Bonjour tout le monde!

Ouiii je sais, j'ai recommencé à m**der avec les publications mais j'avais un peu perdu la motivation. Et avec les examens arrivant… la situation n'a donc pas été évidente à gérer.

Le chapitre précédent vous a, pour certain(e)s, surpris(es) et pour les autres, semblé être logique au vu de leur comportement! Pour ma part, je ne m'attendais pas à ce qu'ils soient découverts aussi vite mais bon, ça met encore plus de piment à l'histoire dirons-nous. =P

Sans plus attendre, je vous souhaite une très bonne lecture et comme d'habitude, en alternance, c'est du point de vue d'Edward que tout se passe. ;)

Ah, et bon courage pour ceux et celles qui sont en examens! Derniers efforts avant les vacances tant attendues! :D

Bisous, et prenez bien soin de vous!

ValouPili


Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!


MARATHONS DE FILMS ROMANTIQUES

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Point de vue d'Edward
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Enfin.

Un jour de congé.

C'était mon tout premier jour de congé après un mois complet de travail acharné pour le nouveau film qui pompait toute mon énergie. Emotionnellement, j'étais épuisé mais je m'en donnais beaucoup et je savais que le film serait incroyable dès qu'il serait terminé. Aujourd'hui, nous avions tourné beaucoup de scènes en extérieur pour lesquelles je n'avais pas eu besoin d'être présent, j'avais donc prévu d'aller chez Bella pour que nous passions la journée ensemble, sans rien faire de particulier. En tout cas, c'était ce que j'avais eu en tête.

"Papa, papa. Réveille-toi." Dit Démétri en sautant sur mon lit. "Allez, je veux voir Bella et lui parler du nouveau livre que tu m'as lu."

"D'accord, va t'habiller."

"Je suis habillé papa. Allez." Il sauta sur mon dos et je sus qu'il ne comptait pas s'arrêter tant que je ne cédais pas. Je me retournai et l'attrapai en plein ciel.

"Tu m'as réveillé pour que tu puisses voir Bella plus vite?" Lui demandai-je alors je le traînai avec moi hors du lit.

Il rit. "Ouais, je l'aime plus que toi. Fais-moi descendre."

"Va voir si ta sœur est prête." Je le mis par terre et il courut dans le couloir.

J'aimais le fait que mes enfants apprécient Bella. Elle était mon monde et si je voulais un quelconque avenir avec elle, nos enfants respectifs en faisaient clairement partie. En fait, j'étais heureux de voir à quel point il était facile pour nous de devenir une véritable famille. Notre histoire pouvait fonctionner. Notre histoire fonctionnerait. J'avais l'impression d'avoir trois enfants au lieu de deux et j'étais heureux de voir que mes enfants avaient accepté Bella et Will.

Je regardai l'heure et m'aperçus qu'il était assez tôt pour moi pour prendre une douche avant de conduire les enfants à l'école. Je laissai l'eau chaude couler sur mon corps tout en pensant à la magnifique journée que Bella et moi comptions passer. J'aimais sortir avec elle et l'emmener à des dîners fantaisistes mais j'aimais surtout être avec elle quand elle était au naturel, sans maquillage, sans masque, n'avait pas à se cacher et quand nous étions dans un endroit où nous n'avions pas besoin de faire bonne impression à l'un et l'autre.

Je sortis de la douche et enfilai rapidement un jogging et un T-shirt. Comme je l'avais dit, c'était mon jour de congé et je comptais vivre ma vie pleinement. Je descendis et vis Démétri et Dani en train de regarder la télé.

"J'ai faim papa." Dit Démétri lorsqu'il remarqua ma présence.

"Nous pouvons manger… les restes de lasagne ou du poulet." Les deux plats avaient été préparés par Bella lorsqu'elle et Will avaient passé la nuit à la maison, il y a quelques jours.

"Des lasagnes pour le petit-déjeuner?" Dani releva la tête. "Il n'y a que toi pour faire ça papa."

