Bonjour tout le monde!

Après plus de trois mois sans nouvelles, voici un nouveau chapitre! :)

Pfiou, toujours pas facile de trouver le temps mais je pense que bientôt, ça ira mieux! ;)

Sans plus tarder, je vous souhaite une bonne lecture et plongée dans la tête de Bella! :D

Bisous, et prenez bien soin de vous.

ValouPili


Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!


MENSONGES ET PREMIERS RENDEZ-VOUS

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Point de vue de Bella
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"Maman, quand est-ce que tu sors encore avec Edward?" me demanda Will, assis à l'arrière de la voiture alors que je le conduisais à l'école.

Et c'est reparti…

Depuis le lundi où Edward et moi avions eu notre rendez-vous, Will et Démétri n'avaient pas arrêté d'évoquer le sujet. Je savais que nous n'aurions jamais dû le leur dire parce qu'ils n'étaient pas du tout matures, bien que j'eusse espéré qu'ils le soient.

Edward avait ramené ses enfants à la maison mardi, même s'ils l'avaient supplié de rester encore. Ils n'avaient pas école mais Dani avait un projet à préparer et Edward pensait qu'il serait dans son intérêt d'être dans un endroit propice pour se concentrer. Je ne voulais pas le laisser partir mais je savais que je devais le laisser retourner à sa propre vie. Ils revinrent à la maison le mercredi, pas très longtemps, et Edward et moi n'avions pas pu passer beaucoup de temps seul à seul mais nous nous accommodions à la situation.

Aujourd'hui, les enfants devaient retourner à l'école et je devais programmer quelques interviews pour Edward. Il devait réaliser un shoot auquel j'étais forcée d'assister mais heureusement, il serait seul donc je n'allais pas devoir regarder Tanya en train de le tripoter. Mais avant que je ne me mette en route, j'avais rendez-vous au bureau avec Victoria. Techniquement, je travaillais encore pour Volturi Relations, même si je ne m'étais plus rendue dans les bureaux principaux depuis deux semaines. J'étais supposée travailler uniquement avec les Cullen donc quel intérêt avais-je à venir ici?

J'étais tellement heureuse de ne plus y aller et j'espérais pouvoir quitter mon boulot auprès de Victoria afin d'être définitivement employée par Carlisle. J'allais juste devoir affronter Alec et Jane avant d'y parvenir. Il leur faudrait un certain temps pour qu'ils voient que je pouvais accomplir mon boulot, mais j'étais prête et j'aimais mon job donc ce n'était pas très compliqué.

"Je ne sais pas mon petit cœur et s'il te plaît, est-ce que tu pourrais arrêter de dire de telles choses?" Répondis-je, tendue.

"Mais moi et Démétri, on veut être frères donc ça veut dire que toi et Edward devaient vous marier."

"Et bien, ça prend du temps pour en arriver là. On ne peut tout simplement pas se jeter là-dedans." Ricanai-je en voyant son visage baissé.

Ah l'innocence d'un enfant; sans la douleur et la pression du monde extérieur.

"Et papa et toi? Il a dit que tous les deux, vous alliez vous marier."

"On est arrivés." Dis-je en en entrant dans le parking, reconnaissante de ne pas avoir à répondre à ce commentaire.

Jacob n'avait plus essayé d'appeler depuis sa désastreuse tentative et j'étais sérieusement en train d'envisager cette ordonnance restrictive parce que Jacob était capable de faire le voyage jusqu'ici. Il n'était pas au-dessus des menaces et j'en étais effrayée, mais je savais que cela irait mieux si je le laissais parler à Will lorsqu'il appelait et était sobre.

"Où est Démétri?" Demanda-t-il avant que je ne coupe le contact et regarde par la vitre.

"L'école ne commence que dans quelques minutes. Attendons-les." Suggérai-je.

Edward les déposait à l'école aujourd'hui et j'allais le voir pour la première fois. J'avais l'impression que cela faisait une éternité alors que cela ne datait que du déjeuner d'hier.

Mon Dieu, je suis une harceleuse.

C'était une bonne chose que nous discutions par téléphone parce que j'aurais pu devenir folle si nous ne l'avions pas fait.

Edward et moi avions vraiment discuté de notre relation et cela me convenait bien parce que j'avais apparemment besoin d'un cours de remise à niveau par rapport à comment se comporter en couple. Mis à part nos familles, nous ne l'avions dit à personne d'autre, sinon nous allions nous retrouver avec des vautours volant au-dessus de nos têtes. Puisque je n'étais pas, en soi, dans le centre d'intérêt des gens, il était facile pour nous d'avancer que nous n'étions que des amis. Bon sang, je travaillais pour lui donc les gens devaient croire ce que nous leur disions, s'ils n'étaient pas au courant.

Nous n'avions pas précisément expliqué à nos familles comment notre relation s'était développée mais nous n'avions pas le sentiment d'en avoir besoin. C'était assez évident pour ceux qui y prêtaient attention. Entre Alice et les enfants, le sujet allait sans doute être mis souvent sur le tapis. J'étais davantage inquiète de l'annoncer à mes parents parce que je savais qu'il s'en suivrait une conversation que je redoutais.

