Bonjour tout le monde! :)

Non non, je n'étais pas du tout motivée à traduire la suite! x)

Je pense que vous et moi étions sur notre faim avec le précédent chapitre et j'avais hâte de découvrir le suivant… franchement, je n'ai qu'une seule chose à dire: ACCROCHEZ-VOUS! xP

Sans plus tarder, je vous laisse lire ce chapitre, si vous suivez bien, de la caboche d'Edward. Et il s'en passe des choses! ;)

Bisous à tou(te)s et surtout, prenez bien soin de vous!

ValouPili


Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!


MONUMENTS D'HOLLYWOOD ET FOIRAGES

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Point de vue d'Edward
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Je hais vraiment les avant-premières.

Il était toujours question d'argent et non pas de la profession en tant que telle. Pourquoi donc n'y avait-il plus aucun acteur qui se soucie vraiment de jouer la comédie? Enfin, il y en avait mais ils n'étaient que quelques-uns dans la masse, ils existaient à peine.

Qu'était-il arrivé à tous ces acteurs, fans de Marlon Brando? Anthony Hopkins? Sidney Portiers? Clark Gables?

Certains acteurs d'aujourd'hui étaient incroyables et j'espérais sincèrement que les gens m'associaient à eux mais les nombreux studios de nos jours pariaient de l'argent sur les compétences actuelles qu'un acteur possédait. Cela en devenait ridicule. Même les prétendants aux Oscars d'aujourd'hui s'intéressaient davantage à savoir combien de personnes iraient voir leur film et quel financement les studios tireraient de leur performance. C'était une honte. J'aspirais à revenir à l'époque où mon grand-père était acteur et où vous n'auriez pas été loin si vous n'aviez pas eu de réelles compétences.

Maintenant, il était surtout question d'apparence et du corps de l'acteur. C'était dégoûtant. C'était sans doute pour cette raison que mes grands-parents avaient quitté le milieu. Ils vivaient désormais en Italie et je les voyais peut-être une fois par an. Ils vivaient des choses incroyables à leur âge, car ils n'étaient pas au centre de l'attention du public et ne travaillaient pas. Ils possédaient une énorme villa sur les collines de Toscane et profitaient à cent pour cent de leur retraite. Quand je les appelais, ils étaient toujours en train de faire du jet-ski ou de la plongée. Ils avaient payé leurs dettes et les gens les respectaient. Ils ne venaient aux Etats-Unis que lorsque c'était vraiment nécessaire ou que cela avait un rapport avec la famille. Ils travaillaient quand, et uniquement quand, ils le voulaient et ne se sentaient pas obligés de devoir rendre quelque chose à Hollywood.

C'est ce à quoi j'aspirais en devenant plus âgé. Je voulais une carrière bien remplie puis prendre ma retraite au bon moment. Je ne savais pas quand cela se produirait mais j'imaginais que cela n'arriverait pas avant plusieurs dizaines d'années.

Je m'assis dans la limousine le temps de faire le trajet jusqu'au Grauman's Chinese Theatre et j'appréhendais de sortir de la voiture. Je pouvais gérer les fans et les caméras parce que c'était mon boulot mais quand les cadres du studio viendraient faire les lèche-bottes, j'allais être extrêmement troublé.

Je me rendis compte que rien ne pouvait se faire dans cette ville sans argent et la masse d'argent pompée par l'industrie du divertissement était répugnante. Je ne devrais sans doute pas me plaindre parce que je recevais une grosse part de cet argent dès que je faisais une quelconque apparition dans un film mais tout de même. Ils bloquaient les accès vers Hollywood Boulevard pour l'amour du Ciel.

Tout ce que je désirais, c'était passer du temps avec Bella. Je n'avais pas eu l'occasion de la voir longtemps aujourd'hui parce qu'Alice et Rose l'avaient emmenée se préparer pour ce soir, mais je me fichais pas mal de tout ça. J'aurais volontiers laissé tout tomber pour être avec elle ne fût-ce qu'une heure, ininterrompue et sans vacarme. Je réalisais vraiment que ce n'était pas parce que nous travaillions ensemble que nous passerions forcément beaucoup de temps tous les deux.

