Salutations à tous !
Me revoilà pour la suite de ma petite histoire. J'espère que ça vous plaira.
Bonne lecture.
Après avoir retrouvé son chemin au bout d'une heure de déambulation, Jaskier trouva enfin les appartements pour choisir sa chambre pour une durée indéterminée, mais il espérait que ce sera le moins longtemps possible.
La discussion avec Géralt l'avait beaucoup trop troublé pour pouvoir continuer à faire la comédie. Heureusement, il a toujours son luth pour pouvoir réfléchir à tout ça.
Au bout de quelques minutes, il trouva une pièce avec un lit encore en état et un âtre pour la cheminée. Il posa son luth sur le lit et alla chercher de quoi allumer un feu pour se réchauffer. Il se souvenait qu'il y avait un stère de bois dans la salle principal et il s'y dirigea.
Une demi-heure plus tard
Jaskier se posa enfin sur son lit après avoir fait plusieurs allers-retours avec des buches dans les bras et avoir allumé un feu dans la cheminée. Il observa les flammes devant lui grandir.
Absorbé par le spectacle devant lui, il prit son luth et commença à jouer quelques notes, puis vinrent les paroles de sa chanson, qui parlait de son cœur brisé.
« J'ai entendu que tu étais vivant … Qu'elle déception. J'ai également survécu. Je ne te remercierai pas.
Maintenant, je brûle tous mes souvenirs de toi. Durant toutes ces années, j'ai brûlé tous mes souvenirs de toi. Après tout ce qu'on a vécu, ce qu'on a vu, tu m'as laissé tomber, tout ça pour quoi ?
Regardez ce barde brûler pour le boucher. Quand je serai au crépuscule, rien de ce que j'aurai écrit ne sonnera aussi vrai que ma peine et mon amour pour ce boucher qui brûle avec une part de moi. Car je sais que mes sentiments ne seront jamais partagés. »
Il continua encore de jouer de délicate note d'une sonorité bien mélancolique, ce qui correspondait à l'ambiance actuelle. Des larmes se mirent à couler toute seule au moment où on toqua à sa porte.
- Entrez.
Yennefer passa sa porte par l'entrebâillement de la porte avec un doux sourire sur le visage.
- Hey, ça va ?
- Hey, oui je pense. Et toi ?
- Ça va. On peut discuter ?
- Oui bien sûr. Entre, installes toi. Yennefer s'installa à côté de lui. Depuis l'épisode à Novigrad, ils se comprenaient, on pouvait presque dire qu'ils étaient amis. Alors, qu'est-ce qui t'amènes ?
- Depuis la taverne, on n'a pas reparlé de ton chagrin et je voulais savoir comment tu le vivais maintenant que tu es à nouveau près de lui.
- Si tu en me demandant ça, tu veux savoir si je suis en compétition avec toi, je te rassure, je ne ferai rien. Vous êtes destinés l'un à l'autre et je ne peux pas interférer avec la destinée.
- Non Jaskier. Ce n'est pas ça que je te demande. Je te demande comment tu te sens. Vraiment, ce n'est pas pour te piéger.
- Pour être franc … je suis incapable de le regarder dans les yeux et de lui parler plus de cinq secondes tellement ça me fait mal. T'imagines ? Pendant douze ans j'ai réussi à vivre avec cette douleur, je pensais même avoir réussi à être passer à autres chose et puis un beau jour, il débarque pour me libérer de prison et là, mon cœur se déchire d'un seul coup, tu ne sais même pas comment calmer la douleur. Il pleurait toujours, il ne le cacha pas.
- Tu devrais lui dire Jaskier, pour pouvoir enfin passer à autres chose et te reconstruire.
- Je n'ose pas Yenn. J'ai peur de perdre notre amitié.
- Il ne te rejettera pas. Puis au pire tu lui dis au moment où tu pars de Kaer Morhen. Comme ça tu n'attends pas sa réaction et ça te libérera d'un poids.
- Tu as raison, je ne peux pas continuer comme ça. Et toi ? Que vas-tu faire ?
- Je ne sais pas vraiment. Elle regarda les flammes un instant. Je vais rester pour apprendre à Ciri à maîtriser ses pouvoirs et ensuite, je ne sais pas.
- C'est déjà un bon plan. Meilleur que le mien.
Ils passèrent encore une heure à discuter comme de vieux amis. Ils se rendirent compte qu'ils avaient pas mal en commun, ce qui les rassuraient en quelque sorte. Tard dans la nuit, la magicienne laissa le barde dormir.
