Bonjour tout le monde!
Je suis teeeeellement désolée de vous faire poireauter depuis autant de temps pour avoir la suite de l'histoire…
Mais franchement, je ne vais rien promettre, je ne peux pas.. Je me connais trop bien puis avec la vie que j'ai actuellement, j'aime passer mon temps libre à lire, regarder des films/séries, sortir,… tout sauf me mettre à traduire quoi.
Alors je crois que tant que l'envie est là, je vais faire de mon mieux pour publier quelque chose qui tienne la route mais en attendant, je ne peux vous donner de jour ou dates précis.
Tout ce que j'espère, c'est que vous appréciez toujours autant l'histoire. J'ai dû me replonger un peu dedans pour m'en imprégner à nouveau mais ça valait le coup! (:
Bref, je vous laisse avec ce nouveau chapitre et notre jolie Bella.
Bisous, et prenez bien soin de vous!
ValouPili
Disclaimer: Twilight appartient exclusivement à Stephenie Meyer mais ce petit bijou provient de l'imaginaire très foisonnant de Johnnyboy7! Retrouvez le lien de sa fiction sur mon profil!
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Réunions avec des hommes célèbres
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Point de vue de Bella
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Notre premier jour passé à Santa Barbara me semblait tout droit sorti d'un roman fantastique grâce à Edward.
Je n'aurais jamais soupçonné qu'il fût aussi impulsif au point de nous emmener quelque temps au soleil et je m'en étais inquiétée. D'habitude, je n'aime pas faire les choses sans avoir imaginé un plan. Cela vient sans doute du fait que je réfléchis trop et explique pourquoi rien de ce que je fais ne semble spontané. Ce n'est pas que je n'appréciais pas ce moment "vacances" organisé par Edward sur un coup de tête mais nous avions encore tant de choses à faire à la maison. Pourquoi étions-nous ici?
Pour le moment, je décidai de me taire et d'en profiter parce que sérieusement, quand aurais-je à nouveau la chance de m'asseoir sur la plage avec Edward Cullen? Bon dans le meilleur des cas, pour le restant de ma vie mais vous voyez ce que je veux dire.
Nous avons passé la journée en famille et j'étais reconnaissante envers Edward de vouloir passer du temps avec mon fils et moi. Il semblait s'impliquer davantage dans la vie de Will alors qu'avant, il s'écartait pour laisser Jacob jouer son rôle de père. Durant le court trajet du voyage, j'avais remarqué qu'Edward était en train d'avancer sans que je l'aie même demandé et je lui en étais aussi reconnaissante parce que je ne savais pas encore durant combien de temps Will et Jacob allaient être en contact.
Jacob n'avait plus appelé son fils depuis le mois de septembre et toutes les fois où il appelait pour me crier dessus, je détournais le sujet et je lui demandais s'il désirait parler à Will mais il raccrochait tout le temps. Will avait heureusement Edward pour remplir ce rôle mais je me doutais que son père lui manquait. Jacob ne nous aurait causé que davantage de malheur s'il avait encore été dans nos vies.
Lorsque Jacob m'avait dit que Will ne pourrait pas venir chez lui à Noël, je m'étais sentie si mal pour mon fils. Son père se comportait comme s'il se fichait de lui et je ne savais pas quoi lui dire pour le convaincre de changer sa décision. Will avait besoin d'un père et je ne comptais pas laisser ce rôle à Jacob puisqu'il n'en voulait visiblement pas.
J'avais prévu de couper tout contact avec Jacob après le nouvel an. Il n'allait plus faire partie de la vie de Will, tout comme la mienne. J'avais besoin de lui en parler mais je repoussais ce moment jusqu'à la dernière minute. Je pensais sincèrement que c'était dans le meilleur intérêt de mon fils. Jacob allait devoir attendre que Will soit plus âgé pour prendre ses propres décisions et ainsi choisir de parler ou non à son père.
Je comptais demander à Jacob de m'accorder la garde exclusive de notre fils. Cette décision pouvait sembler extrême mais je devais la prendre parce que Jacob devait quitter nos vies pour de bon. La situation n'était pas saine pour Will, ou moi pour être honnête. Je ne savais pas si je voulais que Will se trouve près de Jacob lorsqu'il était soûl ou défoncé. Mon fils n'avait vraiment pas besoin d'être exposé à tout cela. Puis Jacob était violent, ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne frappe Will.
"Combien de temps veux-tu rester ici?" Me demanda Edward, me sortant ainsi de mes pensées.
"Quelle heure est-il?" Je reposai ma tête sur l'épaule d'Edward et continuai à regarder tout le monde en train de jouer dans l'eau. Will et Démétri lançaient une balle entre les chiens et Dani ramassait des coquillages. Il faisait sombre mais la lune créait une lumière qui permettait de tout voir.
"Un peu plus de dix-neuf heures." Me répondit-il.
"Nous pourrions rester dehors jusque vingt-heures puis commander quelque chose à dîner." Lui proposai-je et il acquiesça.
"Je suis vraiment heureux que tu aies accepté de venir passer des mini vacances."
"Où d'autre pourrais-je aller?" J'enlaçai mes doigts aux siens.
"Aucune idée mais toujours est-il que je suis content que tu sois venue." Il embrassa le haut de ma tête et nous restâmes assis dans le sable en silence.
