Bonjour tout le monde!

J'espère que vous allez bien et que vous profitez à fond de ces grandes vacances! ;D

Personnellement, après tous ces longs mois à bosser comme une dingue, j'ai récolté les fruits de mon travail puisque j'ai brillamment réussi mes études! :D

C'est donc un véritable soulagement et une nouvelle vie qui commence pour moi... c'est parti pour la recherche d'un emploi! xD

BREF, tout ça pour vous dire que j'ai eu du temps devant moi pour avancer dans cette histoire et que je vous livre ce (déjà!) dixième chapitre.

Encore une fois, merci à toutes et à tous pour vos nombreux commentaires, mises en alerte et favoris! Votre engouement me motive! :)

Allez, je vous laisse entre les mains ou plutôt dans la tête de notre cher Edward. Je pense que vous allez ADORER ce chapitre! :P

Bisous, et prenez bien soin de vous.

ValouPili


Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!


ROYCE KING, BLUES DU PREMIER RENCARD ET "JUSTE AMIS"

.
.

Point de vue d'Edward

.
.

Je me postai en face de la caméra, près de la piscine située à l'extérieur de la conférence de presse. Je n'arrivais pas à quitter Bella des yeux alors que j'étais supposé me concentrer afin d'obtenir de beaux clichés et me montrer proche des membres de l'équipe du film.

Je les emmerde.

Personne ne voyait donc cette magnifique brunette qui attendait à quelques pas de nous? Bon sang, comment pouvais-je me concentrer sur mon boulot alors qu'elle était là? C'était une véritable torture. J'avais au moins un peu avancé en matière de rencontre. Je lui avais enfin demandé de sortir avec moi, et cela n'avait même pas été prévu au programme.

Je n'avais aucune idée de ce que signifiait notre presque second baiser mais je m'en moquais. Le fait de juste sentir ses lèvres pulpeuses sur les miennes était suffisant pour que ma queue reste tranquille pour le reste de la journée. Jusqu'à ce que je retourne chez moi pour relâcher la pression. Bordel, de qui est-ce que je me foutais? Je serais bien capable de me soulager dans la salle de bain après un baiser hallucinant, comme un de ceux que Bella avait été sur le point de me donner.

Je m'en foutais même complètement que les gens puissent être là à nous regarder. Ils devaient bien avoir d'autres choses à faire de toute façon, au lieu de nous observer mais je ne pouvais pas faire abstraction d'eux. Je leur aurais bien donné tout mon argent pour juste avoir l'occasion de sentir le corps de Bella pressé contre le mien lors d'un long baiser. Dieu, je pensais comme une fille, mais qu'est-ce que ça pouvait bien faire.

Nous devions discuter sérieusement avant de nous dévorer mais c'était toujours plus difficile de ne pas la prendre lorsqu'elle me regardait envieusement avec ses yeux de biche ou lorsqu'elle m'appelait Monsieur Cullen. Et par rapport à ce dernier point, j'étais persuadé qu'elle le faisait exprès pour que je réagisse.

Pour être tout à fait honnête, aller en rendez-vous avec Bella semblait irréalisable mais je le voulais énormément. Je n'avais plus voulu être dans une relation depuis Irina mais c'était très clair avec Bella. Je la voulais de toutes les manières possibles: sexuellement et émotionnellement. Je ne savais pas comment pouvait fonctionner une relation avec elle mais j'avais envie d'essayer. J'étais son foutu patron et c'était cet élément qui pouvait créer de nombreux problèmes si les magazines people apprenaient la nouvelle.

Ce serait un véritable scandale en soi. Je serais automatiquement comparé à tous les hommes politiques ou les acteurs qui ont couché avec leur stagiaire ou leur assistante. Cela n'allait pas se dérouler de cette manière entre Bella et moi, mais les magazines allaient écrire ce qui leur plaisait.

Les enfants seraient la deuxième grosse question dans ma relation avec Bella. Ils représentaient davantage une responsabilité qu'un problème. Aucune femme n'avait rencontré mes enfants depuis la mort de leur mère. J'avais peur qu'ils s'attachent et je savais bien que je n'étais pas capable d'être en couple avec une femme avec qui je sortais… alors pourquoi s'ennuyer à essayer de tisser des liens? Toutefois, c'était différent avec Bella. Mes enfants l'aimaient déjà beaucoup et nos fils respectifs étaient comme des frères. Si les choses ne se passaient pas bien entre nous, pourrions-nous quand même rester amis pour le bien des enfants? Comment les enfants allaient-ils seulement réagir en apprenant que je sortais avec Bella? Savaient-ils au moins ce que sortir avec quelqu'un voulait dire?

Un autre problème survenait, et il était lié à ma célébrité car j'étais sans arrêt sous le feu des projecteurs, peu importait ce que je faisais pour tenter de calmer le jeu. L'intérêt du public pour ma famille et moi était toujours présent. Ma famille gérait bien la situation parce qu'il en avait toujours été ainsi. Mes grands-parents avaient aussi été des acteurs donc depuis cette époque, aucun membre de la famille n'avait pensé différemment à la vie que nous menions tous.

Comment Bella et Will s'y adapteraient? Être suivi leur conviendraient-ils? Bien sûr que non. Qui le serait, mais nous pouvions faire quelque chose? Ce n'était pas juste de demander à Bella de vivre sa vie dans un aquarium et d'être projetée dans ce monde. Jusqu'à présent, elle avait réussi à bien gérer la situation et je croisais les doigts pour que sa forte volonté se maintienne si notre relation progressait comme je l'espérais. Je le désirais vraiment. J'en avais besoin et j'étais déterminé à ce que notre relation fonctionne.

Qu'allais-je bien pouvoir préparer pour notre rendez-vous de ce soir? Je n'avais rien prévu. J'aurais adoré cuisiner pour elle et lui montrer à quel point j'étais normal mais comme je ne savais pas cuisiner et que je n'étais pas un homme "normal", c'était hors propos. Je voulais l'emmener dans un endroit sympa. Elle méritait ce qu'il y avait de mieux et j'allais lui donner tout ce qu'elle souhaitait, même si elle me demandait de ne pas le faire. Je savais déjà que Bella était une des rares femmes qui n'aimait pas être flattée ou recevoir des cadeaux hors de prix. Avec elle, la simplicité était le meilleur atout. Il lui faudrait faire avec parce qu'Edward Cullen ne faisait jamais dans la simplicité, surtout pour les personnes auxquelles il tient.

