Bonjour tout le monde!
Je suis étonnée de voir que je parviens à garder le rythme pour traduire les chapitres! J'espère que ça va durer! :P
Je pense que le chapitre précédent a marqué un gros tournant dans leur relation et j'ai hâte de voir ce que Johnnyboy7 nous a concocté pour eux! :D
En attendant, voici un premier aperçu de ce qu'il s'y passe et tout ça à partir de la tête d'Edward. :)
Bonne lecture et encore merci pour tous vos commentaires, vos mises en alertes et en favoris! Vous êtes vraiment géniaux!
Bisous et surtout, prenez bien soin de vous!
ValouPili
Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!
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MÉLODIES AU PIANO ET PRÉPARATION DE PIZZAS
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Point de vue d'Edward
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Je laissai mes doigts errer sur les touches de mon piano alors que je jouai doucement la mélodie qui passait en boucle dans ma tête depuis la nuit dernière; l'une des plus belles nuits de ma vie. Je pris une longue bouffée de mon cigare cubain et le déposai dans le cendrier au-dessus du piano pour que je puisse me concentrer.
Je ne m'étais jamais senti ainsi auparavant et bien que je fusse effrayé, j'étais plus que disposé à faire fonctionner notre relation parce que j'aimais Bella et par je ne sais quel miracle, elle m'aimait aussi.
La voir ce matin, nue et enveloppée dans ces draps de soie bleu nuit fut la plus belle chose que j'aie pu voir de ma vie. Et ne me parlez même pas de la nuit dernière. Est-ce qu'une femme peut-être plus parfaite qu'elle? La façon dont son corps s'accordait au mien était juste… incroyable. La sentir trembler de plaisir sous moi ne me fit que pousser davantage et je m'étais retrouvé dans un état de pur plaisir dès qu'elle avait franchi la porte de la maison.
J'avais essayé de m'endormir et au point où j'en étais, j'étais complètement crevé mais je ne parvenais pas à fermer les yeux. La voir dormir à mes côtés me donnait envie de l'avoir ainsi chaque nuit. Il fallait qu'elle soit avec moi dès que j'allais me coucher sinon je n'allais pas fermer l'œil.
Dès que je m'étais décidé à sortir du lit, j'avais eu besoin de descendre et de jouer au piano. Je n'en avais pas joué beaucoup mais c'était l'une des seules choses qui avait pu me réconforter après la mort d'Irina. Cela faisait longtemps mais je fus surpris de voir que mes doigts reconnaissaient parfaitement chaque ligne du piano.
Bella m'avait inspiré et j'avais besoin de laisser mes sentiments sortir. Je ne savais vraiment pas ce que j'étais en train de jouer mais je restai relativement silencieux pour ne réveiller personne. La mélodie commença sur des notes tristes, ressemblant à la musique de Beethoven 'Moonlight Sonata' mais le ton changea rapidement pour devenir plus léger et insouciant. La mélodie représentait la façon dont je percevais Bella: forte, belle et lumineuse.
Je laissai mon esprit s'égarer et je ne sus pas exactement combien de temps j'avais joué jusqu'à ce que je sente une paire de bras s'enrouler autour de mon cou par derrière, les mains restant sur mon buste.
"Pourquoi n'étais-tu pas au lit?" Me demanda doucement Bella et elle embrassa mon cou.
"Il fallait que je joue." Dis-je sans me retourner.
"C'est magnifique."
"Elle est pour toi." J'écartai mes doigts des touches et amenai ses mains à mes lèvres pour embrasser ses paumes.
"Merci… pour la nuit dernière." Murmura-t-elle.
"C'est moi qui devrais te remercier." Je ricanai.
Elle se déplaça de sorte à ce qu'elle se retrouva à côté de moi sur le banc. Elle portait les mêmes vêtements dans lesquels elle était venue la nuit dernière. Ce minuscule short de pyjama et ce dessus étaient incroyablement sexy.
"Edward… il faut que tu arrêtes de me fixer." Dit-elle en faisant un petit sourire satisfait.
"Désolé, je ne peux pas m'en empêcher." Je lui donnai un baiser matinal approprié.
"Pourquoi ne m'as-tu pas réveillée?" Me demanda-telle en s'écartant.