"Que moi." Acquiesçai-je.

Je mis leurs assiettes dans le micro-ondes et ils petit-déjeunèrent lorsque les lasagnes finirent de chauffer. Il nous restait encore du temps à tuer mais je savais que Démétri voulait arriver tôt à l'école, c'est pourquoi je les fis se préparer.

"N'oubliez pas vos cartables." Leur criai-je alors qu'ils coururent en montant les escaliers pour prendre leurs affaires.

Le téléphone sonna et je courus pour décrocher.

"Allô?"

"Ouf, tu n'es pas encore parti. Je passe à la maison pour prendre les enfants et les amener à l'école." Répondit Alice.

"Pourquoi? J'ai congé. J'aurais pu les y conduire."

"Tu ne voudras pas quitter le maison aujourd'hui. J'arrive dans deux minutes." Elle mit ainsi fin à notre conversation.

"La sale fouineuse."

Je m'assis sur une chaise de la cuisine et bus ma tasse de café alors que j'attendais que les enfants redescendent.

"Papa, pourquoi est-ce que tu es assis? On doit partir." Souffla Démétri.

"Votre tante Alice vient vous chercher." Je ricanai alors que Démétri sautillai derrière la porte d'entrée.

"Peu importe. Elle arrive." Il ouvrit la porte au moment où j'entendis la puissante Porsche d'Alice vrombir dans mon allée. Je fus surpris de voir Will sautiller de l'arrière de la voiture puis de presque plaquer Démétri au sol.

"J'aurais pu les conduire Alice." Lui dis-je et j'aidai Dani à s'installer dans la voiture. "Et qu'est-ce que Will fait ici?" Il me fit un câlin avant de remonter dans le véhicule.

"Ils vous ont eu Bella et toi." Alice mit ses mains sur ses hanches. "C'est sur tous les sites internet de divertissement, et quand je suis allée me chercher du café ce matin, c'était sur la première page des journaux Edward."

"Qu… quoi? Comment? On a tellement fait attention." Les battements de mon cœur commencèrent à s'accélérer et mon sang se glaça. Nous étions dans une sale situation.

"Mais bien sûr. Vous n'essayiez même pas de vous cacher tous les deux. Peut-être que c'est parce que vous étiez trop dans votre bulle mais tout le monde pouvait vous voir et maintenant nous en avons la preuve." Elle sortit quelque chose de sa poche arrière et je reconnus tout de suite notre séance de baisers brûlants au zoo.

"Merde." Je passai la main dans mes cheveux.

"Bella va arriver d'ici quelques minutes. Ne t'inquiète pas trop. C'est déjà arrivé auparavant et vous êtes intelligents tous les deux. Vous saurez comment vous en sortir." Alice me fit un clin d'œil avant de sauter dans sa voiture et de partir de mon allée sur les chapeaux de roues.

Je rentrai dans la maison et faillis presque casser ma porte en deux tellement je la claquai fort. Alors que je m'apprêtais à reprendre une tasse de café, je décidais que je méritais quelque chose de plus fort. J'ouvris le meuble avec les liqueurs et je me servis un doigt de bourbon avant de le boire d'un seul trait.

Je m'assis sur le canapé et m'accoudai au bras, en tenant la photo devant mes yeux. Je devais bien l'admettre: nous étions chauds. Ses mains étaient dans mes cheveux et les miennes sous son T-shirt. Je me souvenais très bien de ce à quoi je pensais à ce moment-là et mes pensées lubriques m'avaient empêché de réfléchir. Comment avais-je pu être aussi bête? Nous étions dans un lieu public et je m'étais comporté de manière irresponsable. Le travail de Bella était en jeu et je venais juste de tout foutre en l'air.

Au vu du grain de la photo, je compris qu'il ne s'agissait pas d'un paparazzi. Quelqu'un avait pris la photo avec son téléphone et l'avait vendue aux magazines. Je détestais cette ville. Tout le monde courait après l'argent mais ne pensait pas aux conséquences pour les autres.