Pour la première fois depuis des années, je me sentais nerveux à l'idée d'avoir un rendez-vous. Avec les autres femmes, il n'y avait aucune projection dans l'avenir donc je n'avais même pas pris la peine de faire des efforts. Y avait-il une chance ici pour cela fonctionne avec Bella? Dieu, je l'espérais. Elle me rendait heureuse et cela n'avait plus été le cas depuis Irina. Et maintenant, j'avais des pensées étranges qui me traversaient l'esprit, à propos d'une relation avec cette femme qui avait changé ma vie du tout au tout.

"Edward, tu ne me prêtes pas attention," se lamenta Tanya alors que le photographe et son équipe arrangeaient l'éclairage.

"Désolé, j'ai beaucoup de choses en tête," répondis-je, honnête. "Est-ce qu'ils n'en ont pas encore fini? Combien de temps cela prend-il pour faire quelques photos?" Ajoutai-je, agité.

"Nous sommes de belles marchandises bébé." Elle lança ses cheveux blonds décolorés en arrière puis s'approcha de moi pour toucher mon torse. Je l'arrêtai avant qu'elle ne commence à y dessiner des arabesques.

"Pourquoi est-ce que tu me touches aujourd'hui? Est-ce que tu peux garder tes mains pour toi?" Lui claquai-je.

"Oh allez, on s'est bien amusés dans le temps. Je parie que tu repenses au Sundance d'il y a deux ans, dans le jacuzzi." Dit-elle en ronronnant.

"Arrête avec ça. Je me souviens à peine de ce voyage."

"Je suis certaine du contraire." Et elle se rapprocha davantage.

"Non." Je la repoussai gentiment.

Je vis que Bella était au téléphone mais elle nous observait tous les deux comme si elle s'apprêtait à nous brûler vifs Tanya et moi. Je tentai de lui envoyer un regard désolé mais le sien continuait à fumer après quelques secondes.

Tanya s'approcha de nouveau.

"Je ne sais pas quel est le problème? Je suis canon, tu l'es, et nous nous sommes bien amusés auparavant. Qu'est-ce qui a changé? Nous allions si bien ensemble."

"Non, le sexe l'était."

Ce n'était pas vraiment ça.

"Nous pourrions essayer d'aller plus loin." Dit-elle.

"Je t'ai dit non. Je ne cherche personne." Mentis-je. "Et tu ne cherches qu'à promouvoir ta carrière. Tu t'en foutrais complètement si j'étais un acteur mourant de faim."

"Alors, je suppose que c'est une très bonne chose que tu ne le sois pas." Répondit-elle, doucereuse, et mon estomac s'en retourna presque.

"S'il te plaît, arrête de me toucher." Lâchai-je, une nouvelle fois.

"Ok les enfants. Un peu plus d'attouchements." Appela le photographe et je lui lançai un regard mauvais, qu'il ne sembla pas remarquer.

"Je veux de la passion, du désir et… tous ces trucs sexy que des jeunes comme vous font aujourd'hui."

Tanya se mit entre mes bras en souriant et je le lui rendis faussement, à contrecœur, comme le faisait l'acteur en moi et j'étais bon à ce jeu-là. Au moins, ça paraissait vrai comme ma mère me le disait. J'allais devoir me surveiller auprès de Tanya car il était évident qu'elle n'allait pas me lâcher de si tôt.

Après quelques photos qui comportaient un peu trop d'attouchements à mon goût, le photographe passa à la vitesse supérieure.

"Ok maintenant, je veux que vous nous offriez un baiser, et pas un de ces faux baisers de cinéma. J'en veux un vrai." Cria-t-il.

Bella n'était plus au téléphone maintenant et elle s'approcha avec un air renfrogné qui me tua de l'intérieur. Elle se dirigea vers le photographe.

"Combien de temps cela va-t-il prendre? Monsieur Cullen a d'autres engagements." Dit-elle en grognant presque.

Le photographe lui répondit rapidement, "ne me presse pas mon petit cœur. L'art prend du temps." Il se tourna vers nous. "Un vrai baiser."

Tanya haussa un sourcil à mon encontre. "Allez Eddie. Viens par ici."

Je jetai un subtil coup d'œil entre Bella et Tanya mais je ne pouvais pas y échapper. Je m'abaissai et donnai un baiser de cinéma que je tentai de garder sous contrôle mais Tanya eut une autre idée derrière la tête. J'entendis l'appareil nous photographier puis Tanya fourra sa langue dans ma bouche. J'essayai de reculer mais la garce avait plus de force que je ne le pensais et me tint tranquille durant quelques secondes avant de me lâcher.

"Voyons voir si ta petite assistante peut concurrencer ça." Elle sourit d'un air suffisant avant de quitter le plateau.

Qu'est-ce qui cloche chez elle?

Hésitant, je regardai Bella qui affichait un air dur et qui prenait de grandes inspirations.

"On en a terminé?" Demandai-je rapidement.

"Oui, j'ai ce qu'il faut. C'est dans la boîte!" Cria le photographe.

Je partis rapidement voir Bella et lui pris la main alors que je la conduisai dans un coin loin de tous. Dès que nous eûmes plus d'intimité, je l'enlaçai.

"Tu es fâchée contre moi?" Je t'ai dit que ce n'était qu'un mensonge. Ce n'est qu'un travail?" Radotai-je.

"Je vais bien Edward, je sais que ce n'est qu'un boulot. Je ne suis pas en colère." Elle recula et tenta de sourire mais ce n'était pas un vrai.

J'haussai un sourcil, attendant sa réponse.

"Ok bon si c'était une autre fille, ça m'irait," claqua-t-elle. "Elle est pire que ce que les magazines en disent. Elle est toujours ainsi? C'est quoi son foutu problème? Elle doit juste dégager…"

Je devenais dur à mesure des mots qui jaillissaient de la bouche de Bella et elle était si excitante lorsqu'elle était furieuse. J'écrasai presque mes lèvres sur les siennes mais je dus me rappeler que nous n'avions pas encore discuté et que nous étions en public.

