Bonjour tout le monde!

Après trois petites semaines, me revoilà avec le chapitre sur le fameux voyage de notre couple favori à Santa Barbara! :)

Oh, et je tenais à vous dire un tout tout grand merci! Vous avez littéralement explosé mon compte de reviews puisque j'en suis maintenant à plus de 300… c'est juste diiiiingue! :D

Un merci particulier à Laurie, lectrice anonyme! Tu n'étais pas obligée de commenter tous les chapitres mais je t'en remercie, tu m'as fait atteindre un peu plus vite ce nouveau palier et je n'en reviens toujours pas!

Je suis vraiment contente que l'histoire vous transporte tout comme moi. Je prends un réel plaisir à la traduire, même si je mets sans doute plus de temps que certaines habituées tout aussi incroyables!

Bref, merci infiniment et c'est parti pour le chapitre 20 (!) assez sympa même si… non, vous le découvrirez bien assez vite! ;)

Ah, au fait, je pars en vacances dès demain et ce durant deux bonnes semaines. J'espère que les vôtres se passent bien et que vous profitez de ce soleil... Il est ENFIN revenu chez moi hier après plus d'une semaine de grisaille et de pluie!

Je vous souhaite à tous une très bonne lecture et bon voyage dans la tête d'Edward! ;)

Bisous, et prenez bien soin de vous.

ValouPili


Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!


APPELS TÉLÉPHONIQUES FACE À LA PLAGE

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Point de vue d'Edward
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Je sortis de l'allée et m'assurai que la porte se ferme derrière moi avant que nous quittions Los Angeles.

J'avais vraiment besoin de partir parce que ma foutue tête était sur le point d'exploser.

Los Angeles était vraiment ce genre de ville à vous rendre fou et j'avais toujours vécu là mais aujourd'hui, j'étais sérieusement en train d'envisager de déménager parce que c'était trop. Avec Irina, Je n'avais jamais eu besoin de gérer une telle situation et je n'avais jamais su pourquoi. La plupart du temps, les paparazzis ne se souciaient que de moi et maintenant, tout était différent. Bella était pourchassée comme un lapin et je me sentais vraiment désolé pour elle. Je n'avais jamais voulu que les choses se passent de cette façon pour elle et si j'avais su que sa vie allait changer de manière aussi drastique, je serais resté loin d'elle.

J'aurais sacrifié mon bonheur pour qu'elle continue à vivre une vie normale. Elle m'avait dit se moquer des photographes ou ne pas se soucier de se retrouver sur la première page des magazines mais cela restait tout de même difficile à gérer. Même si elle y parvenait plutôt bien, je me faisais du souci pour elle et Will. Ils n'avaient jamais été dans une situation semblable auparavant et je voulais qu'ils soient tous les deux en sécurité.

J'étais toujours nerveux lorsque Bella ou les enfants étaient loin de moi parce que mon cerveau se mettait à penser aux pires choses qui puissent leur arriver. La mort d'Irina m'avait laissé un goût très amer en bouche et je ne comptais laisser personne d'autre mettre enlevé si ma vie en dépendait, et c'était le cas puisque Bella et Will occupaient une place importante dans ma vie. Je considérais même Will comme mon propre enfant et j'espérais qu'un jour, il ressentirait la même chose.

Bella et moi n'avions pas encore eu la fameuse conversation "où est-ce que cette relation nous mène" mais je prévoyais de l'épouser. Je pouvais le sentir mais je ne savais pas encore quand je comptais lui demander parce que cela n'allait pas arriver dans l'immédiat. Je voulais tout de même qu'elle sache à quel point elle comptait à mes yeux. Je lui avais déjà dit une fois mais cette fois-ci, je le pensais vraiment. Plus jamais je ne voulais être séparé de Bella, c'était comme si elle était attachée à mon corps et qu'il me serait impossible de vivre si elle m'était enlevée.

Je regardai dans le rétroviseur et vis mes trois enfants dormir à l'arrière. Ils étaient tous à moi, que mon ADN coule ou non dans leurs veines. Will l'était parce qu'il avait besoin d'un père et Jacob ne faisait que des conneries pour aider son fils. Il n'avait plus appelé depuis la mi-septembre et nous allions bientôt être en novembre, j'allais donc devoir passer à la vitesse supérieure. Bien que je ne m'en souciais pas puisque je le considérais de toute façon comme mon fils. Je l'aimais autant que j'aimais Bella et rien n'allait changer ça.

Je n'avais pas su quoi répondre l'autre jour, quand Jacob avait dit à Bella que Will ne pouvait pas venir à Chicago pour Noël. Will n'avait pas semblé être bouleversé au début mais je l'avais retrouvé dans la salle de bain en train de pleurer avant que je ne mette les garçons au lit. Il m'avait demandé si son père l'aimait et je lui avais répondu que oui parce que quel père n'aimerait pas son fils? Au fil des jours, j'avais vraiment commencé à me demander si Jacob aimait Will parce qu'il ne téléphonait jamais, n'envoyait pas d'e-mails,… pas un seul signe qui indiquait qu'il était un tant soit peu intéressé par son fils.