J'allumai la télé sur la première chaîne de divertissement à laquelle je pensai, et sans surprise, nous étions sur le devant de la scène, en train de nous embrasser pour que le monde nous voie.

"Oh mon Dieu." Je grognai en entendant le journaliste faire des remarques sur les photos.

Comment pouvions-nous nous en sortir?

Pour être honnête, aucune idée ne me venait à l'esprit pour couvrir cette affaire. On pouvait clairement voir nos deux visages et nous nous comportions de manière bien plus affectueuse en public que ce qu'il devrait être. Mes mains étaient quasiment en train de lui ôter son soutien-gorge et même si son T-shirt était toujours en place, on pouvait clairement se rendre compte que je ressentais des choses que je n'aurais pas dû.

Ils avaient des photos de moi en train d'embrasser son cou et ses lèvres de manière ravageuse. Nous nous consumions presque l'un et l'autre sans nous soucier du monde qui nous entourait.

Je n'essayais pas de cacher ma relation avec Bella mais nous tentions d'être normaux, de vivre loin du feu des projecteurs. Nous avions tenu le change jusque-là et désormais, tout s'apprêtait à changer.

Mon téléphone portable, posé sur la table, sonna et je me levai pour l'attraper.

"Allô?"

"Salut." La douce voix de Bella me répondit de l'autre côté de la ligne.

"Salut."

Le silence dura quelques minutes avant que je prenne mon courage et lui parle.

"Je suis tellement désolé Bella. Je n'ai jamais cherché à ce que ça se produise." Je passai la main dans mes cheveux.

"Arrête de stresser et de t'arracher les cheveux." Elle rit. "Nous allons en discuter quand j'arrive. Je suis suivie donc je dois rouler un petit peu pour tenter de les semer."

Mon cœur commença à battre à un rythme effréné à l'idée que Bella soit en train de se dérober dans la circulation de Los Angeles, les paparazzis à sa suite. Je voulais la protéger du monde extérieur, et cela incluait les poursuites en voiture des paparazzis.

"Fais attention." Dis-je, sérieux.

"Oui. Je devrais arriver d'ici trente minutes. Ne t'inquiète pas. Tout ira bien."

"Ok, je t'aime."

"Je t'aime aussi."

Nous raccrochâmes et je retournai me coucher dans le canapé bien que mon esprit fût préoccupé pour Bella. Comment allait-elle prendre le fait d'être au centre de l'attention à partir de maintenant? Allait-elle rompre avec moi? Dieu, j'espérais que non. Nous pouvions gérer la situation. Nous allions être capables de faire quelque chose contre ça parce que je refusais de la perdre.

Elle allait sans doute perdre son travail et de ce que je me souvenais de son contrat, elle pouvait être poursuivie. Si la situation en arrivait là, nous allions avoir des problèmes. Je ne pensai toutefois que cela aille aussi loin parce que ce n'était pas comme si nous avions causé des dommages à l'entreprise.

Peut-être pourrais-je en parler à Carlisle? Il pourrait l'embaucher aux côtés de Jane et Alec mais je savais que cela n'allait pas se produire. Mon père ne pouvait pas lui offrir le poste de publiciste. La situation serait inappropriée pour nous car nous ne pouvions plus travailler ensemble maintenant que les gens étaient au courant de notre relation. Bella n'aurait plus aucune crédibilité. Pour être clair, sa carrière dans les relations publiques était ruinée.

Personne n'allait vouloir l'engager maintenant que les gens savaient avec qui elle sortait et Volturi Relations était l'une des plus grosses boîtes de la côte ouest. S'ils voulaient voter contre elle, ils pouvaient tout mettre en œuvre pour que Bella ne travaille plus jamais. De leur point de vue, elle les avait humiliés et elle avait profité de sa position, même si personne ne savait en quoi consistait notre relation. Ils pensaient tous qu'elle était une sorte de croqueuse de diamants ou qu'il s'agissait d'une passade. Jamais ils ne sauront qu'il était question de bien plus que cela.

