Bonjour tout le monde!
Haha, il fallait bien que ma régularité s'arrête à un moment donné… donc c'est avec un peu de retard que je vous poste ce chapitre! A mon avis, il va plaire et déplaire à la fois alors accrochez vos ceintures!
Voici donc votre cadeau pour Pâques, un rien à avance, dans la tête de Bella! ;)
Bonne lecture à tous et encore merci d'être toujours plus nombreux à me suivre! :D
Bisous et surtout, prenez bien soin de vous! :)
ValouPili
Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!
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HOLLYWOOD BOWL ET CLICHÉS AU ZOO
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Point de vue de Bella
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"Edward, arrête de gigoter comme ça." J'écartai sa main de son col que j'essayai d'arranger.
"Je n'ai pas envie de faire ça." Dit-il en faisant la moue.
Nous nous trouvions dans la loge du 'Jay Leno Show' et je préparai Edward pour son passage. Les enfants étaient chez Carlisle et Esmée donc nous avions la soirée de libre après que l'émission ait été enregistrée. Il m'invitait quelque part donc j'étais heureuse de passer un peu de temps seule avec lui.
"J'ai juste envie de t'amener à la maison et de te prendre jusqu'à te faire oublier qui tu es." Il m'attrapa par la taille et me tint proche de son corps.
"Edward…" Tentai-je de l'avertir mais je ne pus m'empêcher de rire.
Notre "première fois" remontait déjà à trois semaines et j'avais vite compris que nous étions insatiables. Nous pouvions le faire tous les jours et j'étais persuadée que nous n'avions même pas besoin de nous arrêter pour respirer. Nous pouvions fort heureusement cacher nos nuits mouvementées à nos enfants. Tous les vendredis, Will et moi passions le weekend chez Edward et nous restions chez lui la plupart du temps.
Nous conduisions les enfants à l'école le lundi puis il partait sur le plateau de tournage. Je le suivais en général juste pour le plaisir. Le plus gros de mon travail pouvait être réalisé par téléphone donc j'en profitais pour rester avec Edward. Le voir jouer était l'une des meilleures expériences de ma vie et curieusement, je trouvais cela sensuel.
Nous tombâmes dans une certaine routine et je ne pensais pas que les enfants se rendent compte de ce que nous faisions parce que nous nous levions le matin avant eux pour éviter de nous faire surprendre dans le même lit. Ce serait un petit peu trop pour eux. J'allais me coucher dans la chambre d'ami tous les soirs mais la plupart du temps, Edward arrivait, y mettait le feu puis me mettait sur son épaule pour m'emmener dans sa chambre.
Il avait été acheter un nouveau matelas la première semaine après que je fus restée et j'étais persuadée que cela avait un rapport avec lui et Irina. Je n'aurais jamais fait ce commentaire stupide si j'avais su qu'il l'énerverait mais il m'avait assuré que tout allait bien. Je ne me souciais même pas réellement de son lit mais plus j'y pensais, plus je trouvais que nous manquions d'égards en faisant l'amour dans leur lit conjugal. Heureusement, il rectifia la situation et acheta un lit à cinq mille dollars qui semblait énorme. C'était de loin le plus grand lit dans lequel j'avais dormi seule.
"Nous ne pouvons pas faire l'amour dans les loges." Le grondai-je. "Tu es tellement excité."
"Je sais." Il haussa les sourcils plusieurs fois et s'assit pour se faire maquiller.
Alice arriva quelques secondes plus tard et commença à arranger ses cheveux.
"Edward, combien de fois vais-je devoir te répéter d'arrêter de passer tes mains dans tes cheveux?" Grogna-t-elle.
"C'est à cause de Bella pour une fois." Il ricana.
"Tais-toi." Je frappai son épaule et tentai de choisir une cravate pour lui. "Rouge ou bleue?" Lui demandai-je en les lui tendant.
"Choisis." Dit-il alors qu'Alice continuait à faire son travail.
"Vous pensez être futés tous les deux mais j'ai vu les photos et je vois les sourires."
"On ne se cache pas." Edward ricana.
"C'est certain. Will m'a parlé des cris qu'il entendait parfois. Je lui ai dit que vous regardiez juste des films d'horreur." Alice rit et je rougis.
"Là aussi c'est de la faute de Bella." Edward rit à nouveau.
"Je te déteste Alice." Lui dis-je.
"Moi aussi."
"Je me demande pourquoi je dois faire ça. Je veux juste avoir un rencard avec Bella." Grogna-t-il.
"Tu dois le faire parce que c'est nécessaire pour ton film." Lui dis-je en répétant les mots de Carlisle.