C'était un individu ignoble à mes yeux et je faisais mon possible pour que Will se sente aimé mais je savais très bien que personne ne pouvait remplacer son vrai père qui s'éloignait de lui petit à petit.

"Edward, ce n'est pas la bonne direction." Dit Bella alors que je quittai la rampe de l'autoroute.

"Je suis au courant, je dois m'arrêter pour prendre de l'essence." Ricanai-je.

Elle était tellement inquiète que j'aie prévu une escape aussi impulsive jusque Santa Barbara, mais nous en avions besoin.

"Est-ce que nous ne pourrions pas simplement aller dans un hôtel à Los Angeles?"

"Non, il faut sortir de temps en temps et je voulais me rendre sur une vraie plage. Non pas sur cette merde rocheuse à Los Angeles."

"Tu ne crois pas que nous aurions dû avertir quelqu'un?"

"J'appellerai ma mère quand nous arriverons. Ne t'inquiète pas." Je pris sa main et emmêlai nos doigts, mon geste d'amour préféré.

"Espérons que personne ne nous suive."

"Tout ira bien pendant un jour et demi jusqu'à ce que les vautours descendent. Le temps qu'ils se rendent compte de l'endroit où nous sommes, notre weekend sera terminé." Dis-je en haussant les épaules.

"Vous pensez vraiment à tout, n'est-ce pas Monsieur Cullen?" Elle leva nos mains et embrassa le dos de la mienne.

"Bien sûr, je voulais que nous passions de bonnes vacances."

Je conduisis au travers des routes désertes d'une ville perdue durant une vingtaine de minutes, hors de la ville, avant de m'arrêter pour prendre de l'essence. Je garai la voiture sur la place illuminée en face de la pompe et je descendis. J'insérai ma carte de crédit et commençai à remplir ma féroce voiture que nous conduisions jusqu'à la plage. Les chiens n'eurent visiblement pas besoin de sortir puisqu'ils avaient été uriner avant de partir. Je m'appuyai contre la voiture en attendant que le réservoir se remplisse.

Lorsque ce fut fait, je remis le bec dans son emplacement puis ouvris la portière. "Je vais aller dans la supérette prendre de quoi manger. Vous voulez quelque chose?" Demandai-je en prenant ma casquette de baseball sur le siège.

"Non, c'est bon." Me répondit-elle et elle se remit contre la portière pour continuer à lire son livre.

J'entrai dans la station d'essence et gardai ma tête baissée en cherchant dans les rayons quelque chose à manger. Je pris des Twizzlers (voir remarque 1) pour Bella parce que c'était ses bonbons préférés mais jamais elle ne m'aurait demandé d'en prendre pour elle.

Je ne comprenais pas pourquoi mais elle n'acceptait absolument rien de ma part, sauf nos rendez-vous. Je savais qu'elle voulait être une femme indépendante mais elle avait besoin de se calmer un peu et de me laisser prendre les rênes. J'avais bien assez d'argent pour prendre soin d'elle et des enfants sans même avoir à faire un trou dans mes finances. Même si je n'étais pas acteur et que je gagnais mon propre argent, mes grands-parents avaient mis un fonds fiduciaire à la disposition de tous les enfants Cullen. Je n'y avais jamais touché jusqu'à présent et il était toujours là.

J'étais plus que disposé à prendre soin d'elle pour le reste de sa vie mais je savais qu'il me faudrait beaucoup de temps pour la convaincre de me laisser faire et je ne pouvais même pas évoquer le sujet avant que nous ne soyons mariés. A ce moment-là, Bella serait obligée de prendre mon argent parce qu'il serait légalement à elle.

J'étais frustré qu'elle ne veuille pas que je prenne soin d'elle mais je savais très bien d'où elle venait. Elle ne voulait pas que les gens pensent qu'elle était intéressée par l'argent. Son image était importante, d'autant plus maintenant que les gens savaient qui elle était. Les blogueurs en auraient tous après elle, les paparazzis ne partiraient jamais et les magazines seraient encore davantage prolifiques avec les années.

Quand j'eus trouvé ce que je voulais, c'est-à-dire des chips, des bonbons et des sodas, tout ce dont j'avais besoin pour rester éveillé, je marchai jusqu'au comptoir et déposai tout.

"Comment allez-vous Monsieur?" Demanda la dame. Elle était plus âgée donc je ne savais pas si elle me connaissait mais je gardai la tête baissée.

"Bien et vous?" Lui répondis-je et je sortis mon portefeuilles.

"Bien! Que faites-vous donc debout à cette heure-ci? Il n'est que trois heures du matin."

"Je sais mais j'emmène ma famille à la plage pour le weekend."

"C'est toujours sympa. Apparemment, on prévoit de grosses vagues pour le surf. Vous devriez essayer."

"Peut-être que je le ferai. Merci."

Je payai mes achats et retournai à la voiture où tout le monde dormait sauf Bella qui était presque sur le point de terminer "Les Haust de Hurlevent" pour la millième fois. Je montai dans la voiture et la démarrai après avoir donné les Twizzlers et l'eau à Bella.

"Comment est-ce que tu as su?" Me demanda-t-elle et elle mâcha son bonbon.

"Je peux lire dans tes pensées." Plaisantai-je.