Le lendemain
Jaskier prit le soin d'éviter le plus possible le loup blanc en faisant comme si il était très occupé, de temps à autres, il parlait avec Ciri, il appréciait de plus en plus la princesse et c'était réciproque.
C'est d'ailleurs durant son entrainement avec Géralt que Ciri se décida à enquêter, elle avait beaucoup d'empathie pour le barde.
Alors qu'elle faisait ses enchaînements sur le mannequin d'entrainement sous la directive de son père adoptif, elle lui posa la question qui lui brula les lèvres.
- Geralt ?
- Hmm ?
- Jaskier est qui pour toi ? Elle lui posait une sacrée colle.
- C'est un ami. Pourquoi cette question ?
- Et Yennefer ? Elle évitait sa question.
- Yenn, c'est plus compliqué.
- Tu l'aimes encore ?
- Non, après ce qu'elle a essayé de faire sur toi, je ne peux pas lui pardonner ça. Mais tu veux en venir où à la fin ?
- Je vois bien que c'est bizarre entre vous trois, je ne suis peut-être qu'une gamine, mais je ne suis pas aveugle, ni stupide.
- Hmmm … C'est vrai que tu n'es pas idiote. Et qu'est-ce que tu vois alors ?
- Des gens qui s'aiment mais qui ne se l'avoue pas. Quand tu me dis que Jaskier n'est qu'un ami, j'ai du mal à y croire. Je vois bien que tu ne supportes pas qu'il t'évite comme ça.
Geralt se plongea dans ses pensées. Oui, il y avait certaines choses qu'il ne souhaiter pas s'avouer. Il avait eu d'autres priorités et tant d'années étaient passés qu'il ne s'était pas rendu qu'il aimait son ami. Il aurait aimé ne pas ressentir tout ça.
- Effectivement, tu es trop perspicace. Tu penses que je devrais parler à Jaskier ?
- Vaut mieux avant qu'il ne parte.
- Comment ça ?
- Il n'y a pas longtemps je l'ai entendu parler avec Yennefer et il disait qu'il partirait bientôt.
- Fuck. Continue encore un peu, je vais aller lui parler.
- Bonne chance !
D'un pas pressé, Geralt se mit en quête de trouver le brun. Il fouilla les écuries et il alla dans la pièce principale de la bâtisse, encore une fois personne. En faisant le tour des pièces, il entendit des notes de musiques, le luth de Jaskier.
Il le trouva dans le laboratoire, assis au sol, habillé pour partir en voyage. Il l'écouta quelques instants et attendit la fin de sa musique.
- Tu comptes partir ? Demanda le sorceleur.
- Ah putain Geralt … Tu m'as fait peur.
- Désolé, je ne voulais pas te déranger. Tu étais tellement concentré. Mais tu n'as pas répondu à ma question. Tu pars aujourd'hui ?
- Oui, je ne suis plus d'aucune utilité ici et Ciri est déjà très bien entourée. Puis tu as retrouvé Yenn, je pense que vous avez pas mal de chose à vous dire.
- Yenn et moi ça ne pourra pas redevenir comme avant, elle le sait. Puis, qu'est-ce qui te fait croire que tu n'es pas utile ?
- Je t'en prie Geralt, à part écrire des chansons et raconté des histoires, je suis aussi utile qu'une cuillère comparée à une magicienne et un groupe de sorceleur. Vous allez passer plus de temps à me sauver les miches que l'inverse. Il commença à se diriger vers la sortie qui était derrière Geralt quand se dernier le bloqua.
- Et si justement je veux que tu sois là, avec moi ?
- Elle est bonne celle-là, je croyais que vous n'aviez pas d'humour les sorceleurs. Depuis quand tu veux que je sois avec toi ? La dernière fois tu m'as bien fait comprendre que je t'insupportais et que je ne devais plus être dans tes pattes.
- C'était une erreur. Ces douze années ont été longues sans toi. S'il-te-plaît, reste.
- Non, Geralt. Je ne veux pas souffrir en restant avec toi. Tu m'en demande trop.
- Que faut-il que je fasse pour que tu restes ?
- Tu ne peux rien Geralt. Juste laisse-moi partir.
Il dépassa le guerrier pour rejoindre la sortie. Mais avant qu'il ne rejoigne le couloir, le loup blanc lui attrapa le poignet pour le retourner vers lui et il sentit des lèvres se poser sur les siennes. Trop choqué pour répondre, Jaskier resta immobile pendant les cinq secondes qui faisait la durée du baisé.
- C'est sensé signifié quoi ?
- Que je t'aime et que je voudrais que tu restes ici.
- Je …. Fuck it. Jaskier se jeta sur les lèvres du sorceleur qui le prit dans ses bras.
Fin