C'était une véritable torture. Je pouvais la voir et être proche d'elle, mais pas la toucher. C'était de la connerie! Après le shoot du mercredi, nous avions dîné avec mes parents et les enfants et ce fut une soirée tranquille qui me rendit heureux. Malheureusement, je n'avais pu la voir que quelques heures la veille de l'avant-première et c'était uniquement dans le but de me préparer aux interviews de ce soir. Alec et Jane étaient présents, nous n'avions donc pas pu être aussi intimes que nous l'aurions voulu. Je ne l'avais même pas embrassée depuis mercredi. Comme je le dis plus tôt, c'était une véritable torture. Je l'avais vue cinq minutes en tout et pour tout aujourd'hui, quand elle avait déposé Will à la maison de mes parents et c'était terminé. Nous nous étions rapidement embrassé quand nous en avions eu l'occasion mais je voulais, non, j'avais besoin de plus.

J'avais prévu un rendez-vous avec elle ce soir mais elle n'était pas encore au courant. J'avais déjà tout programmé pour l'après avant-première parce que je ne comptais pas regarder le film. Je ne regardais jamais mes films lors du premier jour de leur sortie parce que je détestais tout le battage tout autour.

Je ne me sentais jamais anxieux ou nerveux d'être sur le tapis rouge mais j'aurais préféré avoir Bella à mon bras. Généralement, je me fichais de savoir avec qui je marchais sur le tapis. Maintenant que j'avais Bella, je voulais la montrer à tout le monde et leur faire savoir qu'elle était avec moi. Cela pouvait sembler très primitif venant de moi mais je ne pouvais pas m'en empêcher.

Qui ne voudrait carrément pas montrer sa petite-amie au monde entier? Nous avions bien entendu établi les limites de notre relation et j'étais heureux de m'y soumettre, bien qu'elles ajoutassent un niveau de complexité à notre relation. C'était ce qu'il était nécessaire de faire. Elle avait faxé son contrat à Victoria donc je savais que si nous ne faisions attraper, sa carrière serait terminée. Elle était disposée à l'abandonner pour moi. Je n'allais sans doute jamais la comprendre mais j'étais heureux de l'avoir.

Le vibreur de mon téléphone dans ma poche me sortit de mes pensées.

Je souris en découvrant le nom de Bella sur mon écran.

"Bonjour beauté." Dis-je en décrochant.

"Salut mon beau." Répondit-elle sans hésiter. "J'espère que tu es prêt pour ce soir."

"Bien sûr, où es-tu? J'ai attendu à la maison aussi longtemps que j'ai pu mais nous avons dû partir pour ne pas que j'arrive en retard."

"Je sais. Je voulais te voir avant que nous soyons trop occupés mais Alice et Rose ne voulaient pas me laisser partir."

"Ne t'inquiète pas. Je parie que tu es incroyable."

"Je suis vraiment torride si je peux dire." Elle rit. "Quand est-ce que tu arrives?"

"Attends, tu es déjà là-bas?" Demandai-je, et je regardai par la vitre alors que la voiture s'approchait.

"Ouai, on est partis avant de tomber dans la circulation. Je comptais m'arrêter à la maison mais Jasper était déjà à la cérémonie donc je suis venue tout de suite."

"Où es-tu? Nous sommes presque arrivés."

"Je suis juste au début du tapis rouge. Je ne pense pas avoir jamais vu autant de gens."

Même s'ils ne criaient pas encore, je pouvais déjà les entendre et mon corps était en train de picoter d'excitation, avec une pointe de peur.

"J'ai hâte de te voir, et j'ai quelque chose de prévu pour l'après avant-première."

"Pour qui?" Demanda-t-elle, sceptique.

"Pour toi. Qui d'autre?"

"Mais nous devons aller voir le film."

"Je ne regarde jamais mes films lors des avant-premières et de toute façon, nous avons besoin d'un peu de temps ensemble, Vita." Je glissai ce terme pour qu'elle sache qu'elle m'était spéciale et que je n'avais pas essayé de l'éviter de toute la semaine.

Elle le remarqua. "Tu m'as encore appelée Vita." Je pouvais entendre son sourire au travers du téléphone.

"Tu n'aimes pas ça?"

"Si, j'adore." Répondit-elle calmement. "Oh, je vois la voiture. Je serai là dès que tu en sortiras. Prépare-toi au pire. Bonne chance."

"Je te vois dans quelques secondes."