Le film pour lequel Edward s'était rendu à l'avant-première il y a trois semaines cartonnait et occupait toujours la première place du box office. A la vitesse à laquelle les choses allaient, le film allait récolter un plus gros chiffre d'affaires d'ici la fin de la diffusion du film au cinéma, et cela impliquait un énorme bonus financier pour Edward puis pour son publiciste, et moi par la même occasion.
Je vais finir par aimer Hollywood.
"Continue à sourire puis tu pourras m'emmener sortir." Je me mis entre ses jambes pour m'occuper de sa cravate.
"Est-ce que j'aurai droit à un cadeau si je me comporte bien?" Il me tint par les hanches.
"On verra." Je fixai son col puis il releva la tête pour que je puisse nouer sa cravate. "Tu es très beau au fait."
"Merci." Me répondit-il.
"Vous me rendez malades." Alice feignit de vomir.
"Alors va-t-en." Edward attira mon visage vers le sien pour m'embrasser.
Un coup à la porte se fit entendre quelques secondes plus tard. "Monsieur Cullen, nous sommes prêts." Dit un homme.
"Deux minutes." Criai-je.
"Je vais aller attendre à l'extérieur. Ne me faites pas revenir." Dit Alice avant de quitter la pièce.
"Alors, où est-ce que tu m'emmènes ce soir?" Lui demandai-je lorsque nous fûmes seuls.
"Un simple dîner et une autre visite d'un lieu hollywoodien." Il haussa les épaules.
"Tu dis ça comme si ce n'était pas grand-chose."
"Tu aimeras. Je te le promets." Me répondit-il.
"Si vous le dîtes, Monsieur Cullen."
Il colla ses lèvres sur mon cou.
"Tu sais ce que ça me fait quand tu m'appelles ainsi." Me souffla-t-il d'une voix rauque.
"J'avais oublié." Inspirai-je alors qu'il mordillait ma carotide.
"Oui bien sûr, tu voulais simplement me rendre dingue."
"On se dépêche là-dedans!" Alice frappa sur la porte.
"Foutu lutin."
"J'ai entendu." Cria-t-elle.
"On ferait mieux de sortir avant qu'elle envoie toutes les forces de l'armée pour venir nous chercher." Je roulai des yeux.
"Comme tu veux patron." Edward prit ma main et nous sortîmes de la loge. Nous empruntâmes un couloir et nous nous arrêtâmes à l'endroit où les invités attendaient avant de monter sur scène. Alice serait près de moi derrière les caméras, afin de surveiller l'interview.
Un petit assistant très occupé nous rejoignit, un casque audio sur la tête. "Bon, Monsieur Leno fait son discours d'ouverture puis nous passons les publicités et enfin, il vous appellera pour le rejoindre. Compris?" Dit-il rapidement.
"Ce n'est pas mon premier rodéo." Ricana Edward.
"Le show n'est pas en live?" Demandai-je.
"Non, on l'enregistre et vous pourrez le regarder avant la révision finale." Expliqua l'assistant.
"D'accord, bien. Il ne faudra pas que tu aies l'air d'un idiot sur le plateau." Dis-je à Edward.
"Si ces dames veulent me suivre." L'assistant tenta de nous faire entrer à l'arrière Alice et moi. J'embrassai rapidement Edward lorsque personne ne regarda et lui dis "je t'aime". Je suivis ensuite Alice vers les premières rangées de sièges qui faisaient face à la scène.
Je disposais d'une liste de questions auxquelles Edward avait répondues en guise de pré-interview et j'espérais que Jay Leno s'y tiendrait mais je ne le connaissais que trop bien. C'était pour cette raison que je n'aimais pas les lives. Les animateurs pouvaient demander ce qu'ils voulaient et vous ne pouviez pas l'effacer ou l'éditer au final. Oprah était la pire de toutes parce qu'elle pensait être maître du monde, ce qui était en quelque sorte le cas mais tout de même. Elle aussi avait besoin de suivre les consignes. Et bien, je pense que vous êtes capable de le faire si vous valez plusieurs milliards de dollars.
"Je suis toujours tout excitée avant que ça ne commence." Alice sautillait sur son siège.
"Tu n'as pas grandi tout autour de ça?" Lui demandai-je.
"Si mais quand même. Rien que le fait de le voir travailler est génial."
