Chapitre 32 : révélations
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Emma et Regina avaient encaissé durement les révélations de Belle. Cette dernière était partie se réfugier chez les parents d'Emma, avec Aladin. Le couple avait souhaité se retrouver seul, une fois les explications succinctes données aux Charming. Même Henri avait préféré rester auprès de ses grands-parents d'adoption, voyant le malaise qui habitait sa mère, et l'abattement de sa compagne. Les deux femmes réagissaient de manière diamétralement opposée. Regina surveillait la blonde, ayant peur qu'elle ne retombe lourdement dans l'alcool, face à la vérité. Elle-même avait failli casser toute une pile d'assiettes, mais avait su s'arrêter au dernier moment, alors que la femme d'affaires ne réagissait absolument pas. Elle semblait vidée de toute vie. Une partie de son existence n'était que mensonges, orchestrée par des hommes cupides. Regina avait eu les ailes brisées, afin de ne pas se mettre en travers des magouilles de ces mêmes opportunistes. Son humiliation n'était qu'un moyen de l'abattre. Elle enrageait de sa propre impuissance à avoir su se protéger, entraînant son enfant dans sa déchéance. Pour Emma, la trahison était d'une toute autre envergure. Elle coula un regard vers la blonde, qui restait prostrée. Elle se balançait légèrement d'avant en arrière, laissant entrevoir une psyché qui se fragmentait, au fur et à mesure que le temps passait. Elle tenta de la bousculer un peu, afin de la sortir de sa torpeur. Mais elle ne parvenait à rien. Aussi prit-elle une grande inspiration, et sortit de l'appartement. Elle étouffait littéralement entre ces quatre murs, et elle savait qu'elle ne pouvait pas aider sa compagne, sans calmer ses nerfs un minimum auparavant. Elle resta dehors deux bonnes heures, avant de revenir au loft, quelque peu angoissée, mais plus apte à aider sa moitié.
Emma était toujours assise dans le canapé, elle n'avait pas bougé d'un millimètre. Elle murmurait quelques sons incompréhensibles, sans aucune logique. Ses lèvres bougeaient sans cesse, et ses mains se tordaient toujours plus, cherchant à agripper quelque chose de tangible. Regina s'assit à ses côtés, ne sachant si elle devait la toucher, de peur d'une réaction violente. Elle prit sur elle et tenta de lui faire desserrer sa poigne, mais Emma résista, sans comprendre d'où provenait la source de ce désagrément.
- Chérie, reviens-moi… Par pitié…
Regina n'avait pas l'habitude de parler ainsi, de ces mots doux, mais elle se forçait, afin d'obtenir une quelconque interaction. Elle sentit une larme couler sur sa joue, mais cette fois-ci, sa tristesse n'était pas tournée vers elle, seulement vers la femme qui partageait sa vie.
- Emma, tu dois boire au moins un peu, tu n'as pas bougé depuis un long moment. Je vais te faire du thé sucré.
Elle se leva, blessée devant l'inaction de la blonde. Cette dernière avait souvent été un élément moteur essentiel, permettant d'avancer, quoi qu'il en coûte, bien des fois. Mais la voir ainsi, c'était pour ainsi dire inhumain. Regina ne savait pas comment elle aurait elle-même réagi en apprenant tout cela. Belle ignorait certaines choses, mais lorsque tout s'emboîtait, le résultat était brutal et particulièrement vicieux. Elle prépara un thé noir, saupoudré de sucre brun. Décidément, tout tournait autour des ténèbres, depuis quelques heures.
Le thé avait refroidi sur la table basse, et Regina était finalement partie s'allonger sur le lit, sentant ses forces et surtout son moral s'effondrer. Elle pleurait en silence, espérant que leur vie ne venait pas de voler définitivement en éclats. Elle entendit un frottement, et vit Emma près d'elle, la mine déconfite, mais la main tendue vers elle. Elle n'hésita pas et la saisit, ramenant la blonde dans ses bras.
- Je suis là… Je suis là…
- Il m'a trahie… Jusqu'au bout.
- Je sais.
- Ils vont s'en prendre à ma famille.
- Pas si nous parvenons à empêcher cela.
- J'ai peur.
- Moi aussi. Mais il est hors de question de les laisser gagner, tu ne crois pas ?