Charlie ne savait pas du tout qui était Edward mais il adopterait l'attitude du père hyper protecteur que j'allais devoir gérer, mais le fait qu'Edward soit connu ne lui ferait ni chaud ni froid. Il voudrait le questionner à propos de tout et je pouvais mettre ma main au feu que mon père vérifierait complètement ses antécédents durant la première heure.

Renée, par contre, était amoureuse des Cullen et de tout ce qu'ils avaient accompli. Elle me suppliait déjà de pouvoir venir depuis qu'elle avait appris que je travaillais pour lui. Elle m'appelait presque tous les deux jours pour obtenir certaines informations privées et était pire que les magazines people, qu'elle lisait religieusement. Elle achetait tous les magazines, peu importait ce qui s'y trouvait, et j'étais toujours celle qui devait lui dire que la moitié des informations n'était que des mensonges, mais elle aurait presque juré que c'était la Bible.

Dès qu'elle aurait découvert qu'Edward et moi avions une relation, elle tomberait sans doute à la renverse et se tuerait. Je ne comptais rien lui révéler et je savais que ma décision la blesserait mais ce n'était pas comme si nous avions une bonne relation mère-fille. Elle avait l'habitude que je garde des informations depuis que j'étais au lycée. J'aimais ma mère mais elle me rendait parfois dingue. Heureusement que Phil était là pour la calmer mais par moment, elle pouvait être vraiment fatigante. Elle était déjà en train de m'appeler et de me poser des questions sur les photos qu'elle avait vues mais jusqu'à présent, celles-ci n'avaient pas encore révélé grand-chose. Je ne savais pas si elle possédait les photos de notre rendez-vous du lundi mais j'étais certaine que lorsque ce serait le cas, j'allais recevoir un autre coup de téléphone.

Edward et moi comptions suivre le magnifique modèle des nombreux autres couples hollywoodiens qui semblaient tenir la distance. Comme Beyoncé et Jay-Z, Edward et moi allions garder nos lèvres scellées si quelqu'un nous posait la question et même si nous apparaissions comme un couple vu de l'extérieur, s'il ne s'agissait pas du travail, ni Edward ni moi n'en parlerions. Bien sûr, nous ressemblerions à des ermites mais nous sortirions ensemble et partagerions peu de gestes affectifs en public mais tant que nous jugions cela approprié, nous ne sortirions pas en tant que couple.

Comme nous étions plus à l'aise avec l'un et l'autre, j'étais certaine que nous allions nous planter et les gens allaient commencer à émettre des hypothèses mais cela me convenait. Je savais qu'il ne s'agirait que de mensonges mais tant que nous deux et les gens que nous aimions connaissaient la vérité, tout se passerait bien.

Pour les enfants, c'était une tout autre affaire. Ils savaient bien entendu qu'Edward et moi étions plus que de simples amis mais je ne pense pas qu'ils sachent ce que petit-ami et petite-amie signifiaient. Ils nous avaient déjà pris sur le fait, en train de nous embrasser et nous nous comportions de manière plus flagrante que nous le pensions parce qu'ils n'arrêtaient pas de mimer des baisers et faisaient des commentaires narquois. J'avais à nouveau l'impression d'être au lycée et je ne pouvais m'empêcher de rire lorsqu'Edward rougissait à propos de ce que Démétri disait. C'était tellement mignon.

J'avais peur que Dani me déteste parce que j'étais avec son père, et parce que je savais que je l'aurais été si j'avais été à sa place. En réalité, elle semblait m'apprécier et j'en étais reconnaissante. Je savais que si nos enfants respectifs n'approuvaient pas notre relation, cela ne mènerait nulle part mais ils semblaient tous d'accord avec ce qu'il se passait. Finalement, une relation à long terme était peut-être possible.

Bella… ne sois pas trop joyeuse. Ça ne fait que deux jours.

"Maman, ils sont là. Regarde, il y a Démétri. Je peux sortir?" Dit Will en essayant de défaire sa ceinture.

"D'accord." Ris-je en remarquant son attitude enjouée. J'aurais aimé avoir assez d'énergie pour être aussi heureuse.

J'observai le parking et vis Dani sortir de la voiture en premier, suivie de Démétri puis d'Edward qui était…

Ouai, j'avais besoin de frotter mes jambes l'une contre l'autre pour avoir un petit câlin matinal.

Trois rendez-vous Bella. Tu te l'es promis.

Même si c'était ce que je m'étais dit, je savais que j'allais céder s'il me regardait d'une manière lubrique. J'étais déjà en train de l'admirer de là où j'étais, c'est-à-dire ma voiture mais tant que je pouvais me retenir, j'allais bien faire les choses.

Je sortis du véhicule, Will courant dans le parking. Il faillit presque plaquer Démétri et Dani au sol en leur faisant un câlin. Je tendis à Will son sac de cours et les enfants me firent un câlin. Je me dirigeai ensuite vers Edward qui était appuyé contre sa voiture, comme Jon Travolta dans "Grease", et qui portait un jeans foncé, un T-shirt blanc, une veste en cuir et des lunettes de soleil.

Dieu Tout-Puissant.