"Je t'avais dit de ne rien me prendre."

"Tu as besoin de sucre pour rester éveillée et me garder éveillé."

Le reste de la route jusqu'à Santa Barbara se résuma à Bella et moi en train de faire les idiots. Elle était si excitée à propos de la perspective de ce weekend après tout ce qu'elle venait d'endurer, et je lui avais parlé de tout ce que nous pourrions faire à la plage avec les enfants. Je me rendais à Santa Barbara depuis mes cinq ans et je connaissais donc la ville comme ma poche. Je voulais que notre escapade ressemble à des vacances en famille, pas juste des vacances entre Bella et Edward. Nous avions besoin de passer du temps tous ensemble parce que je les avais un peu abandonnés depuis que j'avais commencé le tournage de "Disculpé".

Le film me retournait complètement parce que tout était très émotionnel et je devais faire ressortir le meilleur de moi-même pour tourner une bonne scène. Le réalisateur était un perfectionniste, pire que mon père, ce qui ne facilitait pas les choses. Nous pouvions passer une journée entière sur une prise de trois minutes qui aurait dû être tournée en une heure. A ce rythme, le film ne serait pas achevé avant un an et nous allions sans doute par la suite filmer à nouveaux certaines scènes, ce qui allait clairement me foutre en l'air.

J'aimais le film mais je devais apprendre à gérer le sujet une nouvelle fois dans ma vie. Le personnage principal était un soldat à la retraite, blessé au Vietnam, qui retournait dans une maison qui n'était plus la même et il devait apprendre à se réadapter. C'était une personne amère, grossière, alcoolique et qui avait de nombreux problèmes mentaux qu'il devait régler. Durant une grande partie du film, il menait une vie de reclus et il souffrait d'une profonde dépression.

Le genre d'interprétation pour lequel j'étais connu et que j'avais appris avec mon père était la méthode de Stanislavski (voir remarque 2). Pour faire simple, je me plonge dans le personnage et je deviens cette personne durant le tournage du film. J'avais connu des jours meilleurs où je laissais mon personnage derrière moi lorsque la journée se terminait mais dans le cas présent, il laissait des traces sur mon corps et dans mon esprit.

Le personnage qui s'appelait simplement Bug dans le film, était extrêmement déprimé et j'avais mal de devoir ressentir à nouveaux ces émotions endurées à la mort d'Irina. Je ne voulais plus jamais revenir sur ses sentiments mais je devais les faire sortir pour faire une bonne performance.

"Tu veux t'essayer au surf ce weekend?" Lui demandai-je alors que nous nous approchâmes de Santa Barbara. Nous avions encore une bonne demi-heure de route à faire mais je pouvais déjà sentir mon corps commencer à se détendre.

"Edward, si jamais je me retrouve sur une planche de surf, tu pourrais tout aussi bien me tuer. Je finirais morte de toute façon."

"Tu es gracieuse quand tu le veux." Ricanai-je.

"Est-ce que tu te moques de moi? Tu sais que je n'aime pas être aussi maladroite."

"Je suis désolé mais c'est amusant parfois. J'adorerais te voir sur une planche de surf."

"Je pourrais peut-être essayer sur une planche plus courte, comme une bodyboard ou quelque chose dans le style."

"Tu es en Californie bébé. On n'utilise pas de petites planches ici. Tu vois les choses en grand ou tu retournes chez toi." Ris-je.

"Ou tu finis à l'hôpital. Je ne veux pas me retrouver avec une clavicule casée ou autre."

"Je ne te laisserai pas tomber." Je pris de nouveau sa main.

Elle se retourna pour regarder les enfants à l'arrière. "Ils sont tous crevés."

"Je sais. Tu crois qu'ils vont être en colère d'avoir été réveillés si tôt?"

"Pas quand ils sauront où nous allons. Au fait, je veux rembourser la moitié de nos vacances." Dit-elle sévèrement.

"Bella, tu es vraiment en train de m'insulter là."

"Je ne veux pas que tu aies à payer pour Will et moi."

"Pourquoi? Pourquoi est-ce que tu es toujours aussi tatillonne sur les choses que je paie?" Nous ne parlions pas fort pour ne pas réveiller les enfants.

"Parce que j'ai l'impression que je te dois quelque chose si tu m'achètes des choses et je n'ai rien à t'offrir en retour."

"Tu n'as pas à le faire. Je ne veux rien que ce que tu m'as déjà donné donc pourquoi es-tu si menaçante quand il s'agit de te payer quelque chose ou de t'offrir de l'argent?"

"Je ne sais pas." Grogna-t-elle.

"Nous savons tous les deux où se situe le problème." Soupirai-je.

"Jacob?"

"Jacob." Lui confirmai-je.

"Oui, je n'ai pas très envie de parler de lui pour le moment."

"Est-ce qu'il continue à t'appeler?"

"Oui, et j'ai dû enregistrer le dernier message parce qu'il était vraiment méchant." Elle frémit et je tins fermement sa main.