- Ils ont déjà gagné, je ne vois pas comment nous pourrions les arrêter.
- Nous avons une preuve.
- Mais ça ne suffira jamais !
- Tu préfères attendre que ça tourne mal ?
- Non.
- Alors, que veux-tu faire ?
- Pour l'instant, juste être dans tes bras. Je n'ai pas la force pour autre chose, et encore moins pour sauver tout le monde.
- Je m'en doute. Viens là.
Regina attira sa compagne contre elle et elles s'enlacèrent, avant de sombrer dans un sommeil lourd. Le réveil serait difficile, mais elles devaient en parler, afin de prendre les décisions adéquates.
Emma ouvrit les yeux quelques heures plus tard, alors que la chambre était plongée dans l'obscurité. Elle contempla la brune, qui dormait paisiblement. Elle était son pilier aujourd'hui. Elle aurait sûrement fini avec une bouteille de whisky, ou peut-être deux ou trois, même, si elle n'avait pas été présente. Elle la remercia intérieurement, et déposa un tendre baiser sur sa tempe, avant de se lever, et de se faire couler un café. Elle patienta et se saisit de la tasse fumante, heureuse du silence qui l'entourait. Cela lui permettait de penser, et surtout de remettre ses idées en ordre. Elle se remémora les mots de Belle, lors de cette surprenante soirée. Ainsi, le conseil d'administration avait trouvé un moyen diablement efficace pour blanchir son argent sale… Les locaux professionnels de son ancien conjoint, détruits par la tempête, et jamais réédifiés, faisaient office d'écran de fumée. Les salariés étaient encore en partie payés, afin qu'ils n'aillent pas raconter partout que la vie s'était arrêtée à Storybrook. Quelle vaste fumisterie. Ils s'étaient bien payés sa tête, là-bas ! Elle se mordit violemment la lèvre inférieure, et sentit le goût du sang se répandre dans sa bouche. Elle s'en voulait tellement d'avoir été si aveugle. Mais la trahison de Killian la mettait encore davantage hors d'elle. Il avait été abordé par le président du conseil d'administration en personne, et le juteux marché avait été passé, afin de continuer à s'enrichir sur le dos de la société. Les comptes étaient faux, et Emma soupçonna Ruby d'y être pour quelque chose… Elle ne pourrait plus lui demander des comptes, dorénavant. Elle étouffait, en essayant de démêler le vrai du faux. Elle ne parvenait plus à faire la part des choses. Penser à son ancien compagnon lui vrillait le cœur, de la plus affreuse des manières. Il s'était joué d'elle, de son désir de devenir mère, de sa famille. De son avenir et de ses rêves. Il avait tout piétiné. Et aujourd'hui, elle n'avait plus que des souvenirs abîmés et une amertume difficile à refouler. Regina semblait si loin, maintenant. Elle ne voyait plus d'avenir. Elle s'enfonçait dans des pensées de plus en plus sombres, incapable de s'y soustraire. Un bruit la fit néanmoins sursauter.
- Emma… Pourquoi ne m'as-tu pas réveillé ?
- Tu dormais bien, et je voulais boire un café.
- Je crois en avoir besoin aussi.
La blonde la regarda faire, sans rien dire. Puis, elle affirma quelques mots, qui firent peur à sa compagne.
- Je veux tous les massacrer.
Regina se racla la gorge, ne sachant quoi répondre. Elle souhaitait apaiser la femme d'affaires, mais elle ne savait clairement pas comment s'y prendre.
- Ce n'est peu-être pas la meilleure option.
- Tu as une idée plus intéressante en tête ?
- Euh… Non…
- Dommage.
- Emma, je suis là, si tu as besoin de parler.
- Pour dire quoi ? Un petit résumé de ce que Belle nous a appris ? Tu as été virée parce que tu avais trop de pouvoir au sein de la société immobilière, et tu risquais de mettre à jour les magouilles du conseil d'administration, et surtout de l'autre charognard, le vice-président. Tu as tout perdu, parce que tu leur faisais peur ! Ils n'ont pas hésité à te sacrifier ! Tu aurais pu perdre encore bien davantage !