Je comprenais tout à fait ce qu'elle ressentait. Edward était très bien capable de mettre le feu pour n'importe quoi. Il mettait tellement d'émotions dans chaque scène et même durant les interviews; cela se voyait qu'il aimait son métier. Il avait la capacité de vous faire entrer dans le film et je ne savais pas si c'était à cause de ses yeux, son sourire, sa voix ou autre chose mais quoi que ce fût, il avait ce petit truc.
Edward fut appelé sur scène et le public devint complètement dingue. Je vis beaucoup d'adolescentes qui me donnèrent envie de les frapper, des femmes d'âge mûr qui n'avaient vraisemblablement rien d'autre à faire que de désirer quelqu'un qui était hors de leur catégorie, à tel point que cela n'en était pas amusant. Puis des femmes encore plus âgées qui se souvenaient sans doute de l'époque où Lincoln était Président.
Edward avait un effet sur nous.
Edward et Jay discutèrent durant quelques minutes à propos de choses futiles comme le temps, les voitures, les événements actuels puis ils parlèrent du film, que tout le monde devait sans doute avoir déjà vu, mais j'entendis quelques filles dire qu'elles comptaient retourner le voir.
"Est-ce que tu penses qu'il se lasse de tout ça?" Soufflai-je à Alice pendant les publicités.
"Sérieusement", elle roula des yeux, "quel homme ne voudrait pas toutes les femmes du monde en train de le tripoter? Quand il était adolescent et qu'il commençait à tourner, il était sur son petit nuage."
"Et aujourd'hui?" Je grognai presque et elle me fit un petit sourire suffisant.
"Aujourd'hui, il a la meilleure fille au monde." Elle entoura mes épaules de son bras. "Je le pense Bella. Je ne l'ai jamais vu aussi heureux."
"Je veux simplement le rendre heureux." Dis-je, sincère.
"Et bien il l'est, et il t'aime."
J'acquiesçai et je tentai de la laisser me convaincre. Il me l'avait dit bien sûr mais j'avais toujours des doutes. Comment une méga star de cinéma comme Edward Cullen pouvait m'aimer alors que presque tous les spécimens avec un vagin le désiraient? Puis je me dis qu'aucune d'entre elles ne se l'étaient tapé dans la douche, ou les escaliers, ou sur le sol de sa chambre, ou dans son lit, pardon, notre lit. Elles pouvaient toutes aller griller en Enfer en ce qui me concernait.
Après les publicités, l'interview reprit.
Et bien sûr, étant le présentateur le plus zélé des émissions télévisées, Jay Leno avait eu besoin d'aborder la vie privée d'Edward.
"Alors, dites-moi un peu ce qu'il se passe du côté des amours?"
Edward haussa simplement les épaules. "Je suis très heureux. C'est tout ce que je dirai à ce sujet."
"Ouais, on l'a tous remarqué." Jay sortit une photo d'Edward et moi lorsque nous mangions une glace sur la plage, un jour de la semaine précédente.
Edward rougit et haussa à nouveau les épaules. "Business."
"Est-ce qu'il n'y a pas de règlement contre ça?" Murmurai-je durement à l'oreille d'Alice.
"Oooh, je trouve ça mignon et non. Il n'y a pas de règles à Hollywood Bella." Elle rit.
"Pourquoi est-ce que tu rigoles?"
"Regarde-le. Il est sur le point de rendre l'âme. Je crois ne l'avoir jamais vu aussi… étourdi."
Effectivement, Edward ressemblait à un enfant dans un magasin de bonbons. Ses joues étaient rougies comme rarement elles l'étaient et le petit sourire sur son visage était tellement espiègle, qu'on aurait pu croire qu'il venait juste de se faire prendre la main dans le bocal à cookies.
"Et bien quoi qu'il en soit, c'était sympa de vous recevoir sur le plateau et j'ai hâte de voir le film." Jay mit fin à l'interview et le public se mit à applaudir.
Quelqu'un m'amena à l'arrière pour que je voie le résultat final et si quoi que ce soit avait besoin d'être coupé. Au départ, j'avais prévu de retirer le passage sur Edward et moi mais il était tellement mignon que je ne pus m'y résoudre. Et puis, je voulais que les gens sachent qu'Edward était à moi sans vraiment avoir à le dire.
Si Victoria voyait cette interview, ce qui allait sans doute être le cas, je pouvais mentir et dire qu'il s'agissait du travail. Il n'y avait aucun moyen qu'elle prouve le contraire, non? Ce n'était pas comme si nous étions en train de faire l'amour sur la plage. Des partenaires de travail pouvaient manger une glace ensemble, et rayonner comme des amoureux transis, non? Tant pis. Tant que nous ne ressemblions pas vraiment à un couple, elle ne pouvait pas me renvoyer et je pouvais garder mon travail.