Cet enfoiré n'avait pas cessé de l'appeler de la semaine à propos de choses stupides qui ne le concernaient pas vraiment. Il était égoïste et j'avais eu envie de le lui dire à plusieurs reprises mais Bella n'avait pas voulu que je lui parle. Elle ne désirait pas créer de problèmes, comme elle l'avait formulé, mais j'aurais certaines choses à dire à Jacob dès que j'en aurais l'occasion. Tout d'abord sur la manière dont il s'adressait à Bella. Je n'aimais pas du tout le fait qu'il lui foute la peur de sa vie et je ne comptais pas le laisser plus longtemps agir de cette manière.

"Laisse-moi juste du temps pour m'habituer à tout ceci. Je n'ai pas l'habitude d'avoir tout ce que je veux alors ça va me prendre un petit peu de temps." Elle passa la main dans ses cheveux et roula des yeux.

"Très bien mais c'est moi qui paie ce voyage. Nous parlerons argent quand nous serons de retour à la maison." Grognai-je.

"Maison" comme dans notre maison puisque Will et elle vivaient presque avec moi. Je n'aurais pas pu rêver mieux. Je leur avais interdit de retourner chez eux parce que les paparazzis étaient sans doute en train de camper devant leur porte. Au moins, chez moi, ils étaient protégés par le portail et les policiers avaient pris l'habitude de faire quitter les lieux aux photographes à peu près toutes les heures. J'aimais avoir Will et Bella à la maison et j'avais l'impression que nous étions une vraie famille.

"Regarde, le soleil est presque levé." Bella pointa le doigt en face de nous alors que je pris la dernière sortie de l'autoroute vers Santa Barbara.

"Je voulais essayer d'arriver là-bas et qu'on puisse le voir se lever sur la plage mais je suppose qu'on devra le regarder de l'intérieur de la voiture."

Le soleil mit quatre minutes pour faire sa première apparition. Le ciel violet de la nuit fut rapidement chargé de brillants rayons orangés et rosés qui donnèrent l'impression de sortir de l'océan.

"Ouah, je devrais peut-être réveiller les enfants." Dit Bella, stupéfaite.

"On assistera encore au spectacle demain matin."

"Je ne me souviens pas avoir jamais vu le soleil quand il se lève." Elle l'observa alors qu'il montait lentement dans le ciel. Nous étions presque arrivés à l'hôtel mais je ralentis légèrement pour qu'elle puisse mieux voir le lever du jour.

Je m'arrêtai en face du bâtiment principal et nous enregistrai rapidement. Lorsqu'ils découvrirent qui j'étais, ils commencèrent vite à faire les lèche-bottes. J'en tirai bien sûr avantage et je réussis à nous obtenir une suite. Trois minutes me suffirent pour confirmer notre réservation. Ils essayèrent de me convaincre de rester un peu plus longtemps mais j'allais déjà avoir assez de problèmes; j'allais être en retard lundi au travail donc je ne voulais pas exagérer.

"Est-ce tout est ok?" Demanda Bella alors que je remontai dans la voiture et allumai le moteur.

"Ouais. Deux jours sans interruption et le personnel nous a promis d'être muet comme une tombe, même si je suis persuadé que quelqu'un va l'ouvrir et divulguer quelque chose." C'était toujours ainsi que les choses se passaient. Peu importait mon comportement spontané, les paparazzis me suivaient sans arrêt.

Le Bacara Resort ressemblait à un petit village méditerranéen, avec ses appartements privés et ses maisons qui pouvaient héberger jusqu'à vingt personnes si nécessaire. J'avais réservé une villa avec trois chambres qui allait nous convenir à merveille. Tout l'hôtel s'étendait sur plus de septante-huit ares, niché entre l'océan Pacifique et les monts Santa Ynez. L'incroyable beauté naturelle des lieux offrait une vue à couper le souffle à partir de chaque chambre. La sérénité du paysage côtier se retrouvait dans l'utilisation de matériaux rustiques et naturels et de tons subtils dans tout l'hôtel. C'était l'endroit rêvé pour aller prendre l'air durant un week-end.

"Combien est-ce que cela coûte?" Demanda Bella alors que je m'arrêtai devant l'emplacement privé qui était le nôtre.

"Est-ce que c'est important? Ce n'est pas comme si tu allais payer pour tout ça." Ricanai-je.

"Peu importe. Comment allons-nous nous y prendre?" Elle pointa du doigt les enfants et les chiens à l'arrière qui semblèrent comprendre qu'il était temps de descendre.

"Je les porte à l'intérieur et tu te charges de faire sortir les chiens." Lui suggérai-je et elle acquiesça.

Je sortis de la voiture et partis ouvrir la porte de la maison où nous comptions séjourner. Elle était dans un style architectural espagnol avec un toit en tuiles rouges et une façade blanc lavé. Elle ne comportait qu'un seul étage puisqu'il n'y avait que trois chambres mais elle était assez grande pour nous. Nous étions juste au bord de l'océan et j'avais hâte d'aller me baigner plus tard dans la journée.

J'ouvris la porte puis retournai à la voiture pour prendre Dani et la porter à l'intérieur de la maison. Je l'amenai dans la chambre située à l'arrière et la déposai sur le lit qui serait le sien durant les deux prochains jours. Je repartis dehors et en chemin, je vis Bella en train d'essayer de forcer les chiens à entrer dans la salle de bain. Je portai enfin Will puis Démétri dans la chambre qu'ils partageraient et les déposai tous les deux sur leur lit.