"Tu étais trop belle pour que je te réveille." Dis-je, sincère, mais elle roula des yeux, bougea sur le banc et commença à essayer de jouer au piano tout en prenant le cigare entre ses lèvres roses.
"Je pensais que tu n'en fumais pas?" Elle relâcha la fumée en un cercle. "Ils ne sentent pas bon du tout."
"C'est juste pour des occasions spéciales." J'enroulai mon bras autour de ses hanches.
"C'en est une?"
"Notre premier rapport parmi tant d'autres? Je dirais ça."
"Le premier parmi tant d'autres? Tu as une haute estime de toi-même." Elle rit et prit une autre bouffée du cigare.
"Est-ce que tu es en train de me dire que j'ai tort?" Lui murmurai-je à l'oreille, bougeant mes lèvres pour lécher son cou.
"Je… arrête ça Edward." Elle me repoussa en souriant. "On ne peut pas faire l'amour n'importe où et n'importe quand. Nous devons penser aux enfants." Elle se releva du banc et déposa le cigare cubain. Elle me prit la main et me conduisit à l'étage.
"Où allons-nous?" Je ris.
"Au lit. Pour dormir." Dit-elle en insistant bien. "Tu as l'air exténué."
"Je n'ai pas réussi à dormir la nuit dernière après que tu as bouleversé mon existence." Je repris le contrôle et je la jetai sur mon épaule, nous dirigeant toujours vers ma chambre.
"Edward, dépose-moi. Je ne pense pas que c'est une bonne idée que les enfants nous trouvent dans le même lit." Je la déposai délicatement sur ses pieds et elle s'adossa contre la tête de lit.
Je partis verrouiller la porte. "On trouvera quelque chose à leur dire." Je m'installai sur le lit à côté d'elle et m'accoudai dessus pendant qu'elle jouait avec ses cheveux. Tout semblait tellement naturel.
"Si Will me pose des questions à caractère sexuel, tu en parles avec lui." Me réprimanda-t-elle.
"Pas de souci. Tu veux que je lui explique à partir d'un livre ou de ma propre expérience?" J'embrassai sa clavicule.
"Tu n'as pas intérêt à parler à mon fils de tes exploits sexuels sur toute la côte californienne."
"Je veux qu'ils soit fier de moi." Je ricanai.
"Il a cinq ans Edward. Il sera tout aussi écœuré que sa mère." Elle se pointa du doigt. "Je ne veux même pas penser au nombre de femmes qui ont atterri dans ce lit."
Je me décomposai légèrement mais me repris avant qu'elle le remarque. "Juste deux." Lui lâchai-je.
Elle se rendit compte de ce qu'elle venait de dire. "Edward, je suis désolée. Ce n'est pas sorti comme je le pensais. J'étais…"
"Tout va bien, vraiment." M'empressai-je de dire quand je vis qu'elle n'était pas convaincue.
Je la pris contre moi et nous nous sentîmes à l'aise sous les draps. Ses jambes s'emmêlèrent aux miennes et elle posa sa tête sur mon buste, juste sous mon menton.
"Quelle heure est-il?" Demanda-t-elle calmement.
"Tout juste sept heures. Les enfants ne se réveilleront que dans quelques heures. Rendors-toi." J'embrassai le haut de ses cheveux.
"Je n'en ai pas envie. Je ne t'ai pas vu de toute la semaine. Parle-moi de ton film." Elle traça de ses doigts les muscles de mon buste.
"C'est un film dramatique et je pense qu'il sera bon si on s'y met tous ensemble." Soupirai-je alors que je pensais à ma semaine stressante.
"Comment il s'intitule?"
"'Disculpé' ('Vindicated')" Lui répondis-je.
"Très dramatique." Elle rit. "Quels acteurs jouent dedans?"
"Quelques jeunes acteurs. Je joue un lieutenant soûl de l'armée qui revient à la maison après le Vietnam et je dois apprendre à m'acclimater à ma nouvelle vie après être parti pendant trois ans."
"Il me semble bien. Quel est le problème?"
"Le truc c'est que le jeune… garçon qui joue mon fils ne sait pas vraiment ce qu'il fait. Il pense qu'il dirige le plateau et il est tellement exigeant."
"Peut-être qu'il est simplement nerveux. Est-ce que tu as essayé de lui parler? Il a besoin d'instructions."