"Je… Je ne sais pas quoi dire." Dis-je en haussant en épaules.

"Je crois que tu devrais lui dire de dégager…" Grogna-t-elle.

Je décidai alors de jouer avec elle.

"Pourquoi je devrais?" Peut-être que je l'apprécie. Nous n'avons même pas encore discuté." Dis-je en affichant un petit sourire satisfait.

"Edward, je sais que nous venons tout juste de nous rencontrer mais je vais te dire quelque chose une seule et unique fois." Elle se rapprocha de moi. "Ce qui est à moi le reste et je me bats pour ce dont j'ai envie. Je ne supporte pas les personnes qui essaient de prendre ce qui est à moi. Cela inclut mon fils, mon travail et maintenant… toi." Elle agrippa mon t-shirt et tira mon visage vers elle pour déposer un baiser sur ma joue.

Putain de bordel de merde. Je lui appartenais foutrement et cela me convenait.

J'étais stupéfait et je n'entendais que ses talons claquer sur le sol en céramique autour de la piscine alors qu'elle s'éloignait. Je revins à la réalité et la suivis à l'intérieur. J'étais sur le point de lui attraper le poignet quand une voix grave se fit entendre derrière moi.

"Cullen! Qu'est-ce qui presse? Je dois te parler mec." Dit cette même voix.

Royce-foutu-King était mon agent et un gars mielleux comme je n'en avais jamais rencontré mais il était le meilleur. Je ne pouvais donc pas le renvoyer comme je le voulais. C'était un coureur de jupons et j'étais honteux d'avouer que j'avais fait appel à lui plus d'une fois pour trouver quelqu'un à rencontrer, bien que je n'aie pas vraiment besoin de lui. Je ne le voyais que lorsqu'il voulait quelque chose venant de moi ou un contrat pour moi que je devais signer. Mais pour l'instant, je voulais juste que tout passe par Bella. J'allais uniquement l'utiliser lui pour me trouver des auditions mais puisque j'étais un gros produit sur le marché, je n'avais même plus besoin d'en passer par là. Finalement, pourquoi avais-je besoin de lui?

Je me retournai, souriant. "Royce. Ça fait longtemps." Dis-je en lui serrant la main.

"Dieu mon gars, j'essaie de t'appeler depuis cinq minutes."

Il était grand, il avait une peau légèrement halée, des cheveux noirs couvert de gel qui étaient toujours lissés vers l'arrière. Ses yeux bruns foncés étaient presque noirs et je pouvais jurer qu'il était le diable incarné dans bien des situations.

"Désolé, je ne t'ai pas entendu. Pourquoi es-tu là?" Demandai-je gentiment mais de manière saccadée.

"Rien. Je ne t'ai pas vu depuis deux mois. Je suis venu pour voir comment se passait la conférence de presse." Répondit-il en haussant les épaules.

"Vraiment? Tu ne t'arrêtes pas juste 'comme ça'." Dis-je en faisant des guillemets avec les doigts.

Il rit diaboliquement. "Je suis démasqué. Je passais par là pour vérifier que tout était arrangé. Gus Van Sant veut discuter avec toi d'un nouveau film qu'il pense réaliser."

"Oh, alors tu dois en parler avec Bella." Je regardai en direction du hall d'entrée pour trouver ma belle brunette. "Elle est là-bas." Je conduisis Royce vers Bella qui était au téléphone. Elle raccrocha rapidement quand elle nous vit arriver.

"Bella, voici Royce King, mon agent. Royce, je te présente Bella Swan, ma nouvelle publiciste."

Je venais de décider que ce terme sonnait mieux que le mot assistante.

Il mit son charme en action et amena la main de Bella à sa bouche.

"Je suis plus que ravi de vous rencontrer… Est-ce Mademoiselle ou Madame Swan?" Demanda-t-il en arquant le sourcil.

"C'est Mademoiselle Swan mais cela ne changera rien pour vous Monsieur King." Dit-elle en souriant.

"Et bien, vous avez du répondant." Il recula et rit. "Vous venez d'emménager en ville?"

"Oui, mon fils et moi venons de Chicago." Elle acquiesça et me regarda.

"Euh… tu ne devais pas discuter de quelque chose avec elle?" Je pris part à la conversation.

"Ah oui…"

Je n'entendis pas la fin de sa phrase car un journaliste du magazine Variety nous rejoignit pour me poser quelques questions. Je bougeai sur le côté afin de lui répondre en privé mais je ne voulais pas m'éloigner trop de Bella et Royce. J'avais eu vent des choses qu'il avait faites aux femmes avec lesquelles il était sorti et je n'allais pas le laisser s'approcher de Bella de quelque façon que ce soit. J'essayais de rester concentré sur mon entrevue mais du coin de l'œil, je tentais sans arrêt de les regarder tous le deux. Je ne voyais pas grand-chose mais j'essayais toujours.

"Alors, quel est votre prochain projet?" Demanda le journaliste.

"Je… euh… Je vais tourner avec Marion Cotillard et Leonardo DiCaprio dans quelques mois. Nous n'avons pas encore trouvé le réalisateur, c'est ce qui nous retient."

"Y a-t-il une chance que votre père s'en charge?"

"Qui sait? Il pourrait le faire après en avoir terminé avec la postproduction de son dernier film." Je ris pour tenter d'apporter un peu d'émotions à une entrevue à laquelle je me foutais royalement.

"Et bien, cela reste une possibilité. Merci de m'avoir accordé de votre temps Monsieur Cullen."

"Pas de problème." Je tapotai son épaule puis je me mis à chercher Bella et Royce que je retrouvais assis au café dans le hall d'entrée.

Je m'approchai et grognai quand je vis la main de Royce sur le genou de Bella qui était exposé parce que sa robe avait légèrement remonté quand elle s'était assise. Elle bougea vers l'arrière tout en continuant leur conversation. Ils donnaient l'impression d'avoir une bonne discussion. Je les rejoignis et m'assis à côté d'elle sans dire un mot.

"Hé Cullen, nous parlions justement du meilleur moment pour que tu discutes avec Van Sant. Malheureusement, il ne sera de retour en ville que la semaine prochaine donc tu as du temps libre." Dit-il en riant.