Cela faisait très longtemps que je ne m'étais plus amusée comme aujourd'hui, et j'en avais besoin après la raclée d'hier que je m'étais prise par les Volturi. J'étais heureuse qu'Edward eût proposé cette escapade parce que j'avais besoin de faire une pause. Nous avons passé la journée à ne presque rien faire mis à part explorer Santa Barbara et jouer sur la plage. Edward portait sa casquette de baseball et ses lunettes de soleil la plupart du temps mais quelques personnes l'avaient tout de même reconnu. Nous avions pensé que les paparazzis allaient arriver dès le matin mais pour l'instant, nous nous en sortions bien.
Edward m'entraîna dans une boutique de téléphones portables en prétextant que le mien était mort. Etant donné que je ne connaissais absolument rien des mobiles, je ne pouvais pas remettre ses déclarations en question. Evidemment, il réussit à me faire acheter l'une des choses les plus chères sur le marché et il ne prit même pas la peine d'écouter ma requête pour quelque chose de moins extravagant. Il ne voulait même pas que je le paie moi-même et au point où nous en étions, mieux valait le laisser faire à sa façon parce que lui sortir d'autres arguments n'en valait pas la peine.
Il sembla nerveux durant la matinée mais se calma quand il sentit que je l'observais suspicieusement. Je ne savais pas si quelque chose l'ennuyait ou si cela avait un rapport avec ce qu'il se passait dans sa vie mais je supposais qu'il m'en parlerait quand il le voudrait.
Edward connaissait plutôt bien Santa Barbara donc il savait où aller pour rester à l'écart tout en continuant de s'amuser. Nous restâmes surtout sur la plage sauf le temps de midi étant donné qu'elle appartenait à l'hôtel et qu'elle était privée. Quelques autres familles étaient dans l'eau mais Edward m'expliqua qu'à partir du mois de novembre, la plupart des gens restaient sur la plage. L'eau était plutôt froide d'ailleurs mais les garçons ne semblaient pas s'en formaliser. J'allais devoir m'assurer qu'ils ne tombent pas malades.
Je ne savais pas encore ce que nous comptions faire le lendemain et je m'en moquais tant que j'étais avec Edward et les enfants.
"Papa, est-ce qu'on peut rentrer maintenant? Will et moi voulions regarder 'Cars'." Démétri courut jusqu'à nous, trempé jusqu'aux os et haletant. Will suivit et se laissa tomber sur le sable.
"Encore? Combien de fois avez-vous regardé ce film tous les deux?" Demanda Edward en leur tendant leurs serviettes.
"C'est le meilleur film au monde Edward". Dit Will en se séchant. "Tu n'as pas dû le regarder bien la dernière fois."
Je pris sur moi pour ne pas corriger la grammaire de sa phrase.
"Je l'ai regardé mais je ne vois pas pourquoi il est si bon." Rit Edward.
"Peut-être parce que tu n'es pas jeune." Démétri s'approcha et s'assit sur mes genoux en attendant que Dani termine sa recherche de coquillages. Les chiens la suivaient de près alors qu'elle marchait le long de la côte.
"Qu'est-ce qu'on mange ce soir? On peut avoir de la pizza?" Demanda Will à Edward.
"Nous en avons mangé à midi." Signalai-je.
"C'est ce qu'il y a de mieux Bella." Répondit Démétri.
"Nous ne pouvons quand même pas manger deux fois la même chose." Rétorqua Edward.
"Ok mais quoi d'autre alors?" Will se tapota le menton.
"Je pensais à du chinois."
"Ouais!" Les garçons commencèrent à crier à propos de rouleaux de printemps et je sentais d'ici qu'il allait être compliqué de les mettre au lit. Leur énergie se nourrissait de l'un et de l'autre et ils ressemblaient tous les deux à de petits éclairs.
Nous accordâmes dix minutes supplémentaires à Dani avant que l'air ne devienne un petit peu trop frais pour rester à l'extérieur sans porter de vestes et nous rentrâmes à la villa qui se trouvait juste sur la plage. Je n'avais jamais vu d'endroit aussi paisible et magnifique. J'avais pensé qu'il allait s'agir de l'un de ces hôtels communs avec de faux flamants roses ringards sur la pelouse mais il était étonnamment moderne et classique à la fois, me faisant penser à un spa.
"Bon les garçons, d'abord le bain puis vous pourrez regarder le film." Edward donna ses instructions puis rentra par l'arrière.
"Est-ce que tu as besoin d'aide Dani?" Lui demandai-je.
"Non, ça va. Vérifie juste à ce qu'il ne vole pas mes coquillages." Elle me tendit son seau qui contenait des coquillages de couleurs différentes et qui brillaient à la lumière.
"Je les protégerai au péril de ma vie." Je le lui promis alors qu'elle sautillait jusqu'à sa chambre.
Je remplis le bain des garçons et les lavai avant de leur faire enfiler leur pyjama. Je les installai dans la chambre que je partageais avec Edward pour qu'ils puissent regarder leur film dans notre lit. Je partis vérifier que tout allait bien pour Dani qui se brossait les cheveux puis rejoignis Edward dans la cuisine.
"Tu es déjà fatiguée par les enfants? Je pourrais te réserver une séance au spa demain et que tu n'aies plus les enfants dans les jambes." Edward enroula ses bras autour de ma taille.
"Je n'en rêverais même pas. Je ne veux pas être loin d'eux pour le moment. Repose-moi la question la semaine prochaine." J'embrassai son menton. "J'ai faim."
"Je sais. J'allais commander. Qu'est-ce que tu veux?"