"Nous n'entretenons aucun lien en dehors de celui dans le film."
Elle se redressa légèrement sur son coude. "Il faut que tu rendes votre relation crédible sinon les gens ne croiront pas qu'il est ton fils."
"Heureusement que j'interprète un père ivre et violent." Je ricanai.
"C'est sérieux Edward. Je veux que tu fasses bien les choses."
"Tout va bien. J'ai déjà dû gérer bien pire." Je la ramenai contre moi. "Et puis il n'est pas si mal que ça, si je ne passe pas toute ma journée avec lui."
"Je… j'ai vu sur le planning que tu vas aller tourner quelques scènes en Louisiane?" Me demanda-t-elle, hésitante.
Je soupirai fortement. "Ouais mais ça ne sera pas avant plusieurs mois, juste avant Noël et il s'agira des dernières scènes que je dois tourner pour le film."
"Combien de temps tu seras parti?"
Je ris. "Je vais te manquer?"
"Bien sûr." Elle frappa ma poitrine. "Je ne veux pas être ici sans toi."
"C'est juste l'affaire de deux semaines." J'embrassai ses lèvres légèrement. "Tu peux même venir avec moi si tu veux."
"Je ne peux pas laisser Will ici."
"Les enfants peuvent venir avec nous aussi. Les cours seront terminées à ce moment-là avec les vacances. Nous pourrons aller les passer à la Nouvelle Orléans." Lui suggérai-je, espérant ne pas avoir l'air présomptueux de penser qu'elle voulait passer Noël avec moi.
Elle poussa une plainte. "Voyons voir comment les choses se passent." Elle embrassa mon buste.
"D'accord." Je ris doucement alors que ses paupières commencèrent à se fermer.
Quelques secondes plus tard, elle s'endormit à nouveau dans mes bras.
Plus j'y pensais, et moins je parvenais à m'enlever de la tête les mots que Bella avait dits.
Je ne veux même pas penser au nombre de femmes qui ont atterri dans ce lit.
C'était le mien et celui d'Irina. J'aurais dû y penser plus tôt avant d'emmener Bella ici. Je pouvais parier qu'elle se sentait mal à l'aise à cette idée. Bon, étant donné que je désirais que Bella reste dans mon lit autant que possible, j'allais avoir besoin d'acheter un nouveau lit.
Je souris à cette pensée au moment où je m'endormis.
OoOoOoOoOo
Je fus réveillé en sursaut par un énorme coup donné à la porte qui aurait pu réveiller les morts.
"Papa! Papa! Papa! Will et moi, on a faim." Cria Démétri. "Pourquoi est-ce que ta porte est fermée? Tu nous as dit qu'on n'avait pas la permission de fermer nos portes? Est-ce qu'on peut maintenant parce que Dani vient toujours dans ma chambre quand je n'en ai pas envie. Je peux verrouiller ma porte maintenant? Dis? Qu'est-ce qu'il se passe? Où est Bella?" Lâcha-t-il dans un seul souffle.
"Est-ce qu'il est toujours ainsi le matin?" Bella roula sur elle-même et je ris discrètement.
"C'est la seule personne matinale de la famille." Je grognai et embrassai ses lèvres. "Reste ici cinq minutes puis tu peux sortir dès que j'emmène les enfants en bas."
"C'est une bonne idée." Me répondit-elle.
Je sortis du lit, enfilai un T-shirt et m'assurai que personne ne se trouvait que le couloir avant que je ne quitte la chambre, même si je n'en avais pas envie. Je voulais rester au lit avec Bella toute la journée mais… voilà ce qui arrive quand on a des enfants.
Je descendis les escaliers et trouvai les enfants sur le divan en train de regarder Bob l'Eponge. Coco dormait par terre.
"Coucou papa." Démétri me rejoignit en sautillant et ses yeux semblaient être redevenus normaux. "Tu as vu, Bella m'a aidé à aller mieux." Il cligna les yeux vers moi.
"Je sais. Il faudra qu'on s'en souvienne pour la prochaine fois." J'embrassai le haut de sa tête.
"Elle est où? Je veux lui faire un gros câlin." Il regarda autour de lui.
"Me voilà. Ne t'inquiète pas." Bella descendit les marches de l'escalier.