Notre suite était bien plus grande vue de l'intérieur que ce que je n'aurais pensé vu de l'extérieur. Il y avait un étage ouvert qui donnait l'impression d'être dans un loft urbain. Elle était située sur le bord de mer et la vue sur l'océan était maximisée à travers la suite qui proposait trois chambres, chacune d'elles avec un lit king size et une salle de bain complète. La grande salle de séjour comportait des fenêtres qui allaient du sol au plafond, des sièges chers, une salle à manger pour huit personnes, un garde-manger avec des appareils électroniques de la marque Viking, deux foyers et une terrasse extérieure qui l'entourait.

Ça fait du bien en ce moment d'être Edward Cullen.

Après en avoir fini avec les enfants, je repartis à la voiture pour prendre nos affaires et je constatai que Bella avait presque terminé de s'occuper des chiens.

"Est-ce que tu es fatigué? Me demanda-t-elle alors qu'elle les tenait par leurs laisses.

"Pas vraiment mais je pourrais dormir quelques heures. Pourquoi? Tu l'es?"

Elle haussa les épaules. "Non, je me demandais juste si tu avais envie de faire quelque chose d'un peu amusant pendant que les enfants dorment encore."

"Qu'est-ce que tu as en tête?" Demandai-je, en espérant que nous pensions à la même chose.

"Et si tu venais par ici le découvrir?" Elle entra en courant avec les chiens et je me dépêchai à décharger la voiture.

Cinq minutes plus tard, nous nous retrouvâmes sur notre lit, le souffle saccadé alors que nos baisers devenaient de plus en plus endiablés.

Je lui enlevai son soutien-gorge, peu soucieux de le déchirer ou non mais fort heureusement, mes mains travaillaient sans retenue. Les seins de Bella me tentaient, attendaient ma bouche pour attaquer sa poitrine et je craquai presque.

J'embrassai doucement mais surement ses lèvres, glissai ma langue dans sa bouche puis massai la sienne avec la mienne. Elle gémit et le bruit ne fit que m'encourager. Ses mains qui couraient dans mon dos étaient incroyables, ses ongles éraflant ma peau. Je déplaçai rapidement mes lèvres jusqu'à son cou et j'aspirai la zone juste en dessous de son oreille, ce qui la rendit folle. Je continuai mon voyage et atteignis sa clavicule, la léchant juste au-dessus de sa poitrine.

"Oh Edward…" Elle se cambra et je sus que j'avais le dessus.

"Attends un peu bébé…" Lui dis-je pour la provoquer et je plongeai dans l'arène.

Je commençai à embrasser son sein droit et je n'aurais sans doute pas été capable de m'arrêter même si quelqu'un me disait que la maison était en feu.

Je ne pus m'empêcher de saisir le bout de son sein dans ma bouche pour le sucer. J'appuyai dessus avec ma langue et Bella gémit tout haut. Ses mains s'emmêlèrent dans mes cheveux et ses ongles creusèrent presque des trous dans mon cuir chevelu. Elle se laissa aller l'espace d'un instant et j'en profitai pour accorder la même attention à son sein gauche.

Je descendis du lit d'une manière presque désespérée alors que j'essayai de retirer tous mes vêtements.

"Vérifie que la porte est fermée." Haleta-t-elle alors qu'elle était couchée sur le lit avec rien d'autre sur elle que son sous-vêtement. Je n'étais presque plus capable de bouger mais j'y parvins car je devais m'assurer que les yeux des enfants soient saufs.

Lorsque je ne portai plus que mon boxer, je repartis à la tâche pour donner du plaisir à Bella. Je me penchai, attrapai sa culotte avec mes dents et la descendis d'une manière tentante jusqu'à ses genoux pour qu'elle sente le coton sur ses jambes soyeuses. Je la lui enlevai finalement avec mes doigts. Mon attention se reporta rapidement entre ses jambes et je la vis écartée pour moi, attendant mes lèvres sur son centre. Elle était ruisselante d'excitation et je pus sentir son désir sucré dont l'odeur remplissait la pièce.

"Bella, tu es foutrement mouillée…" Je caressai son entrée de mon index et je la fis cambrer si fort que son dos réussit presque à former un angle de nonante degrés.

"Juste pour toi Edward…"

Je me rapprochai et fis courir ma langue entre ses plis, les aspirant avant d'atteindre son clitoris si sensible.

"Edward! Bordel… ta langue… continue comme ça." Me dit-elle et ses mains partirent à nouveau dans mes cheveux.

J'atteignis son clitoris et l'aspirai entre mes lèvres. Bella gémit d'une voix forte alors que ses hanches remontèrent. J'appuyai sur son clitoris avec ma langue et l'aspirai à nouveau dans ma bouche en le mordillant, obtenant des sons plus sexy encore et des doigts dans mes cheveux de la part de Bella. Je caressai ses cuisses puis amenai mes doigts à son centre avant d'enfoncer mon index et mon majeur dans son sexe.

"Oh…" Lâcha-t-elle en tremblant à cause des sensations et je me sentis fière de la faire se sentir ainsi sans même avoir réellement commencé.