"Bon, si tu me donnes son numéro je peux l'appeler moi-même et m'arranger avec lui." Lui suggérai-je.

"Je l'ai déjà dans mon Blackberry." Répondit Bella en souriant, fière d'elle.

"Bien, je suppose que cet entretien est terminé." Je me levai et ils me suivirent.

"Je vous vois plus tard. Je veux discuter avec Tanya." Il s'apprêta à partir mais il se tourna vers nous et prit la main de Bella pour l'amener à sa bouche. "Cela a été un plaisir de vous rencontrer." Dit-il.

Sale con…

"Plaisir partagé. Je suis persuadée que nous aurons l'occasion de nous revoir." Lui répondit-elle et elle récupéra sa main.

Il sourit puis se mit en marche pour aller faire fonctionner sa magie sur d'autres innocentes femmes.

"Connard mielleux…" Grognai-je.

"Quelqu'un est jaloux." Elle se tourna vers moi.

Je m'abaissai pour murmurer à son oreille. "Bella, je sais que nous venons tout juste de nous rencontrer mais je vais te dire quelque chose une seule et unique fois. Ce qui est à moi le reste et je me bats pour ce dont j'ai envie. Je ne supporte pas les personnes qui essaient de prendre ce qui est à moi. Cela inclut mes enfants, mon travail et maintenant… toi." Je répétais exactement ces propres mots. Notre forte proximité allait me rendre fou et je savais qu'elle aussi le ressentait.

Elle frissonna et je vis ses yeux papillonner. "Nous… nous devons parler, et vite." Elle s'éloigna de moi. "S'il te plaît est-que nous pouvons discuter?" Exhala-t-elle.

"Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas discuter maintenant." J'arborai un large sourire puis nous marchâmes jusqu'au parking.

Il y avait de nombreux paparazzi qui nous suivaient mais je ne les remarquais pas vraiment.

"Nous avons beaucoup de choses à nous dire Edward." Me murmura-t-elle.

"Je sais, et j'y ai déjà pensé." Lui répondis-je.

Nous parvînmes à sa voiture et elle la déverrouilla. "Où est-ce que je pourrai te rejoindre pour notre… comment puis-je l'appeler? Second rendez-vous?" Dit-elle en souriant.

"Je suis content que tu suives. Et si je passais te chercher à dix-neuf heures?"

"D'accord, mais rien de trop fantaisiste, et que faisons-nous des enfants?"

"Alice peut s'occuper d'eux. Ta maison ou la mienne?"

Elle rit. "Amène tes enfants quand tu viens me chercher. Alice sera déjà ici." Elle grimpa dans sa voiture mais je maintins sa portière ouverte pour discuter.

"Vraiment, pourquoi?" Lui demandai-je. "Qu'est-ce que ma sœur a fait?"

"Rien, je dois me préparer pour mon rendez-vous avec un acteur sexy." Elle m'envoya un petit sourire satisfait puis ferma sa portière. Elle quitta le parking sur les chapeaux de roue et je regardais encore le trajet qu'elle avait emprunté, longtemps après que sa voiture soit partie.

Cette femme va me tuer.

"Hé Edward, qui était cette charmante jeune femme?" Me demanda un paparazzi alors que je rejoignais ma voiture.

"Juste une amie." Gloussai-je.

"Qui était-elle?" Insista-t-il.

"Ma publiciste. Elle est nouvelle."

"Bien, elle est jolie. Se passerait-il quelque chose entre vous?" Demanda-t-il en prenant une photo.

"Merci les gars." Je les saluai puis entrai dans ma Volvo afin de passer prendre mes enfants chez mes parents.

Il était déjà cinq heures et demies donc je devais me dépêcher pour que tout soit prêt à temps avec Bella. Dieu merci, je savais déjà où elle vivait donc je n'allais pas me perdre en route. Je réservais une table au restaurant où je voulais emmener Bella et je fis usage de mon nom pour obtenir la meilleure table. J'installai Dani et Démétri dans la voiture et j'arrivai chez moi dans la demi-heure.

"Je vais prendre une douche. Faites vos devoir les enfants." Je courus à l'étage. "Nous allons chez Bella dans quinze minutes. Oh, et donnez à manger au chien."

J'entrai dans la douche et laissai l'eau couler le long de mon corps tout en réfléchissant à ce que j'allais faire pour épater Bella. Je ne savais pas à quoi elle avait été exposée auparavant mais je voulais m'assurer qu'elle n'oublie pas notre rendez-vous ou encore d'autres qui surviendraient sans doute à l'avenir.

Je sortis de la douche, enroulai une serviette autour de mes hanches et fis les cent pas dans ma chambre en me demandant ce que j'allais bien porter. Je n'avais jamais été aussi nerveux à l'idée d'avoir un rendez-vous. Bordel, qu'est-ce qui clochait chez moi? J'étais tellement stressé que je ne savais même pas quoi mettre.

"Bordel Edward, reprend tes esprits."

Je me regardai dans le miroir. Je choisis une tenue décontractée: un pantalon bleu foncé et une chemise bleu clair. Je mis aussi l'une de mes vestes de sport et essayai d'arranger mes cheveux mais c'était peine perdue. En passant une dernière fois la main dans mes cheveux, la lumière fit légèrement briller mon alliance toujours à l'annulaire de ma main gauche.

Irina.

Je fermai les yeux afin de parler avec ma femme. "S'il te plaît, ne me hais pas. Je ne t'oublierai jamais… mais je suis seul. J'ai besoin de quelque chose pour passer à travers cette épreuve. Je t'aime et t'aimerai toujours mais je veux essayer. Pitié, ne me déteste pas."

Je continuai à psalmodier tout en ôtant mon alliance et je la fis passer entre mes mains. 'S'il te plaît, ne me déteste pas." Je mis l'alliance dans le tiroir du haut où je gardais d'autres objets que mon père m'avait donnés et le refermai dans un bruit retentissant.

"Papaaa!" J'entendis Démétri m'appeler du hall d'entrée et je repris mes esprits.

Je mis mes chaussures.

"Je suis dans ma chambre mon pote."

Il ouvrit la porte et passa la tête. "Tu es beau papa. Où tu vas?"