Elle fit un câlin à Démétri et je partis dans la cuisine pour préparer le petit-déjeuner même si je ne sus pas vraiment ce que j'essayais de faire étant donné que je ne savais pas cuisiner. J'entendis Bella et les enfants rire à je ne sais quoi. Ils entrèrent tous les quatre dans la cuisine la seconde qui suivit.
"Qu'est-ce qu'il y a de si marrant?" Demandai-je alors que j'avais la tête dans le frigo.
"Nous nous demandions si tu allais faire brûler toute la maison." Dit Bella de derrière moi.
"Je sais cuisiner." Mentis-je.
"Ouais, c'est sûr papa. Tu ne sais même pas faire des burritos au micro-ondes." Dit Dani en riant.
Bella parut complètement choquée en l'apprenant. "Edward, dis-moi par pitié que tu ne nourris pas tes enfants avec des burritos préparés et réchauffés au micro-ondes?" Elle secoua la tête.
Je haussai les épaules et baissai la tête.
"C'est vraiment inacceptable." Elle se fâcha et me repoussa pour regarder elle-même dans le frigo. "Je pense que tu viens de perdre tout mon respect." Dit-elle. "Tu ne peux pas nourrir tes enfants avec des plats préparés et des pizzas toute la journée. Ils ont besoin d'une bonne alimentation."
"Maman me fait au moins manger trois légumes par jour." Dit Will en gonflant la poitrine.
"Des légumes? Beurk." Ajouta Démétri.
"Ils sont bons. Comme ma mère les fait."
"Fais-nous des légumes Bella." Me supplia Dani.
Bella me regarda avec consternation et secoua la tête. "Va habiller les enfants. Nous allons faires des courses."
Ils sautèrent tous les trois de leurs chaises et coururent à l'étage. Will possédait quelques vêtements ici lorsqu'il passait la nuit à la maison donc je savais qu'il trouverait ce dont il avait besoin.
"Je n'en reviens pas." Bella toucha mon buste avec son doigt. "Des plats préparés, des pizzas et des burritos? Sérieusement Edward?"
"Ma mère et Alice amènent de la nourriture." Je roulai des yeux et la rapprochai de moi par les hanches. Je remontai légèrement son T-shirt pour sentir la peau de sa taille.
"Ça reste quand même grave." Elle sourit alors que je la chatouillai.
"J'essaie."
"Allez, lâche-moi. Est-ce qu'on peut se retrouver au Whole Foods sur Melrose? Je dois passer chez moi, m'occuper de César et me changer." Elle commença à partir vers la porte.
"Bien sûr, je me charge de les apprêter." Je tournai mon regard vers le premier étage d'où j'entendais beaucoup de brouhaha et j'espérais qu'aucun d'eux n'allait casser quelque chose.
"D'accord." Elle se mit sur la pointe des pieds et me donna un baiser de la mort. "On se retrouve bientôt." Elle passa la porte alors que j'étais toujours étourdi par la passion qui courait dans mes veines.
Je partis à l'étage m'habiller et j'entendis la vibration de mon téléphone portable posé sur ma table de nuit. Je le pris en main et vis qu'il s'agissait d'un message de Bella.
"J'ai oublié de te dire que je t'aimais. Ça n'arrivera plus. Xoxo Bella"
Rien que le fait de voir ces mots sur mon écran suffit à me faire sauter de joie. Elle m'aimait vraiment et je ne savais pas si c'était une réaction à la suite de notre nuit magique ensemble ou si c'était vrai. Je me sentais encore davantage amoureux d'elle, plus encore que la première fois où je le lui avais dit. Elle était très rapidement devenue mon univers.
OoOoOoOoOo
La semaine suivante passa à la vitesse de l'éclair. Bella et moi avions passé chaque matin à nous réveiller ensemble, lorsque je ne travaillais pas ou quand nous n'étions pas dans un lieu public. Elle n'avait plus passé la nuit à la maison et nous n'avions pas pu faire l'amour depuis cette fameuse nuit mais je voyais clairement qu'elle en mourait d'envie autant que moi. Elle était belle à en mourir, comment vouliez-vous que je ne fantasme pas sur le fait de la prendre sur le plan de travail de la cuisine ou rêver d'elle en train de me chevaucher?