Un léger coup à la porte se fit entendre et je courus l'ouvrir. Bella tenait des paquets de l'épicerie dans les bras et portait des lunettes de soleil.

"Hey, pourquoi tu as été faire des courses?" Je pris quelques paquets et lui donnai un rapide baiser.

"Et bien, d'une part parce que j'ai vu ce que tu avais chez toi et tu as besoin de courses, d'autre part parce que je me suis dit que nous allions rester toute la journée ici et donc nous avions besoin de faire des provisions." Elle ôta ses lunettes de soleil quand nous fûmes dans la cuisine et je lus de l'inquiétude dans son regard. Elle m'envoya un sourire triste et nous commençâmes à ranger les courses en silence.

"Et si tu allais t'asseoir? Je vais finir de ranger tout ça." Lui suggérai-je.

"C'est bon. J'ai besoin de m'occuper là." Dit-elle nerveusement. "Si je m'assieds je vais devenir folle." Elle secoua la tête.

"Comment ça s'est passé avant de venir jusqu'ici?"

"C'était le bordel. D'abord je me suis réveillée et j'ai découvert le message furieux d'Alec dans lequel il me disait que, en gros, j'étais stupide, puis je suis allée sur internet pour voir les photos. Ensuite Alice est venue chez moi pour emmener Will à l'école parce qu'elle a dit que j'allais avoir besoin de venir chez toi illico pour que nous puissions parler. Je suis donc partie et quand je suis arrivée près de chez toi, les photographes attendaient dans ta rue donc j'ai dû faire le tour du quartier pour tenter de les semer et je me suis retrouvée près d'une épicerie alors j'ai décidé de…" Bella était en train de trembler et elle parlait si vite que je la comprenais à peine.

"Hé." J'entourai son petit corps de mes bras et tentai de la calmer. "Tout va bien se passer."

"Comment peux-tu en être sûr? Je me sens si… humiliée." Sa voix se brisa.

"Je te promets que tout va se tasser d'ici quelques jours, plus personne ne va même se souvenir de cette histoire." Quand nous terminâmes de ranger les courses, je la conduisis dans le salon pour que nous nous asseyons. Je la mis dans le canapé et son corps se colla contre le mien.

"J'ai juste besoin de digérer tout ça. Ce n'est pas tous les jours que tu te vois dans tous les magazines du pays en train d'embrasser ton petit-ami avec la langue." Dit-elle en riant à moitié et elle essuya son visage. "Je vais m'en remettre."

"Tu es certaine que ça va?" Je la rapprochai de moi.

"Ouais. C'est juste tellement… surréaliste."

Nous restâmes silencieux durant une bonne heure, juste assis là tous les deux. Nous changeâmes de position de sorte que je me retrouvai allongé sur le canapé et son corps fut au-dessus du mien. Je caressai son dos de ma main et elle sembla se calmer considérablement après une heure. Coco nous rejoignit et vint s'installer confortablement entre nos corps dans le fond du canapé qui était heureusement assez grand pour nous trois.

"Est-ce que ta patronne t'a déjà appelée?" Lui demandai-je doucement.

"Non mais elle le fera. Ce n'est qu'une question de temps." Elle dessina des courbes imaginaires sur ma poitrine avec l'ongle de son index.

"Je suis tellement désolé. Je n'ai jamais voulu que cela se produise."

Elle pouffa simplement. "Ce n'est pas non plus comme si nous avions fait très attention, n'est-ce pas? J'ai juste été choquée de me réveiller ce matin et de voir mon visage partout. Je savais que cette situation pouvait arriver et j'y étais préparée."

"C'est vrai?"

"Ouais, on ne peut pas garder des secrets éternellement, surtout dans cette ville." Elle soupira profondément. "Il se peut que je perde mon travail mais au moins tu es toujours là, pas vrai?" Elle embrassa ma poitrine.