Même caché derrière ses lunettes, je savais qu'il me détaillait de haut en bas et c'était ce que je voulais. Je m'étais habillée afin de mettre mes courbes en valeur, une robe pull couleur chair qui s'arrêtait juste au-dessus du genou pour qu'il voie que je tentais de faire bonne impression. J'avais peut-être été un peu loin en portant une robe pull mais qui s'en souciait? Alice l'avait mise dans mon dressing et j'étais bien dedans. Je portais des bas noirs et des chaussures à talon de la même couleur. D'ailleurs, elles étaient trop hautes pour moi mais je faisais de mon mieux pour marcher droit. J'allais devoir imposer une limite à Alice pour ces choses-là.

"Et bien, bonjour 'Danny Zucko'." Ris-je en m'approchant de lui.

"Je savais que tu trouverais la référence." Dit-il en me faisant son sourire en coin et je chancelai légèrement. La combinaison de mes hauts talons avec mon Adonis personnel allait me tuer.

"Ça te va bien." Je me plaçai devant lui et évaluai son look.

"Je suis content que tu approuves." Il me prit dans une étreinte et je regardai autour de nous à la recherche de quelconques appareils photos. Ce ne fut pas le cas, et j'en profitai aussi pour enrouler mes bras autour de lui.

"Il va falloir que tu me lâches bientôt sinon, je vais pousser les choses un peu plus loin." Il embrassa le haut de ma tête.

Je reculai et m'appuyai à côté de lui contre la voiture en regardant les enfants entrer dans l'école.

"Je ne pense pas qu'il nous ait seulement dit au revoir." Dis-je en faisant la moue.

"Dès qu'ils sont ensemble, c'est fini. On est de la viande hachée." Rit-il.

"Parfait." Je croisai mes bras. "Journée chargée aujourd'hui."

"Je sais. J'ai hâte." Je savais bien qu'il roulait des yeux. "Fais-moi le topo patron."

Je sortis mon téléphone et regardai mon agenda.

"J'ai rendez-vous en ville avec mon patron dans une heure et tu devrais déjà être sur ton lieu de shoot. Je te retrouve là-bas dès que j'en ai terminé puis tu devras passer quelques interviews téléphoniques. Ensuite, tu en as fini. Ce n'est pas si mal que ça."

"Je déteste les shoots. Pourquoi ne peuvent-ils pas prendre leurs photos et me laisser partir? Ça ne prend pas toute une journée pour avoir des photos de magazine." Se plaignit-il.

"C'est ce pour quoi tu vis, Monsieur la Star de Cinéma." Je lui lançai un petit sourire satisfait et il abaissa ses lunettes de soleil pour que je voie le vert de ses yeux au-dessus de la monture.

"Ne me teste pas Swan. Il se pourrait que je te relègue."

"Ok d'accord." Je frappai son estomac. "Je suis un atout bien trop important pour toi."

"Carrément."

Il s'approcha de moi et je sus aussitôt qu'il voulait m'embrasser mais il y avait des parents tout autour et j'étais persuadée que des appareils photos étaient dirigés vers nous en ce moment-même.

"Edward, contrôle-toi." Grognai dans un souffle.

"J'essaie." Il souffla et se remit dans sa position initiale.

Je ris en voyant l'air qu'il affichait.

"Pauvre petit bébé. Tu as ton avant-première vendredi puis tu commences ton nouveau projet la semaine suivante." Dis-je en reparlant business.

"Je pensais avoir plus de jours de congé?"

"C'était le cas mais ils ont modifié ton horaire parce qu'ils ont besoin du studio avant qu'un plus gros film y soit tourné."

"Et personne ne m'a mis au courant?" Lâcha-t-il en baissant la tête.

"C'est ce que je suis en train de faire." Répondis-je en la lui relevant. "Je ne sais franchement pas comment tu as pu survivre sans moi."

Il sourit. "Moi non plus, mais je suis heureux que tu sois là maintenant."

"Je sens que nous allons avoir quelques problèmes avec toi." Dis-je en plaisantant. "Je ne parviendrais pas à faire mon boulot si tu essaies de m'embrasser sans arrêt."

"Oh Swan, j'ai hâte que nous soyons seuls." Il m'enlaça. "Va à ton rendez-vous et on se retrouve au shoot dans quelques heures." Il rit et recula.

"Au revoir Monsieur Cullen." Répondis-je professionnellement.

Jessica venait de passer à côté de nous, nous lançant un regard mauvais qui faillit me faire trembler mais j'étais plus forte que ça.

Garce.

Je sortis de l'école et partis en voiture après Edward. Je voulais tellement le toucher et l'embrasser mais je savais que si je désirais que notre relation fonctionne, nous allions devoir travailler sur notre retenue.

Je lui fis un signe de main dans la circulation matinale de Los Angeles et il me manqua déjà. Heureusement que nous travaillions ensemble parce que je ne savais pas ce que j'aurais fait si nous n'avions pas pu nous voir. La route fut un véritable bain de sang, de rage au volant et de meurtres que tout le monde tentait de traverser pour aller travailler. Le centre ville était ce qu'il y avait de pire concernant la circulation parce que je ne savais pas si je commencerais mon rendez-vous à temps mais heureusement, j'arrivais pile à l'heure.

Je pris l'ascenseur jusqu'à mon étage et fus surprise de me souvenir du chemin puisque je n'étais plus venue depuis longtemps. Et bien entendu, comme si j'avais un foutu radar sur les fesses, dès que je sortis de l'appareil, James fut là pour m'interpeller.