Edward était en train de signer des autographes, Alice était retournée à la maison et j'attendais en compagnie de Ralph, le chauffeur d'Edward qui allait nous emmener je ne sais où. Je ne savais toujours pas.
"Comment allez-vous aujourd'hui Mademoiselle Bella?" Demanda Ralph, qui tenta de discuter alors que nous attendions Edward dans le hall qui menait au parking.
"Très bien Ralph, et vous?"
Il laissa échapper un gros soupir. "Bien. Ma femme et mes enfants vont bien et Monsieur Edward nous a offert un voyage en Jamaïque. C'était mon anniversaire la semaine passée." M'expliqua-t-il.
"Oh, c'est vraiment gentil de sa part." Lui souris-je. En réalité, c'était moi qui avais suggéré l'idée à Edward mais Ralph n'avait pas besoin de l'apprendre.
Edward nous rejoignit dix minutes plus tard, l'air un peu nerveux et je savais que c'était à cause de la masse de fans féminines qui essayaient de l'attraper. Il avait géré ça comme un pro cela dit.
"Hey, tu es prête pour notre rendez-vous?" Me demanda-t-il et il enroula son bras autour de ma taille pendant que nous nous dirigions à l'extérieur.
"Bien sûr." Lui répondis-je.
De nombreux fans l'attendaient dehors et il signa encore quelques autographes mais il salua la plupart d'entre eux avant qu'il ne m'aide à monter dans le 4x4 noir. Ralph démarra vite et nous nous faufilâmes dans la circulation aux heures de pointe.
Nous dinâmes dans le restaurant qu'Edward possédait avec Jasper. Je ne savais même pas qu'il avait un restaurant mais je n'aurais pas dû être surprise. C'était de la cuisine italienne et l'endroit me rappelait ces fameux films ringards de gangsters. Les tables étaient recouvertes de nappes rouges et blanches, de petites bougies au milieu et un ténor qui chantait doucement de l'opéra dans le fond de la salle. Le restaurant s'appelait "Armada" et Edward m'expliqua que cela avait un rapport avec sa grand-mère mais je ne compris pas vraiment pourquoi.
"Prend ce que tu veux. C'est pour la maison." Edward arbora un large sourire.
"Il vaudrait mieux. Est-ce que tu sais à quel point j'aurais été en colère si j'avais dû payer le repas dans le restaurant de mon petit-ami?" Lui soufflai-je.
Il me fusilla du regard. "Tu sais ce que je ressens quand tu m'appelles ainsi."
Durant nos nuits ensemble, nous avions essayé de qualifier ce qu'il se passait entre nous pour que nous sachions comment nous nous considérions mais le problème, c'est que nous n'avions pas réussi à trouver des termes adéquats. Petit-ami et petite-amie semblaient trop insignifiants en sachant ce que nous ressentions l'un pour l'autre mais que nous restait-il comme possibilité? Alice aimait le terme âmes sœurs et c'était un peu effrayant même si je devais admettre que je n'aurais pas pu penser à un meilleur mot
Le dîner fut parfait et encore plus en ayant de l'intimité. Etant donné que le restaurant appartenait en partie à Edward, toute une section nous avait été réservée. Une nuit entière sans fans, enfants, appareils photos; il n'y avait que nous deux. Même en quittant le restaurant après le repas, il n'y avait personne qui nous attendait dehors. Nous avions pu monter dans la voiture sans qu'il y ait de remue-ménage.
"Ou m'emmènes-tu?" Lui demandai-je et je posai ma tête sur son épaule à l'arrière de la voiture.
"Profite simplement du trajet." Il embrassa ma tête.
Je ne savais pas où nous nous rendions mais dès que la voiture s'arrêta en face de l'Hollywood Bowl, j'eus le pressentiment que ce soir s'annonçait spécial.
Edward me conduisit à l'intérieur de l'amphithéâtre ouvert et je vis un piano sur la scène, illuminé par des lumières douces.
"Tu vas jouer pour moi, n'est-ce pas?" Lui demandai-je alors qu'il prenait ma main et m'aida à monter les escaliers.
"Yep, j'ai terminé ta chanson."
"Ma chanson?"
"Ouais. Je l'ai écrite et tout donc c'est officiel." Il rit.
J'avais entendu certains passages de ce dont Edward me parlait mais certainement pas tout. Il ne m'avait même pas laissé lui poser des questions là-dessus les semaines précédentes.
"Alors, je vais enfin entendre ma chanson?"