"A un rendez-vous." Lui souris-je.

"Vraiment? Avec qui? Est-ce que c'est avec la méchante dame Tanya? Je ne l'aime pas." Dit-il en levant la tête.

"Non, j'emmène Bella dîner." J'allai vers la commode pour prendre ma montre. "Tu es d'accord que Bella et moi ayons rendez-vous mon pote?" Demandai-je, hésitant. J'avais beau mourir d'envie que cela fonctionne avec Bella, je savais que rien ne se produirait si mes enfants n'étaient pas d'accord.

Il sauta sur le lit. "Tu l'aimes bien?"

"Oui c'est vrai… beaucoup." Répondis-je et je me retournai pour l'attraper.

"Ça veut dire que Will et moi sommes frères?"

Je ris. "Non. Ça signifie simplement que moi et sa maman allons nous amuser. Ne t'emballe pas."

"Mais elle est si gentille et elle m'a acheté du chocolat." Je le mis sur ses pieds dans le couloir et lui pris la main en descendant les escaliers. "Tu ferais mieux d'être gentil avec elle papa." Me gronda-t-il.

"Je ferai de mon mieux fiston. Va chercher ta sœur."

J'attendis près de la porte d'entrée et me maudis de ne pas avoir pensé à lui apporter des fleurs ou autre. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais plus eu de vrai rendez-vous que je ne connaissais plus les règles.

"Papa, pourquoi tu ne te coiffes pas les cheveux?" Dit ma fille en m'envoyait un regard honteux, identique à celui d'Esmée.

"J'ai essayé." Lui répondis-je, en passant la main dans mes cheveux.

"Arrête, c'est encore pire." Démétri rigola. "Tu ressembles à un épouvantail."

Génial. Mes enfants me faisaient en prendre conscience.

"En voiture petits démons." Je les poussai à l'extérieur de la maison et ils coururent dans le garage. Ils s'apprêtèrent à grimper dans la Volvo mais j'avais une autre idée en tête.

"On prend l'Aston ce soir."

Ils me regardèrent tous les deux comme si j'étais fou.

"Vraiment?" Me demanda Démétri.

"Ouai, pourquoi est-ce que vous faîtes cette tête-là?" J'ouvris la porte pour qu'ils puissent monter.

"Parce qu'on ne prend l'Aston que quand c'est une occasion spéciale. On n'est que lundi." Répondit Dani.

"Tu dois VRAIMENT aimer beaucoup Mademoiselle Bella." Dit Démétri en montant dans la voiture.

Je ris à leur manière de penser mais ils avaient raison. Je ne faisais normalement que rejoindre mes rendez-vous au restaurant, je ne m'ennuyais pas à aller les chercher. Je savais que c'était une attitude de connard mais je n'arrivais pas à en avoir quelque chose à faire.

Nous sortîmes du complexe privé et roulèrent jusqu'à la maison de Bella. D'ailleurs, je ne savais même pas comment je connaissais son adresse mais c'était le cas. Je serpentais dans la circulation du soir alors que le soleil se couchait, et j'arrivais chez Bella vingt minutes plus tard.

"Ouaaai, la maison de Bella." Démétri sortit rapidement de la voiture et courut jusqu'à la porte avant que j'ai eu le temps de couper le moteur.

"Tu dois lui ouvrir la porte papa et aussi payer le repas." Dani me donna les règles à suivre pour un bon rendez-vous. Il faudrait que je me souvienne de lui demander où elle avait appris tout ça.

"Je crois savoir comment me comporter lors d'un rendez-vous." Dis-je en roulant des yeux alors que j'allais avec elle jusqu'à la porte de la maison.

"Apparemment non puisque tu n'as pas de petite-amie."

"Comme tu as raison ma file." Je ris à notre conversation légère.

Démétri était en train de sauter partout lorsque la porte s'ouvrit et Will nous accueillit avec un grand sourire.

"Maman, Démétri est là." Cria-t-il. "Oh, et Edward." Cria-t-il à nouveau. "Hé tous, venez à l'intérieur." Il bougea pour que nous puissions entrer.

"Je ne me souviens pas être entré auparavant." Dis-je, surtout à moi-même puisque les enfants montaient déjà les escaliers.

"C'est sympa, non?" Répondit ma sœur, quelque part derrière moi.

"Oh super, tu es là." Dis-je, sarcastique.

"Je surveille tes enfants je te signale." Dit-elle en enfonçant son doigt dans mon torse.

"Merci. Où est Bella?"

"Elle met une touche finale à son look qui est sensationnel, si je puis me permettre. Je ne savais même pas où tu comptes l'amener mais je me suis assurée qu'elle soit ravissante." Alice partit rejoindre les enfants en criant alors que j'attendais.

Il y avait quelques photos dans le couloir et j'avais hâte de poser des questions à Bella à ce propos. La plupart la montraient elle et son père ou sa mère. Elle avait l'air très jeune, peut-être encore adolescente. Elle semblait insouciante et heureuse. Cela en était presque risible. Il y avait aussi beaucoup de photos de Will lorsqu'il était bébé. Elle était souvent photographiée seule mais il y en avait une avec un grand homme à la peau métissée, et il s'agissait sans doute de son ex-mari. J'observai attentivement la photo pour tenter de comprendre ce qu'elle avait pu lui trouver. Il avait l'air de ne pas s'amuser, même si sa femme et son fils étaient rayonnants.

"Il ne voulait pas aller à la plage ce jour-là." La douce voix de Bella se fit entendre derrière moi.

"Est-ce qu'il a toujours cet air-là?" Demandai-je sans me retourner.

"Méchant et intimidant? Assez oui." Dit-elle en riant.

Je me tournai enfin pour voir quelle création ma sœur avait choisie et je n'aurais pas du être surpris que Bella soit éblouissante.

Elle portait une robe bleu foncé qui était très moulante mais pas trop serrante. Elle était sans bretelles et le corsage épousait sa poitrine alors que la robe était droite et descendait jusqu'à ses genoux. Ses jambes crémeuses se terminaient par une paire de talons hauts bleus qui s'accordaient avec la robe. Ses cheveux étaient attachés en chignon à l'arrière de sa tête mais quelques mèches s'échappaient afin d'encadrer son visage.