"Bella Swan. Ça fait longtemps." Dit-il en me voyant presque tomber après que j'ai trébuché sur le tapis.

"Oh… euh, ouai. J'ai été occupée là-bas." Lui répondis-je.

"Bien sûr, j'ai vu les photos." Il m'envoya un sourire malicieux.

"C'est juste pour le boulot." Lui souris-je.

"Je sais mais Viki en est devenue folle. Je pense qu'elle veut travailler pour Cullen. Elle nous as harcelés depuis que tu es partie." Lâcha-t-il en roulant des yeux pendant que nous avançâmes.

"Vraiment? Je ne savais pas qu'elle travaillait avec des clients."

"Ce n'est pas le cas mais je suis persuadé qu'elle l'aurait fait pour Cullen."

Nous dépassâmes le bureau de Kate et nous discutâmes. Je fus complètement satisfaite lorsque j'appris que James et Kate se fréquentaient depuis que j'avais organisé le coup mais je doutais sérieusement que leur relation dure. Je sentais déjà le regard inquisiteur de James sur moi. C'était un foutu pervers.

Je vérifiai mon téléphone et me rendis compte que j'aurais déjà dû être à mon rendez-vous. Je m'excusai alors pour aller frapper à la porte du bureau de Victoria. Elle me fit entrer après le second coup et je compris tout de suite à son regard que j'allais avoir des problèmes.

"Asseyez-vous Swan." Elle me désigna la chaise en face de son bureau. "Nous ne vous avons plus revue depuis un moment. Je suis contente que vous soyez là."

"Et bien, j'ai passé pas mal de temps à travailler avec les Cullen. Je peux utiliser mes compétences dans les meilleures conditions." Je tentai de retenir les piques que je sentais arriver.

"C'est justement pour cette raison que je vous ai appelée. Avez-vous lu votre contrat d'embauche dernièrement?" Dit-elle, narquoise, puis chercha quelque chose dans sa table de bureau.

"Pas depuis que je l'ai signé. Pourquoi, il y a un souci?"

Elle sortit le contrat et le lança de sorte qu'il arrivât juste devant moi.

"Lisez les passages surlignés s'il vous plaît." Commanda-t-elle.

Je pris le contrat entre mes mains tremblantes et commençai à lire.

"Tous les employés chez Volturi Relations s'abstiendront de toute relation personnelle dans l'entreprise-même et avec des clients extérieurs qui pourraient être associés avec Volturi Relations." Je terminai la phrase et décidai de feindre la stupidité.

C'était le moment de faire ressortir mes compétences de comédienne.

"Je ne comprends pas." Je reposai le contrat sur le bureau.

Victoria laissa tomber une pile de dix magazines devant moi et les étala. Je lus des titres tels que People, InTouch, US Weekly et Star.

Je pris une profonde inspiration et tentai de ne pas regarder les photos de moi qui faisaient la une. Je souriais sur la plupart d'entre elle et Edward se trouvait également avec moi. Nous nous trouvions au magasin de glaces avec les enfants, aux matchs de football, au restaurant le lundi.

"J'espère ne pas avoir à vous virer Swan parce que vous êtes un bon élément."

Mens Bella. Tu dois mentir.

"Ce n'est pas ce que vous pensez." Dis-je sans hésitation. "Son fils et le mien jouent ensemble dans la même équipe de football donc nous passons beaucoup de temps ensemble en dehors du travail. Je ne savais même pas que je travaillais pour lui jusqu'à ce que vous m'en parliez. Je vous jure, je n'ai rien orchestré."

Elle acquiesça. "Bon, ceci…", elle choisit un magazine qui montrait plusieurs photos de nous lors de notre sortie au restaurant, "n'a pas l'air d'avoir un lien avec vos enfants respectifs."

"C'était un dîner d'affaires. Monsieur Cullen aime discuter travail en mangeant donc je m'attends à ce que vous voyiez beaucoup de photos de ce type dans les semaines à venir." Lui répondis-je doucement.

"Donc, pas de relation?"

"Non," fut ma réponse automatique.

Elle m'observa de haut en bas durement, et je voyais clairement qu'elle tentait de savoir si je mentais. Elle acquiesça après plusieurs secondes.

"Signez ceci." Et elle poussa vers moi une feuille de papier.

"Je… qu'est-ce que c'est?" Demandai-je alors que je le pris en mains.

"Je vous fais confiance mais au cas où vous me mentiez, je veux m'assurer que nous avons la preuve que vous connaissez le règlement."

Le nouveau contrat stipulait que Victoria avait en effet revu les limites de mon contrat en ma présence et que je connaissais les restrictions par rapport aux relations personnelles avec des clients. Si on apprenait que j'entretenais une relation avec Edward, je serais automatiquement renvoyée et je pouvais être poursuivie en justice pour avoir terni le nom de l'entreprise, si les choses se passaient mal. C'était peut-être un cas extrême mais il m'effrayait.

"Puis-je… puis-je l'emporter chez moi et le lire?" Demandai-je après l'avoir lu une seconde fois.

"Oui, mais je dois le récupérer avant vendredi."

J'acquiesçai et le rangeai dans mon sac à main.