Je pouvais désormais entendre les cris de l'intérieur de la voiture alors que nous nous approchions du théâtre et ma tête était déjà en train de me marteler. Je regardai par la vitre tintée et malgré la masse de caméras et de gens, je ne vis que Bella.

Putain de bordel de merde.

Elle était si torride dans sa petite robe noire et ses talons hauts rouges qu'elle ressemblait presque à une foutue mannequin. Mon Dieu, elle était encore plus belle qu'une mannequin. Elle avait cet éclat qui lui donnait l'air d'un ange et je ne savais pas si j'étais capable d'attendre jusqu'à la fin du tapis rouge pour être avec elle. Je pouvais faire une boulette et l'embrasser là, maintenant.

"Nous sommes arrivés Monsieur Cullen." Lâcha le chauffeur.

"Merci." Répondis-je et je m'assurai d'être présentable avant de sortir de la voiture et d'entrer dans la folie qu'était Hollywood.

Les cris qui étaient poussés pouvaient tuer des éléphants, les flashs des caméras pouvaient aveugler le soleil et j'étais persuadé de sentir le sol trembler. J'aperçus ma famille en train de passer des interviews et poser pour les photos sur le tapis rouge en compagnie des autres acteurs qui étaient venu soutenir le film. Tout le monde m'attendait.

Je souris et saluai la foule dès que je sortis de la voiture et je partis rejoindre Bella qui affichait un grand sourire sur le visage.

"Tu es sublime." Lui dis-je de façon à ce qu'elle l'entende. Je voulais désespérément la toucher mais ce n'était pas du tout le moment.

"Toi aussi." Répondit-elle en détaillant mon corps vêtu d'un costume. "Tu veux aller voir tes fans ou la presse en premier?"

"Les fans, ce sont les plus sympas." Ris-je.

Elle me conduisit de l'autre côté de la rue où les fans avaient campé et Bella me donna un marqueur indélébile qui serait mon épée pour les prochaines dix minutes. A ce point de ma vie, j'étais habitué à saisir et signer des photos tout en faisant ce qui était inhérent à mon boulot mais j'étais toujours aussi choqué de voir que les gens se souciaient de moi.

Je signai les couvercles de DVD et les couvertures de magazines ainsi que des photos et même le soutien-gorge d'une femme. Les gardes du corps se trouvaient à mes côtés au cas où les fans devenaient trop tactiles mais je n'avais jamais vraiment été dans la situation où ma vie était en jeu donc je ne m'en souciais pas tellement. Bella resta près de moi pendant tout ce temps pour s'assurer que je respecte mon planning et elle m'éloigna des fans après que mes dix minutes se fussent écoulées. J'aurais adoré pouvoir rester avec eux mais je devais aller travailler.

"Je serai juste derrière toi pour t'éloigner si les interviews durent trop longtemps, et rien à propos de ta vie privée." Dit-elle en pointant son crayon vers moi.

"Tu as peur que je dévoile quelque chose?" Dis-je en souriant.

"Tais-toi et va bosser." Elle me poussa devant les caméras et je me 'prostituai' au monde.

Je m'arrêtai aux endroits indiqués sur le tapis rouge pour que chaque photographe de la ville puisse avoir une photo.

Edward, par ici.

Edward, sur la gauche.

Sur la droite.

Edward!

Edward!

Edward!

Ce fut tout ce que j'entendis et les flashs furent aveuglants mais j'y étais habitué. Je devais aimer cette vie plus que ce que je ne le disais parce que c'était sympa de poser en face du poster géant qui affichait mon visage. C'était étrange parfois mais j'aimais ce que je faisais donc je ne pouvais pas me plaindre.

Certains de mes co-stars me rejoignirent et nous prîmes la pose ensemble étant donné que c'était exigé. Tanya se colla à moi comme de la glue mais Bella était là pour la faire s'éloigner en prétextant que j'avais besoin de me faire prendre seul en photo. Tanya n'avait pas vraiment aimé ça et je l'avais entendu lâcher quelques mots inappropriés en direction de Bella mais Bella parvenait à la calmer. Elle m'avait dit vouloir mettre plus tard quelques gouttes de cyanure ou autre dans son verre.

Louons Dieu pour Bella.