"Qui dit que tu es mon amour." Il tira le banc vers nous et je m'assis dessus alors qu'il se positionnait à la bonne place.
Ses doigts se posèrent sur les touches et je pensais ne jamais avoir entendu quelque chose d'aussi beau. La chanson était si triste mais elle promettait un futur plus radieux. C'était la chose la plus incroyable que j'aie jamais entendue et je considérais Beethoven comme un Dieu, comme beaucoup de gens, mais Edward le battait à cent contre un. Ses longs doigts sveltes dansaient gracieusement sur les touches et il déversait tant d'émotions dans son art qu'il était difficile de croire qu'il n'était pas pianiste.
Je ne pus retenir les larmes qui coulèrent lorsqu'il termina le morceau.
"Ça ne va pas?" Me demanda-t-il et il prit mon visage en coupe, frottant les larmes sur mes joues.
"C'était… incroyable." Soufflai-je.
Il sourit. "Je sais. Tu me l'as inspirée."
"Merci pour ça." Je l'embrassai doucement et il y répondit aussitôt.
"Allons à la maison."
"Maison?" J'arquai un sourcil.
"Et bien, ma maison." Dit-il honteusement. "Les enfants ne seront pas avec nous avant demain et je me disais que…"
"Allons-y." Je l'éloignai du banc et nous courûmes presque jusqu'à la voiture, ce qui était assez difficile à faire étant donné que j'étais en talons mais mon désir sexuel dépassait la douleur.
Nous arrivâmes chez lui et nous ne parvînmes même pas jusqu'à la cuisine avant qu'il n'embrasse mon cou. Nous cherchâmes une chaise à tâtons et il atterrit sur l'une d'entre elles dans un bruit sourd alors qu'il m'installait sur ses genoux, dos à lui. Il mit mes cheveux sur le côté pour pouvoir lécher mon cou et je frissonnai à la sensation.
Je sentis aussitôt l'effet que je lui faisais. "Tu ne crois pas qu'on devrait au moins aller dans la chambre?" Dit-il, la voix remplie de sexe et de désir.
"Tu crois en être capable?" Lui répondis-je en tentant de respirer.
Je le désirais tellement que je ne pus m'empêcher de rouler mes fesses contre lui, récoltant un grondement animal. Il me tint contre son buste alors que j'enroulai mon bras autour de son cou. Ses mains errèrent sous ma robe, de mes hanches à mon estomac puis attrapèrent mes seins, en les massant avec ses paumes.
Ses lèvres naviguèrent sur mon épaule alors qu'il descendait les manches de ma robe. A chaque nouvelle partie de peau découverte, j'avais droit à un baiser. Je sentis son index et son pouce pincer le bout de mon sein et je gémis bruyamment.
"Oh… Edward…" J'étais vraiment contente que les enfants ne soient pas là parce que la vue d'Edward et moi en train de baiser dans la cuisine leur aurait donné des cauchemars.
"J'ai besoin de t'entendre parler Bella." Me dit-il et je pus sentir son sourire contre la peau de mon cou.
Il me fit descendre de ses genoux et me retourna pour que je lui fasse face. Il agrippa mes fesses et me fit remonter pour me permettre d'enrouler mes jambes autour de ses hanches alors qu'il nous emmenait dans la chambre.
"Je pensais que tu n'en serais pas capable…" Je l'embrassai férocement.
Il marmonna quelque chose contre mes lèvres mais je n'en compris pas un traître mot.
Il grogna bruyamment et nous tombâmes sur le lit, qui devait sans doute être le sien mais je n'en étais pas certaine. Il commença aussitôt à retirer ma robe, exposant ainsi ma poitrine mais je portais encore mes collants. Il observa mes seins avec envie. Je fis glisser ma culotte noire, pour être complètement prête pour lui.
Je ne m'étais même pas rendu compte qu'il était en train de se déshabiller quand soudain, je le découvris dans son boxer en soie bleue.
C'était inacceptable.
Je me sentais extrêmement audacieuse ce soir et je l'amenai directement au-dessus de moi. Je repoussai son boxer autant que possible avant qu'il ne finisse le mouvement.
Edward embrassa chaque partie du haut de mon corps et plus bas, j'étais encore plus mouillée que le Sea World (= parc d'attraction aquatique) pendant une chaude journée de juillet. Je pouvais sentir mon humidité couler entre mes jambes et j'étais impatiente qu'il entre en moi, mais je savais qu'il attendait.
Il s'assit sur ses genoux et me regarda d'en haut.