Arrête ça Edward!
Nous avions déjà oublié cette fameuse semaine où nous ne nous étions pas parlé et nous nous disions "je t'aime" dès que nous avions l'occasion. Elle était venue me voir sur le plateau de tournage tous les jours même lorsqu'il n'était pas nécessaire qu'elle soit présente. Nous allions aux entraînements de football dès que nous le pouvions mais notre présence durant les matchs était non-négociable. Il fallait que j'y sois donc j'allais la chercher ainsi que Will et nous nous y rendions ensemble.
"Je ne comprends simplement pas pourquoi ce jeu est si violent." Dit-elle alors que nous prenions place sur les gradins pour le quatrième match de la saison. Dani était assise sur les genoux de Bella et je ne pouvais m'empêcher de sourire en les regardant.
Mes filles.
"Ce n'est pas violent Bella." Je roulai des yeux. "Enfin si, mais ils sont protégés."
"Je pense qu'ils n'ont pas assez de protections. Nous devrions peut-être leur en acheter plus." Suggéra-t-elle.
"Tout va bien."
"Papa, les cameramen sont là." Dani fit un signe de la tête en direction du bout du terrain où trois hommes étaient assis avec leurs appareils photos en main.
"Ce n'est rien mon cœur. Ignore-les simplement." Bella passa les mains dans les cheveux châtains foncés de Dani.
"Je pensais que toi et papa vouliez garder le secret." Dit-elle.
"Oui mais nous n'allons pas nous cacher. Nous devons juste faire attention." Expliqua Bella.
Dani sembla comprendre puis elle se concentra à nouveau sur le match.
"Est-ce que tu as vu la dernière édition du magazine People?" Lui demandai-je.
"Ouais, Alice me l'a montrée hier. J'ai l'air bien." Bella rigola.
"Nous allions juste à l'épicerie du coin mais oui, tu étais bien." Je donnai un petit coup dans son épaule.
Plus Bella et moi passions du temps ensemble avec les enfants, plus les magazines se mettaient à spéculer. Nous ne disions rien bien entendu mais quiconque se servait bien de ses yeux pouvait deviner ce qu'il se tramait. Bella et ma mère avaient été déjeuner tous les jours sans que je le sache et je soupçonnais ma mère de lui raconter des histoires embarrassantes sur moi. Je ne m'en souciais pas vraiment parce qu'Esmée était tout aussi tombée amoureuse de Bella que moi.
Par contre, la mère de Bella avait réagi d'une manière beaucoup plus folle lorsqu'elle avait vu les photos de nous ensemble. Elle avait appelé Bella alors que nous étions en train de dîner au restaurant. Renée avait alors forcé Bella à la laisser me parler et nous avions discuté pendant une bonne heure à propos du fait que Bella était la meilleure fille du monde et que je ne devais pas tout foutre en l'air sinon elle ne comptait plus jamais regarder mes films.
Elle m'avait même demandé le numéro de téléphone de ma mère, ce que j'avais fait mais qui s'était avéré être une mauvaise idée. Dès que nos mères respectives avaient commencé à parler au téléphone, c'en était terminé de nous. Elles étaient encore pires que les paparazzis avec leurs questions. Bella et moi étions heureusement capables de calmer le jeu un tant soit peu. Je pensai même les avoir entendues parler de projets de mariage un jour.
Que Dieu nous vienne en aide!
Soudain, l'assistance laissa éclater sa joie et je me souvins que nous étions à un match de football. Bella commença à crier et je regardai le match alors que Démétri courait avec le ballon sur tout le terrain vers les lignes adverses.
"Il a marqué un but Edward." Bella frappa mon bras.
"Un touch-down mon cœur." Je ricanai.
"Tais-toi. C'est pratiquement la même chose." Elle se rassit et remit Dani sur ses genoux.
"Tu es mignonne quand tu essaies d'être sérieuse." Je m'approchai d'elle.
"Papa, laisse Bella tranquille." Dit Dani, fâchée, et je levai les mains en signe de reddition.
"D'accord, d'accord." Je ris.
"Tu vois." Bella tira la langue vers moi et je ressentis le désir de la lui mordre mais cela me parut inapproprié.
Bordel.