Il saisit le menu chinois à emporter dans l'un des tiroirs et nous le regardâmes ensemble sur le comptoir. Nous finîmes par commander bien trop de nourriture, ce qui équivalait à presque toute la partie gauche du menu mais Edward soutint que nous en avions besoin.
Je partis prendre une douche rapide avant que les plats n'arrivent et me lavai les cheveux pour faire partir tout le sable. Lorsque j'eus terminé, tout le monde regardait le film dans notre lit et je les rejoignis en attendant de recevoir la nourriture.
La sonnette retentit et les garçons furent les premiers hors du lit. "Rouleaux de printemps!" Crièrent-ils en courant dans le couloir.
Edward les attrapa et les souleva tous les deux, en marchant vers la porte d'entrée pour payer les plats.
"Je crois que j'aurai besoin de passer du temps avec toi Bella." Me dit Dani alors que nous les suivions. "Ces garçons me rendent folle."
"Je comprends ma chérie mais tu dois les aider à se déconnecter." Je ris avec elle et nous nous assîmes à table pendant qu'Edward ramenait les quatre sacs de nourriture.
Après avoir passé une heure à me goinfrer, je pensais ne plus jamais être capable de marcher. J'avais l'impression que mon estomac allait s'ouvrir brusquement car j'avais essayé de manger le plus de nourriture possible pour ne pas la gaspiller mais je ne pouvais plus rien avaler. Edward et les garçons étaient au septième ciel cela dit et je n'avais jamais vu quelqu'un manger autant de rouleaux de printemps entre Will et Démétri. Ils étaient en train de les tremper dans de la sauce soja et les dévorai presque en une bouchée. Ils avaient dû en manger dix chacun mais j'avais dû arrêter de regarder après le troisième. La scène ressemblait à une de celles que l'on voit sur 'Animal Planet'.
Nous n'avions pas besoin de faire la vaisselle donc nous rassemblâmes la nourriture qui restait dans les boites avant de les mettre dans le frigo pour le lendemain. Edward avait dit qu'il ne voulait pas me voir en train de cuisiner durant notre voyage mais je prévoyais de préparer un énorme petit-déjeuner pour tout le monde puisque nous avions été faire quelques courses. Je comptais toutefois sortir ce matin pour en acheter davantage.
Nous mîmes les garçons au lit et je fis la lecture à Dani avant qu'elle s'endorme. J'avais prévu une chaude séance de sexe avec Edward jusqu'aux fines heures mais cela n'arriva pas. Nous étions tellement fatigués que nous nous endormîmes nos têtes à peine sur l'oreiller.
Je me réveillai avec les gazouillis des oiseaux de mer et les vifs rayons de soleil qui passaient par la petite ouverture des rideaux de notre chambre. Je restai la tête appuyée sur le buste d'Edward jusqu'à ce que je fusse pleinement réveillée et cela me prit une demi-heure supplémentaire. Il dormait si profondément que je pus m'extirper discrètement de son étreinte et assez facilement sans que je le réveille puis je me rendis dans la salle de bain.
Quand je fus prête, je lui écris un petit mot lui disant que j'allais faire des courses pour acheter quelques petites choses pour le petit-déjeuner et j'attrapai les clés de la voiture avant de quitter la maison.
Je ne savais pas exactement où je comptais aller et conduire cet énorme tank ne me facilitait pas du tout la vie mais j'atteignis enfin un magasin d'alimentation quinze minutes plus tard. Je me garai dans un emplacement et pris un caddie avant de me promener dans le magasin pour voir ce que j'allais prendre pour le petit-déjeuner. J'étais en train de chercher les œufs lorsque mon téléphone sonna dans ma poche.
"Allô?" Dis-je en le coinçant entre mon épaule et mon oreille.
"Salut Bella, pourquoi suis-je en train de t'appeler à ce numéro?" Me demanda mon père de l'autre côté de la ligne.
"J'ai changé dé téléphone papa. Edward a dit que le mien était hors d'usage et que je devais en acheter un nouveau. C'est mon nouveau numéro et ne l'oublie pas, d'accord?"
Il marmonna quelque chose dans sa barbe quand je mentionnai le nom d'Edward, quelque chose comme 'je ne me fais toujours pas à l'idée de ce garçon'.
"Je ne sais pas ce qu'il a fait pour que tu sois si dégouté. Je l'aime bien, Will l'aime bien alors quel est le problème?" Je devais me retenir de rire parce que c'était amusant de voir Charlie se montrer protecteur.
"Je dis simplement que… pourquoi est-ce qu'un garçon sort avec la fille de quelqu'un et ne prend pas le temps de le demander au père avant?"
"Je suis persuadée que c'est ce qu'il aurait fait si nous vivions tout près l'un de l'autre."
"Je ne l'aime pas et l'autre jour j'ai vu une photo de lui avec cette femme, cette Tanya Denali. Il pourrait être en train de te tromper Bella. Tu veux que je vérifie sa note de solvabilité?"
"Je mettrais ma main au feu que tu l'as déjà fait." Je roulai des yeux et partis chercher du bacon.
"Et alors, je voulais m'assurer qu'il n'était pas un type louche qui cherche juste à tirer parti de ton argent."
"Quel argent papa? Je n'ai rien."
"Ouais, ouais. Je sais ce que les garçons de son âge veulent et ça n'est pas de la compagnie."
"De un, il n'est pas un enfant de deux, ta fille pourrait vouloir la même chose. As-tu jamais pensé à cette possibilité?"