Je quittai le bâtiment du centre ville et descendis la grande route en voiture vers Malibu où se trouvait la maison dans laquelle Edward faisait son shoot.

J'avais tant de choses à penser et honnêtement, c'était beaucoup trop. Dans mon esprit, il n'y avait que deux solutions possibles. Soit je restais avec Edward et nous continuions à cacher notre relation tout en risquant de perdre mon boulot, soit je le quittais pour ne pas avoir à mentir.

Oublie carrément ça.

Cette ville regorgeait de mensonges. Comment diable Victoria pouvait-elle penser qu'elle pouvait me gâcher l'existence? Pour couronner le tout, elle avait dû ajouter cette clause à propos des relations personnelles. Je ne me souvenais pas du tout l'avoir lu quand j'avais signé le contrat ou peut-être que j'avais sauté cette partie parce que je n'avais jamais pensé me retrouver dans cette situation. Quoi qu'il en fût, ça ne sentait pas bon.

Lorsque j'arrivais à la grande et blanche maison où le shoot avait lieu, j'avais déjà fait mon choix. J'étais avec Edward et dans tous les sens du terme. Nous risquions tous les deux notre gagne-pain en nous fréquentant mais cela valait le coup.

Cela pouvait sembler irresponsable de risquer ma carrière pour un homme mais il ne s'agissait pas d'une simple relation, même si je ne connaissais Edward que depuis un mois. Je ne savais pas si c'était vraiment sérieux mais je me sentais… connectée à lui à bien plus de niveaux que ce que j'avais connu jusqu'à présent. Je ne voulais pas sembler présomptueuse mais je pouvais tout aussi bien dire qu'Edward était… l'homme de ma vie, si je croyais vraiment à ça.

Après avoir été le témoin de la dissolution du mariage de mes parents puis le mien, j'étais assez cynique concernant l'amour bien que cela ne voulait pas dire que j'étais complètement fermée. C'était sans doute parce que je savais que le véritable amour existait, à cause de mes sentiments pour mon fils mais sur la question de l'âme-sœur, je ne croyais pas que c'était encore écrit dans les cartes pour moi. Je pensais l'avoir eu à un certain niveau mais le contraire m'avait été prouvé. Edward et moi nous dirigions sans doute vers du sérieux et je le sentais, mais le mariage? Les enfants? Je n'en savais rien. Bien je désirais tout cela avec lui, j'essayais toujours de guérir de ma relation avec Jacob et j'avais encore besoin de temps pour dépasser ça. Cela allait donc prendre du temps pour que j'en arrive à parler en ces termes-là.

Je me garais derrière un énorme camion dans l'allée de la maison à Malibu. Plusieurs voitures y étaient garées et j'aperçus celle d'Edward du côté plus éloigné.

J'entrai dans le bâtiment et plongeai aussitôt en mode travail lorsque je vis tous les appareils photos et les personnes qui mettaient tout en place. Edward était sans doute en train d'être coiffé et maquillé, je décidai alors de me mettre moi-même au boulot.

Je partis trouver l'autre publiciste que j'avais rencontré pour le shoot et je reçus le programme de la journée. Je remarquai qu'Edward disposait de plusieurs tenues et nous allions probablement passer plus de temps que prévu ici. J'appelai Alice et lui demandai d'aller chercher les enfants après l'école puis je partis chercher Edward. Il se trouvait dans l'une des chambres à l'étage et recevait les dernières touches de maquillage. Je frappai à la porte avant d'entrer. Il discutait joyeusement avec une maquilleuse et il se tut lorsqu'il remarqua ma présence.

"Ah Meghan, j'aimerais te présenter ma nouvelle publiciste, Bella." Dit-il en me désignant.

"Heureuse de vous rencontrer." Répondis-je et je m'assis dans la chaise en face d'Edward.

"Pareil mon chou. Edward, que fais-tu avec une publiciste? Depuis que tu fais partie du business, je ne t'ai jamais vu avec une assistante." Lâcha Meghan.

"J'ai besoin d'elle." Il planta son regard dans le mien, au travers du miroir, et je souris.

"Clairement. Il serait une véritable épave sans moi." Ajoutai-je.

"Je vois ce que tu veux dire. Je dois sans arrêt arranger ses cheveux parce que Monsieur pense que c'est convenable d'y passer sa main toutes les cinq secondes. Méchant Edward." Elle frappa sa main avec un peigne.

Je remarquai qu'Edward portait tout un costume blanc avec une chemise bleu clair dont les premiers boutons étaient ouverts. Il ressemblait à un maquereau de Miami avec ses mocassins blancs et ses cheveux coiffés mais il était sans doute le seul homme qui pouvait arborer un tel look. Sa veste et son pantalon étaient ajustés et mettaient en avant son corps incroyable. Je n'avais pas encore vu l'ensemble dans toute sa splendeur mais je savais que ce qui se trouvait en-dessous allait sans doute me faire perdre connaissance.

Ses yeux verts brillaient grâce aux lumières de la pièce et même sa peau rayonnait. Comment une sculpture aussi parfaite pouvait vouloir quelqu'un comme moi? J'étais une madame tout-le-monde, sans signes particuliers mais il semblait avoir trouvé quelque chose qui lui plaisait sinon, il ne m'aurait pas gardée. J'espérais simplement qu'il ne s'ennuierait pas avec moi.