Elle était tellement humide et je mourrais d'envie de plonger ma langue en elle mais j'essayais de faire durer son plaisir.

Tant pis, rien à foutre.

Je me penchai, retirai mes doigts sous les protestations de Bella mais les sons qu'elle produisait s'accentuèrent à nouveau lorsque ma langue plongea dans son centre.

J'adoptai un rythme rapide, en faisant des allées et venues, au fur et à mesure que j'entendis sa respiration devenir plus élaborée et vis son corps se tordre sous le plaisir. Je savais qu'elle allait bientôt jouir.

"Laisse-toi aller Bella." Lui murmurai-je et cela lui fut suffisant.

Elle jouit dans ma bouche et j'acceptai tout ce qu'elle eut à m'offrir. Je la léchai jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien puis me remis sur mes genoux.

Son souffle revint doucement à la normale alors que j'observai sa poitrine monter et descendre. Ses jambes étaient toujours écartées comme si elle en attendait encore davantage et j'eus un énorme sourire sur le visage en la voyant revenir de son orgasme.

"Comment c'était?" Lui demandai-je, content de moi.

Elle se contenta d'acquiescer. Je caressai son entrée et elle se mit à trembler. Ses yeux roulèrent dans leurs orbites et quand elle mordilla sa lèvre inférieure, je devins fou.

Je fis courir mon index entre ses plis et je la sentis à nouveau toute humide.

Je flottai au-dessus de son corps au moment où elle ouvrit les yeux puis j'amenai mon sexe juste devant l'entrée serrée de son sexe. Elle se retint tout juste de crier, elle avait dû se rappeler qu'il y avait des enfants dans la maison et que nous devions rester silencieux.

"Merde Edward…"

"Putain…" Je soufflai durement contre son cou alors que son corps et le mien adoptaient le même rythme.

Je poussai en elle toujours plus fort puis je décidai de m'asseoir et de poser une de ses jambes sur mon épaule pour obtenir un tout nouvel angle. Sous moi, Bella se tortillait et empoignait les draps comme si sa vie en dépendait. Je rejetai ma tête en arrière en la sentant ainsi enroulée autour de ma queue.

J'entrai et sortis d'elle énergiquement en utilisant la tête de lit pour me stabiliser. Je pouvais sentir Bella se serrer autour de moi et sa délivrance n'allait pas tarder.

"C'est ça bébé…" Dis-je, à bout de souffle.

Après quelques poussées supplémentaires, l'orgasme de Bella secoua son corps. Je fus surpris de n'entendre aucun son provenir d'elle et lorsque je la regardai, elle ressemblait à une personne morte.

Je viens littéralement d'aspirer la vie d'Isabella Marie Swan!

Son orgasme provoqua le mien et ma queue envoya des jets de sperme dans son corps.

Je m'écroulai au-dessus d'elle et nous restâmes couchés ainsi pendant dix bonnes minutes avant que je retrouve l'énergie nécessaire pour bouger.

"Je pense que tu m'as tuée." Dit Bella en prenant la parole en premier.

"Je me disais justement ça dans la tête." Ricanai-je et je roulai sur le côté.

Elle posa sa tête sur ma poitrine et nos respirations reprirent un rythme normal alors que nos paupières commencèrent à se fermer.

Je ne réussis à dormir que quatre heures car un Will très curieux vint frapper à notre porte pour nous demander où nous étions et pourquoi la plage semblait aussi proche.

"Est-ce que nous avons déménagé?" Nous demanda-t-il, perplexe, lorsque j'ouvris la porte après avoir enfilé quelques vêtements. "Si c'est ça, je crois qu'on doit retourner parce qu'aucun de mes jouets et vêtements n'est là. Comment est-ce que tu as pu les oublier Edward?"

"Non nous n'avons pas déménagé, nous passons juste quelques jours en vacances."

"Oh, quelques jours en vacances!" Cria-t-il alors qu'il partit en courant dans la chambre qu'il partageait avec Démétri.

Je retournai dans le lit où Bella était réveillée mais toujours enroulée dans nos draps. Je l'embrassai pour lui dire bonjour.

"Qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui?" Me demanda-t-elle.

"Tout ce que tu veux." Lui répondis-je.

"Mais je ne sais pas quoi faire ici."

"Et si nous commencions notre journée par un petit-déjeuner puis nous irions nager ou quelque chose de simple."

"En connaissant les garçons, ils voudront aller gravir des falaises ou quelque chose dans le genre." Elle roula des yeux.

"Cette idée me semble bien."

"Sérieusement Edward?" Elle s'assit dans le lit et se couvrit avec les draps. "Personne ne va gravir quoi que ce soit. Je le pense vraiment Edward." Elle frappa mon épaule lorsque je ris en la voyant réagir ainsi.

"Nous pouvons être prudents."

"Absolument pas." Elle sortit du lit. "Je vais prendre une douche puis nous discuterons de ce que nous comptons faire mais je t'en prie, ne mentionne pas cette histoire de falaises devant les garçons. Tu ne ferais que les décevoir parce que personne ne va sauter de quelque chose de plus haut qu'un plongeoir." Conclut-elle, ferme, avant d'entrer dans la salle de bain.