"C'est déplacé Isabelle Marie Swan. Je n'aime pas t'entendre dire ce genre de choses. Où es-tu en ce moment?"
"Je te fais simplement remarquer ce qui est évident papa et Edward nous a emmenés en vacances à Santa Barbara. On rentre demain cela dit."
"Quand est-ce que je vais pouvoir rencontrer cet homme mystérieux?"
"Et bien, puisque tu nous as acheté des billets d'avion pour la Thanksgiving, ça sera à cette période. Edward ne sera pas présent les premiers jours parce qu'il sera avec sa famille mais Will et moi viendrons."
"Bon, assure-toi qu'il vienne parce que j'ai besoin d'avoir une conversation avec cet Edward Cullen. Je crois que je n'aime pas son comportement."
"Tu ne l'as jamais rencontré papa."
"Je regarde les émissions de télévision. Au fait, tu savais que tu étais enceinte? Tu as intérêt à ce que ça ne soit pas le cas sinon je jure que…"
"Papa, papa. Je ne suis pas enceinte. Il faut que tu arrêtes de regarder ces émissions. Si je ne te fais part de rien en personne alors ne crois pas le reste. Bon sang, penses-tu réellement que je ne t'annoncerais pas une chose pareille?"
"Je ne sais pas, maintenant que tu mènes ta grande vie à Los Angeles." Sa voix sembla triste. "Un petit-ami star de cinéma, vivant dans l'opulence et prenant des vacances qui coûtent chers."
"Je suis toujours la même Bella que tu connais." Lui répondis-je.
"On verra bien quand tu reviendras, Hollywood." Dit-il en m'attribuant un nouveau surnom que je détestai aussitôt mais je savais qu'il n'arrêterait pas de m'appeler ainsi parce que je passais toujours aux actualités. "Je t'appelle bientôt, d'accord?"
"D'accord papa. On se parle bientôt."
Je raccrochai et mis dans le caddie tout ce dont nous allions avoir besoin avant d'aller faire la file pour payer. Je déposai les courses sur le tapis et sortis mon portefeuilles. J'aperçus les cartes de crédit qu'Edward m'avait données mais je ne comptais pas les utiliser, et Edward était fou de penser que je le ferais.
J'attendis que l'adolescent préposé à la caisse scanne les articles et regardai les magazines dans l'étagère devant les bonbons. Evidemment, Edward et moi faisons la couverture de deux des cinq magazines sur l'étagère. J'en choisis un et feuilletai pour voir ce que l'on en disait.
Il y avait plusieurs photos de moi sortant de chez Edward, allant chercher les enfants à l'école, Edward et moi dans le parc où avaient lieu les matchs de football, Edward et moi retrouvant Carlisle et Esmee pour le déjeuner. C'était ridicule. Je comprenais maintenant pourquoi tout le monde était si névrose à Hollywood. Etre observé sept jours sur sept pouvait rendre fou mais je m'étais promise que tout ceci ne m'atteindrait pas. Je comptais me comporter le plus normalement possible même si je savais que le mot "normal" n'allait plus jamais faire partie de mon vocabulaire.
"M'dame?" M'interpella le jeune. "Sac papier ou plastique?"
"Oh, plastique." Lui répondis-je et je reposai le magazine.
Je sortis du magasin d'alimentation et marchai au soleil avant de déposer les sacs dans la voiture. Je gardai la tête froide pour ne pas devenir paranoïaque après avoir vu les photos. Je retournai à l'hôtel sans ennuis et fus surprise que personne ne me suive.
Je partis dans notre villa et pris les sacs avant d'entrer. J'aurais pu mettre ma main au feu qu'une guerre avait lieu à la façon dont les gens étaient en train de crier. Dani courait après les garçons et Edward tentait de les attraper tous les trois. Les chiens devenaient fous à cause de l'excitation et je m'étonnai que les murs ne tremblent pas.
"Mon Dieu, mais qu'est-ce qu'il se passe ici?" Demandai-je et je déposai les sacs sur la table.
"Ils lui ont mis du chewing-gum dans les cheveux." Edward poursuivait Will qui tentait de se glisser sous la table et Démétri qui était pratiquement en train de grimper sur le mur.
"Nous n'avons rien fait. Elle s'est endormie dans le sofa avec ça dans la bouche." Dit Démétri.
"Vous l'avez mis là. Maintenant je dois couper mes cheveux puis ça sera à votre tour." Dani sauta par-dessus le sofa et le plaqua au sol.
"Aïe. Papa, enlève-la." Cria-t-il.
Dani hurlait comme une banshie1 et j'allais finir par devenir folle à cause de toute cette agitation.
Je la soulevai et l'emmenai dans la salle de bain.
"Je ne veux pas couper mes cheveux." Dit-elle en pleurant et je me sentis mal pour elle mais elle avait besoin de se calmer.
"Je peux arranger ça ma chérie. Ne pleure pas." Je frottai son visage avec une serviette et l'assis sur la toilette.
"Tu peux?" Renifla-t-elle.
"Bien sûr. Je sais comment tout réparer."
"Promis?"
"Je te le promets."
J'envoyai Edward m'acheter du beurre de cacahuète et il revint dix minutes plus tard avec un petit bocal.
"Je vais les tuer tous les deux."
Dani bouillait de l'intérieur. Je l'installai sur une chaise en face du miroir de la salle de bain de sa chambre.
"Qui a mis le chewing-gum dans tes cheveux?" Lui demandai-je et je dévissai le couvercle du bocal.