Dès que la séance photos fut terminée, il fut temps pour moi de braver les interviews. Je commençai par la fin de la ligne et remontai mon chemin. A ce point de ma carrière, j'avais une liste de choses à dire bien précises, surtout lorsqu'il était question de films. Je n'étais ni nerveux ni anxieux mais cela me calma d'avoir Bella à mes côtés.

"Alors Edward, quelle a été la scène la plus difficile à tourner?" Demanda un journaliste.

"Sans doute une cascade à faire sous l'eau. Je devais retenir mon souffle pendant quelques minutes à la fois et c'était assez difficile de jouer en même temps." Je ris et je me dis que ma réponse devait être acceptable mais pour être honnête, je ne savais pas vraiment ce que je faisais. L'odeur de Bella m'embrouillait l'esprit. Je n'avais pas été à court de mots mais je n'avais jamais vécu ce type d'expérience auparavant.

Son odeur était enivrante et je ne savais pas si elle était naturelle ou si Bella portait un nouveau parfum mais elle me rendait dingue. Ma queue tressaillait à chaque fois que j'inspirais.

"Quel créateur portez-vous?" Demanda un autre journaliste.

"Calvin Klein bien entendu." J'acquiesçai. Monsieur Klein et moi nous accordions bien quand il s'agissait de m'habiller.

"Et avec qui êtes-vous venu ce soir?" Demanda-t-il. "Pas de petite-amie en vue?"

Avant que je ne puisse répondre, Bella intervint. "C'est tout pour aujourd'hui. Merci." Et elle me poussa vers le journaliste suivant. Je lui lançai un clin d'œil discret auquel elle répondit par un sourire.

La séance d'interviews prit fin une heure et demie plus tard et je fus heureux de sortir de là. Il fallait que l'on me voie entrer dans le théâtre mais je ne comptais pas rester.

"Alors, comment je me suis débrouillée patron?" Demandai-je à Bella en nous dirigeant vers l'entrée du théâtre.

Le Grauman's Chinese Theatre était mon monument hollywoodien préféré parce qu'il représentait mon premier souvenir avec mon grand-père. Il m'emmenait ici lorsque j'étais jeune et nous avions l'habitude de nous promener dans les salles du musée. Les histoires qu'il me racontait pouvaient vous faire oublier où vous étiez et vous téléporter dans les années trente à Los Angeles, une vieille époque prestigieuse.

"Tu as été parfait. Certains journalistes étaient insistants cela dit. Je devrai peut-être passer quelques coups de téléphone lundi matin." Elle sortit son téléphone pour vérifier ses messages.

"Où est-ce que tu vas?" Demandai-je alors que nous arrivions à la porte. Je voyais bien que le théâtre était bondé et je n'avais pas envie d'y entrer. Je ne devais même pas présenter le film donc je n'avais pas vraiment besoin d'être là.

"Nous devons aller voir le film." Elle fit un pas en avant pour entrer dans le bâtiment mais je pris sa main dans la mienne et ne la lâchai pas.

"Je n'aime pas regarder des films lors des avant-premières. Allons au rendez-vous. Ce sera notre deuxième." Je m'approchai d'elle.

"Mais j'ai envie de voir le film. J'ai entendu dire qu'il était vraiment chouette."

"S'il te plaît? Je déteste être là." Je la suppliai.

Elle réfléchit un instant. "D'accord, bien, mais si nous avons des problèmes, tu en seras responsable."

"Promis, je recevrai le blâme."

"Ce rendez-vous a intérêt à être génial." Grogna-t-elle.

Je pris la tête de la marche et la poussai presque dehors pour rejoindre la limousine qui nous attendait. Le chauffeur était déjà là, portière ouverte, et Bella monta dans la voiture juste après moi.

"Je n'en reviens pas que nous partions en douce. J'ai l'impression d'être au lycée quand je suis avec toi." Rit-elle.

"J'aime ça. Est-ce que je vais devoir me faufiler dans ta chambre la nuit?" Je l'assis sur mes genoux de sorte que ses jambes soient de chaque côté des miennes.

"Trois rendez-vous Edward." Elle commença à embrasser ma mâchoire et mes mains passèrent sous sa petite robe qui était remontée sur ses cuisses.

"Je ne comprends pas que nous ne puissions pas aller jusqu'au bout, étant donné que tu as besoin de faire retomber la pression. Je sais que tu le veux." Lui dis-je alors que mes yeux roulaient dans leurs orbites à cause de ses baisers mouillés.