Je m'appuyai contre les oreilles et entendis l'eau de la douche couler dans l'autre pièce. J'entendis sa voix alors qu'elle chanta sous la douche. Je ne l'avais jamais entendu chanter auparavant mais c'était l'un des sons les plus beaux que j'ai jamais entendu. Je pensais sincèrement que les portes du Paradis s'étaient ouvertes et qu'un ange était descendu dans la maison.

Je décidai de ne pas l'interrompre pour que sa voix puisse apaiser mes muscles douloureux. Je fus presque sur le point de me rendormir lorsqu'une sonnerie stridente résonna dans la chambre. Je sautai du lit, tentai de trouvai mon téléphone et quand ce fut le cas, je me rendis compte qu'il ne s'agissait pas du mien. Je cherchai celui de Bella et je vis qu'un numéro inconnu tentait de l'appeler. Je partis dans la salle de bain.

"Bébé, ton téléphone sonne." Lui dis-je en direction de la douche.

"Est-ce que tu pourrais répondre? C'est peut-être Charlie, il était supposé m'appeler ce matin."

"Tu es certaine? Qu'est-ce que je lui dis si c'est lui?" Lui demandai-je, soudain inquiet.

Elle rit. "Il ne sait pas te tuer au travers d'un téléphone Edward."

"Je parie qu'il y arriverait." Murmurai-je et je retournai dans la chambre pour décrocher. "Allô?"

"Enfin, je n'ai pas arrêté de t'appeler de toute la semaine. Ne pense plus jamais à filtrer à nouveau mes appels ou je te rends une petite visite pour m'occuper de toi." Une voix froide et profonde retentit à l'autre bout du téléphone. "Allô? Réponds-moi!"

"Qui est-ce?" Demanda Bella.

"Personne. Un faux numéro." Lui mentis-je et je sortis sur le balcon en fermant la porte coulissante derrière moi. "Bonjour, est-ce Jacob?"

"Oui. Bon sang, qui êtes-vous?"

"Edward Cullen."

Il resta silencieux un moment. "Heureux d'enfin pouvoir te parler mais je n'ai pas appelé pour discuter avec toi."

"Et tu ne parleras pas avec Bella, surtout avec un tel comportement." Rétorquai-je sévèrement.

"Bordel, qui crois-tu être? Passe-moi ma femme." Me commanda-t-il.

"Elle n'est plus ta femme désormais." Ricanai-je.

"Oh, c'est vrai. C'est ta pute maintenant."

Je grognai au téléphone. "Ok écoute Jacob, je me suis retenu assez longtemps. Nous ne nous connaissons peut-être pas mais cela ne m'empêchera pas d'aller à Chicago pour m'occuper de toi si jamais tu parles encore une fois à Bella comme ça."

Il rit. "Oh, vraiment? Un super petit acteur va venir dans ma ville et me tester? Je ne crois pas non."

"Jacob, je pourrais vraiment te foutre dans la merde si je le voulais alors ne me tente pas. Je me bats pour ceux que j'aime et cela inclut Bella."

"Alors comme ça, tu l'aimes?"

"Pas que cela te regarde mais oui, c'est le cas."

"Ça ne ressemblait pas à de l'amour quand tu la prenais contre le mur dans ce zoo. J'ai entendu dire qu'elle avait perdu son travail. Qu'est-ce qu'elle est prête à faire pour de l'argent? Elle reviendra vers moi en rampant sans aucun doute."

"Jacob, j'ai plus d'argent que tout ce que tu pourrais imaginer donc si Bella a envie de rester assise toute la journée à la maison, elle le pourra. Et en parlant de ça, je ne veux plus que tu paies pour la scolarité de Will. Je peux m'en charger comme ça, nous n'entendrons plus jamais parler de toi. Reste en dehors de nos vies."

"Sa vie est la mienne et si tu es là alors ça signifie que je vais garder un œil sur toi."

"Est-ce que tu as quelque chose d'important à dire Jacob? Si non, j'aimerais retourner auprès de ma famille."

"Mon fils n'est pas de ta famille." Cria-t-elle.

"Il l'est lorsque son bon à rien père ne lui a plus parlé depuis trois mois ou mieux encore, lorsque son bon à rien de père ne veut pas voir son fils pour Noël. Combien de mois cela fait-il Jacob? Quatre? Je pense que Will est en train de se rendre compte que tu n'es pas là."

"Et bien, il le serait si cette salope ne me l'avait pas volé et maintenant, je vois toutes ces photos de toi avec tes bâtards comme si vous formiez une famille heureuse. Est-ce que c'est le cas Edward?"

"Au revoir Jacob. Appelle-moi quand tu auras quelque chose d'important à me dire et reste loin du téléphone de Bella. Je commence à en avoir marre que tu la fasses se sentir comme une merde." Je raccrochai avant qu'il ait eu la chance de rajouter quelque chose mais je pus presque l'entendre me crier dessus à l'autre bout de la ligne.