"Je ne sais pas. Je ne les ai pas vus mais il n'y avait rien dans mes cheveux puis ça s'est trouvé là. Je les déteste."
"Tout va bien. Je peux enlever tout ça très vite."
Pour être tout à fait honnête, c'était pire encore que ce que je pensais mais j'étais toujours capable de tout enlever. Je connaissais différentes méthodes étant donné que Jacob et ses amis avaient l'habitude de le faire sans arrêt en grandissant. Même quand nous avions cinq ans, il me terrorisait déjà. J'étais devenue une experte pour enlever tout ce qui était chewing-gum, gel et autres de mes cheveux.
J'écartai ses cheveux pour bien voir le chewing-gum et ainsi atteindre la racine.
"Tu as vraiment de très beaux cheveux." Lui dis-je gentiment alors que j'appliquai le beurre de cacahuète à l'aide d'une brosse à dents.
"Tout le monde dit que j'ai les mêmes que ma maman." Me répondit-elle. "Je me souviens qu'elle les avait presque jusqu'en bas du dos. C'est pour ça que je ne veux pas les couper."
Je lui souris à travers le miroir. "Tu te souviens d'elle?" Lui demandai-je et je ne savais pas si elle devait se plonger dans cette conversation mais je tentai quand même le coup.
"Pas vraiment. Je me souviens de son odeur et de ce à quoi sa voix ressemblait mais c'est tout. Mais tout le monde dit que je lui ressemble."
"Elle devait vraiment être très jolie."
"Papa dit qu'elle l'était."
Mon visage se défit un peu en entendant Dani parler de sa mère. Je ne savais pas si elle pensait que j'essayais de prendre sa place mais jamais je ne voulais qu'elle oublie Irina.
"Mais je t'aime bien." Dit-elle franchement.
"Comment ça?" Lui demandai-je.
"Je sais ce que tu penses et non, je ne suis pas fâchée contre toi. Je sais que ma mère ne reviendra jamais… mais tu es la personne qui s'en rapproche le plus." Dit-elle doucement. "Je t'aime bien… en tant que maman. Tu es vraiment gentille et tu sais tout sur le monde et tu rends papa heureux."
Je faillis pleurer mais je me retins parce que je ne voulais pas que Dani me voie ainsi.
"Je ne sais pas vraiment comment ça fonctionne mais je suppose que si tu épouses papa, tu deviendrais ma maman, non?"
J'acquiesçai. "Oui. Je suppose… si c'est ce que tu veux." C'est tout ce que je fus capable de lui dire.
Elle me sourit. "Alors c'est bon."
"Merci." J'allais devoir lui faire un câlin après ce qu'elle venait de me dire parce que ses mots avaient rempli mon cœur de tant d'amour qu'il était sur le point d'éclater.
Nous reportâmes notre attention sur le chewing-gum à enlever de ses cheveux après nous être remises de nos émotions et je laissai agir le beurre de cacahuète avant de passer une serviette humide sur ses cheveux, enlevant presque le tout. Je recommençai jusqu'à ce qu'il n'y eût plus rien.
"Voilà, comme si c'était neuf." Je déposai la serviette dans l'évier.
"Vraiment?" Je l'arrêtai avant qu'elle ne passa ses mains dans ses cheveux.
"Non, non. Nous devons les laver et vérifier que tout le beurre de cacahuète est parti. Je vais t'aider."
Il nous fallu trente minutes dans la salle de bain pour être certaines que ses cheveux étaient propres et j'utilisai un peigne pour m'assurer que tout était parti. J'enroulai la serviette autour de Dani et elle enlaça ma taille pour me faire un câlin.
"Merci beaucoup Bella. Je vais te faire plein de dessins. Tu vas devoir attendre qu'on retourne à la maison pour que j'utilise mon matériel."
"J'adorerais ça." Dis-je sincèrement. Je l'envoyai ensuite dans sa chambre pour qu'elle se change.
Je partis dans le salon et j'eus droit à la plus belle vue de ma vie. Les garçons étaient assis sur le sofa, en train de bouder et les bras croisés de la même manière. Edward était assis en face d'eux sur la table basse.
Mes garçons.
Je restais dans le hall, m'adossant contre le mur alors que je regardai Edward leur faire sévèrement la leçon, mais je n'écoutais pas vraiment. Tous les trois semblaient tellement adorables et j'avais des difficultés pour me concentrer sur tout autre chose que sur leurs visages. Je voulais prendre une photo mais je n'avais pas d'appareil sur moi donc je me contentais d'imprimer cette image dans mon esprit pour plus tard.
Edward passa une bonne trentaine de minutes à parler aux garçons et j'en conclus qu'il était préférable de les garder loin de Dani pour le reste du voyage. Après le petit-déjeuner, nous allâmes de nouveau sur la plage et profitâmes simplement du moment étant donné qu'Edward imaginait que les paparazzis nous attendaient. Nous fîmes tous la sieste durant une bonne partie de la journée puis nous commandâmes plus de nourriture pour le dîner. Les garçons se comportèrent bien durant le reste du voyage et savaient qu'ils ne devaient pas croiser Edward bien qu'il ait dit que des corvées supplémentaires les attendaient à notre retour. La journée passa très rapidement et avant que nous nous en rendions compte, le temps fut venu pour nous de rentrer à Los Angeles.
Nous arrivâmes chez Edward aux alentours de minuit cette nuit-là et nous dûmes de nouveau traîner les enfants au lit tellement ils étaient épuisés. Nous prîmes la décision de les laisser sauter la journée de cours parce qu'ils n'auraient pas su tenir le coup sans se reposer.