"Tu es si foutrement belle." Dit-il, ébahi, et je sentis un rougissement se faufiler de mes pieds à la naissance de mes cheveux. Je décidai finalement de prendre le contrôle parce que je savais que si je ne le faisais pas, il continuerait à m'observer pendant des jours.
Je me levai gentiment et le repoussai. Le lit était assez grand, nous n'avions pas besoin de beaucoup bouger pour être bien installés.
Je me plaçai à califourchon sur ses jambes tout en baissant la tête et je léchai son gland.
"Bellaaa…" Il gémit et agrippa les draps alors que je savais qu'il voulait mettre ses mains dans mes cheveux.
Je m'allongeai davantage et fit rapidement passer ma langue contre l'extrémité de sa queue, récoltant un long sifflement de sa part. Je fis doucement courir le plat de ma langue de la base de son sexe au gland, et il convulsa presque. Dès que j'arrivai à son gland, je pris sa queue dans ma bouche et commençai à la sucer.
Il faufila ses doigts dans mes cheveux et il poussa ses hanches vers ma bouche.
"Oh merde…" Cria-t-il.
Je gémis autour de lui et commençai à le sucer de plus en plus fort.
Je sentis sa semence remplir ma bouche alors que j'avalai tout. Lorsque je sentis le dernier jet partir dans ma gorge, j'avalai et le nettoyai. Je m'assis ensuite, satisfaite, heureuse d'avoir pu donner un orgasme intense à l'invincible Edward Cullen. Après correction, j'avais carrément vidé le cerveau d'Edward Cullen.
"Comment tu te sens, Monsieur la Star de Cinéma?" Lui demandai-je alors que je grimpai sur son corps, mes jambes de chaque côté de son estomac.
"Bébé, tu n'as pas idée d'à quel point c'est bon. Tu as la bouche la plus sexy…" Me répondit-il et je vis que ses yeux étaient encore lourds, comme s'il était toujours dans un état second à cause d'une drogue.
Je baladai mes mains le long de son corps puis m'approchai lentement de ses lèvres, lui donnant un baiser passionné. Il me déplaça légèrement de sorte que j'étais enfin prête pour sa queue impatience à mon entrée.
Il était à nouveau dur pour moi et j'aurais pu jurer qu'il était une sorte de machine.
Je bougeai un peu afin de me retrouver assise mais nous n'étions toujours pas connectés. Je le taquinai en touchant légèrement mon entrée avec l'extrémité de son sexe. Je voulais qu'il fasse le mouvement final qui nous lierait, j'attendis alors en souriant de manière sexy. Ses lèvres émirent un gémissement et il s'introduisit en moi tellement fort que j'eus l'impression que mes reins s'étaient rompus.
"OH EDWARD!" Criai-je à mon tour.
"Si… incroyablement… étroite." Grogna-t-il, comme un foutu homme de Neandertal.
"OH… oui bébé… oui." Je gémis alors que les secondes devenaient des minutes, et des minutes des heures enfin, j'avais perdu le compte.
Je m'assis aussitôt et il plaça mes mains sur ses genoux. Je roulai finalement mes hanches sur sa queue. Cette nouvelle position lui permettait de tout voir et même si mes yeux étaient fermés, je savais qu'il profitait de la vue. Je sentis son index et son pouce pincer mon clitoris et cela provoqua l'un des orgasmes les plus intenses de mon existence. Je sentis mon jus recouvrir son sexe alors que je gémissais son nom.
"Je ne t'entends pas Bella." Grogna-t-il.
Cette fois-ci, je criai et quelques poussées plus tard, Edward cria mon nom alors que je le sentais jouir en moi, remplissant chaque recoin. Je m'écroulai sur lui et tentai de ralentir ma respiration.
"Edward c'était… tu es insatiable." J'embrassai son buste en sueur.
"Tu n'en connais que la moitié."
Trois heures plus tard après une douche, nous nous endormîmes enfin, à une certaine heure du matin. Nos corps s'accordaient parfaitement et je me fondis presque en lui alors que mon esprit se ferma.
La sonnerie du téléphone me réveilla. Je ne pensais pas avoir beaucoup bu la nuit dernière mais c'était peut-être bien possible parce que ma tête me martelait. Ou alors à cause des quatre heures de sexe? Quoi qu'il en fût, j'étais dans un état pitoyable.
"Décroche." Edward se retourna.
Je mis juste ma tête sous l'oreiller et laissai le téléphone continuer à sonner.
"Bella." Se plaignit-il.
"Je ne peux pas répondre au téléphone de chez toi."