"Bien sûr." Je l'étreignis plus fort.

"Si tu romps avec moi, je pourrais te tuer. J'ai enduré trop d'horreurs pour laisser cette relation partir en fumée." Elle enfonça son doigt dans ma poitrine et je ris.

"Qu'est-ce que tu vas faire?" Lui demandai-je.

"Comme boulot? Je ne sais pas…"

"J'aimerais pouvoir t'aider. Je peux parler à Alec si tu le veux, et voir s'il peut te trouver un poste avec lui. Je suis persuadée que mon père t'engagera."

"Je ne pense pas que ni Alec ni Jane veuillent me parler à nouveau. Ils étaient tous les deux si furieux lorsqu'ils m'ont appelée quand j'étais à l'épicerie. J'ai cru que j'allais devoir m'acheter une nouvelle oreille."

"Qu'est-ce qu'ils t'ont dit?" Je caressai la tête de Coco.

Elle imita alors la voix glaciale de Jane. "Comment as-tu pu être aussi irresponsable? Nous t'avons tous dit de garder ça entre les draps mais il a fallu que tu fasses les choses à ta façon et maintenant nous avons tellement de choses à contrôler. Edward a un plan pour sa vie et tu es en train de le distraire de son travail. Et là, on doit prévoir une conférence de presse pour calmer cette tornade médiatique. Il est l'acteur le plus aimé de la planète et maintenant tout le monde pense que tu es une salope. Personne ne va te prendre au sérieux." Elle rit mais j'étais furieux.

Bordel, mais pour qui se prennent-ils? Ils travaillent pour nous, et non le contraire.

"Elle n'avait pas le droit de te parler de cette manière." Lui dis-je, les dents serrées.

"Calme-toi. Ils essayaient simplement de te protéger." Elle embrassa ma poitrine. "C'est leur travail de te protéger toi et ta carrière."

"Non, tu es ma publiciste donc c'est ton travail. En ce qui me concerne, ils peuvent tous les deux aller se faire foutre."

"Et bien, je n'ai vraisemblablement pas fait du bon boulot puisque nous nous sommes laissés aller au zoo."

"Ce n'était pas ta faute. Est-ce que… est-ce que tu regrettes notre relation?" Lui demandai-je, hésitant.

"Jamais je ne la regretterai." Elle bougea de sorte à se retrouver face à moi. "Tu as apporté tant de choses dans ma vie et je t'en remercierai tous les jours. Ceci, c'est… c'est juste un petit obstacle et on va le traverser. Je vais perdre mon travail et j'accepte cette idée. J'accepte aussi le fait que ma vie ne sera plus jamais la même mais tu en vaux la peine Edward." Elle caressa mon visage si doucement que ce fut comme s'il elle ne me toucha pas du tout.

J'embrassai ses lèvres tendrement."Merci de ne pas me quitter."

"Je ne pourrais pas te quitter." Me répondit-elle.

"Est-ce que tu as vu 'Brokeback Mountain'?" Je ricanai.

"Non, je ne l'ai jamais vu. Je n'ai pas vu de nouveau film depuis… des années." Elle soupira.

"Attends, quel a été ton dernier film?" Demandai-je, étonné. Je suis toujours étonné par le fait que les gens ne regardent pas au moins dix films par semaine. Peut-être parce que les films sont ma passion.

"Je ne sais pas. Des films de gamins? S'ils n'ont rien à voir avec des dessins animés alors je ne les connais pas. J'ai vu 'Titanic' donc ça doit compter dans le total, non?"

"Et bien c'est inacceptable." Je nous soulevai de notre position. "On doit t'éduquer cinématographiquement."

"Je parie que tu possèdes une liste qui pourrait encercler le monde." Elle rit.

"En effet m'dame, et nous allons regarder tous les films romantiques de ma collection."

"Est-ce que les hommes ne détestent pas les films romantiques? C'était le cas de Jacob." Dit-elle en haussant les épaules.