"Cela convient?" Demanda-t-elle, hésitante.

"C'est parfait." Répondis-je doucement. J'amenai son visage près du mien et embrassai son front légèrement. Je ne pensais pas pouvoir supporter plus. Je laissai ma bouche errer sur ses cheveux dont l'odeur vanillée imprégnait mes narines. Je reculai lorsque j'entendis glousser.

"Je crois que nous avons des spectateurs." Dit Bella en riant, et je vis trois têtes se cacher derrière la porte.

"Ils sont tellement curieux." Dis-je. "On peut y aller?" Je lui pris la main et la menai à l'extérieur.

"Et donc ce soir, on sort la belle voiture." Dit-elle en évaluant mon Aston Martin alors que je lui ouvrai la portière.

"Je voulais t'épater. Ça fonctionne?"

"Il faudra vous montrer plus persévérant qu'avec une simple voiture fantaisiste Monsieur la Star de Cinéma." Elle prit place dans le siège.

Je peux faire mieux. Regarde ça.

Je partis m'installer de mon côté et je démarrai la voiture. Le moteur vrombit.

"C'est sympa." Bella fit courir sa main sur l'intérieur noir ébène de la voiture.

"Je l'ai achetée après avoir gagné mon premier Oscar. C'est en quelque sorte une récompense." Je la conduisis dans la rue et m'insérai dans la circulation.

"Et un Academy Award n'était pas suffisant?"

"Je l'ai achetée pour moi." Je pris sa main dans la mienne sans réaliser mon geste mais elle n'essaya pas de l'enlever donc je ne m'interrogeai pas davantage.

Nous arrivâmes jusqu'au restaurant "La Bohème" une demi-heure plus tard et je l'aidai à descendre de la voiture avant de donner mes clés au voiturier. Nous entrâmes à l'intérieur où nous fûmes accueillis par un directeur très heureux, déjà prêt à baiser mes chaussures.

"Monsieur Cullen. Très heureux de vous revoir." Me dit-il dans un accent italien très présent.

"Moi de même Paulo. Voici mon rendez-vous du soir, Bella." Je la poussai légèrement en avant et elle lui serra la main.

"Bella, un très beau prénom pour une très belle femme."

"Merci." Lui répondit-elle et elle rougit légèrement.

"Comme demandé, nous vous avons préparé une table à l'arrière."

Il nous guida au travers du restaurant. Je remarquai certaines personnes murmurer sur notre passage mais aucun ne m'interpella ou me pointa du doigt. Je suppose que les gens sont habitués aux célébrités maintenant.

Bella se glissa dans le box et je m'assis en face d'elle. "Pouvons-nous avoir la carte des vins s'il vous plaît?" Demandai-je à Paulo qui nous tendit les menus.

"Bien sûr Monsieur." Il partit tête première et se précipita pour la chercher.

"Ouah, tout est écrit en italien. Comment suis-je supposée savoir quoi choisir?" Demanda Bella.

"Dis-moi ce que tu veux et je peux le commander."

Elle ferma le menu et me regarda. "J'aime… les pâtes."

"Et bien, puisque c'est un restaurant italien, je suppose qu'il y en a." Ris-je.

"Est-ce que tu te moques de moi, Cullen?" Demanda-t-elle avec un petit sourire.

"Bien sûr que non."

Nous commandâmes une bonne bouteille de vin rouge avant nos plats principaux. Je pris des lasagnes et demandai des raviolis de courges musquées pour Bella. Nous sirotâmes le vin doucement et soudain, tout devint étrange.

Elle hochait la tête en regardant partout, mis à part moi.

"Alors… nous allons discuter?" Demanda-t-elle et elle joua avec la nappe.

"Je crois que nous devrions… de quoi parlons-nous?"

"Qu'est-ce qu'il se passe ici?" Elle nous pointa du doigt et me regarda droit dans les yeux.

Elle ne tourne pas autour du pot ce soir.

"Je ne sais pas. Qu'est-ce que tu aimerais qu'il se passe?"

"Toujours en train de jouer." Souffla-t-elle et elle prit une gorgée de son verre de vin.

Le repas était vraiment étrange. Nous ne parlions pas davantage et je ne savais pas ce qu'il s'était produit entre cet après-midi et maintenant. Cependant, il y avait quelque chose de différent qui nous entourait. Je ne savais pas si c'était bon ou mauvais signe mais je n'avais pas vraiment eu la chance d'y réfléchir parce que le temps filait à toute vitesse.

"Qu'est-ce que tu aimerais comme dessert?" Demandai-je lorsque nos assiettes furent emmenées.

"Que sommes-nous Edward? Arrête de tourner autour du pot." Répondit-elle, ferme.

"Je sais que tu ressens ce que je ressens donc pourquoi est-ce que nous compliquons les choses?" Ripostai-je.

"Je le ressens aussi." Rétorqua-t-elle calmement et elle acquiesça.

"Bella, je veux que tu saches que je me sens très… en harmonie avec toi et je ne sais pas pourquoi." Dis-je pour être honnête. "Je ne me suis jamais senti ainsi auparavant."

Elle leva la tête et me regarda droit dans les yeux pendant un temps infini avant de parler. "Est-ce que tu es en train de jouer?" Demanda-t-elle.

J'arquai le sourcil, confus. "Jouer?"

"Ouai, en ce moment, avec tout ce que tu viens de dire, est-ce que tu joues?"

"Non." Répondis-je simplement. "Je ne joue jamais sauf si j'y suis obligé."

"C'est simplement que… j'ai été tellement blessée dans le passé et je sais que je ne devrais pas te comparer avec Jacob, mais je ne connais que lui. C'était un très bon acteur." Lâcha-t-elle en haussant les épaules.

Je bougeai pour être plus près d'elle et entourai sa talle de mon bras sous la table, pour la rapprocher de mon corps.

"Je ne sais pas ce qu'il t'a fait mais je te le jure sur ma vie que je ne te ferai jamais de mal. Je ne le peux pas." Lui murmurai-je dans les cheveux.

"Est-ce qu'on peut faire avancer les choses… doucement? Il y a bien plus en jeu que juste toi et moi. Je ne veux pas faire de la peine aux enfants."