"Nous aurions dû mieux prévoir ça." J'embrassai le buste d'Edward alors que nous étions couchés dans notre propre lit.
"C'était le but Bella. Un voyage spontané sans emploi du temps."
"Je sais mais maintenant les enfants vont manquer un jour d'école."
"Ils iront bien le temps d'une journée."
"Est-ce que tu dois aller travailler demain?"
Il grogna. "Oui, et cette semaine s'annonce horriblement difficile mais c'est bien quelque part puisqu'on va se charger de toutes les affaires importantes et en être quittes plus tôt."
"Quand est-ce que je vais te voir?"
"Je serai à la maison demain soir. Tu veux que je te réveille si tu dors?"
"Je serai réveillée. Je veux attendre pour te voir." Je l'embrassai brièvement avant que nous tombions dans un sommeil profond.
Le lendemain matin, Je me réveillai dans un lit vide et trouvai une note d'Edward qui disait dans les grandes lignes que j'allais lui manquer et qu'il allait penser chaque seconde à moi durant le temps où il serait parti. C'était de petits gestes comme ceux-là qui me rappelaient à quel point j'étais bien avec Edward.
Je décidai de rester au lit jusqu'à ce que l'un des enfants se lève, ce qui arriva bien après midi. Démétri monta sur mon lit et me dit qu'il voulait regarder Bob L'Eponge sur le grand écran de la télé. C'est là que Will nous trouva dix minutes plus tard ainsi que Dani.
Je fis lever tout le monde et m'assurai qu'ils aient bien mangé avant de profiter de la journée. Il était seize heures et je lavai la vaisselle dans l'évier quand le téléphone sonna.
"Allô?" Répondis-je.
"Bonjour Bella, c'est Carlisle."
"Oh, bonjour." Je ressentis le besoin d'arranger un peu ma tenue même quand j'étais au téléphone.
"Je t'appelais simplement pour savoir si tu voulais bien venir dans mes bureaux aujourd'hui?"
"Euh… bien entendu. Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal?" Plaisantai-je.
"Non, je voulais juste te parler de quelque chose. Est-ce que tu serais d'accord de venir dans une heure?"
"Je dois juste trouver quelqu'un pour garder les enfants."
"Alice est déjà en chemin. En fait, elle devrait déjà être là." A peine eût-il fini de le dire que la sonnette retentit et je partis lui ouvrir.
"Elle est là. Est-ce que je peux connaître la raison de notre rendez-vous?" Lui demandai-je alors je grimpai à l'étage pour m'habiller.
"Tu devras attendre que nous nous voyons et mets quelque chose de professionnel. C'est n'est pas un rendez-vous privé."
"Oh, d'accord. Je ferai ce qu'il faut pour être à l'heure là-bas."
"A bientôt." Il raccrocha et je courus ouvrir mon armoire pour trouver quoi porter.
"Pitié, ne mets pas ce foutu ensemble professionnel Bella." Me cria Alice alors qu'elle me courait après jusqu'à mon armoire.
"Sors de là."
"Non, je dois voir ce que tu comptes porter."
"Sais-tu seulement pourquoi je vais voir de père?"
"Oui."
"Tu ne vas pas me le dire, c'est ça?"
"Non. Va juste prendre une douche et je te trouverai quelque chose pendant ce temps-là." Elle me poussa dans la salle de bain et je passai dix minutes à me laver le corps en vitesse. Je revins dans ma chambre, une serviette enroulée autour du corps, et vis qu'Alice avait déposé mes affaires sur le lit.
J'enfilai la fine robe fourreau dont le haut était orange et le bas gris et qui s'arrêtait à hauteur de mes genoux. Je ne portais pas de manches et la robe était incroyablement près du corps tout en restant professionnelle. Je ne sus pas comment elle avait fait mais je la croyais.
Je chaussai mes pieds d'une paire de chaussures à talons "Bonnie" de chez Christian Dior et je savais qu'Alice me les avait achetées la semaine dernière alors que je lui avais dit de ne pas le faire. Elles étaient faites avec une peau de crocodile gris, en cuir verni et avec le bout ouvert sur le devant. Les chaussures de dix centimètres me donnaient juste assez de hauteur pour me sentir grande.
Je me maquillai légèrement et me fis un chignon à l'arrière de la tête.
J'attrapai mon sac puis descendis les escaliers.
"Ouah, tu es jolie maman." Dit-il quand j'entrai dans la pièce pour prendre mon téléphone. "Où est-ce que tu vas?"
"Je vais voir Carlisle."
"Pourquoi? Tu as fait quoi? Quand papa doit aller voir papy, cela veut dire qu'il a fait quelque chose de mal." Expliqua Démétri.
"Je ne pense pas avoir fait quelque chose de mal mais je vais avoir des ennuis si j'arrive en retard pour ce rendez-vous." Je les embrassai en guise d'au revoir avant qu'Alice ne me pousse dehors.
J'arrivai dans les bureaux de Carlisle, qui s'avérait être un autre immeuble du centre-ville, dans la demi-heure et une assistante visiblement très occupée me conduisit jusqu'à sa porte qui se trouvait au quinzième étage.
"Bella, te voilà. Viens donc t'asseoir." Carlisle se leva et me serra contre lui lorsque j'entrai puis me conduisit vers une chaise en face de son bureau; il était couvert de photos et de journaux que je ne pris pas la peine de déchiffrer. Les manches de son T-shirt bleu clair étaient retroussées sur ses coudes et j'aurais juré qu'il avait 20 ans. Il ne paraissait pas plus vieux que ça.