"Parce que j'ai découvert que plus tu y vas tout doucement, plus l'expérience… procure davantage de plaisir." Répondit-elle en souriant.

"Tout ce que tu veux, Vita." Je remontai encore plus mes mains sur ses cuisses. Elle ne m'arrêta pas donc je continuai.

"J'aime quand tu m'appelles ainsi." Elle passa ses doigts dans mes cheveux qu'Alice avait tenté de dompter des heures plus tôt.

Tant pis.

J'étais tellement heureux que la cloison entre le chauffeur et nous soit remontée, il ne pouvait pas nous voir même si je savais qu'il ne dirait rien. Je pouvais lui faire confiance, il ne faisait pas partie de la même équipe.

"J'ai prévu de t'emmener quelque part mais nous n'irons pas loin si tu continues comme ça." Dis-je, haletant.

"Je sais, je sais. Je ne sais pas ce qu'il me prend." Elle ralentit ses baisers et je n'avais même pas réalisé que mes mains étaient autant remontées sur ses cuisses. Elles étaient maintenant sur ses hanches, mes doigts touchant les bords de son sous-vêtement.

"Je pense que nous venons d'arriver à la troisième base (voir fin 1)." Ris-je. "A quel point est-ce un comportement de lycéen?"

"Idiot Edward…",elle bougea ma main, toujours sous sa robe, et l'amena sur son sexe couvert de dentelle. Je vis presque tout noir. "C'est ça la troisième base." Elle embrassa ma mâchoire à nouveau et je sautai sur l'occasion. Je passai mon majeur sur sa fente sans bouger son sous-vêtement. J'aurais sans doute explosé si j'avais senti sa peau.

Ses hanches roulèrent sous mon doigt et nous gémîmes de plaisir.

"Merde Bella, tu essaies de me tuer là?"

"Non… j'ai besoin que tu me fasses jouir."

Dieu du Ciel.

J'appliquai plus de pression sur son entrée, et je pouvais dire qu'elle était trempée parce que son sous-vêtement était noyé par son flot d'humidité. Bella continua à embrasser ma mâchoire, mes lèvres, mon nez, mon menton alors que je frictionnais frénétiquement sa fente et pinçais légèrement son clitoris au-dessus de son sous-vêtement.

"Oh… merde." Elle haleta et ses hanches roulèrent à nouveau.

"Chuuut Vita. Tu dois être silencieuse." Je murmurai à son oreille alors qu'elle commençait à trembler violement au-dessus de moi.

Ses jambes s'écartèrent davantage sur mes genoux et elle s'appuya plus contre moi, m'offrant une vue complète du spectacle. Ses yeux roulaient derrière ses paupières et mon nom s'échappait de ses lèvres, ce qui m'incita encore plus à bouger. Après une dernière caresse de mes doigts, elle jouit.

Elle trembla et redescendit de son glorieux orgasme qui la fit ressembler à un ange. Après qu'elle se fût remise de ses émotions, elle se remit contre mon épaule dans la même position qu'avant et embrassa le côté de mon cou.

"Je viens d'avoir un orgasme avec les doigts d'Edward Cullen qui me touchaient au-dessus de ma culotte. Angela va mourir." Elle rigola.

"Angela?" Demanda-t-il.

"Une amie originaire de chez moi. Nous avions toutes les deux un coup de cœur pour toi au lycée." Elle releva sa tête et nous nous embrassâmes tendrement pendant plusieurs secondes.

Elle prit mes mains toujours sous sa robe et les tint entre nous.

"Je suis désolée d'être aussi… excitée? Est-ce que c'est le terme adéquat?" Elle rit.

Je passai ma main derrière sa nuque pour la sécuriser alors que j'amenais son visage vers le mien pour un baiser. "C'est bon. Je ne pense pas m'être autant masturbé que ce mois-ci. Tu n'es pas la seule."

"Ça m'aide à me sentir mieux." Elle descendit de mes genoux et s'assit à côté de moi, sa tête posée sur mon épaule.

"Tu as bien travaillé ce soir." J'embrassai le haut de sa tête.

"Toi aussi. Tu penses que nous aurons des soucis à être partis plus tôt?"

"Sans doute mais qu'est-ce qu'ils vont faire?" Ris-je.

"J'ai toujours aimé les mauvais garçons." Elle secoua la tête.