"Bon, tu es prêt mon beau. Je vais vérifier quelques petites choses. Bella, essaie de lui faire garder ses mains loin de ses cheveux." Supplia Meghan.

"Je ferai de mon mieux." Je ris alors qu'elle quittait la pièce, nous laissant Edward et moi.

"Viens par ici." Il ouvrit ses bras mais je ne bougeai pas.

"Je ne peux pas, je vais froisser tes vêtements." Dis-je en ânonnant.

Il prit ma main et me souleva de ma chaise avant de m'asseoir sur ses genoux.

"Je m'en moque. J'ai besoin de te sentir." Me souffla-t-il à l'oreille.

Trois rendez-vous Bella.

Je posai ma tête contre son buste et on aurait pu penser que cette position était bizarre étant donné que nous étions deux grands adultes mais étrangement, elle ne l'était pas. C'était comme si j'étais à ma place.

"Qu'est-ce qui t'ennuie?" Me demanda-t-il après quelques minutes de silence.

"Comment as-tu deviné?"

"Je le sens à tes muscles tendus. Dis-moi ce qu'il se passe. Est-ce que c'est encore Jacob? Grogna-t-il.

"Non." Je descendis de ses genoux et partis chercher le contrat dans mon sac à main.

"Qu'est-ce que c'est?" Demanda-t-il alors qu'il le parcourait.

Je ne lui répondis pas et m'assis simplement sur ma chaise, attendant sa réaction.

Après quelques minutes, son visage se fit pensif.

"Je ne veux pas que ton travail soit mis en péril à cause de moi. Je savais que ce jour arriverait." Dit-il calmement puis il passa sa main dans ses cheveux.

Meghan va me tuer.

Je me levai de ma chaise pour essayer de les arranger mais je ne savais pas vraiment ce que je faisais donc je me contentais simplement de passer moi-même mes mains dedans.

"Nous avions déjà planifié les choses, non?" Répondis-je en tentant de l'apaiser. "Mentir."

"Mais si elle le découvre? Tu pourrais être renvoyée."

"C'est vrai mais je ne vais pas la laisser me ruiner la vie. Je veux être avec toi donc elle devra se faire à l'idée."

"Ta carrière ne doit pas être menacée." Il prit mes mains dans les siennes et caressa mes poignets de ses pouces.

"Edward, écoute-moi. Je sais dans quoi je m'engage. J'ai un peu menti et puisqu'elle ne dispose d'aucune preuve, elle devra se contenter de me croire. Je vais signer ce contrat puis nous continuerons à vivre notre vie. Nous devons juste être plus prudents."

"Tu es sûre? Je pense que tu as besoin d'y réfléchir un peu plus parce si…"

Je l'interrompis avec un baiser doux puis fort qui lui ferait croire tout ce que je lui disais. J'avais besoin qu'il me soutienne parce que ma décision était prise. Il devait être certain aussi sinon notre relation ne fonctionnerait pas.

Je me reculai. "J'en suis sûre. J'ai besoin de toi." Je le suppliai presque.

Il acquiesça. "J'ai besoin de toi aussi. Je ferai ce que tu veux."

"Est-ce que quelqu'un a déjà parlé de nous?" Lui demandai-je.

"Juste mon père. Il a cette règle de ne pas fréquenter une personne avec laquelle on travaille mais je pense qu'il fait comme si de rien n'était. Il m'a juste dit de faire attention."

"Donc en gros, on est dans le même bateau."

"Ouai, on est tous les deux foutus." Il rit mais m'entraîna dans un baiser enchanteur.

Le reste de la journée passa extrêmement vite et fut très productif, si je pouvais le dire pour moi. Des coulisses, je regardai Edward se faire prendre en photo des milliers de fois mais son sourire ne s'altéra jamais. C'était un Dieu parmi les hommes et je n'arrivais même pas à le quitter des yeux à chaque nouveau plan.

Le shoot se termina aux environs de dix-sept heures et nous retournâmes en ville pour aller récupérer les enfants chez Esmée. Et bien entendu, elle ne me laissa pas partir sans avoir dîné et secrètement, j'en étais heureuse parce que je n'aurais sans doute rien préparé d'acceptable à la maison.

Carlisle, Esmée, Edward, moi et les enfants nous assîmes à table en parlant de notre journée. Heureusement, comme les enfants s'occupaient, nous pûmes discuter entre adultes.

"J'ai eu une idée aujourd'hui pour un nouveau film". Carlisle leva les mains alors que je prenais un morceau du délicieux rôti d'Esmée.

"Mon chéri, je ne pense que ce soit le moment de te lancer dans un autre film. Tu n'en as pas encore terminé avec la postproduction du dernier film que tu as tourné avec Edward et Tanya." Le réprimanda-t-elle.

"Mon amour, je ne peux rien faire contre mon côté créatif. Ça m'a frappé quand je me faisais un café ce matin et j'ai presque écrit un brouillon du script avant d'aller à la maison."

Je ricanai à la façon dont Carlisle et Esmée se comportaient. J'espérais la même chose pour moi, un jour. Edward laissa sa main sur ma cuisse durant tout le repas et il ne cessa de la remonter, j'avais dû la repousser à chaque fois avec un petit sourire.