Je m'assis et remarquai seulement à ce moment-là qu'un homme était installé à côté de moi. Il était bronzé et ses cheveux courts bruns en désordre cachaient ses yeux noisette. Je lui serrai la main mais il ne dit pas un mot.
"Comment vas-tu Bella?" Me demanda Carlisle.
"Très bien. Nous revenons tout juste de vacances et je me sens reposée."
"Je sais. Edward m'a dit que tu allais t'essayer au surf. Qu'est-ce que ça a donné?" Gloussa-t-il.
"Je n'ai pas testé mais les garçons oui. Je me serais tuée."
"C'est tout de même bien que tu aies pu faire une pause."
Nous restâmes assis là sans rien dire pendant une autre minute et je sentis que l'on m'observait. Lorsque je relevai la tête, je vis l'homme qui me regardait de haut en bas. Je gesticulai sur ma chaise, mal à l'aise vis-à-vis de la situation.
"Est-ce que… y a-t-il une raison pour ton appel d'aujourd'hui?"
"Ah oui, bien entendu. J'ai reçu une vidéo de ma fille l'autre jour qui était convaincue que j'avais besoin de la visionner. Cela te concernait."
"Moi?"
"Oui." Il orienta son ordinateur vers moi et je me vis, portant le costume pour cette foutue pièce dans laquelle j'avais joué au collège.
"Oh mon Dieu." Je grognai et tins ma tête entre mes mains.
"Ne sois pas gênée. Je suis très impressionné." Rétorqua-t-il. "Je ne savais pas que tu avais cela en toi."
"Ce n'est pas le cas. Par pitié, ne montrez cette vidéo à personne." J'avais déjà dû passer par dix tons de rouge et cela ne faisait qu'empirer à chaque seconde.
Je vais tuer Alice.
"Qu'est-ce qui ne va pas? Blanche DuBois n'est pas un personnage facile à incarner. Il y avait des erreurs bien sûr mais c'est pour cette raison que je suis là."
Je relevai la tête. "Qu'est-ce que cela signifie?"
"Bella, sais-tu qui est cet homme?" Me demanda-il en me désignant le type à côté de moi.
"Non."
"C'est mon très bon ami Eléazar et il est réalisateur."
Bien sûr qu'il l'était. Selon le journal "The New York Times", il était le meilleur nouveau cinéaste de l'année et avait réalisé une série de film à succès ces dix dernières années qui pouvaient rivaliser avec ceux de Carlisle.
"C'est un plaisir de vous rencontrer." Dit l'homme dans un fort accent qui devait être espagnol.
"De même pour moi. Je suis une grande fan de votre travail." Je mentis car je n'avais jamais vu aucun de ces films mais je me doutais qu'ils étaient bons. "Je ne voudrais pas paraître grossière mais je ne comprends toujours pas ce que je fais ici." Répondis-je à Carlisle.
Il croisa les mains sur le bureau. "Bella, je vais être honnête avec toi, je te veux dans mon prochain film, celui dont je t'ai parlé il y a quelques mois."
J'étais abasourdie. Qu'est-ce qui ne tourne pas rond dans ce monde?
"Je… je ne crois pas pouvoir le faire."
"Je pense que si. Le seul souci, c'est que mon film aborde des sujets assez sombres et je dois m'assurer que tu en es capable. Le tournage commencera début de l'année prochaine et je veux être certain que tu sois prête."
"Mais… je ne suis pas actrice et je ne saurais même pas quoi faire et… non, je ne peux pas."
"Bella, il y a quelque chose d'unique chez toi que je n'ai plus vu depuis longtemps. C'est un mélange entre l'innocence et le feu. J'aime ça et j'en ai besoin." Expliqua-t-il. "Je prends mon travail très au sérieux et quand je mets la main sur ce que je veux, je l'obtiens."
"Je ne crois pas que cela soit la meilleure chose que j'aie à faire. Je ne voudrais pas gâcher ton film."
"Bella, je te l'ai dit, le film a besoin de toi et j'ai envie que tu le fasses."
Je ne pouvais tout simplement pas dire non à Carlisle mais j'aurais foutrement très bien pu. Il était hors de question que je me mette face à la caméra. C'était ridicule. Si je n'avais pas été assise en face des ces hommes célèbres, j'aurais quitté la pièce mais je me sentais obligée de rester là sous le poids de leur supériorité.
"Qu'est-ce qui t'a fait penser que je pourrais être une actrice? Je ne me suis jamais entraînée et je ne connais pas la moindre chose quant à la façon de jouer."
"C'est pour cette raison que je te veux dans le film. Tu es rafraichissante et j'en ai besoin. Il me faut un personnage féminin jeune et naïf et c'est toi. Quel est le problème?"
"Le problème est que je vais me ridiculiser."
Il haussa les épaules. "Pas avec moi derrière la caméra."
"Pourquoi ne fais-tu pas passer des auditions?" Je tremblais littéralement.
"Parce que je te veux toi." Insista-t-il. "Je ne peux pas être plus clair. J'y pense depuis un bon moment et Esmee, qui a lu le scénario, est d'accord avec moi. Tu serais parfaite."
Je réfléchis une fraction de seconde. "Les gens ne vont-il pas penser que tu m'as engagée parce que je suis la petite-amie d'Edward?"