Nous regardâmes le match un peu plus et pour ne pas être en reste, Will marqua un touch-down après celui de Démétri. Ce fut la mi-temps quelques minutes plus tard et les garçons partirent s'asseoir pour manger leurs quartiers d'orange.
"Je n'en reviens pas que nos enfants se soient trouvés." Dit Bella.
"Je sais. J'étais justement en train d'y penser."
"Qu'est-ce qu'il se serait passé si je ne t'avais pas rencontré?" Bella posa la tête sur mon épaule. Je savais que les paparazzis allaient s'exciter en prenant les clichés et que les photos allaient se retrouver à la une des magazines dès lundi.
"Je t'aurais trouvée. D'une manière ou d'une autre, je t'aurais trouvée." Lui jurai-je.
Une voix perçante interrompit notre moment.
"Salut Edward."
Je grognai. "Bonjour Jessica. Comment vas-tu aujourd'hui?
"Bien." Elle sourit d'une manière mielleuse et mon estomac se tordit. "Salut Dani." Elle la salua puis parla avec elle comme si c'était encore un bébé et elle ignora totalement Bella.
Dani grommela quelque chose mais je ne l'entendis pas. Bella lui lança LE regard. "Salut Madame Newton." Répondit calmement Dani.
"N'est-elle pas polie." Dit Jessica.
Dieu, quand cette femme va-t-elle me laisser en paix?
"Tu as besoin de quelque chose?" Lui demandai-je.
"En fait oui. C'est bientôt la fin de la saison et je me demandais si tu savais quelque chose sur la fête de fin d'année?"
"Est-ce que c'est déjà dans un mois?" Demanda Bella à côté de moi.
Jessica l'ignora une seconde fois et continua à battre des paupières vers moi.
"Etant donné que ce n'est QUE dans un mois", dis-je avec emphase, "je ne sais vraiment pas ce que nous comptons faire. Désolé." Je haussai les épaules.
"Tu es certain de ne pas avoir besoin d'une aide supplémentaire?" Jessica fit courir sa main sur mon biceps et j'eus un mouvement de recul.
"Excusez-moi mais j'aimerais que vous retiriez vos mains de mon papa." Dani parla et monta sur mes genoux.
Même si c'était très grossier de sa part de lui dire ça, je savais déjà que j'allais lui acheter un nouveau livre ou autre. Peut-être même une voiture parce qu'elle venait juste de me sauver.
"Et si tu laissais les grands discuter entre eux." Lâcha Jessica entre ses dents.
"Et si tu laissais tomber pour que je n'aie pas à lancer mon chien sur toi ou encore sur ton mari." Bella reprit Dani sur ses genoux.
"Ce n'est pas à toi que je parlais Bella."
"Je m'en moque. Tu as intérêt à partir avant que je fasse une scène pendant le match de football de mes fils. Nous ne sommes pas au lycée Jessica parce que si cela avait été le cas, je t'aurais déjà traînée jusqu'au parking." Dit Bella sévèrement.
De un, elle était incroyablement sexy lorsqu'elle parlait ainsi et je voulais moi-même l'entraîner jusqu'au parking pour que je passe un petit moment avec elle. De deux, cela n'avait pas échappé à mon attention lorsqu'elle avait dit "mes fils". J'avais envie de sourire mais je gardais un air sévère pour que Jessica ne se fasse pas des idées.
"Tu as raison Bella. Nous ne sommes pas au lycée donc si tu me parles à nouveau ainsi, je passerai un coup de fil à mon avocat." Répondit Jessica qui se leva et partit rejoindre son mari qui draguait sans gêne une jeune femme.
"Je ne l'aime pas." Dit Dani, en colère.
"Mon non plus mon cœur." Bella retira les cheveux de son visage.
"Tu as peur d'elle? Elle a vraiment été méchante avec toi."
"J'ai dû gérer bien pire qu'elle. Les choses insignifiantes ne me font plus peur." Dit Bella gentiment et je ne pus m'empêcher de penser que son esprit devait sans doute revenir au temps de son horrible mariage avec Jacob. "Et puis, je connais certains détails à son sujet qui la feraient s'incliner devant mes pieds." Elle et Dani rirent.
Elle était la femme la plus forte que j'ai jamais rencontrée et dès que je pensais à ce qu'elle avait vécu, j'avais simplement envie de la couvrir avec encore plus d'amour.