"Bien sûr." J'embrassai ses cheveux et je ne parvins pas à m'enlever ce sourire de mon visage. Je laissai mes lèvres errer sur ses cheveux.

Elle voulait essayer.

"Je le pense Edward. Doucement." Dit-elle en faisant un petit sourire. "Je veux faire les choses correctement et cela n'arrivera pas si ta main va dans mon pantalon toutes les cinq minutes."

"Je n'en aurai pas envie. Qu'est-ce que tu veux comme dessert?" Lui demandai-je en essayant de rester cool.

"Je ne sais pas. Je n'ai plus très faim pour le moment. Tu commandes et je mangerai le tien."

J'arquai un sourcil vers elle et elle me rendit la même expression.

Tempérament de feu.

Je commandai le dessert que je prenais uniquement avec ma mère parce qu'elle l'adorait littéralement. Un petit gâteau au chocolat arriva cinq petites minutes plus tard. En fait, il fumait comme de la lave en fusion qui menaçait d'éclater. Au dessus, il y avait une généreuse couche de crème glacée à la vanille avec des traits de caramel pour sublimer l'assiette.

"Oh mon Dieu. Qu'est-ce que c'est?" Demanda Bella, émerveillée.

Je ricanai à son amusement. "Ça s'appelle 'La Dolce Vita' et c'est mon dessert."

"Ton dessert?" Me demanda-t-elle et elle tenta d'en prendre un morceau mais je tapai sur sa cuillère.

"Oui mon dessert, et tu dois le manger correctement."

Je plantai ma cuillère dans la crème glacée et le gâteau au chocolat, la sauce sortant de tous les côtés de l'assiette, avant de l'amener à la bouche de Bella. Ses douces lèvres roses se refermèrent sur la cuillère en argent et aspirèrent doucement son contenu. Elle mordit dedans puis gémit tout en avalant. J'en vins presque à table dans mon pantalon.

"Est-ce que tu l'as créé parce que si c'est le cas, je pourrais bien te kidnapper et t'enfermer dans une chambre pour que tu puisses en faire toute la journée." Dit-elle en riant.

"Non, j'avais goûté un dessert similaire à Rome, lorsque j'y ai tourné un film il y a longtemps maintenant. Quand je suis revenu ici, j'ai aidé Paulo avec la recette. Ce n'est pas exactement la même mais elle s'en rapproche. Je suis contente que tu aimes."

Je pris moi aussi un morceau en essayant de ne pas penser que nos lèvres avaient mangé sur la même cuillère.

Elle va me tuer!

"Que signifie 'La Dolce Vita'?" Me demanda-t-elle, me sortant de mes pensées lubriques.

"'Douce Vie ou 'Belle Vie' ou encore 'Simple Vie'. C'est aussi l'un de mes films préférés."

"Je ne l'ai pas vu."

"La plupart des gens ne l'ont pas vu non plus parce qu'il a été réalisé par un Italien, Frederico Felini, mais il était très populaire à sa sortie dans les années soixante. Le film parle de la vie de star en Italie." Je lui donnai un autre morceau.

"Et ça s'appelle 'La Dolce Vita'?" Demanda-t-elle et j'acquiesçai. "Je suis désolée mais je n'ai pas vu beaucoup de films depuis mon enfance. Je suppose que je n'ai plus le temps."

"Et bien, heureusement pour toi, je suis là. Qui mieux placé qu'une star de cinéma pour te montrer les meilleurs films du monde?"

"Touchée. D'autres films italiens préférés?"

"Ne t'aventure pas sur ce terrain. La réalisation de films italiens est comme la construction de leur voiture: belle, sobre et mondialement connue."

"Tu aimes l'Italie n'est-ce pas?" Rit-elle.

"Je l'adore. Tu y as déjà été?"

"Non, mais j'en ai envie."

Je me promis aussitôt à moi-même qu'un jour, je l'y emmènerai.

Nous finîmes notre repas et je dus me battre avec Bella pour payer la note, comme à chaque fois que nous sortions. Je ne pris même pas la peine de lui communiquer le prix du repas parce qu'elle aurait essayé de me glisser de l'argent.

Je la conduisis à l'avant du restaurant et je grognai en apercevant l'essaim de paparazzi qui attendaient dehors, prêts à obtenir le cliché qui vaudrait de l'or.

"Bella, je suis désolée. Je ne cherchais pas à ce que ça arrive." Dis-je en m'arrêtant dans un coin du restaurant.

"Hé, arrête avec ça. Je sais dans quoi je m'engage. Ne t'inquiète pas. J'y ai réfléchi et je veux tout ça Edward."

Elle se mit sur la pointe des pieds pour me donner un léger baiser sur les lèvres. L'étincelle était là et j'en tombai presque à genoux à cause de la force. Je ne lui répondis pas mais elle ne m'en donna pas non plus la chance. Elle recula en souriant.

"Je me sens beaucoup plus sûr de moi tout à coup." Dis-je, sincère.

"C'est grâce à mon incroyable don pour embrasser. Il est connu pour laisser le moins d'hommes morts possible." Rit-elle. "Attends un peu."

"Nous continuerons ça plus tard. Tu es certaine de ça?" Lui demandai-je à nouveau.

"Si tu continues à me le demander, je vais finir par te répondre non." Rétorqua-t-elle sévèrement.

"Ok d'accord, je suis désolé. Je veux juste m'en assurer."

Je lui pris la main, l'embrassai et nous sortîmes dans la masse des photographes qui nous attaquèrent presque. Le voiturier avait déjà avancé ma voiture mais le trajet pour aller jusque-là n'en fut pas plus facile.

Il y avait des cris et des flashs autour de nous mais rien de tout cela ne sembla déphaser Bella. Je l'aidai à monter en voiture avant de faire de même.

"Je les déteste tous." Je grognai et la voiture rugit en sortant du parking.

"Ils font juste leur travail." Dit-elle en haussant les épaules.

"Mais ils sont tellement intrusifs. Pour les magazines d'Hollywood, on vient juste de rendre notre relation publique."

"J'ai hâte de lire tous ces magazines sur le café et les bagels." Dit-elle sarcastiquement.