"Ma chérie, si tu tournes dans ce film, ils ne se souviendront pas de toi, ils ne verront que l'excellente actrice que tu es."
"Si je comprends bien, tu essaies de faire de moi la star montante?" Dis-je, sarcastique.
"Non, ce n'est pas mon travail. Je sens que cela se produira mais je veux que ce film soit bluffant. Tu es ce dont j'ai besoin pour que ce soit le cas." Il était carrément en train de me supplier mais je n'allais pas entretenir son illusion que je pouvais être n'importe qui dans cette ville. J'avais étais bien assez humiliée.
" Je le répète, le tournage ne débutera pas avant janvier mais Eléazar réalise un film et je lui ai montré ta photo ainsi que la vidéo. Il voulait te rencontrer."
Je me tournai vers cet homme les yeux grand ouverts. "Vous êtes sérieux?"
"Pouvez-vous vous lever s'il vous plaît?" Demanda Eléazar et je le fis de manière hésitante.
Je me mis debout face à lui pendant qu'il détachait mes cheveux de mon chignon pour les lâcher dans mon dos. Il prit un mouchoir sur le bureau de Carlisle et commença à me nettoyer le visage. Il recula puis tourna autour de moi. Après une minute, il partit prendre quelque chose de son sac puis me le tendit.
"Pouvez-vous lire ceci?"
"Euh… je suppose." Il s'agissait d'un scénario et je ne voulais même pas savoir de quoi cela parlait.
"Vous jouerez Aria et moi Sam." Me dit-il. "Je vous laisse cinq minutes pour parcourir votre partie."
Je regardai Carlisle et il acquiesça. Pendant cinq minutes je restai dans un coin de la pièce, non pas pour mémoriser les lignes parce qu'il était impossible que j'y arrive en si peu de temps, mais bien pour comprendre le ton de l'histoire. Je repensais alors à tous les conseils que j'avais reçus durant mes cours au collège et pour être franche, je n'étais pas aussi nerveuse que je l'aurais pensé. Comment était-ce possible?
Je lus le scénario autant de fois que je le pus. Je ne connaissais pas l'histoire mais la page que je lisais contenait un court dialogue entre mon personnage, Aria, et Sam, celui d'Eléazar. Il n'y avait pas d'éclats de voix ou un moment qui nécessitait une performance au top mais le passage était incroyablement émotionnel et la grande subtilité des mots devait être mise en valeur.
Je ne savais pas vraiment ce que j'étais supposée faire mais je pouvais toujours lire et commencer par là. Mes paumes étaient moites mais j'essayais de garder mon sang-froid.
"Vous êtes prête?" Demanda Eléazar d'une voix pratique.
"Je suppose." Lui répondis-je en marchant vers lui.
"Vous supposez ou vous le savez?"
"Je suppose." Insistai-je et il me rendit un sourire malicieux.
Nous commençâmes à lire la page et cela ne s'avéra pas aussi mauvais que je le pensais. En même temps, je ne faisais que lire et uniquement en face de deux personnes. Je n'étais pas capable de faire ça dans un cadre professionnel. Comment Carlisle pensait-il que je le pouvais?
Seules quelques minutes suffirent pour lire les lignes et je ne sus pas quoi faire dès que ce fut terminé jusqu'à ce qu'Eléazar me prenne dans ses bras. "Merci."
"Pour?" Je tapotai son dos pour lui faire comprendre de me lâcher mais il ne le fit pas.
"J'ai réussi à trouver de acteurs pour chaque personnage sauf pour celui-ci. Aria joue un rôle secondaire mais reste très importante. Carliste dit vrai, vous êtes rafraîchissante et très douée. J'avais quelqu'un mais j'ai dû la renvoyer car elle arrivait tout le temps en retard et à peine en mesure de gérer le rôle."
"Je ne peux pas faire ça." Répétai-je, catégorique.
"Sottises, nous avons du travail sur la planche Bella Swan et je vous enverrai le contrat demain. Le tournage débute dans deux semaines et ne devrait durer qu'un mois. Nous avons déjà bien avancé. Qui est votre agent?" Demanda-t-il en dégainant son Blackberry.
"Euh…" J'étais sidérée car les choses se passaient beaucoup trop vite.
"C'est moi." Carlisle se leva. "Pour le moment. Envoie-le-moi et nous le parcourrons." Il acquiesça dans ma direction mais j'étais toujours sous le choc. Je n'allais certainement pas être jetée là-dedans donc dès qu'Eléazar partirait, j'allais l'annoncer à Carlisle.
"Bon, très bien. J'ai hâte de collaborer avec vous Bella." Il me serra la main puis celle de Carlisle avant de récupérer son sac et de se diriger vers la porte. "Parlez-vous italien?" Me demanda-t-il.
"Non." Répondis-je calmement.
"Vous aurez deux semaines pour l'apprendre et vous recevrez bientôt le scénario." Et ce sont sur ces mots qu'il quitta le bureau pour de bon.
Je me tournai vers Carlisle qui souriait comme s'il venait de gagner à la loterie.
"Bienvenue à Hollywood Bella!"
Et bien et bien, on n'a pas du tout l'impression qu'on lui force la main! lol
J'ai beaucoup aimé ce chapitre, ça promet d'être rocambolesque par la suite tout ça.
Bref, n'hésitez pas à me laisser un commentaire pour que je connaisse votre avis sur ce chapitre.
Je vous fais de gros bisous et je vous dis à la prochaine, en espérant que ça soit pour cette année! xD
ValouPili