- Inutile de remuer le couteau dans la plaie, j'ai bien compris la raison de mon renvoi et de l'enquête qui a suivi !
- Mais après, on peut dire que c'est le pompon ! Killian était en couple avec moi bien avant cela, et il m'a traîné dans la boue, me laissant en pâture à ces monstres ! Alors qu'il faisait des affaires sordides dans mon dos, je le croyais en train de jouer au chef d'entreprise. Mais à la place, il avançait ses pions. Il avait des vues sur la fortune de ma famille, et il s'est approché de moi. Il a fait de moi un jouet, et quand il a compris que je ne lui donnerais jamais rien, pas un centime, il a commencé à s'éloigner de moi… Mais son idée tordue de te remplacer par ma petite personne, fragile, manipulable, et idiote, je ne digère pas ! Ils m'ont mise à la tête de cette société, afin de garder un œil sur moi, et de pouvoir faire main basse sur la fortune familiale. Je ne sais pas comment ils comptaient y parvenir, mais c'était une idée stupide ! Croire que j'allais la fermer, parce qu'ils me menaçaient… J'ai honte d'avoir cédé à leur chantage de merde ! Ruby est morte, parce qu'elle a eu plus de courage que moi. Je ne suis qu'une poupée que l'on peut jeter à sa guise, sans aucune importance ! Je n'étais pas censée fouiller à Storybrook, je n'étais pas censée te rencontrer, ni t'aimer. Je n'étais pas censée ouvrir les yeux et t'aider à les chasser de leur tour d'ivoire.
- Mais tu as déjoué tous leurs pronostics ! Tu es là où ils ne t'attendaient pas ! Et tu ne t'es pas laissée faire. Il faut qu'on les abatte, une bonne fois pour toutes. Ils doivent croupir en prison !
- Je me dis simplement que ça ne me ramènera pas les années que j'ai perdues, en vain, à essayer de…
Le cœur de Regina se figea, elle savait les mots que sa compagne allait prononcer, et elle aurait tant voulu la protéger de cette ultime vérité.
- Non, ne dis pas ça…
- Merde, Regina ! Killian n'a jamais voulu d'enfant avec moi, en réalité ! Il m'a menti ! Il m'a laissé croire, pauvre nouille que je suis, que nous allions former une jolie petite famille, alors qu'il n'attendait qu'une seule chose : un chèque ! Un putain de chèque, Regina ! J'avais tellement d'espoir en nous deux ! Mais quelle conne je fais ! Je n'aurais jamais d'enfant, je ne tomberai jamais enceinte…
- Il a tout fait pour te tromper, ce n'est pas toi la fautive, mais lui ! Il ne t'a jamais aimé !
- Qui pourrait aimer une telle andouille ?
- Moi.
Emma ne sut quoi répondre, à cette affirmation calme et véridique. Elle se précipita sur la mère de famille et l'embrassa, à en perdre haleine. Leur étreinte devint instantanément passionnelle, et aucune des deux n'étaient prête à lâcher prise. Elles s'écroulèrent sur le canapé, et Emma défit les boutons du pantalon de Regina, qui se laissa faire, contemplant sa compagne, ivre de désir. Elle l'aida même à l'enlever, et elle se débarrassa de son haut, la blonde commençant déjà à caresser ses tétons érigés. Elle avait tant besoin de la sentir sur elle, en elle. Peu importe que ce ne soit pas doux, elle s'offrait à la femme qu'elle aimait, afin de panser ses blessures. La blonde le comprit, et lui en fut profondément reconnaissante. Elle se releva lentement, se déshabillant à la hâte, afin de ne pas perdre la douce chaleur diffusée par le corps de la brune. Elle se coucha sur elle, joignant leurs intimités, laissant une traînée fiévreuse sur le corps de son amante. Elles se perdirent dans un plaisir brutal et bienvenu. Leurs clitoris gonflés se cherchaient, et explosaient à chaque friction, leur procurant un réconfort inattendu. Les prunelles vertes plongées dans celles ébènes, elles jouirent ensemble, incapables de se détacher l'une de l'autre. Emma s'effondra sur sa moitié, haletante, tandis que Regina l'entourait de ses bras, afin de la protéger au mieux du monde extérieur. Elles restèrent ainsi durant de longues minutes, avant que la blonde ne se redresse, l'entraînant à sa suite, et la guidant sous la douche, où Regina fut plaquée contre le mur froid. Le jet d'eau chaude la détendit une micro seconde, avant qu'Emma ne la pénètre de ses doigts, ne lui laissant aucun répit. Elle la laissa prendre les commandes, pour la seconde fois de la soirée, et fut de nouveau transportée vers l'apex du plaisir. Elle faillit tomber dans la douche, tant ses jambes flageolaient. Emma la prit dans ses bras, et l'enroula dans une serviette moelleuse, afin de la frictionner, pour éviter qu'elle n'attrape froid.