La cloison commença à descendre tout doucement et j'aperçus un petit sourire sur le visage du chauffeur qui aurait pu concurrencer celui d'Emmett. "Nous sommes arrivés monsieur."

"Merci Ralph, et gardons cet incident entre nous." Dis-je en ouvrant la portière.

"Bien entendu monsieur." Répondit-il en inclinant la tête.

"Où sommes-nous?" Demanda Bella alors que je prenais sa main et l'aidais à descendre de la voiture. Elle arrangea sa robe en sortant. "Et où va la voiture?" Demanda-t-elle alors que la limousine partait.

"Mon Aston Martin est garée dans le parking. Sois patiente." Je ris. Nous nous trouvions dans le Park Griffith et tout en haut de la colline qui surplombait Los Angeles. Elle l'aurait remarqué si elle avait arrêté de s'inquiéter. Je prévoyais de l'épater.

"Edward, pourquoi est-ce qu'il fait si sombre? Je ne pense pas que nous ayons le droit d'être ici." Dit-elle, inquiète.

"Est-ce que tu as toujours été aussi difficile?"

"Oui, je n'aime pas les surprises et encore moins les choses qui sortent subitement du noir."

"Calme-toi. Tu m'as dit n'avoir jamais été sur aucun site à Los Angeles donc je suis là pour être ton guide personnel."

Je vis ses yeux briller d'excitation même dans le noir. "Où sommes-nous?"

"Cet endroit s'appelle le Parc Griffith." Je lui tendis mes mains lorsque nous atteignîmes le côté sud qui surplombait la ville. Les lumières rayonnaient comme des gouttelettes d'eau et de là où nous nous situions, toute la vallée était illuminée.

"Ouah."

"Voici Los Angeles. Mon chez-moi." J'enroulai mes bras autour d'elle alors que nous observions la ville. Le soleil s'était déjà couché et les lumières scintillaient encore plus que d'habitude.

"Tu sais, je n'aurais jamais pensé m'amuser ici. J'avais juste besoin de partir de Chicago." Nous nous balancions de gauche à droite, ma tête sur son épaule.

"Est-ce que tu t'amuses?" J'embrassai doucement son cou.

"Bien sûr." Elle se tourna dans mes bras et repoussa les cheveux de mon visage. "Tu as rendu ça… amusant si je puis le dire ainsi. Je ne me sens pas encore chez moi mais… c'est en bonne voie."

"Je n'en reviens pas de t'avoir trouvée." Dis-je, sincère. "Je n'aurais jamais pensé ressentir ça à nouveau."

"Que ressens-tu?"

"Je… je…"

Je t'aime. Dis-le.

Cela ne compta plus parce que mon téléphone sonna, interrompant notre moment.

"Attends." Je passai la main dans la poche de mon pantalon pour savoir qui m'appelait et je vis à l'identifiant qu'il s'agissait des voisins qui gardaient les enfants.

"Allo?" Dis-je en décrochant. Bella se retourna pour regarder la ville à nos pieds et je laissai un de mes bras autour d'elle.

"Papa? Où es-tu? Will et moi on veut retourner à la maison. On peut?"

"Non, vous devez rester chez Monsieur et Madame Tali. Vous ne pouvez pas quitter la maison. Que fais ta sœur?"

"Elle lit. Monsieur Tali ne fait que regarder la télévision et ses émissions sur la guerre. Il ne veut même pas changer de chaîne."

Je ris. "Et bien, il est chez lui. Pourquoi vous ne joueriez pas aux cartes?"

"On l'a fait. On s'ennuie encore. Viens à la maison pour qu'on puisse y passer la nuit."

"Tes grands-parents devraient arriver d'ici quelques heures. Reste tranquille jusque-là mon grand, d'accord?"

"Ok, au revoir papa."

"Au revoir."

Je raccrochai puis reportai mon attention sur Bella qui fredonnait un air que je ne connaissais pas.

"Tu es prête pour notre rendez-vous?" Murmurai-je à son oreille.

"Tu as prévu plus que ça? Je pensais que nous y étions." Elle rit.

"Edward Cullen ne fait jamais les choses à moitié." Je lui pris la main et la conduisis jusqu'au sentier en béton qui traversait le parc mal éclairé.

Je ne savais pas si elle se souvenait de ce dont nous parlions avant le coup de téléphone mais je n'étais pas certain de vouloir replonger dans cette conversation pour le moment.