"Tu devrais savoir que je ne suis pas un homme ordinaire et je ne suis définitivement pas Jacob. Les films romantiques m'aident à parfaire mon jeu. Tu dois être tout à fait à vif quand tu tournes dans des films pareils." Lui répondis-je, sérieux.

"Je ne pense même pas avoir vu tes films romantiques." Réfléchit-elle. "J'ai entendu dire qu'ils étaient vraiment bons cela dit."

"Ouais mais ceux-là, on ne les regardera pas, c'est trop embarrassant." Je frémis.

"Mais… il doit y avoir des milliers de films romantiques que je n'ai pas vus. On ne pourrait pas tous les regarder."

"Bien sûr que si on le pourrait." Je pris sa main et la conduisis vers l'énorme meuble rempli de films que ma mère m'avait acheté quand je venais d'emménager dans la maison. Je l'ouvris et la mâchoire de Bella en tomba presque.

"Edward, tu n'es pas sérieux là?"

"Pourquoi pas? Nous n'avons rien de mieux à faire et je veux te les montrer. Tu as devant toi à peu près septante ans de cinéma à rattraper."

"Est-ce qu'on ne devrait pas commencer par le début?"

"Nous avons besoin d'un peu de distraction après cette journée." Par derrière,j'enroulai mes bras autour d'elle et posai ma tête sur son épaule. "Choisis-en un."

"Jusqu'où devrions-nous remonter? Il y en a tellement."

"Et si nous n'allions pas chronologiquement et que nous choisissions en fonction de ma liste personnelle?" Lui suggérai-je.

"Qu'est-ce que c'est celui-là?" Et bien sûr il avait fallu qu'elle prenne le seul film romantique que je n'adorais pas.

"C'est 'N'oublie jamais'. Il est assez cucul en fait. C'est un de ceux que je n'apprécie pas particulièrement."

"Ouais mais ce Ryan Gosling est une bombe. Regardons celui-là." Elle sautilla jusqu'au canapé et je grognai. "Arrête de te plaindre. Il a l'air bien."

"Est-ce que je prépare à manger pour nous?"

"Pourquoi pas? Je suis super excitée à l'idée de commencer notre marathon de films romantiques maintenant. J'ai besoin d'être éduquée, si c'est ce qui s'apprête à devenir ma nouvelle vie." Elle posa les pieds sur le canapé. "Finalement, laisse-moi préparer à manger."

Durant l'heure qui suivit, j'oubliai complètement qu'une tempête de merde se dirigeait vers nous et nous nous sentîmes comme un couple normal tout à fait relaxé. Je laissai mes mains sur son corps alors qu'elle voletait dans la cuisine en réchauffant sa lasagne, le poulet et même en me préparant une assiette de nachos que je voulais désespérément. Il n'était que neuf heures du matin mais nous nous en fichions.

"Edward, il faut que tu arrêtes d'essayer de retirer mon T-shirt. Je vais finir par brûler ça." Elle me frappa alors qu'elle tentait de mélanger la sauce au fromage.

"Je ne peux pas m'en empêcher." Lui murmurai-je à l'oreille.

"Tu vas me forcer à te démolir." Me prévint-elle.

"Fais de ton mieux, Madame Swan."

Elle éteignit la cuisinière et me poussa contre le plan de travail, pressant ses lèvres sur les miennes de manière animale et ma queue se tendit aussitôt. Elle se moula contre moi et sa poitrine rencontra la mienne lorsqu'elle se mit sur la pointe des pieds pour m'embrasser plus énergiquement.

"Est-ce qu'on ne devrait pas aller dans la chambre pour faire ça?" Bafouillai-je alors qu'elle essaya de mettre sa langue dans ma bouche.

"On n'ira pas aussi loin Edward. Je voulais juste de donner un bon baiser matinal. Nous devrions bientôt recevoir un appel pour notre comportement au zoo et je veux t'avoir rien que pour moi pendant un moment."