- Tu veux te coucher ?
- Non, j'ai envie de te faire l'amour, moi aussi.
Sans attendre de réponse, Regina tomba à genoux devant Emma, et parsema son bas-ventre de baisers, avant de glisser une langue friponne sur toute la longueur de son sexe. La blonde écarta davantage les jambes, se laissant griser par la sensation de plénitude instiguée à chaque effleurement. Elle était si excitée qu'elle prit la tête de la brune, afin de la coller à son intimité. Le message fut immédiatement compris, et Regina redoubla d'efforts, sentant sa compagne sur le point d'exploser. Elle lui agrippa les fesses, les massa, tout en les pressant, et mordit délicatement son clitoris, faisant hurler de plaisir la blonde, qui laissa enfin son désir s'exprimer pleinement. La brune resta à genoux, un léger sourire sur les lèvres, incapable de quitter sa compagne du regard. Elle la sentit néanmoins toujours fébrile et la fit s'allonger.
- Emma ?
- Encore…
- Tu es insatiable ce soir.
- S'il te plaît…
- Avec joie, mon amour.
Regina se pressa contre le corps chaud et suça ses tétons, avec une grande ferveur. Elle l'enveloppa d'amour, de respect, et de passion, mais surtout de tendresse. Sa main erra sur le corps athlétique, descendant toujours plus bas, jusqu'à la pénétrer lentement, rendant la blonde folle d'envie. Cette dernière attrapa sa main et la plaqua contre son sexe, impatiente.
- Ne joue pas. Pas ce soir.
- Très bien. Je ne joue plus.
Elle fit alors de profonds mouvements de va-et-vient, afin de la contenter rapidement. Les soupirs extatiques que la blonde laissait échapper ne laissait pas de doutes, quant au plaisir qu'elle ressentait. La brune adorait la voir si demandeuse, ce qui était assez rare. Elle en avait tant besoin, afin d'être rassurée, en tant que femme, amante et compagne. Et cela, Regina pouvait le lui donner. Alors qu'Emma était au bord du précipice, une pensée fugace traversa l'esprit de la brune : si seulement je pouvais te faire un enfant. Cette pensée s'évanouit, en même temps que retentit le cri de délivrance de la blonde.
Le réveil fut difficile pour le couple, qui n'avait guère dormi au final. Emma était percluse de courbatures, et Regina sentait poindre un mal de tête carabiné. Elles n'étaient guère plus avancées dans le dossier Storybrook, mais au moins, elles faisaient front ensemble. Regina se leva, enfila sa robe de chambre, observant la femme d'affaires somnoler encore profondément. Elle prépara le petit-déjeuner, les gestes domestiques lui prodiguant un certain réconfort. Elle attendit que sa compagne la rejoigne, une simple chemise large sur le dos, et lui tendit une tasse de café, avec un croissant.
- Je crois que nous l'avons bien mérité, tu ne crois pas ?
- Si, je suis exténuée. Mais au moins, c'est une fatigue agréable.
Emma lui sourit subrepticement, avant de fixer le petit objet noir qui trônait sur le plan de travail, à la vue de tous. La clé USB apportée par Belle, et contenant les photos des docks de Storybrook datées, ainsi que les plans cadastraux officiels de la ville, attirait son attention. Mais surtout, elle contenait le contrat de rénovation conclu entre la société immobilière, gérée par Emma, ainsi que la signature de Killian Jones y figurant, dans des sous-dossiers étiquetés avec rigueur. Emma la prit entre ses doigts et la fit tourner dans sa main.