Il ricana. "Tu n'es pas ma maîtresse Bella." Il tendit la main au-dessus de moi et répondit. "Bonjour… hey… mais il n'est que huit heures du matin… je sais mais… bon très bien… ouais… à tout à l'heure." Il raccrocha et se remit dans sa précédente position, me ramenant contre lui.
"Qui était-ce?" Demandai-je, encore endormie.
"Ma mère. Apparemment, les enfants n'arrêtent pas de les supplier pour aller au zoo. Ils sont levés depuis six heures du matin et ils crient à propos de pingouins ou quelque chose dans le style. Je pense qu'ils ont regardé 'Le Roi Lion' hier soir."
"Est-ce qu'on doit les accompagner?" Grognai-je.
"Le zoo n'ouvre pas avant dix heures mais ma mère dit qu'ils ne veulent pas laisser tomber. Carlisle et elle viennent aussi donc on peut encore avoir un peu de paix. Est-ce que tu as autant la gueule de bois que moi?"
"Arrête de crier." Je ris mais cela me fit encore plus mal au crâne donc j'arrêtai.
"Je suppose que nous devons nous lever." Il commença à bouger mais je ne laissai pas faire.
"Non." Grognai-je.
"Est-ce qu'ils peuvent juste aller avec tes parents?"
"Ils veulent y aller avec nous." Il ricana et me décolla du lit avant de me mettre debout.
Deux heures, deux cafés et un joyeux discours convaincant plus tard, nous nous assîmes dans la Volvo d'Edward et roulâmes jusqu'au zoo de Los Angeles.
"En fait, je suis content que nous y allions. C'est un autre endroit remarquable que l'on peut barrer de notre liste." Me dit-il alors que nous montions sur l'autoroute.
"Est-ce que tu suis un parcours?"
"Je t'ai dit que j'étais ton guide personnel." Il prit ma main, croisant nos doigts. Ce simple geste fut l'un des faits marquants de la journée.
Lorsque nous arrivâmes au zoo, les portes venaient tout juste de s'ouvrir donc il n'y avait pas encore beaucoup de visiteurs. Je vis Carlisle et Esmée devant l'entrée principale qui tentaient de contenir des Will, Dani et Démétri sautillants qui coururent tous vers nous dès qu'ils nous aperçurent.
Nous reçûmes nos câlins et tous les trois commencèrent à parler d'un tas de choses en même temps.
"Allez, on doit aller voir les lions. Est-ce qu'ils ont des lions ici Edward?" Demanda Will en prenant ma main et me tirant vers l'entrée.
"Je crois." Il ricana.
"Merci de les avoir gardés." Je roulai des yeux vers Esmée qui nous suivait.
"C'était agréable d'avoir une maison remplie d'enfants à nouveau. Ils ne nous ont pas dérangés." Me répondit-elle.
Notre première heure au zoo fut très intéressante. Nous essayâmes de rester hors de vue autant que possible et ce ne fut pas très difficile étant donné que nous portions tous des lunettes de soleil et des vestes mais les enfants faisaient tellement de bruit que cela devint un peu plus compliqué.
Les enfants s'intéressèrent vraiment aux animaux qu'ils virent, même s'ils étaient déjà venus auparavant. C'était sans doute de l'excitation à cause du film d'hier soir. Démétri et Will me firent éclater de rire lorsqu'ils commencèrent à imiter les animaux. Ils copièrent la marche du manchot et Carlisle les aida à faire le barrissement des éléphants. Mon estomac me faisait mal à force de trop rire.
"Et si nous allions voir les poissons?" Suggéra Carlisle et les enfants devinrent encore plus fou, criant à propos de trouver Némo.
"Tu peux t'occuper d'eux?" Demanda Edward. "Je veux emmener Bella quelque part."
"Bien sûr, amusez-vous bien." Lui répondit-il.
Edwars saisit ma main et nous nous faufilâmes parmi les petits groupes de personnes qui entouraient l'espace aux lions.
"Edward, ralentis."
"Continue."
Nous courûmes dans le parc et nous arrêtâmes finalement devant la cage au paon. J'étais à bout de souffle et je me rendis soudain compte que j'allais peut-être devoir me remettre à la gym.
"Bon sang, pourquoi est-ce que tu m'as traînée jusqu'ici?" Demandai-je, haletante.
"C'est mon endroit préféré du parc." Me dit-il et il me plaça devant la grille de la cage. "Regarde-les simplement."
Nous restâmes sans être interrompus alors que les magnifiques oiseaux commençaient à se réveiller. Il y en avait six dans l'habitation et tous étaient blancs, à l'exception du grand paon bleu vert qui était sans nul doute le mâle. Il était tellement plus grand que les autres et ils avaient des plumes si longues qu'on avait l'impression qu'elles pouvaient atteindre le soleil.