Je la soulevai, la déposai sur le plan de travail et m'assurai qu'elle sache à quel point je l'aimais. Quelques quinze minutes à couper le souffle plus tard, elle ne portait plus son T-shirt et ses seins se trouvaient dans mes mains mais ce fut la limite qu'elle nous imposa.

"Je suis sérieuse Edward. Nous ne pouvons pas en arriver là." Elle descendit du plan de travail et fit le tour de la cuisine pour mettre la main sur son T-shirt, que j'avais sans doute dû jeter dans une autre pièce.

"On a besoin de s'amuser." Grognai-je.

"Et bien, c'est ce pour quoi les films sont là. Arrête de tenter de me séduire." Elle me donna un baiser rapide, remit son T-shirt et partit déposer la nourriture dans le salon.

"Pourquoi est-ce que tu ne mets pas le film en route?" Lui dis-je alors que je la suivis.

"Je ne sais pas comment fonctionne ton stupide appareil Blu-ray." Elle s'assit sur le canapé et commença à manger des nachos dans mon assiette.

"C'est simplement un lecteur DVD." Dis-je en haussant les épaules, et j'insérai le film dans l'appareil.

"Avec ma chance, j'aurais abîmé ce truc et comme je n'ai plus de travail maintenant, je n'aurais pas été en position de pouvoir en acheter un autre."

"Au fait, qu'est-ce que tu vas faire par rapport à ça?" Lui demandai-je douloureusement alors que je mis le film en marche et partis m'asseoir à côté d'elle dans le canapé.

"Je ne sais pas. Désormais, cela m'étonnerait que quelqu'un m'engage pour faire de la publicité. Je pourrais peut-être travailler chez Burger King." Dit-elle en riant et elle posa sa tête sur mon épaule alors que nous continuâmes à manger notre casse-croûte.

"Tu es une petite marrante toi." J'embrassai son front.

"Il faudra peut-être que j'emménage ici, avec toi, et devenir ta prostituée. Tu peux me payer pour la manière incroyable dont je fais l'amour."

"Ce n'est pas une si mauvaise idée." Je rigolai et elle frappa ma poitrine.

"Allez, regarde le film et explique-le moi en même temps."

Le film 'N'oublie jamais' était l'un de ces films si romantiques qu'il me dégoutait presque, mais je devais quand même admettre que le jeu était suffisamment bon pour continuer à m'intéresser. J'expliquai à Bella la relation entre Noah et Allie lorsqu'elle me le demanda et comme il s'agissait du film préféré d'Alice, je le connaissais presque par cœur.

"Je pense que ton téléphone sonne." Dis-je à Bella alors que le film en était déjà à la moitié.

"Je m'apprêtais à te dire la même chose." Elle rit et vérifia l'appelant.

"Qui t'appelle?" Lui demandai-je.

"Ma mère, et toi?"

"Pareil."

Nous roulâmes tous les deux des yeux et la journée débuta réellement.

Esmée s'en prit à moi en me disant que j'aurais dû être plus responsable de notre situation. Je partis rapidement dans mon bureau pendant que ma mère me couvrit de honte.

"Renée et moi avons discuté et nous pensons que ce n'était vraiment pas une attitude très intelligente de votre part. Ce n'était pas la meilleure manière d'annoncer que vous êtes en couple." Même de l'autre côté du téléphone, elle me faisait me sentir comme un moins que rien.

"Je sais maman. Ce n'était pas l'idéal mais je pense que notre relation peut fonctionner."

"Pauvre Bella. Comment as-tu pu faire ça Edward? Alec et Jane sont devenus complètement fous, à juste titre, et ton père n'est pas content de toi non plus. Ta petite exhibition était très inappropriée."

"Concernant Jane et Alec, je n'ai pas aimé la façon dont ils ont parlé à Bella ce matin. Je ne vois pas très bien quel était le but ici, à part le travail de Bella."

"Ils sont juste inquiets pour ton image mon coeur, mais j'en discuterai avec eux. Je sais à quel point Bella compte pour toi et il ne s'agit que d'un petit obstacle."