- Qu'est-ce qu'on en fait ? On donne ça à la police ? Je doute que cela suffise… Je la transmets à Aladin ? Il saura éplucher ce dossier, mais je ne vois pas ce qu'il peut apprendre davantage. Il faudrait peut-être la mettre en sécurité, pour le moment.
- Oui, mais où ? Tu as un coffre à la banque ? Parce qu'ici, c'est une cible facile, non ?
- Pas de coffre, je n'en vois pas l'intérêt. Mais peut-être dans un pot ? Simple et efficace.
- C'est le premier endroit où un malfaiteur ira chercher son butin…
- Sous le matelas ?
- Même réponse…
- Euh, tu as une meilleure idée, peut-être ?
Le regard de Regina balaya la pièce, en quête d'une cachette appropriée, mais tomba sur le regard de la blonde.
- Je dois bien admettre que non…
La sonnette de l'entrée retentit à ce moment-là. Le couple se regarda dans les yeux, avant qu'Emma ne hausse les épaules.
- Nous n'attendons personne.
- Je vais ouvrir, tu es nue sous ta chemise…
Regina ouvrit la porte, sans vraiment faire attention. Qu'elle ne fut pas sa surprise de croiser Marianne, qui semblait passablement énervée. Cette dernière lui hurla presque dessus immédiatement.
- Je vous ai entendu toute la nuit ! Vous pourriez faire vos cochonneries ailleurs ! C'est insupportable !
Regina resta coite devant la muflerie de leur voisine, avant de voir une tempête blonde s'emparer de la porte et la claquer au nez et à la barbe de la femme vindicative. Elle se tourna vers sa conjointe.
- Trop bruyante dès le matin… Pas envie d'écouter ses humeurs…
Regina ne put s'empêcher de ricaner bêtement. Décidément, Emma avait encore de l'énergie pour ce genre de bêtises… Elle l'enlaça et l'embrassa.
- Je dois admettre que ça nous réveille avec entrain, cet aparté.
- On va dire ça comme ça.
Elles rirent de concert, avant de se préparer pour la journée. Elles avaient beaucoup de décisions à prendre, et peu de temps pour affûter leur défense.
Un coup de téléphone, en fin de matinée, mit fin à leurs atermoiements.
- Allô ?
- Emma ? C'est Aladin ! Tu as vu Belle ?
- Pas depuis hier, pourquoi ?
- Je crois qu'elle a disparu…
- Pardon ?! Mais elle devait être en sécurité avec vous ! C'est quoi ce bordel ?!
- Elle est partie prendre l'air, elle suffoquait de l'ambiance pesante, mais depuis, on a plus de nouvelles, et elle est introuvable. On s'inquiète vraiment pour elle…
- C'est pas possible. Sans elle, on a rien…
- Emma, on s'en fout de ça, pour l'instant. C'est elle qui compte !
- Oui, bien sûr, pardon… Je ne sais pas, tu as vu avec les gardes, pour savoir où elle était allée ?
- Bien évidemment… Mais vu le contexte, l'enlèvement semble être une meilleure option.
- Merde. On arrive.
- Inutile, vous ne feriez que rajouter de la peur, et Henri est avec tes parents, il ne se doute de rien. Si vous venez sans prévenir, ça va l'inquiéter, et il comprendra immédiatement qu'il se trame un truc pas net.
- Tu sais, il n'est pas stupide…
- Je voulais te prévenir, c'est tout. Je m'en occupe. Toi et Regina, trouver un moyen pour vous servir des informations que Belle vous a données. C'est le plus urgent.
- Très bien… Dis-moi s'il se passe quoi que ce soit.
- Promis.
Il raccrocha, laissant Emma les bras ballants. Elle se tourna vers la brune, qui n'avait pas perdu une miette de la conversation.
- Il faut qu'on trouve une solution Emma, et vite !
- Je le sais. J'ai peur. Ce cauchemar ne finira donc jamais ?
- Je te jure que si. À nous de faire en sorte que tout se passe selon nos plans.
- Alors mettons-nous au travail.
- Je t'aime, Emma.
- Moi aussi, Regina.
Elles se mirent à échafauder diverses idées, afin de sortir la tête de ce trou ténébreux. Seul l'avenir comptait. Protéger leurs proches, et se venger de tous ces profiteurs arrogants.
