Bonjour à tous !
Voilà une petite fic sur la série the witcher, ma première sur ce fandom. Après avoir lu quelques histoires sur Geral et Jaskier et avoir vu la saison 2, je me suis dit pourquoi pas. Surtout que la chanson « burn butcher, burn » m'a énormément inspiré. Je ne sais pas encore combien de chapitre il y aura.
N'hésitez pas à me signaler des fautes.
Bonne lecture !
Après avoir ramené l'un des cavaliers de la chasse sauvage dans sa sphère et panser les blessures des survivants, tous prirent un repos bien mérité, afin d'enterrer les morts et de réfléchir à la suite des évènements.
Jaskier de son côté, visitait Kaer Morhen, la maison des sorceleurs, son luth à la main. Ses pensées étaient depuis douze ans, un tourbillon incontrôlable dont l'œil du cyclone était Geralt. Il n'avait jamais pu pardonner les mots de son ami, cela lui fit plus de mal que prévue. En plus de cette douleur, son inspiration aussi en avait pris un sacré coup.
Depuis que le loup blanc est venu le chercher et s'est excusés, il ne savait plus où il en était. Surtout que Yennefer avait compris certaines choses qu'il ne voulait pas montrer. Mais deux cœurs brisés se comprenaient très bien, il n'y a pas de faux-semblant dans ces moments-là.
Alors afin d'éviter de parler de ça avec la sorcière ou avec le sorceleur, le barde a préféré prendre la poudre d'escampette. Puis que pouvait-il faire face au destin qui avait réuni ces trois êtres exceptionnels ? Pas grand-chose, à part être spectateur. Quelle constations amer !
Jaskier était tellement dans ses pensées, qu'il ne remarqua pas que quelqu'un le suivait depuis le début de sa balade. Même le lionceau de Cintra avait été bourru avec Jaskier à leur première rencontre, elle sentait chez lui quelque chose de triste et elle voulait l'aider. Alors elle suivit Jaskier depuis une demi-heure environ, espérant savoir ce qui rendait malheureux le barde.
Mais elle dut interrompre les pensées du barde, car elle lui attrapa le bras alors qu'il était à deux doigts de faire une chute mortelle. Il était peut-être allé trop loin dans son exploration.
- Oh putain ! Jaskier paniquait légèrement avec un pied dans le vide.
- Jaskier tu es lourd ! Dépêche-toi de basculer de mon côté.
- Oui oui ! Il se hissa avec l'aide la jeune fille, toujours le luth en main.
- Oh vache, merci Ciri. Je serais sûrement mort si tu n'étais pas là.
- De rien. Heureusement que j'étais derrière toi …. Elle se rendit compte qu'elle venait de se vendre.
- Comment ça derrière moi ? Tu me suivais en plus ? C'est Geralt qui t'a demandé ça ?
- Non, pas du tout ! C'est mon initiative. Je sentais que tu étais triste alors je voulais savoir pourquoi. Désolée de m'être mêlée de ce qui ne me regardait pas. Elle baissa son regard.
- Ah … Tu es trop perspicace pour ton âge jeune fille. Oui, je suis bien triste, depuis douze ans si tu veux savoir.
- Tu veux me raconter ?
- Pourquoi pas, mais tu n'en parles pas à Geralt.
- C'est promis.
Ils s'assirent au bord du précipice et Jaskier parla à Ciri de tout ce que son cœur contenait. De sa peine, son amour enflammé, sa colère et son désespoir. Il lui parla des aventures qu'il avait vécu avec son père adoptif, de leur première rencontre, du dragon d'or et de Cintra.
Ciri l'écouta, sans l'interrompre. A cet instant, il ne jouait pas un personnage, il était tout simplement lui-même, sans masque. Il lui faisait de la peine, car elle savait que Geralt aimait encore Yennefer, même si elle se doutait qu'entre eux, il n'y eût plus rien. Mais elle mènerait son enquête pour Jaskier.
Après avoir vidé son sac, ils continuèrent de discuter alors que le barde joua quelques notes avec son luth pour agrémenter la discussion. Plusieurs heures passèrent avant qu'ils ne fussent interrompus par le loup blanc.
- C'est ici que vous vous cachiez tous les deux ? Il était sans son armure et ses épées, moins à l'affût.
- Nous discutions ta fille et moi. Une enfant beaucoup trop intelligente si tu veux mon avis.
- D'ailleurs, il est l'heure du repas Ciri.
- Qui a fait la cuisine ?
- Vezemir. Vas-y, je te rejoins après.
Ciri se leva et partit en adressant un sourire à Jaskier, qui le lui rendit. Après s'être assuré que Ciri était bien partit, Geralt s'assit à côté de son ami. Le sorceleur sentait que le brun l'évitait depuis sa sortit de prison, mais ne sut pourquoi. Il devait en profiter de l'instant pour lui demander.
- Jaskier, y a-t-il quelque chose que tu ne me dis pas ?
- Mais enfin Geralt ! Tu me connais, je suis incapable de garder un secret ! Et encore moins les miens …. Ne me regarde pas comme ça, je …. Je ne suis pas sûr que je dois t'en parler. Je devrais me trouver une chambre et y dormir. Au moment où il commença à se lever, Géralt lui attrapa doucement le poignet et il regarda son ami d'un air inquiet. Je préférais quand tu été inexpressif et sans émotion. Bonne nuit Geralt.
Le barde partit avec son luth sans un regard afin de trouver un endroit où se reposer. Quant au sorceleur, il était resté assit là où était Jaskier plus tôt, il n'aimait pas les non-dits comme ça.
Il resta là à observer les montagnes enneigées de Kaer Morhen. Il ne savait plus où il en était entre Yennefer, Ciri et Jaskier. Concernant sa fille surprise, il savait quoi faire, l'entraîner et la protéger de tous. Pour Yennefer, il sentait qu'il ne l'aimait plus comme avant, surtout après sa tentative de sacrifier sa fille, il sait qu'il ne pourra pas lui pardonner ça, malgré qu'ils étaient destinés l'un à l'autre. Puis vint Jaskier.
Son ami qui semblait s'éloigner de lui. Il avait de bonnes raisons puisque pendant douze ans, il ne lui avait donné de nouvelle et il avait eu des propos blessant à son encontre. Sa réaction est totalement légitime et il devait en assumer les conséquences. Mais il devait chercher par lui-même ce que cachait le brun et il savait qu'il n'aura rien de lui.
- Hmm … fuck.
