuel, je ne tiens pas à vous faire lire une traduction approximative et bourrée de fautes.

Je me suis cependant engagée à traduire cette magnifique histoire donc j'irai jusqu'au bout de l'aventure avec vous. Je ne peux donc que vous conseiller de mettre la fiction en alerte pour avoir des nouvelles parce que tout va se faire de manière aléatoire, jusqu'à nouvel ordre.

Et je ne vous remercierai jamais assez pour les commentaires que vous m'avez laissés. J'ai largement dépassé la barre des cent, c'est juste incroyable!

J'espère que nous battrons encore ensemble de nouveaux records sur cette superbe fiction! :)

Gros bisous à tous et merci de votre fidélité.