Les garçons terminèrent leur match et nous décidâmes de passer une nouvelle nuit à la maison. Cette fois-ci, je ne comptais pas la laisser partir.
"Où est ton pyjama maman? On ne doit pas retourner à la maison?" Demanda Will à l'arrière de la voiture.
"Non mon grand. Elle a des affaires à elle chez moi." Je lui fis un petit sourire satisfait au travers du miroir.
"Oh d'accord." Il crut mon mensonge.
Il n'y avait aucune chance que je laisse Bella porter quelque chose ce soir.
Nous arrivâmes à la maison et les garçons ne voulurent même pas prendre le temps de se laver avant de courir à l'étage et de jouer.
"Que pouvons-nous faire pour dîner?" Demanda Bella alors qu'elle enlevait ses chaussures.
"Je ne sais pas." Je la ramenai contre moi et elle posa sa tête contre mon buste. "Nous pourrions sortir." Lui suggérai-je.
"Non, les enfants ont besoin de manger des légumes. Ne me mets pas encore en colère." Elle entra dans la cuisine en grommelant quelque chose sur la nutrition et la croissance ces enfants.
Trente minutes plus tard, Bella eut l'idée incroyable de préparer des pizzas maison. Nous disposions déjà de tous les ingrédients et elle savait exactement quoi faire pour que les enfants s'impliquent.
"Bon, veillez à ce que la farine soit sur la pâte. Vous ne voulez pas qu'elle colle au plan de travail." Elle nous donna les instructions.
"Comme ça Bella?" Demanda Démétri.
"C'est parfait. Maintenant vous devez l'étaler et lui donner la forme d'une pizza. Là, vous pourrez mettre la sauce et la garniture au-dessus." Elle commença à pétrir la pâte et les enfants imitèrent ses mouvements. J'étais étrangement excité et je ne pus m'empêcher d'aller me mettre derrière elle, placer mes mains sur les siennes et continuer à pétrir la pâte entre ses doigts.
"Comme ça Bella?" Lui murmurai-je à l'oreille, en répétant les mots de mon fils.
"Edward…" M'avertit-elle.
"Travaille juste la pâte avec moi." Je pressai mon corps contre le sien et nous continuâmes à travailler la pâte qui semblait aussi douce que l'était le souvenir de ses seins. Je déposai de légers baisers sur sa nuque lorsque les enfants ne regardaient pas et la chaleur entre nos corps devint incroyable.
Les mains de Bella quittèrent la pâte et elles saisirent mon sexe dur alors que je sifflais entre mes dents.
"Bella…"
"Tu voulais jouer donc nous jouons." Elle fit courir sa main de long de ma queue et je frémis à la sensation.
Mes mains quittèrent aussi la pâte et je les plaçai sur ses hanches, les attrapant fort. "Tu ferais mieux de ne pas commencer quelque chose que nous ne pourrons pas finir avant tout à l'heure Mademoiselle Swan."
"Tu es celui qui ne voulait pas que j'aille à la maison pour changer de vêtements." Déblatéra-t-elle.
"C'est parce que je te veux nue et offerte pour moi toute la nuit." Lui dis-je d'une voix rauque et elle gémit.
Les enfants s'amusaient beaucoup trop à préparer les pizzas et ils ne se rendirent pas compte à quel point je tâtonnai et agrippai les fesses de Bella avec mes grandes mains.
"Maman, est-ce que ça va?" Demanda Will.
"Oui." Elle se tendit.
Je bougeai mes mains dans une position acceptable et je réalisai que notre pizza en était toujours au stade de la pâte alors que celles des enfants étaient déjà toutes saucées et garnies assez généreusement.
"Et si nous nous contentions de vous manger les enfants?" Leur suggérai-je.
Une heure plus tard, nous mangeâmes nos pizzas à table et pour la première fois depuis des années, j'avais vraiment l'impression d'avoir une famille.
Je ne sais pas vous mais j'ai trouvé ce chapitre vraiment mignon tout plein! :D
Après autant de tension, une peu de douceur ne fait de mal à personne!
N'hésitez pas à me faire savoir ce que vous en pensez!
Je prends un réel plaisir à vous lire, ça me motive! ;)
A tout bientôt pour la suite!
ValouPili