Trois rendez-vous Bella.

"Et, est-ce que c'est bon papa?" Demanda Edward en prenant une autre portion de tomates écrasées.

"Je ne sais pas mais je te le ferai savoir si c'est le cas. Je m'y vois déjà." Carlisle sembla partit loin dans ses pensées et cela se vit à ses yeux.

"Oh Seigneur, c'est reparti." Grogna Esmée.

"Il me reste deux mois de postproduction sur le dernier film mais ensuite, je me lance dans le nouveau. Je le sens bien."

Edward se pencha vers moi pour me murmurer quelque chose.

"Il est capable de tourner trois films en un an parce qu'il travaille très vite. Je n'ai jamais vu aucun homme travailler aussi vite sur la postproduction d'un film que mon père." Annonça-t-il, fier.

"Il est incroyable." Je jetai un coup d'œil dans la cuisine et dans le salon où se trouvaient les Oscars alignés sur la tablette de cheminée.

"Et toi Bella? Tu es prête pour ta première grande avant-première?" Me demanda Esmée en se tournant vers moi.

"Je pense. Tant que je garde mes esprits et que je m'assure qu'Edward se trouve où il doit être, tout devrait aller comme sur des roulettes."

"Tu t'en sortiras bien. Je sais comment tu travailles et j'ai hâte de te voir en action." Dit Carlisle. "Esmée et moi seront là aussi."

"Vraiment?"

"Oui, nous allons toujours voir tous les films d'Edward. Il n'aime pas ça mais bon." Ajouta-t-il en haussant les épaules.

"C'est juste que je ne pense pas que vous ayez besoin d'être là." Grogna Edward. "Ce n'est pas un si beau film pour être honnête. Je l'ai juste fait pour m'occuper."

"J'ai entendu dire qu'il était bon. Qu'en penses-tu Bella?" Demanda Esmée.

"Oh, je ne l'ai pas encore vu mais les critiques semblent l'apprécier."

"Tu vois." Rétorqua Carlisle. "Edward est simplement trop dur avec lui-même. J'ai révisé quelques détails du film que nous venons de tourner et il est assez bon mon garçon."

"Il devrait l'être. Nous avons travaillé dessus pendant six mois."

"Oui, et j'ai hâte de voir le résultat final. Tout devrait être terminé en février puis je pourrai me concentrer sur mon nouveau chef d'œuvre."

Je dus rire face à l'enthousiasme de Carlisle.

Will et moi restâmes deux heures supplémentaires à la maison des Cullen avant que l'heure soit venue de retourner à la maison.

OoOoOoOoOo

Le reste de la semaine passa très rapidement et je n'avais pas vraiment eu le temps de respirer avant que le vendredi arrive: l'avant-première. J'étais une véritable boule de nerfs parce l'événement était énorme. Je devais simplement le conduire d'une interview à une autre sur le tapis rouge et m'assurer qu'il ne dise rien de stupide. Toutefois, je savais que ce serait un jeu d'enfant car Edward était gracieux face aux caméras. Le plus important était d'éviter qu'il se retrouve devant les milliers de fans qui l'attendraient pour avoir un autographe.

"Bella, concentre-toi. J'ai besoin de savoir quelle robe tu aimes." Dit Rose alors qu'elle en tenait deux devant elle, dans ma chambre.

"Est-ce c'est vraiment important? Personne ne va me regarder." Je roulai des yeux.

"Est-ce que tu entends ça Alice?" Cria-t-elle puisqu'Alice était dans mon placard. "Elle se fout même de savoir ce qu'elle va porter sur le tapis rouge de l'événement le plus important de l'année."

"Je sais. C'est une honte." Alice en sortit avec une de mes paires d'escarpins aux pieds et elle se regarda dans le miroir. "J'ai essayé mais elle insiste pour s'habiller seule. J'ai dû la forcer à porter une robe l'autre jour."

"C'est juste que j'aime me sentir à l'aise."

"Et bien ce soir, il est question de mode et pas de confort, donc choisis." Rose tînt les robes devant mes yeux.

"La noire." Je roulai des yeux et caressai le doux tissu de ma robe.

"Bon choix. Déshabille-toi." Ordonna Rose et elle jeta l'autre robe sur mon lit.

"Mais je suis nue. Tu dois sortir." Je lui pris la robe des mains.

Alice et Rose me regardèrent comme si j'étais folle et continuèrent ce qu'elles faisaient dans mon placard. Je compris qu'il serait plus facile d'obtempérer. Je retirai rapidement ma robe puis enfilai mes sous-vêtements.

"Ok, c'est parti pour le spectacle." Dit Alice en frappant dans ses mains.

Tout le monde se rendait à l'avant-première, hormis les enfants qui restaient avec les voisins de Carlisle et Esmée. Je me sentais mal qu'ils doivent garder trois enfants pour la soirée mais c'était un gentil couple qui adorait faire du baby-sitting. Finalement, ce n'était pas si mal. Carlisle, Esmée, Alice, Emmett et Rose marcheraient tous sur le tapis rouge puisqu'ils étaient connus et voulaient afficher leur soutien. J'étais surprise que Rose soit aussi connue car elle n'avait plus fait de mannequinat depuis plusieurs années, mais tout le monde semblait savoir qui elle était. Bien entendu, les gens connaissaient les Cullen donc on s'attendait à ce qu'ils soient présents. Jasper et moi traînerions en arrière-plan.