Je savais que j'aimais Bella. Cela ne faisait aucun doute dans ma tête mais allions-nous trop vite? Comment peut-on aimer quelqu'un après seulement un mois? Cela ne faisait aucun sens mais c'était ce que mon corps me disait. J'aimais Bella de tout mon être. C'était la sensation la plus étrange que j'eusse jamais ressentie. Elle était rapidement devenue la meilleure partie de ma vie, en plus de mes enfants et même Will qui commençait à se faire une place dans mon cœur. Mon Dieu, j'aimais même leur chien mais je ne pouvais pas le lui avouer maintenant. Comme elle l'avait dit plus tôt, elle essayait encore de guérir et avait besoin de temps. J'étais disposé à attendre.

"Où est-ce que tu m'emmènes?" Me demanda-t-elle alors que nous tournions à un angle.

"L'observatoire Griffith." Je décidai de le lui dire puisqu'elle n'aimait pas les secrets.

Ses yeux s'agrandirent. "CET Observatoire Griffith-là? Comme… LE fameux Observatoire Griffith?"

"Oui." Je ris en la découvrant aussi choquée.

"Mais… il doit être fermé à cette heure-ci. Il est…", elle vérifia sa montre, "plus de huit heures."

"Penses-tu réellement que je n'utilise pas mon nom pour obtenir certains avantages?"

Nous passâmes le dernier coin et la structure massive se trouva sur notre chemin. L'Observatoire était l'une des plus grosses structures de Los Angeles et avait subi des rénovations au cours de cette année donc il était beau et tout neuf. Toute la façade avait été refaite avec de la roche calcaire blanche et les trois dômes en cuivre dominaient l'ensemble tout en haut du toit. Tout le bâtiment occupait une centaine d'hectares sur une bonne partie sud du parc.

"Nous allons entrer là-dedans?" Demanda-t-elle, joyeuse. "J'ai toujours voulu voir cet endroit depuis qu'il est apparu dans le film 'La Fureur de Vivre' (Voir fin 2)."

"Je suis surpris que tu l'aies vu." Lui répondis-je alors que nous montions les marches jusqu'aux portes gigantesques.

"James Dean était mon premier coup de cœur. Est-ce que tu sais à quel point j'ai été dégoûtée de découvrir qu'il était mort? Ça a été une année difficile." Son visage prit un air triste et je ris à nouveau.

Cette femme est incroyable.

Avant que nous n'arrivions aux portes d'entrées, elles s'ouvrirent et le directeur en sortit avec le sourire. "Edward, content de te revoir." Il m'attira dans une accolade et je la lui rendis sans lâcher la main de Bella.

"Pareil Daniel." Je reculai. "Voici Bella."

Il serra sa main. "Heureux de rencontrer la femme capable de dompter Edward." Il ricana. "Nous sommes allés à l'université de Yale ensemble. Nous devrions nous voir pour que je vous raconte quelques histoires."

"Tu m'as promis qu'elles ne sortiraient jamais du coffre." Lui dis-je.

"Je suis persuadé que cette charmante jeune femme aimerait entendre quelques histoires intéressantes."

"Je pourrai vous payer pour les entendre." Rétorqua Bella.

"Ouai, ouai." Je roulai des yeux.

Daniel nous fit entrer et commença à nous expliquer l'histoire de l'Observatoire. J'avais déjà visité les lieux plusieurs fois mais Bella semblait enchantée donc je me contentais de rester derrière et les laisser parler des étoiles. Il m'était si facile de sourire lorsque j'étais avec elle et chaque seconde passée à ses côtés me donnait l'impression de respirer pour la première fois.

"Bon ça y est, j'ai joué ma partie pour la soirée." Daniel sourit en me regardant. "Je vous laisse tous les deux maintenant."

Il serra ma main puis embrassa celle de Bella avant de nous laisser seuls.

"Tu as faim?" Lui demandai-je en lui prenant la main, entrelaçant nos doigts.

"Toujours." Répondit-elle.

Je l'accompagnai en montant les escaliers et nous arrivâmes sur l'énorme toit qui surplombait tous les télescopes d'astronomie. Une légère brise soufflait d'ici et nous avions une bien meilleure vue de ce à quoi la ville ressemblait. Le panneau 'Hollywood' se trouvait à notre droite et je pouvais presque lui montrer du doigt dix autres monuments hollywoodiens si elle me le demandait.