Lorsque les oiseaux furent complètement réveillés, le mâle commença à faire sa danse.
"Est-ce que c'est la saison des amours?" Demandai-je à Edward tout en regardant le gros paon ébouriffer ses plumes.
"Ils ne s'accouplent pas dans le zoo mais c'est son instinct." Me répondit-il. "Il fait cette danse pour attirer les femelles."
"Je veux que tu la fasses pour moi." Lui dis-je, tout à fait sérieuse, mais il rit.
"Tu rêves Bella."
Nous continuâmes à regarder les oiseaux encore un peu jusqu'à ce que le mâle semble se lasser et il retourna dormir dans son coin.
"C'est tout?" Demandai-je, ne voulant pas que le spectacle se termine.
"Il a besoin de se reposer." Edward commença à m'éloigner.
"Je voulais un spectacle complet." Ricanai-je.
"Promis, nous reviendrons plus tard. Pour le moment, je veux un baiser." J'amenai son visage vers le mien pour un baiser à couper le souffle et je dus bien l'avouer, c'était l'un des meilleurs que j'aie partagé. Ses mains partirent sous mon T-shirt mais restèrent sur mes hanches, et je lui en fus reconnaissante parce que j'étais capable de descendre son pantalon ici même s'il allait plus loin.
"Il faut qu'on arrête." Dit Edward.
"Je sais, mais je n'y arrive pas." Grognai-je alors que sa langue caressa l'intérieur de ma bouche.
"On devrait vraiment arrêter." Il me souleva et me poussa contre le mur.
"Alors arrête."
Nous continuâmes pendant quinze minutes et je fus étonnée d'être encore capable de respirer.
Le reste de la journée fut parfait. Nous restâmes aves les enfants, Carlisle et Esmée. Après le zoo, nous allâmes déjeuner puis Esmée nous invita chez elle. J'avais pensé qu'elle serait fatiguée après avoir gardé trois enfants autant de temps mais elle pleura presque lorsque je tentai de m'excuser parce que je ne comptais pas rester. Je voulais juste la laisser respirer.
Je rentrai à la maison avec Will le soir et nous ne pûmes pas passer la nuit chez Edward parce que je devais travailler. Je savais que je n'en aurais pas touché une si j'avais été chez Edward et Will était beaucoup trop fatigué pour passer la nuit ailleurs.
Le lundi matin passa très vite et bizarrement, je me levai plus tôt que d'habitude. Mon cerveau avait dû détecter quelque chose d'anormal parce que dès que mes yeux s'ouvrirent, j'entendis mon téléphone vibrer sur ma table de nuit. Je le saisis et découvris un texte furieux envoyé par Alec.
Isabella Swan, je ne sais pas qui tu penses être mais je n'apprécie pas que tu nous fasses passer pour des imbéciles - Alec
De quoi est-ce que tu parles? - Bella
Va sur ton ordinateur. - Alec
Pour quoi? - Bella
Fais-le juste. N'importe quel site fera l'affaire. - Alec
Je sortis de mon lit et attrapai mon ordinateur portable sur mon bureau. Il mit du temps à démarrer donc je partis faire ma routine matinale. Lorsque je revins, j'allai sur internet et restai là devant l'écran.
"Je suis perdue." Rouspétai-je.
Je fis une petite prière et me rendis sur un site people. Si Alec m'avait appelée, cela avait forcément un rapport avec Edward.
Dès que le site finit de charger, mes yeux furent assaillis par des photos d'Edward et moi au zoo. Sa main sous mon T-shirt, ses lèvres attaquant ma gorge, mes mains dans ses cheveux, mes yeux roulant en arrière, mes jambes autour de sa taille. Le titre…? Quatre simples mots: je vous ai eus!
Pfiou, j'ai eu envie de crier quand j'ai compris qu'ils allaient tous les deux passer plus qu'un sale quart d'heure!
Je ne sais pas qui est à l'origine de ces photos mais j'ai envie de lui faire avaler son foutu appareil en entier, voire celui/celle qui lui a peut-être demandé de prendre les clichés!
Je vais essayer de traduire la suite le plus vite possible mais comme ce sont bientôt les fêtes de Pâques, ça risque de n'arriver que la semaine prochaine!
Passez de bonnes fêtes en tout cas et on se retrouve bientôt de toute façon! ;)
Ah, et n'hésitez pas à me faire savoir ce que vous avez ressenti vous aussi! :)
Bisous!