"Je suis sérieux Bella. Ta vie ne sera plus jamais la même."

"Et cela me convient." Elle se pencha et m'embrassa la joue doucement.

Les lèvres de cette femme sont en train de me rendre fou.

Je remarquai que quelques voitures nous suivaient mais à Hollywood, le temps d'attention n'était pas très élevé. Quand ils entendaient parler d'une autre star quelque part en ville, qui mangeait ou qui sortaient dans un club, ils changeaient de cap pour essayer d'obtenir plus de clichés.

Foutus rats.

J'entrai dans son allée privée quinze minutes plus tard. Je l'aidai à descendre de la voiture et lui tins la main sur tout le chemin jusqu'à la porte d'entrée.

"Tes enfants peuvent rester ici pour la nuit. Il est tard." Dit-elle alors que nous étions devant son perron.

"Tu es sûre? Je ne veux pas t'accabler."

"Tout va bien. Tu peux venir les chercher demain matin. Je parie qu'ils sont déjà couchés et je les utilise comme monnaie d'échange."

"Ça ne t'ennuie pas de m'expliquer?"

Elle s'approcha de moi.

"Si je les garde ici, alors je sais que tu reviendras demain matin." Sourit-elle.

"Je serai là. Et à propos d'Alice?" Dis-je en roulant des yeux.

"Elle va me harceler dès que j'aurai mis un pied à l'intérieur mais je peux m'en charger." Bella leva son bras et le contracta.

"Ouah, tu dois travailler avec de beaux engins." Dis-je en pressant son bras.

"Arrête de te moquer de moi."

"Je suis sérieux." Je ris alors qu'elle insérait sa clé dans la porte et je l'entendis se déverrouiller.

Nous restâmes silencieux quelques secondes avant qu'elle se mette à chercher quelque chose.

"Qu'est-ce que tu cherches?" Lui demandai-je.

"Je m'assure simplement que personne ne va nous interrompre."

"Interrompre quoi…?"

Je n'eus pas la chance de dire autre chose parce que ses lèvres furent sur les miennes. Je ne savais pas si c'était dû au vin qui la rendait plus courageuse mais j'aimais ça.

Ses lèvres s'écrasèrent sur les miennes et ses bras entourèrent ma nuque. Mes mains partirent aussitôt dans ses cheveux et le goût du vin associé avec Bella était renversant. Ses lèvres étaient la chose la plus délicieuse que j'aie pu goûter dans ma vie et j'aspirai tendrement sa lèvre inférieure alors qu'elle prenait ma lèvre supérieure dans sa bouche. Je léchai doucement sa lèvre inférieure et elle ouvrit sa bouche en gémissant sous la force de notre baiser. Nos langues se rencontrèrent et je ne pris même pas le temps de respirer durant toute notre connexion.

Nous ne nous inquiétâmes pas davantage des formalités, nous étions bien trop concentrés sur la danse ensorcelante et humide que nos langues avaient débutée. Et j'adorais ça. Elle commença à me gratter le cuir chevelu avec ses ongles et je faillis presque la ramener chez moi. Mais je savais que c'était un peu trop rapide.

Rien à foutre.

Je la poussai contre la porte pour obtenir plus de prise et je fis glisser ma langue sur le haut de sa lèvre, ce qui lui provoqua de violents tremblements.

Elle recula pour reprendre sa respiration mais mes lèvres partirent vers son cou.

"Je pensais que nous devions y aller doucement?" Marmonnai-je entre mes baisers.

"Tu me distrais toujours quand je veux arrêter." Dit-elle en haletant.

Toute la tension sexuelle accumulée durant ce long mois sembla sortir durant ces quelques secondes et je ne savais pas si j'avais la capacité de stopper. Je continuai à caresser sa peau de mes lèvres alors que mes mains vagabondaient sur ses hanches. Sa peau avait encore meilleur goût que ses lèvres, si c'était possible. Je voulais littéralement dévorer chaque centimètre carré de sa peau.

Elle ramena ma tête pour prendre mes lèvres à nouveau et je fus sur le point de la soulever pour l'amener jusqu'à la voiture. Heureusement, Bella sembla posséder plus de contrôle que moi-même. Elle recula d'un pas, ce qui n'était pas grand-chose puisque nous étions presque encastrés dans la porte d'entrée.

Elle lissa sa robe.

"Lentement Edward."

Elle me pointa du doigt tout en essayant de reprendre son souffle. Elle haletait comme si elle venait de respirer pour la toute première fois de sa vie et je m'en sentis terriblement satisfait.

On va voir si tu sais gérer ce magistral atout pour embrasser, Mademoiselle Swan.

"J'ai essayé mais tu n'étais pas d'une grande aide." Dis-je en me léchant les lèvres.

"Bonne nuit Edward."

Elle me sourit et ouvrit la porte. J'attrapai sa main avant qu'elle n'entre et la ramenai contre moi pour un autre baiser qui ne dura que quelques secondes, mais qui voulait dire ce que mes mots ne pouvaient pas.

"Bonne nuit mi vita." Lui dis-je et je partis rejoindre ma voiture.

"Attends" Dit-elle en courant vers moi.

"Quoi?"

"Comment est-ce que tu viens de m'appeler?"

"Euh… Bella?" Ma réponse sonna plus comme une question.

De quoi parle-t-elle?

"Non, tu as dit… mi vita ou quelque chose comme ça."

Quoi?

"Qu'est-ce que ça signifie?" Demanda-t-elle à nouveau.

"Et bien, ça veut dire 'ma vie' en italien mais je ne crois pas l'avoir dit." Lui répondis-je en me grattant la tête.

Elle sourit.

"Mais tu l'as fait Edward."

Elle s'approcha davantage mais ne fit pas de geste pour un baiser.

"Tu es certaine?" Demandai-je en souriant malicieusement.

"Sûre et certaine."

Je ne savais pas si c'était présomptueux de penser que Bella faisait partie de moi, qu'elle était 'ma vie' mais c'était ce que j'avais dit visiblement. Nous venions tout juste de commencer quelque chose et elle m'avait physiquement, émotionnellement et chimiquement, déjà changé. Plus j'y pensais, plus je réalisais qu'elle était 'mi vita' et que j'étais heureux de l'avoir.