"Voici le dîner." Je la conduisis jusqu'au milieu du toit où une petite table avait été dressée et sur laquelle se trouvaient des bougies et de la nourriture.

"Tu as préparé tout ça?" Me demanda-t-elle alors que nous avancions.

"Bien sûr." Je reculai sa chaise pour qu'elle puisse s'asseoir.

Je partis rejoindre la mienne en face et notre repas commença.

Pour être honnête, je ne sus pas combien de temps passa à ses côtés et c'était toujours le cas avec elle. Elle occupait mon esprit et mon cœur. Je ne pensais même pas qu'elle sût les effets qu'elle avait sur moi. Nous discutâmes de Dieu-sait-quoi, j'avais passé mon temps à l'observer durant toute la soirée. Mi Vita, elle l'était vraiment de toutes les manières imaginables.

"Bon, je sais que cela ne fait qu'un mois mais je me demandais ce que Will et toi aviez prévu pour Thanksgiving?" Demandai-je alors que nous mangions nos cheesecakes.

"Je pense que nous allons retourner à la maison pendant quelques jours." Elle acquiesça.

"A Chicago?" Mon cœur manqua un battement.

"Ce n'est plus mon chez-moi. Non, nous avons besoin de voir mon père à Forks. Je ne l'ai plus vu depuis… deux ans maintenant et je sais qu'il manque à Will." Elle mordit dans son gâteau.

"Oh."

"Pourquoi?"

"Je me demandais si vous étiez d'accord de passer du temps avec nous. Esmée aime quand la famille est réunie et je sais qu'elle adorerait que Will et toi veniez."

"J'aimerais beaucoup. Je peux reporter le voyage."

"Non, non. On peut dîner plus tôt mais je me demandais si l'idée te plaisait." Dis-je en haussant les épaules.

"Bien sûr, pourquoi est-ce que je ne voudrais pas?"

"Je … j'ai l'impression de précipiter les choses avec toi et je veux m'assurer que ça te convient. Je sais que tu tiens à cette règle des trois rendez-vous et…"

Elle m'interrompit. "Edward, c'est parfait. Ne te mets pas à douter de ce que nous partageons parce que si c'est le cas, tout le monde le fera. Cela me convient et cette règle n'est là que pour moi. J'ai besoin de me sentir prête, mais cela n'a rien à voir avec toi."

"Je t'aime Bella." Je le dis si vite que je ne le réalisai même pas, mais pour rien au monde je ne retirerais ce que je venais d'avouer, quoi que fût sa réponse.

Elle sembla choquée l'espace d'un instant et sa respiration se fit plus laborieuse.

"Tu n'es pas obligée de répondre, je voulais juste que tu le saches." Lui expliquai-je.

"Tu… tu peux me ramener à la maison s'il te plaît?" Elle le dit si doucement que je ne l'entendis presque pas.

"Bien sûr." Je me levai pour l'aider à sortir de table mais elle fut déjà debout avant que je n'y arrive.

Je tentai de prendre sa main et de la conduire vers la sortie de l'Observatoire mais elle tint fortement son sac à main et ne sembla pas vouloir le lâcher.

Edward, double idiot. Qu'est-ce qui ne va pas chez toi?


Remarques

1) Règle des 4 bases aux USA

- 1re: baisers

- 2me: Idem + caresses au-dessus et/ou en dessous des vêtements

- 3me: Idem 2 + préliminaires

- 4me: Idem 3 + surtout acte en lui-même.

2) 'La Fureur de Vivre'

Film réalisé en 1955 par Nicholas Ray et qui met en avant l'acteur James Dean.


WOOOUUU, je propose que nous prenions le temps de respirer et d'analyser la situation... OU PAS! x)

Haha, j'ai plutôt envie de simplement dire qu'il était temps que ça avance aussi de ce côté-là... autant pour eux que pour nous, non? Lol ;P

Il ne me reste plus qu'une chose à faire: m'atteler au 15me chapitre, déjà ! :O

D'ici là, n'hésitez pas à laisser vos impressions! Ça me fait toujours plaisir de les lire et de voir que vous appréciez l'histoire autant que moi! :)

A tout bientôôôt!

ValouPili