Ce fils de pute avait besoin que quelqu'un lui dise de rester loin de Bella et Will. Il les avait laissé partir et il devait comprendre qu'ils ne faisaient plus partie de sa vie. Will et Bella étaient une partie de MA vie désormais, non la sienne. Il était évident qu'il ne voulait pas avoir son fils dans les pattes donc j'allais m'assurer que Will sache qu'il était aimé.

Je retournai à l'intérieur et retrouvai Bella en train de brosser ses boucles de cheveux.

"Qui était au téléphone?" Me demanda-t-elle.

"Personne, c'était un faux numéro. Rien d'inquiétant." Lui répondis-je en l'embrassant et je partis m'occuper des enfants pour qu'ils soient prêts pour la journée.

Démétri et Will étaient en train de courir dans toute la maison dans leurs sous-vêtements en essayant d'ennuyer Dani qui lisait sur le canapé. Elle sauta dans mes bras lorsque j'entrai dans sa chambre.

"Papa, dis-leur d'arrêter. Je n'arrive pas à lire et ils ne veulent pas mettre leurs vêtements." Grogna-t-elle. "Je ne supporte pas ça."

J'embrassai le haut de sa tête et la reposai par terre. "Tu peux sortir avec Bella aujourd'hui et je m'occuperai des garçons, ça te va?"

"Merci, merci, merci." Elle courut dans la chambre pour retrouver Bella et je me concentrai sur les garçons qui criaient à pleins poumons.

"Eh les garçons. Qu'est-ce qu'il se passe ici?" Leur demandai-je alors que je les fis descendre du canapé.

"On veut aller nager mais on n'a pas de maillot de bain alors on va utiliser nos sous-vêtements." Lâcha Will.

"Je ne pense pas. Que diraient les photographes?"

"Ils diraient 'Que de grands et forts garçons'". Démétri contracta ses muscles et Will l'imita.

"C'est une bonne chose que nous ayons pris les maillots de bain alors." Leur dis-je et ils grognèrent. "Je sais que vous voulez faire ce que vous voulez mais vous ne pouvez pas passer toute la journée sans vos vêtements."

"Nous pourrions si nous étions des singes." Fit remarquer Will.

"C'est vrai mais Dieu merci, vous n'en êtes pas."

Je les conduisis dans leur chambre et les fis se changer. Ils enfilèrent leurs maillots de bain à contrecœur et je retrouvai Bella assise en compagnie de Dani lorsque nous sortîmes de la chambre. Il était encore très tôt mais les enfants voulaient d'abord aller nager avant de manger.

La plage se trouvait juste dans le jardin, nous n'avions donc pas besoin d'aller loin et nous nous trouvions normalement sur une plage privée puisqu'elle appartenait à l'hôtel. C'était la meilleure partie du Bacara: l'intimité. Cette période de l'année était considérée comme hors saison, l'endroit était donc pratiquement désert.

La journée se passa magnifiquement bien et je n'aurais pu rêver d'un endroit plus incroyable pour nous détendre. Mis à part l'appel de Jacob, la journée avait été géniale. Après notre petite baignade matinale dont les enfants avaient bien profité, nous étions partis petit-déjeuner dans un endroit du coin. Personne ne me reconnut, ce fut le petit bonus de la journée.

Après avoir changés de tenue et été manger, nous allâmes nous promener à Santa Barbara pendant un moment. Nous nous arrêtâmes dans un magasin de téléphones afin de changer le numéro de Bella. Elle n'en comprit pas la raison et quand je lui dis que son téléphone s'était cassé après que je l'aie fait tomber, elle ne se rendit pas compte que je mentais.

Les enfants ne posèrent pas de questions sur nos vacances, ils semblèrent juste heureux d'être dans un endroit où ils purent courir à leur aise.

Nous retournâmes à la plage le soir même pour une autre séance de baignade.

"Tu n'étais pas obligé de faire ça." Dit Bella en posant sa tête sur mon épaule alors que nous étions assis sur le sable et que nous surveillions les enfants.

"J'en avais envie. Nous en avions besoin."

Elle laissa échapper un long soupir et j'embrassai le haut de sa tête.

Voilà ce que je désirais pour tous les jours de ma vie: Bella et mes enfants.


Remarques:

1: bonbons de réglisse rouge vendus aux USA et au Canada.

2: La Méthode est souvent montrée comme une technique de jeu particulièrement naturaliste, en opposition à un jeu plus figuratif. L'improvisation, la recherche sur la mémoire sensorielle, le passé du personnage, le geste psychologique, etc. sont des techniques habituelles de cette école. Cette méthode vise à ce que les comédiens travaillent à trouver, par eux-mêmes, et en eux-mêmes, la psychologie du personnage.


Que tous ceux qui veulent encastrer Jacob dans le mur lèvent la main!
Perso, j'en lèverais même deux...

J'espère que ce chapitre vous aura plu, j'ai bien aimé cette petite bouffée d'oxygène, ils en avaient vraiment besoin.
Et puis, leur voyage n'est pas encore terminé. Attendons de voir ce qu'il va se passer le lendemain!

En ce qui me concerne, nous ne nous retrouverons que dans deux semaines minimum donc d'ici là, passez de très bonnes vacances! :)

Bisous à tous, bonne soirée et à tout bientôôôt! ;)

ValouPili