"Ok, la robe noire pour ce soir alors." Dit Alice. "Rose, va trouver des chaussures."

"S'il vous plaît, pas trop hautes. Je ne veux pas me ridiculiser toute seule." Les suppliai-je.

"Il n'y a rien de 'trop haut' à Los Angeles." Rigola Rose.

Toutes deux étaient déjà habillées et gardaient le meilleur pour la fin, avaient-elles dit. Il était quinze heures et nous devions nous rendre au Grauman's Chinese Theater à dix-sept heures. Je ne comprenais donc pas pourquoi il avait fallu deux heures pour m'habiller mais elles ne voulaient plus me laisser me débrouiller.

J'enfilai la robe French Connection noire qui s'arrêtait à quelques centimètres au-dessus ddu genou. Le film était plus amusant qu'autre chose donc nous avions le droit de laisser de côté les robes courtes. J'étais un peu plus consciente qu'Alice et Rose car cette robe noire était plus petite que celles des deux diablesses.

Elle était faite à partir d'une matière froncée et avait un plissage au centre. Elle était vraiment bien ajustée mais pas trop moulante. Le décolleté était délicatement dramatique et descendait suffisamment bas pour assez en dévoiler. Le bas de la jupe avait des petits volants et les manches courtes dévoilaient mes bras. J'aimais porter des tenues foncées parce qu'elles mettaient ma peau en valeur. Je n'avais jamais apprécié d'avoir la peau pâle mais je devais l'admettre, c'était parfait. Je n'avais jamais dû utiliser de produits et je ne portais presque pas de maquillage et j'avais une belle peau.

"Bon sang Bella, tu as de ces jambes." Cria Alice en tournant autour de moi. "Elles sont faites pour les talons hauts." Et elle courut dans mon placard.

Je grognai.

"Laisse-la s'amuser. Elle n'a pas de sœur et je sais déjà comment m'habiller." Dit Rose en haussant les épaules.

Parfois, ce qui sortait de sa bouche pouvait sembler vache mais je savais qu'elle ne pensait pas à mal donc je ne prenais jamais rien à cœur.

"Je la laisserai jouer Bella Barbie jusqu'à ce que mes pieds saignent, et là j'imposerai mes limites."

"Je ne pense pas, il faut souffrir pour être belle." Lâcha Alice en me tendant une paire de chaussures. "Met-les et ne te plains pas."

J'enfilai les chaussures pointues Stuart Weitzman "Méchante" qui étaient d'une couleur rouge vif. Je ne me souvenais même pas les avoir mais j'avais le sentiment qu'Alice les avait mises dans mon placard. Elles étaient en cuir gaufré, imitation peau de crocodile, et leur bout pointu semblait dire que je cherchais les problèmes. Les talons en métal semblaient pourtant dire "ne me cherche pas". Ils étaient fins et faisaient un bon dix centimètres.

"Tu gères." Rose me sourit.

Il fallait bien l'admettre, j'avais l'air canon bien que je ne savais pas si cela restait professionnel. Dommage parce que la tenue était superbe. J'espérais qu'Edward l'aimerait aussi.

"Maintenant, passons aux cheveux." Rose s'excita parce que c'était sa spécialité.

Je m'assis en face du miroir de la salle de bain et elle commença à travailler. Je les avais déjà lavés, il ne lui restait donc plus qu'à les sécher et les coiffer. Tout comme avec les vêtements, je la laissais faire ce qu'elle voulait. Rose me fit un chignon désordonné sur le côté et l'épingla suffisamment pour qu'il reste en place. Elle me maquilla légèrement et j'en eus enfin terminé.

"Tu es incroyable. Heureusement que nous sommes là." Dit Alice en m'enlaçant.

"Je suis tellement chanceuse." Répondis-je, sarcastique.

Will se trouvait déjà chez Carlisle et Esmée mais nous nous retrouvions tous chez eux avant d'aller jusqu'au Théâtre. J'allais en voiture avec Jasper mais les autres s'y rendaient en limousine. Edward avait voulu que je sois avec lui mais cela n'aurait fait que confirmer que nous étions ensemble.

Je m'assis dans ma voiture et suivis Rose et Alice dans l'allée. J'étais de plus en plus nerveuse à mesure que les secondes avançaient et je ne savais pas pourquoi. C'était la soirée d'Edward donc pourquoi étais-je en train de paniquer?

Et bien.

Plus le temps de s'en inquiéter désormais. J'étais partie pour ma première grande avant-première.


Sooo, vous en pensez quoi? Les choses commencent à se préciser! Ils sont tous les deux à la limite d'imploser si vous voulez mon avis! Lol :P

Encore une fois, merci de continuer de me suivre, de m'ajouter en favori, alerte et de m'envoyer des commentaires! :')

Je n'ai aucun mérite, si ce n'est peut-être celui de prendre le temps de traduire cette incroyable fiction, mais je suis heureuse que cela vous plaise!

Bref, je continue d'avancer et j'espère que vous serez encore plus nombreux pour le final... vous avez le temps d'ici là! ;D

A tout bientôt!