"Tu as raison mais je me sens si mal. J'ai ruiné sa chance de faire carrière et maintenant, toute sa vie va être différente."

"Est-ce que vous en avez discuté tous les deux?"

"Brièvement mais nous ne sommes pas encore entrés dans le vif du sujet. Je ne sais pas ce qu'elle compte faire."

"Je suis persuadée que tout va bien se dérouler. Elle t'aime et tu l'aimes donc essayez simplement de garder une vie aussi normale que possible pour vous et les enfants."

Je mis fin à l'appel avec ma mère et je retournai dans le salon où je retrouvai Bella sur le canapé, en train de regarder le film.

"Comment s'est passé ton appel?" Lui demandai-je alors que je m'assis à côté d'elle.

"Renée s'est montrée incroyablement douce avec moi mais je pense que c'est uniquement parce qu'elle t'apprécie." Elle donna un petit coup de coude dans mon épaule. "Elle l'a quand même dit à Charlie et lui, par contre, a été plus… percutant? Je pense que c'est le terme adéquat."

"Charlie comme… Charlie ton père?" Je pouvais déjà sentir mon sang quitter mon visage. Qui ne serait pas effrayé par le père, chef de police et détenteur d'une arme, de sa petite-amie?

"Ouais, il a dit qu'il avait besoin de rencontrer l'homme qui profanait sa fille." Elle rit.

"Est-ce… est-ce que tu es sérieuse?"

"Ouais. Il a déjà réservé les billets d'avion pour Thanksgiving donc… je suppose que ça coïncide avec ses plans." Elle releva la tête.

"Donc si je comprends bien, je vais rencontrer le Chef à Thanksgiving? Est-ce qu'il existe un quelconque moyen pour que j'évite ça?"

"Pas depuis qu'il sait qui tu es. Il est capable de passer par ici et de commencer à tirer. Il vaut mieux que tu acceptes l'idée." Elle grimpa sur mes genoux et se pencha en arrière sur le canapé. "Mais je te promets de te protéger."

"Qu'est-ce que je devrais savoir?"

"Il est juste très protecteur envers moi depuis…"

"Jacob?" Supposai-je et elle acquiesça. "Je peux le comprendre."

"Est-ce que tu es nerveux à ce point? Il nous reste encore un mois avant d'y être." Elle gloussa.

"Ce n'est pas marrant Bella. Je n'ai jamais été très bon avec les parents. Je peux jouer devant des dizaines de milliers de personnes mais les pères me foutent les jetons."

"Ouah, tu as vraiment de gros problèmes Edward. Mon père m'a dit de vérifier des antécédents psychologiques." Elle rigola.

"Je ne veux pas tout foutre en l'air. J'ai besoin qu'il m'apprécie." Je lui donnai des doux baisers aux endroits où j'avais accès.

"Il t'aimera. Comment s'est passé ton appel?"

"Ma mère n'a pas trop aimé non plus notre façon de rendre publique notre relation mais elle est compréhensive. Elle est passée par là aussi de toute façon."

"Alors… je suppose que cela signifie que nous sommes tranquilles?" Dit-elle, hésitante.

"Nous sommes loin d'être quitte. Ta vie ne sera plus jamais la même. Est-ce que tu es certaine d'être prête pour ça?"

Elle prit le temps de réfléchir durant une minute avant de capturer mes lèvres entre les siennes.

"Si j'ai droit à cela tous les jours, alors tout ira bien."


Alooors, que pensez-vous pensez de cette petite conversation entre eux?

Je me demande d'où vont venir les premiers ennuis maintenant que leur relation a été révélée au grand jour.
Jacob? Volturi Relations? Les parents?

Je ferai de mon mieux pour vous traduire la suite aussi vite que possible. Promesses promesses... il va vraiment falloir que je travaille sur cet aspect! -'

Bonne journée à tous et à bientôt sur le prochain chapitre!

Valoupili